Vézières

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Vézières
L'église.
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Les Trois-Moutiers
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Loudunais
Maire
Mandat
Jean-François Dole
2008-2014
Code postal 86120
Code commune 86287
Démographie
Population
municipale
356 hab. (2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 05′ 16″ N 0° 06′ 02″ E / 47.0877777778, 0.100555555556 ()47° 05′ 16″ Nord 0° 06′ 02″ Est / 47.0877777778, 0.100555555556 ()  
Altitude Min. 39 m – Max. 107 m
Superficie 26,31 km2
Localisation

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Vézières est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Vézières fait partie du Loudunais.

Le village est situé à 2 km à l'est de Bournand.

La région de Vézières présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées. Le terroir se compose de champagnes pour 5 % sur les collines de calcaire, de sables verts pour 38 % et d'argilo pour 10 % sur les collines et les dépressions sableuses des bordures du Bassin parisien et enfin de nouveau d'argilo pour 56 % sur les terres de Doucins et les landes de la bordure aquitaine[1].

En 2006, 73 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 26 % par des forêts et des milieux semi-naturels et 1 % par des zones construites et aménagées par l'homme (voirie)[2].

La forêt privé représente, en 2007, 731 hectares soit 28 % du territoire communal[3].

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Histoire[modifier | modifier le code]

Comme le reste de la France, Vézières accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution[4].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2008 Claudia Talbot Les Verts  
mars 2008   Jean-François Dole[5] Ensemble redressons la France  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 356 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
510 464 399 447 560 566 594 622 628
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
669 666 662 620 610 624 609 624 686
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
671 643 670 587 613 639 594 538 568
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
568 535 453 390 370 358 351 350 356
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’INSEE, la densité de population de la commune était de 13 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2.

La diminution de la population de la commune s’intègre dans une évolution générale à l’ensemble des communes rurales du département de la Vienne. Les zones rurales perdent de leurs habitants au profit d’une vaste région circonscrite autour des deux grandes métropoles du département : Poitiers et Châtellerault, et plus particulièrement au profit des cantons limitrophes de la préfecture[8].

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[9], il n'y a plus que 16 exploitations agricoles en 2010 contre 29 en 2000. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16%. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[10].

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 1 617 hectares en 2000 à 1 518 hectares en 2010 dont 328 sont irrigables.

65% des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 22% pour les oléagineux (colza et tournesol), 3% pour le fourrage et 1% reste en herbes. En 2000,3 hectares (1 en 2010) étaient consacrés à la vigne [11].

3 exploitations en 2010 (contre 7 en 2000) abritent un petit élevage de bovins (77 têtes en 2010 contre 237 têtes). L'élevage de volailles a connu une baisse : 492 têtes en 2000 répartis sur 14 fermes contre 255 têtes en 2010 répartis sur 6 fermes[12].

Les élevages de caprins ont disparu au cours de cette décennie[13]. Cette disparition est révélatrice de l’évolution qu’a connu, en région Poitou-Charentes, cet élevage au cours des deux dernières décennies: division par trois du nombre d’exploitations, augmentation des effectifs moyens par élevage (38 chèvres en 1988, 115 en 2000), division par 10 des chèvreries de 10 à 50 chèvres qui représentaient 50% des troupeaux en 1988, et multiplication par 6 des élevages de plus de 200 chèvres qui regroupent, en 2000, 45% du cheptel. Cette évolution a principalement pour origine la crise de surproduction laitière de 1990-1991 qui, en parallèle des mesures incitatives, a favorisé des départs d’éleveurs en préretraite [14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Montpensier fut propriété des Montpensier et a été reconstruit en 1481, par Louis de Bourbon, comte de Roussillon : 1466-1486, Grand Amiral de France, fils bâtard de Charles Ier de Bourbon. Le château est inscrit comme Monument Historique depuis 1949.
  • L'église est inscrite comme Monument Historique depuis 1926. L'église conserve un curieux chapiteau au premier pilier nord. Elle abrite aussi la pierre tombale de Guillaume du Rivau, seigneur de Villiers-Boivin.
  • La Tour de Villiers-Boivin est inscrite comme Monument Historique depuis 1967.
  • Des forêts proches de Vézières : bois de Lamothe, bois de Chalmont, bois de Roiffé.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Francis Alfred Moerman : guitariste de jazz tzigane, décédé en 2010

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  2. Observatoire Régional de l'Environnement de Poitou-Charente
  3. Centre Régional de la Propriété Forestière de Poitou-Charente - 2007
  4. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 151-152
  5. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  8. Etude de KPMG pour le Conseil Général de la Vienne : FuturS en Vienne – diagnostic – novembre 2009
  9. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  10. Agreste – Enquête Structure 2007
  11. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  12. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  13. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  14. Agreste – Bulletin n°11 de Décembre 2005
  15. Poitou-Charentes Nature, 2000