V. O. Chidambaram Pillai

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V. O. Chidambaram Pillai (VOC) est un nationaliste, avocat, écrivain et syndicaliste indien et tamoul. Il étudie beaucoup d’épopées tamoules et il rédige un article sur les épopées tamoules. Il entretient des discussions avec ses amis sur la nation et la littérature tamoule. Il traduit des livres anglais.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Enfance et éducation[modifier | modifier le code]

VOC est né le 5 septembre 1872 à Ottapidarame, un village près de Tinneveli au Tamil Nadu en Inde. Il est l’aîné et ses parents sont Ulaganatha Pillai et Paramayi Ammal. A l’âge de six ans il apprend le tamoule avec Monsieur Veera Perumal Annavi. Sa grand-mère lui raconte les histoires du Dieu Siva et son grand-père, les histoires du Ramayan et du Mahabarath.

M.Krishnan, un fonctionnaire du gouvernement, lui enseigne l’anglais tous les soirs. Quand M.Krishnan est transféré, le père de VOC construit une école à l’aide des gens du village et choisit M.Aramvalartha Natha Pillai comme l’enseignant de l’anglais. L’administration de l’école est prise en charge par M.Adamson, un prêtre de Pudiamuthur. Ensuite, M.Shanmugam et M.Swaminathan enseignent à VOC. Quand VOC a quatorze ans, il va à Tuticorin pour continuer ses études. Il fait ses études dans plusieurs écoles comme St.Xavier, Coldwell à Tuticorin encore le Hindu College School à Tinneveli. Il obtient son examen de Matriculation (brevet). Quand VOC est jeune il joue beaucoup aux jeux traditionnels. VOC fait une liste de ces jeux dans son autobiographie. Certains jeux consistent à monter aux arbres, jouer avec des balles en verres, « Kapadi», l’équitation, la natation, le tir à l’arc, la lutte, «Silambattam» jouer avec de bâtons (l’art d’auto défense), les échecs et enfin les échasses.

Études en droit et carrière d’avocat[modifier | modifier le code]

VOC travaille comme employé pendant quelques mois. Ensuite son père l’envoie à Trichi étudier le droit. M.Ganapathy Iyer et M.Hariharan lui enseignent le droit. VOC obtient son examen de droit en 1894. Puis VOC revient à Ottapidaram et devient avocat en 1895. VOC s’occupe du droit civil et du droit pénal. Mais VOC montre une aptitude particulière en droit pénal. VOC défend gratuitement les affaires des pauvres. VOC n’encourage pas le système de paiement des huissiers qui apportent les affaires. VOC remporte la plupart des affaires. Quelquefois VOC arrange des compromis entre ces parties. Ainsi VOC devient un avocat célèbre. Un avocat qui gagne toute l’estime des juges pour sa sincérité, sa compétence et son talent.

Les affaires criminelles sont suivies par la police. Les gens accusés à tort, sont libérés par VOC. Ce qui provoque la colère de la police. Le père de VOC n’aime pas cette situation. Alors il l’envoie à Tuticorin en 1900. VOC devient célèbre à Tuticorin aussi.

Une fois VOC va à Chennai et rencontre M.Rama Krishnan, un saint du monastère de Swami Vivekananda(qui est connu par tout le monde). Il demande à VOC de faire quelque chose pour la nation. C’est l’origine de son engagement dans le mouvement Swadeshi (National). Il devient un combattant pour l’indépendance de l’Inde.

Vie sociale[modifier | modifier le code]

Institutions mise en place par Chidambaram Pillai[modifier | modifier le code]

VOC crée plusieurs institutions comme « Swadeshi Prachar Sabha», « Dharma Sanga Nesavu Sala», « National Godown », « Madras Agro Society Ltd» et « Deshabimana Sangam ». VOC a une très forte personnalité. VOC bénéficie d’une grande popularité à Tuticorin et à Tinneveli.

La Compagnie Maritime (1906)[modifier | modifier le code]

Les Britanniques viennent en Inde pour le commerce. Mais ils nous gouvernent et ils exploitent nos richesses. VOC en est fort affecté. Alors VOC décide de se révolter. La première révolte de VOC est menée contre les Marchands Britanniques. Les navires de la « British India Steam Navigation Company (BISNC)» transportent des marchandises entre Tuticorin et le Sri Lanka. La BISNC ne transporte que les marchandises britanniques. Alors VOC décide de créer une compagnie maritime pour les indiens. VOC enregistre la compagnie le 16 octobre 1906. Le capital de la compagnie est d’un million de roupies. Il y a 40000 actions d’une valeur nominale de 25 roupies.

Les Asiatiques peuvent devenir un actionnaire. Le directeur de la compagnie est M.Pandi Thurai Thevar-Un duc(Zameendar) qui est le chef du « Madurai Tamil Sangam». Il y a 13 banquiers et 4 avocats. Après l’enregistrement, VOC commence à accueillir d’enregistrer de nouveaux actionnaires. Janab Haji Mohammed Bakir Set paie 200 milles roupies pour 8000 actions. Mais la compagnie ne possède pas ses propres navires. Ils sont contraints de louer des navires à la «Shalaine Steamers Company ». La BISNC n’apprécie pas cette nouvelle concurrence. Ils intimident la «Shalaine Steamers Company » qui annule le contrat. Comme la compagnie de l’Inde ne possède pas ses propres navires, les marchands sont bloqués. Mais VOC ne s’inquiète pas. VOC va au Sri Lanka et loue un grand navire permettant le transport des marchandises.

VOC se rend compte que sans navires la compagnie ne peut pas survivre. Alors il décide d’acheter ses propres navires. Les marchands de Tuticorin aident VOC. Mais ce n’est pas suffit. Alors VOC se rend va à Bombay et à Calcutta pour trouver de nouveaux actionnaires. Le discours de VOC attire les marchands qui achètent des actions de la compagnie. En partant, VOC déclare « Je ne reviendrai qu’avec le navire, sinon je me noierai dans la mer ». VOC réalise son but. Il revient avec le navire « SS Gallio ». Tous les indiens se réjouissent et ils accueillent VOC avec chaleur. Le navire a 42 sièges en première classe, 24 en deuxième classe et 1300 en classe ordinaire. Ils peuvent charger 4000 sacs de marchandises. M.S.Vedamoorthy va en France et achète un autre navire le «SS Lavo» et ils achètent aussi deux bateaux à vapeur.

Tous les journaux Indiens publient des articles sur les navires et font l’éloge de VOC. La compagnie se développe lentement. Les gens commencent à voyager par ces navires. Les marchands transportent également leurs marchandises par leur biais. La compagnie Britannique étant gravement concurrencée, elle décide de réduire ces prix. Ils envoient des agents vers les marchands indiens. Enfin, ils proposent même des voyages gratuits. Mais VOC explique aux gens qu’après avoir ruiné la compagnie indienne, les Britanniques augmenteraient leurs prix comme ils l’entendent. Alors les gens refusent d’utiliser leur service gratuit. Ensuite les Britanniques essaient de piéger VOC. Ils lui offrent un million de roupies s’il accepte de quitter la compagnie. VOC refuse.

Le magistrat du gouvernement Britannique aide aussi la BISNC. Il envoie une lettre secrète à tous les officiers indiens exigeant qu’ils voyagent uniquement sur les navires Britanniques. Ils déposent une fausse plainte accusant un navire indien avoir tente d’entrer en collision avec un navire Britannique. VOC fait appel au magistrat et prouve que c’est une fausse plainte. Puis le magistrat permet au navire indien de partir. Tous les médecins, les douaniers et les officiers du port provoquent beaucoup de difficultés. Mais ils ne peuvent pas arrêter le développement de cette compagnie maritime.

Vie politique[modifier | modifier le code]

La grève de Coral Mill-Tuticorin(1908)[modifier | modifier le code]

VOC ne se satisfait pas du succès de sa compagnie maritime. Il essaie d’inspirer des sentiments patriotiques parmi au peuple. Il a une chance de s’opposer aux Britanniques qui exploitent des ouvriers indiens. Lord Reoy est un officier anglais en Inde. Lors d’une conférence d’hommes affaires Britanniques à Londres en 1905, il leur propose d’investir en Inde parce qu’il n’y a pas de syndicat et le salaire est très bas. D’après ce type de discours on peut imaginer la situation des ouvriers indiens en 1905.

À Tuticorin, il y a une industrie textile du nom de Coral Mill. Les ouvriers reçoivent des salaires très bas et ils sont contraints de travailler très dur pendant douze heures non stop. Ils n’ont pas droit aux congés. Si les ouvriers commettent des fautes, ils sont durement punis. VOC se rend compte de l’état désastreux dans lequel vivent des ouvriers. Alors il conseille aux ouvriers de faire grève. VOC et Subramanya Siva soutiennent la grève. Le 23 février 1908, VOC prononce un discours à Tuticorin. Le 27 février 1908, les ouvriers de Coral Mill se mettent en grève. VOC et Siva sont à la tête de la grève. Leurs demandes sont:

  1. L’augmentation du salaire
  2. Un jour férié par semaine
  3. D’autres congés

Le chef de la région envoie 2 officiers de Tinneveli et 30 policiers de Sivakasi à Tuticorin. Le magistrat interdit les réunions. Le lendemain le chef de la région, M.Winch, vient à Tuticorin et demande à VOC de le rencontrer. Après cette rencontre VOC parle aux ouvriers. La réunion publique est dans un endroit privé. VOC explique aux ouvriers qu’il a dit au chef de la région que le comportement cruel de l’administration est la raison de la grève. VOC encourage les ouvriers et les aide avec le support du public et avec son propre argent. Ainsi, il perd la plupart de ses propriétés.

L’administration pense les ouvriers vont perdre confiance et qu’ils vont revenir. Le gouvernement britannique aide l’administration. Mais le nombre des ouvriers grévistes augmente. L’administration est sous pression. Elle fait peur aux ouvriers. Elle essai de les persuader. Elle licencie certains ouvriers. Mais tout est en vain. La grève attire l’attention de tout le pays.

VOC parle au peuple chaque jour et leur explique la situation des ouvriers. Alors la grève devient de plus en plus sévère et le peuple la supporte. Le préfet adjoint de Tuticorin (subcollector) fait peur à VOC. Mais VOC n’est pas tracassé et continue la grève. Les grévistes manifestent chaque jour. Les marchands refusent de vendre les marchandises aux Britanniques. Alors ils sont obligés d’acheter la nourriture du Sri Lanka. Les ouvriers refusent de travailler dans les maisons des anglais. Les Britanniques ont peur de rester à Tuticorin et passent les nuits dans les navires.

Enfin l’administration est prête à accepter leurs demandes. Le 6 mars 1908, M.Subramanya Pillai, un employé, rencontre VOC. VOC va avec 50 ouvriers rencontrer le directeur. Ils acceptent d’augmenter le salaire, d’abaisser la durée du travail et d’accorder le dimanche comme le jour férié. Après 9 jours de grève les ouvriers reviennent travailler. La grève est un grand succès. C’était une période où il n’y avait pas de syndicats. En Inde, le premier syndicat est établi en 1920. La Révolution de Soviet Union a lieu en 1917. Mais VOC dirige les ouvriers sans syndicats et les fait participer à la grève qui est un grand succès en 1908. VOC est un pionnier. VOC perd ses propriétés en aidant les ouvriers. L’effet de la grève aide ainsi les ouvriers d’autres compagnies britanniques. Ces compagnies augmentent le salaire et traitent les ouvriers sans cruauté.

Arrestation de VOC (1908)[modifier | modifier le code]

V. O. C. yoked oil press kept now at Gandhi Mandapam GuindyChennai Inde

Le développement de la compagnie maritime irrite les Britanniques. Puis le succès de la grève du Coral mill provoque l’effroi chez les Britanniques. Ils décident alors que pour survivre en Inde ils doivent arrêter VOC. Ils attendent l’occasion. VOC boycotte les marchandises étrangères. Alors le peuple aussi boycotte. À cette époque M.Winch est le chef d’état. Mais le peuple obéi aux ordres de VOC. Ils ont un tel respect envers VOC. Ce que VOC dit, est un ordre pour le peuple. Le sentiment antibritannique est grand. Tous les ouvriers sont derrière VOC. Ils sont prêts à faire n’importe quoi à son appel. Avant VOC, les gens instruits sont dans le Congrès. Mais VOC réunit tous les employés et les ouvriers pour participer à la lutte pour la liberté. Ils participent avec enthousiasme. Ils ne travaillent pas pour les Britanniques et leurs supporteurs. Les Britanniques souffrent beaucoup. VOC a une grande influence.

VOC commence la compagnie maritime pour lutter contre les Britanniques et non pas pour la renommée ou pour l’argent. Mais beaucoup d’actionnaires veulent gagner de l’argent. Alors ils ne veulent pas que VOC participe aux activités politiques. Mais VOC refuse d’accepter leur proposition.

Le dirigeant du Bengale, M.Bipin Chandra Pal, est libéré le 9 mars 1908. VOC projette de fêter ce jour. À cette occasion VOC parle au peuple. Le gouvernement ne le veut pas. Alors il décide d’arrêter VOC. S’ils arrêtent VOC à Tuticorin ils ne peuvent pas contrôler la révolte des gens. Donc le chef d’état envoie un ordre lui demandant de le rencontrer à Tinneveli. VOC accepte son appel. Mais tout le monde sait qu’il sera arrêté. Alors ils lui demandent de ne pas y aller. Mais VOC les convainc et il va à Tinneveli avec son camarade politique M.Subramanya Shiva.

M.Shiva est natif de Batlagundu, un village près de Madurai. Il est le fils du chef du village. Il a une excellente connaissance de l’anglais et du tamoul. Il va seul dans tous les villages et parle de la liberté de la nation. Il vient à Tuticorin en 1907 et prononce un discours. VOC assiste à cette réunion se déroulant sur la plage le soir. Son discours et son point de vue attire beaucoup VOC. Ils deviennent des amis intimes. VOC et Shiva inculquent le patriotisme au peuple. Alors le gouvernement veut faire cesser leurs activités.

Quand tous les deux vont rencontrer M.Winch, il leur demande de rester loin de Tinneveli et de ne pas participer aux manifestations politiques. VOC refuse d’accepter ses conditions. Alors VOC et Shiva sont arrêtés le 12 mars 1908.

Effets de l’arrestation de VOC (1908)[modifier | modifier le code]

Le peuple est en colère en apprenant la nouvelle de l’arrestation de VOC. A Tinneveli, les magasins sont fermés. Le transport est arrêté. Les écoles et les collèges sont endommagés, l’entrepôt de kérosène est brûlé. La révolte se poursuit pendant deux jours. Le bureau de poste est aussi brûlé. Le commissariat de police et le tribunal municipal sont attaqués.

À Tuticorin, en entendant la nouvelle de l’arrestation de VOC, les gens ne dorment pas. Les magasins sont fermés ici aussi. Les ouvriers de coral mill et Best and company font la grève. Les employés municipaux et d’autres comme les bouchers, les coiffeurs, les laveurs de linge et les chauffeurs de charrette supportent VOC. C’est la première grève politique en Inde. Cela se passe du 14 mars au 19 mars 1908. Tout le monde participe cette révolte publique. Des réunions et des manifestations ont lieu. Quatre personnes sont tués par les coups de fusil de la police.

Quand VOC est en prison, ses amis demandent la libération de VOC avec une caution. Shiva et Padmanaba Iyengar sont avec lui dans la prison. VOC ne veut pas libéré sans ses camarades. Cet événement prouve son courage et son sens moral.

Jugement et condamnation (1908)[modifier | modifier le code]

La police porte plainte contre VOC.

  1. VOC prononce des discours contre le régime Britannique (la section 123-a).
  2. VOC accueille Shiva (section 153-A).

Comme le procès n’est pas conduit l’également, VOC refuse de participer à ce procès. Le pays entier observe le procès qui se déroule pendant deux mois.

Le jugement

Le jugement est donné par le juge M. Binhé ;

  1. 20 ans d’exil pour les discours qui encouragent le peuple à lutter pour la liberté de la nation et à renverser le régime Britannique.
  2. Encore 20 ans d’exil pour avoir soutenu Shiva. Shiva obtient 10 ans d’emprisonnement.


Le gouvernement Britannique a très peur de VOC. Cette sentence est peut être la conséquence de la peur que le régime Britannique éprouve a l’égard de VOC. Ils doivent contenir la révolte pour survivre en Inde. VOC a 35 ans à ce moment. Le pays entier est choqué par ce jugement. Le Bengali, L’Amirda Bazar, Le Swadeshamitran, L’India, Le Swarajya et beaucoup de journaux condamnent ce jugement. Le magazine Britannique « States man » dit que le jugement est injuste et le sacrifice de VOC est remarquable. Même les admirateurs du gouvernement britannique n’acceptent pas ce châtiment trop sévère. Lord Marley, le ministre indien, écrit à Lord Minto qu’il n’accepte pas cette punition cruelle.

Puis VOC fait appel à la cour suprême qui réduit la sentence à 10 ans d’exil. Les amis de VOC font appel auprès du conseil privé du souverain en Grande Bretagne. Là, l’exil est réduit à 6 ans, qui est encore une punition rigoureuse.

L’emprisonnement de 1908 à 1912 

VOC est emprisonné à Coimbatore et Kannanoor. De nos jours les prisonniers sont bien traités. Mais à cette époque là, ils sont traités comme des condamnés à perpétuité et on les fait travailler dur. VOC est riche. Il prend la nourriture saine et riche. Mais dans la prison il doit manger le porridge avec des pierres et du sable. Ses vêtements sont rugueux. Il est enchaîné et à la tête rasée. Dans la prison, il doit faire des travaux rigoureux. Il doit filer le jute. Quand il fait ce travail ses paumes saignent. Il doit casser les pierres. Il doit tirer le pressoir qui est normalement tiré par les taureaux. Cet avocat célèbre travaille comme un animal. En six mois il maigrit et perd 27 livres. Le docteur avertit le geôlier.

Ensuite on lui donne le riz à manger. Plus tard dans la haute cour de justice de Madras commue sa peine. Alors il a sa propre nourriture et ses propres vêtements.

Un jour un condamné du nom de M.Vadugu Raman salue VOC. Le geôlier en l’apercevant se met en colère contre M.Vadugu Raman et il dit que s’il salue VOC il le battra avec des pantoufles. Alors M.Vadugu Raman projette de tuer le geôlier. VOC lui conseille de ne pas le tuer. Un jour, un dimanche après midi, les prisonniers se révoltent. Le geôlier est attaqué gravement. Les prisonniers ont une punition pour cette attaque. VOC écrit à ses amis de faire appel pour eux et leur punition est réduite.VOC agit en faveur des prisonniers. Il explique que le comportement cruel du geôlier est la raison de cette attaque. Le geôlier leur donne la pire nourriture et il les bat violemment.

Un jour le directeur de la prison propose à VOC que s’il accepte de travailler comme officier dans la prison il pourra réduire sa période d’emprisonnement et aussi il pourra avoir beaucoup de concessions. Mais VOC lui répond qu’il ne veut pas aider les Britanniques et il n’accepte pas le poste.

VOC est transféré à la prison de Kannanoor au Kerala. Là, les prisonniers ont une peine différente. Ils couvrent le prisonnier avec une couverture de laine et les autres prisonniers le battent. Pour effrayer VOC, le geôlier fait dormir un autre prisonnier cruel devant sa chambre. D’habitude il bat les autres. Mais à sa surprise il devient un disciple de VOC.

M.Ashe est le chef de la région de Tinneveli. Il traite le peuple cruellement pendant la période de la grève de Coral Mill et de la grève lors de l’arrestation de VOC. Il est tué d’un coup de fusil dans le compartiment du train à Maniyachi, près de Tuticorin, par un jeune révolutionnaire, Vanchi de Shengottai, qui se suicide ensuite d’un coup de fusil. C’est M.Ashe qui prend des mesures pour que VOC reçoive la peine la plus sévère. C’est pourquoi Vanchi la vengeance contre M.Ashe. En entendant cette information VOC est choqué. Il n’est pas d’accord avec cette action. VOC est contre le régime britannique mais il n’est pas contre les Britanniques.

Quand VOC est en prison, l’administration de la compagnie maritime dissout la compagnie. Ils ne peuvent pas diriger la compagnie sans VOC. Alors ils vendent les navires et le navire S.S.Gallio est vendu à la compagnie britannique. VOC est très affecté. Combien d’effort VOC a fourni pour acheter ces navires!

VOC est libéré le 24 décembre 1912. Quand il est libéré, le scénario politique est totalement changé. VOC ne peut pas accepter des principes et des programmes du « satyagraga » et des mouvements de non coopération. S’il suit son principe extrémiste, ce sera un obstacle pour la lutte pour la liberté. Bien que VOC ait la réputation et le renom de faire un autre parti, il ne le fait pas. Il montre son patriotisme envers la nation et son caractère noble.

Après sa libération (1913-1936)[modifier | modifier le code]

Après sa libération, VOC habite à Madras, Coimbatore, Kovilpatti et Tuticorin.

La vie à Madras (1913-1920) 

Après sa libération, VOC va à Madras. Là il dirige un magasin de vente de kérosène. Mais il ne peut pas réussir comme un marchand. Comme il est trop gentil et charitable, comment peut-il réussir dans le commerce?

Un rassemblement spécial est arrangé à Calcutta en 1920.VOC assiste à cette conférence en tant que comme un représentant. VOC est le disciple de Thilak et Thilak est extrémiste. Gandhiji est modéré. VOC n’aime pas la direction de Gandhiji. VOC est dans un dilemme: doit-il suivre Gandhiji ou agir selon sa conscience ? Comme il donne la préférence à sa conscience, il se retire du Congrès. Mais Gandhiji et VOC se respectent. Gandhiji sait que VOC sert sans égoïsme et qu’il aime la vie pure et simple de Gandhi.

À Madras, VOC établit des syndicats et y participe activement. La plupart de ses œuvres sont publiées quand VOC est à Madras. Comme VOC est en prison, il perd son titre d’avocat. Alors il ne peut pas exercer en tant qu’avocat et Thilak lui envoie 50 roupies chaque mois.

La vie à Coimbatore (1920-1924) 

À Coimbatore aussi VOC participe activement au sein des syndicats. VOC est un directeur de Banque. Mais ce revenu n’est pas suffit pour sa famille. Alors VOC adresse une demande au gouvernement pour pouvoir poursuivre sa carrière d’avocat par égard pour son statut de prisonnier politique. M.E.H.Wallace travaille à Tinneveli en 1908. Alors il connait l’honnêteté et le talent de VOC. Il donc accorde la permission. Comme acte de reconnaissance VOC nomme son dernier fils « Valacewaran ».

La vie à Kovilpatti (1924-1932) 

Ensuite, il s’installe à Kovilpatti et pratique le métier d’avocat. Là aussi, il aide les pauvres, les combattants de la liberté et les membres du parti du congrès. VOC défend leurs affaires gratuitement.

VOC rejoint encore une fois le parti du Congrès en 1927. VOC est le président de la troisième conférence qui a lieu à Salem. Il dit qu’il veut rejoindre le Congrès encore parce qu’il aperçoit un changement remarquable dans la politique. Il est heureux. Mais Après la conférence Salem, VOC coupe tout contact avec le congrès. Bien qu’il quitte le parti du Congrès, VOC suit les sentiments de Thilak. VOC s’oppose à l’autorité britannique jusqu’à son dernier moment.

La vie à Tuticorin (1932 – 1936) 

En 1932, VOC revient à Tuticorin. Il passe son temps en écrivant et en publiant des livres Tamouls. Il a des discussions sur la littérature Tamoule avec ses amis. Il aime entendre les chansons de Bharathiyar. Bharathiyar est un grand poète. VOC et Bharathi appartiennent aux mêmes villages et leurs pères sont amis. Quand VOC et Bharathi se rencontrent, ils se rendent compte que leurs vues sont les mêmes. Ils discutent toujours à propos de divers mouvements politiques. Bharathiyar éveille la nation avec ses poèmes enthousiastes. VOC et Bharathi deviennent des amis intimes.

VOC veut goûter le plaisir de la liberté. Il prévoit que si la Deuxième Guerre mondiale vient, l’Inde accèdera sûrement à l’indépendance. Après la Deuxième Guerre mondiale, l’Inde obtient effectivement la liberté le 15 août 1947. Mais VOC s’éteint le 18 novembre 1936.

Écrivain[modifier | modifier le code]

VOC est un amoureux fervent du Tamoul, un érudit et un savant. VOC est non seulement un grand orateur mais aussi un poète, un écrivain et un traducteur plein de talent.

Livres[modifier | modifier le code]

VOC publie des vers en prose.

  1. Meyyaram
  2. Meyyarivu
  3. L’anthologie
  4. L’Autobiographie.

Meyyaram, 1914

Meyyaram contient 125 chapitres. Chaque chapitre contient 10 poèmes d’un seul vers. Meyyaram est divisé en 5 sections.

La première section est pour les étudiants et elle à 30 chapitres. La seconde section à 30 chapitres et elle parle de la famille. La troisième section contient 50 chapitres où VOC explique comment doit être le roi. La quatrième section contient 10 chapitres et il parle de la morale. La cinquième section n’est composée que de 5 chapitres et cette section nous dit comment atteindre la vérité.

Meyyarivu, 1915

Quand VOC put dans la prison de Kannanoor, il conseilla les prisonniers. Les prisonniers veulent ces conseils sous la forme de poèmes pour qu’ils puissent les retenir par cœur facilement. Alors VOC écrit Meyyarivu. Il y a 10 chapitres. Chaque chapitre se compose de 10 poèmes et chaque poème consiste en 4 vers.

Dans ce livre, VOC dit comment se connaître soi-même, il explique comment déterminer son destin, il nous conseille de maintenir notre santé, il nous aide à maîtriser notre esprit, il nous demande de réaliser nos rêves, il insiste pour que nous éradiquions d’enlever nos vices, il nous parle de cultiver les vertus, il nous assiste dans la quête de vérité.

L’Anthologie, 1915

C’est une collection de nombreux poème composé par VOC en diverses occasions. Cette œuvre est son chef-d’œuvre.

L’Autobiographie de VOC, 1946

Elle contient 2 parties. La première partie est publiée en 1916. Il parle de son enfance, ses instituteurs, sa famille, son étude de droit, sa renonciation à la vie terrestre. La deuxième partie est publiée en 1930. Dans cette partie, VOC parle de son emprisonnement à Coimbatore, de l’attaque du geôlier, de la révolte, de son emprisonnement à Cannanore, de l’assassinat du chef d’état Ashe, de la persécution en prison et de sa libération. Cette autobiographie est publiée comme une seule œuvre en 1946, 10 ans après sa mort.

Citations[modifier | modifier le code]

VOC à écrit des annotations pour Innilai, Thirukkural et Sivagnanapotham.

Innilai, 1917

VOC écrit des notes explicatives sur l’œuvre, Innilai, un manuscrit, écrit par Rathinakavirayar. Quand nous lisons ce livre, nous comprenons l’excellent talent littéraire de VOC.

Thirukkkural, 1935

VOC a une fascination pour Thirukkural et Tholkappiam les littératures tamoules anciennes. Son excellence est montée d’un cran en écrivant une note explicative sur Thirukkural. Il a montré son génie en expliquant les termes, en comparant les réponses et en indiquant les connotations grammaticales.

Sivagnanapotham (1935)'

Ce livre est un livre de piété. VOC écrit une note explicative sur l’œuvre Sivagnanapotham. VOC dit que ses recherches profondes sur cette œuvre, le transformèrent en philosophe et religieux.

Dans cette œuvre VOC démontre que les fanatiques sont remplis de fierté, d’orgueil et d’amour propre. Quand la désunion suprême règne, elle amène l’animosité religieuse qui serait une grande menace pour la nation. Il n’a rien écrit sur les principes religieux.

Les livres publiés par Chidambaram Pillai :

  1. Tholkappiam avec la note littéraire de Ilampooranar, 1928
  2. Thirukkural avec la note littéraire de Manakudavar, 1917

Les articles de Chidambaram Pillai

VOC a écrit beaucoup d’articles dans des domaines divers et dans des revues différentes. Faute d’argent, VOC ne peut pas publier certains articles. Maintenant nous ne pouvons pas les trouver. Ils sont perdus.

Discours solennel de Chidambaram Pillai

VOC est un orateur éloquent. Le discours prononcé par VOC lors de la troisième conférence à Salem est publié sous le titre Enathu arasial perum sol (Mon grand discours politique).

Rédacteur

VOC est le rédacteur des revues : 1. Vivega Bhanu 2. Indu Nation 3. Tamil National.

Œuvres traduites[modifier | modifier le code]

VOC a traduit 4 livres. Tous les livres sont écrits par James Allen. La traduction n’est pas un travail facile. Il dit qu’il omet et aussi ajoute certains mots pour qu’on puisse comprendre facilement. Sa traduction est impeccable digne de louanges et démontre sa compétence créatrice. Ces livres donnent de l’importance à la vertu.

Manam bol Vazhvu, 1909

« As a man thinketh » est traduit par « Manam bol vazhvu». Les pensées humanistes déterminent sa vie. Lentement, il devient ce qu’il pense. Les pensées sont des graines. Les actions sont les fleurs des pensées. Les joies et les souffrances sont les fruits. Les pensées se transportent en parole, en action et deviennent une habitude. L’habitude détermine le caractère humain. Va.Vu.C. Nool Thirattu [une collection des écrits de VOC] Le page no 615.

Agamépuram, 1914

Ce livre est la traduction du livre Out from the Heart. Ce livre augmente la puissance de l’esprit. L’esprit a une puissance énorme. Il peut créer un être humain ou il peut le détruire. Alors nous devons savoir, entraîner notre esprit à penser d’une manière juste et de ne faire que des actions vertueuses. Nous devons contrôler notre parole. L’honnêteté nous donne des plaisirs et la malhonnêteté nous offre des souffrances. Si nous avons la sagesse, nous ne commettrons pas des péchés. Va.Vu.C. Nool Thirattu [une collection des écrits de VOC] Le page no 602.

Valimaikku Margam, 1916

VOC est traducteur du livre de James Allen From poverty to power. Voici la première partie de ce livre « The part of prosperity ».

  • « Chaque adversité est une expérience et elle disparaît bientôt. Mais elle est une institutrice. Si nous nous prêtons à apprendre, elle nous enseignera des leçons de morale. **La puissance n’est pas une expérience externe comme le plaisir, mais elle est une expérience interne. Si nous voulons réussir nous devons accepter le bonheur et les souffrances également. Nous devons avoir le pouvoir de faire n’importe quoi tout seul. Si on peut se contrôler, on peut contrôler les autres ».

Va.Vu.C. Nool Thirattu [une collection des écrits de VOC]

  • Le page No.652-653
    • Le page No.615

Santhiku Margam, 1934

C’est la traduction de la seconde partie, « The way to peace » du livre From poverty to power.

  • « La méditation est la base de notre sagesse. Réfléchir avec le but de savoir profondément est appelé la méditation.
    • La gentillesse domine toutes les choses. L’humilité est le signe de la divinité.
      • Celui qui pardonne, celui qui parle gentiment, celui qui a la patience en toutes circonstances peut nous faire sentir la divinité.
        • Si nous voulons accéder à la divinité, nous devons renoncer à l’égoïsme et nous devons avoir foi en Dieu. La bonté est éternelle».

Va.Vu.C. Nool Thirattu [une collection des écrits de VOC]

  • Le page no 715
    • Le page no 740
      • Le page no 760
        • Le page no 766

Monuments importants[modifier | modifier le code]

Statues 
  1. À l’entrée du bureau du parti du Congrès, Rayapettai, Chennai (1939).
  2. À l’arche de Palayankottai, Tinneveli.
  3. Sur la plage Marina à Chennai.
  4. Dans le port de Tuticorin (dévoilée par Mme. Indira Gandhi, l’ancien Premier Ministre).
  5. A simmakkal, Madurai (dévoilée par M. M.G.Ramachandran, Chef d’état).
  6. Dans le bâtiment commémoratif de VOC, Tinneveli (dévoilée par Mme. Jayalalitha, l’ancien Chef d’état).

D’autres statues installées dans plusieurs endroits. Des rues, des quartiers, des écoles et des parcs sont très renommées.

Bâtiments 
  1. La maison de VOC est transformée en monument en l’honneur de VOC.
  2. Le gouvernement du Tamil Nadu a construit un bâtiment à Tinneveli au souvenir de VOC.
Timbre 
À l’occasion de son centenaire, Indira Gandhi, l’ancien Premier Ministre, a émis un timbre à son honneur.
Film 
En son honneur, on a tourné le film Kappalottiya Tamilan en tamoul. Le grand acteur M. M. Sivagi Ganesan a joué le rôle de VOC. Le producteur et le réalisateur du film est M. D.R. Bandulu.

Le pressoir : Le pressoir tiré par VOC dans la prison de Coimbatore est gardé comme souvenir.

Le port : Le port de Tuticorin est rebaptisé comme V.O.Chidambaranar Port.

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Appanaswamy, Parambarai (Tamil Language), Barathi Boothakalayam, Chennai (2004)

Liens externes[modifier | modifier le code]