Víctor Farías

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Victor Farias (né à Santiago en 1940) est un universitaire chilien, docteur en philosophie. Il s'est fait connaître par deux ouvrages polémiques, l'un sur Martin Heidegger (portant sur son passé nazi) et l'autre sur Salvador Allende (soulevant la question de son antisémitisme et de son adhésion à une politique eugéniste).

Biographie[modifier | modifier le code]

Farías fait ses études à l'Université catholique du Chili, après quoi il part en Allemagne où il obtient son titre de docteur en philosophie. A l'université de Fribourg il suit les cours de Martin Heidegger, Rainer Marten et Eugen Fink. En 1971 il retourne au Chili, mais après le putsch contre Salvador Allende, craignant des représailles de la part du nouveau régime, repart de nouveau pour l'Allemagne. Là il devient chercheur puis professeur à l'université libre de Berlin, poste qu'il occupe jusqu'en 2006.

Dans son livre publié en 1987, Heidegger et le nazisme, il expose l'étendue du passé nazi du philosophe qui prétendait avoir rompu très vite avec le parti nazi. Farias soutient toutefois que sa pensée est profondément imprégnée par le nazisme.

Dans Allende, la face cachée : Antisémitisme et eugénisme, Farias dévoile le contenu de la thèse doctorale de 1933, Hygiène mentale et délinquance (Higiene mental y delincuencia), du jeune Salvador Allende, alors étudiant en médecine, où l'auteur affirme que les maladies mentales, les comportements criminels et l'alcoolisme sont héréditaires[1]. De même, ce document mentionne que l'homosexualité est une maladie qui peut être guérie en implantant des tissus de testicule dans l'abdomen[réf. nécessaire], que le climat chaud prévient les peuples des régions du sud d'agir moralement ou encore que les juifs sont portés à l'usure[2].

Mais ce que Farias omet de dire est la provenance des lignes à caractère antisémite qui proviennent de la thèse de fin d'études d'Allende où ce dernier ne fait que citer les théories scientistes de l'époque sur les maladies, dont celles de l'Italien Cesare Lombroso.[réf. nécessaire]

Farias soutient qu'Allende aurait soutenu de telles idées jusqu'en 1942, car en tant que ministre de la santé du Chili de 1939 à 1942, il a proposé la stérilisation des malades mentaux[réf. nécessaire], mais la loi ne fut jamais votée.

En 2000, dans un ouvrage controversé intitulé Los nazis en Chile, Farias soutient la thèse que le nazisme aurait eu une influence sur le Chili en raison de l'immigration de nombreux nazis qui fuyaient l'Allemagne après la guerre.

En avril 2006 la Fondation espagnole Président Allende a déposé auprès de la Cour de Justice de Madrid une plainte en diffamation contre Farias et ses éditeurs[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La izquierda chilena
  • Los manuscritos de Melquiodes
  • Heidegger et le nazisme
  • Los nazis en Chile
  • Allende, la face cachée : Antisémitisme et eugénisme

Références[modifier | modifier le code]

  1. Salvador Allende : la part d’ombre
  2. Quelques articles pour faire le point sur Allende
  3. Critiques de salvador Allende

Liens externes[modifier | modifier le code]