Vénus d'Arles

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Vénus d'Arles
Vénus d'Arles
Vénus d'Arles
Type Statue
Dimensions 194 cm (hauteur)
Inventaire Ma 439
Matériau Marbre
Méthode de fabrication Sculpture, Ronde-bosse
Période Fin 1er siècle av. J.-C.
Culture Époque classique, Grèce antique
Lieu de découverte Arles
Date de découverte 1651
Conservation Département des antiquités grecques, musée du Louvre, Paris
Signe particulier Copie romaine de Praxitèle
Fiche descriptive Fiche sur la base Atlas

La Vénus d'Arles (du nom du lieu de sa découverte) est une sculpture en marbre dégagée en 1651, lors de la fouille des vestiges romains proches du théâtre antique d'Arles. Elle représente probablement la déesse Aphrodite. À l'époque de sa découverte elle fut l'antique de référence, mais aujourd'hui sa restauration fait polémique bien que sa portée ait été très exagérée. Alors qu'il s'agit vraisemblablement d'une copie romaine, elle reste l'une des traces majeures de la sculpture du second classicisme grec rattachée à l'œuvre de Praxitèle. On lui reconnaît d'être un type iconographique pour certaines répliques et statues semblables. Elle pourrait être l'une des sources d'inspiration du mythe de l'Arlésienne.

Elle est au musée du Louvre depuis la Révolution française après avoir orné le château de Versailles pendant plus d'un siècle.

Une « Vénus » à la plastique grecque[modifier | modifier le code]

Il est généralement admis que la Vénus d'Arles est une statue romaine[1] datant de la fin du Ier siècle av. J.-C. (règne de l'empereur Auguste). On ne connaît pas son artisan mais elle serait la copie d'un original probablement également en marbre, sinon en bronze[2], due au sculpteur grec Praxitèle trois siècles plus tôt (vers 360 av. J.-C.).

Présentation d'une antique de transition[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Profil droit de la Vénus d'Arles et la pomme de Pâris
Profil gauche de la Vénus d'Arles et trace de mutilation sur l'omoplate

La statue, traitée en ronde-bosse, sculptée dans un seul bloc de marbre blanc cendré, à gros grains, supposément en provenance du mont Hymette près d'Athènes (pour la partie antique), présente une femme mesurant 1,94 m (2,08 m avec le socle et une profondeur de 65 cm)[3], donc plus grande que les femmes de l'époque. Elle a le haut du corps, plutôt menu, nu jusqu'au bassin. Elle est dans une position « souplement hanchée[4] ». La partie inférieure est enveloppée d'un manteau drapé[5] qui débute aux hanches, descend à plis larges profondément creusés jusqu'aux pieds, vient s'enrouler autour du bras gauche et retombe le long de la jambe. Le bord en est froncé pour un effet de frange (craspedon). Un petit morceau du pli de côté manque. Le bras gauche descend le long du corps. Il est orné en partie haute d'un bracelet (spinther)[6] à cabochon incrusté (comportant un chaton vide). La tête est scellée au torse par un joint qui masque que sa cassure initiale n'avait avec le torse qu'un seul point de contact. La chevelure, relevée en chignon, est cerclée d'un ruban enroulé deux fois dont la partie la plus frontale présente également un chaton vide en son centre supérieur. Les oreilles ne sont pas percées. Le dos, qui présente encore deux traces de mutilation (épaule et omoplate), est traité sobrement et présente un trou de crampon carré au niveau des reins, sur le bourrelet du drapé arrière. Les pieds sont chaussés de sandales et partiellement recouverts par le drapé. Un joint placé au bord de la draperie partage horizontalement la statue en deux morceaux, comme cela est courant. Au-dessous du genou droit, on voit dans le marbre un fil remastiqué qui traverse toute la statue[7].

Dans son état actuel, après restauration et divers ajouts en marbre de Carrare par Girardon (cf. infra), l'avant-bras se relève et la main tient un manche de miroir. Le bras droit est élevé à la hauteur de l'épaule et la main présente une pomme. La tête s'incline vers le miroir (absent). Le ruban cerclant la tête retombe sur chaque épaule.

La Vénus d'Arles de dos

Une Vénus polychrome et parée de bijoux[modifier | modifier le code]

Quant à son éclat immaculé actuel, il faut préciser que lors de sa découverte, la Vénus était d'une couleur légèrement brun-doré, avec quelques traces témoignant d'un apprêt polychrome[8] (sans doute une peinture à l’encaustique, appliquée chaude[9]), qui devait donner aux chairs de la Vénus d’Arles la couleur de la peau et un aspect diaphane qui ont disparu au profit d'une blancheur faussement conforme à l'esthétique gréco-romaine telle que se la représente la croyance populaire. Aujourd'hui, l'absence de cette protection sur la Vénus (comme sur bien d'autres antiques) et les conséquences sur sa conservation, peuvent prêter à polémiques[10]. La décoration de la Vénus ne s'arrêtait pas là. Comme d'autres, Louis Jacquemin note que l'on a retrouvé des traces de couleur rouge dans la chevelure ce qui pourrait indiquer d'après lui qu'elle était dorée[11]. Jules Formigé, quant à lui, semble suggérer que le drapé était possiblement teinté en bleu. En outre, il observe que la Vénus devait être pourvue de bijoux (au centre du cerclage avant de la tête et dans le chaton du bracelet du bras gauche)[12]. Pour Cécile Carrier il s'agissait pour la tête, probablement d'une pièce rapportée en métal, une étoile ou un diadème[13].

Place dans la lignée des Aphrodites et dans l'art grec[modifier | modifier le code]

Son identité vénusienne (Cf. infra) et sa filiation praxitélienne admises (Cf. infra) et s'agissant d'insérer la Vénus d'Arles dans la longue lignée des Aphrodites de l'antiquité, elle arriverait en conclusion d'un nouveau type apparu en Grèce au début du IVe siècle av. J.-C., alors que la représentation de la déesse avait déjà connu par le passé plusieurs transformations suivant l'évolution de son mythe, y compris une époque de nudité vulgaire (Chypre, Iles de l'archipel). Aphrodite était en effet devenue une divinité virginale, soudain empreinte de gravité, drapée tout du long et parfois diadémée (telles, la Déesse Céleste, l'Aphrodite aux jardins d'Acamène, l'Aphrodite voilée du Parthénon). À l'orée de la période hellénistique, avant que ne s'opère à nouveau le retour au nu intégral (avec la descendance de l'emblématique Vénus de Cnide), la Vénus d'Arles semble donc faire partie de cette ultime transition, nue jusqu'à la ceinture et plus avenante (type Vénus Victrix ou « Nikêphoros »), ce qui la placerait — de ce point de vue — dans le même groupe rattaché à ce type que la Vénus de Capoue (Naples), la Vénus de Milo (Le Louvre) et l’Aphrodite tordant sa chevelure (Vatican)[14] dont elle serait le modèle ayant pu toutes les inspirer[15].

Charles Lenthéric s'autorisait à classer - de manière quelque peu daté - la Vénus d'Arles dans l'art grec ainsi :

« Quand on la dégage de ses appendices modernes, elle représente un des types les plus séduisants de la beauté grecque ; il est difficile toutefois de la rapporter à la grande époque de l'art ; elle a trop de grâce et pas assez de noblesse, et paraît devoir être classée dans le groupe charmant des statues antiques, élégantes, délicates et un peu voluptueuses, qui ont immédiatement précédé l'époque de la décadence[16] »

Identification : objet de passions et de querelles[modifier | modifier le code]

Dès sa découverte et avant même que son attribution ne fasse l'objet d'hypothèses pertinentes (cf. infra), l'interprétation de l'identité de la statue se posait.

Une découverte retentissante mais sans bras[modifier | modifier le code]

Sa dénomination Vénus « d’Arles » provient d'abord de ce qu'elle a été découverte en juin 1651 au tout début de la fouille des vestiges romains (fortuitement lors du creusement d'une citerne sur le site encore privé[17]) préalable au désenclavement du Théâtre antique d'Arles dont elle fut un ornement (Voir infra) et de l'immense ferveur populaire qu’elle a suscitée sur place, émoi qui a ensuite traversé la communauté archéologique mondiale compte tenu qu'à cette époque du Roi-soleil la France était le centre du monde culturel.

La cour de la Miséricorde au début du XIXe siècle, avant le dégagement du théâtre antique, véritable musée à ciel ouvert après l'extraction de la Vénus d'Arles. Des copistes sont à l'œuvre
Le Théâtre antique d'Arles et les « deux veuves » qui flanquaient la porte royale (2008)

Non sans controverse, la Vénus connut ainsi plus d'un siècle et demi d'une extrême célébrité et jouira pendant longtemps de la considération des spécialistes[18]. L'émotion de la population et des élites fut initialement alimentée par le feuilleton de la découverte qui s'éternisa et par la rareté, pour l'époque, de cette étrange statue déshabillée et sans attributs permettant de l'identifier d'emblée. Ainsi, la statue fut mise au jour aux pieds des « deux veuves », successivement, par fragment séparé, sans que l'on retrouvât finalement les bras, malgré de très longues recherches sur le moment, trente ans plus tard, puis au XIXe siècle[19], ce qui se fit parfois sans précaution[20] . La Vénus d'Arles est cependant la seule statue de ce type à avoir sa tête.

L'impact de la découverte était si important que les consuls de la ville d'Arles s'empressèrent de l'acquérir[21] avant de la mettre à disposition du public, les premières fouilles terminées et la reconstruction de la Vénus réalisée, par l'assemblage des quatre fragments effectué par Jean Sautereau en 1652. Elle fut alors exposée pendant 30 ans dans cette ville, d'abord à la vieille Maison commune, un temps dans une « armoire faite exprès » dans un local provisoire[22], puis finalement, après une restauration due à Jean Dedieu, dans la Tour de l'Horloge[23] là où se trouve l'escalier d'honneur du nouvel Hôtel de ville, comme une figure emblématique de la beauté, témoignant également des nobles racines des habitants de la région, selon la thèse de l'époque (reprise deux siècles plus tard par les félibres comme Frédéric Mistral et par les ethnographes provençaux — cf. infra). Sur son injonction, elle sera cédée à Louis XIV, qui l'avait découverte lors de visites antérieures[24], pour conforter le prestige de sa galerie des glaces, dans l'espoir qu'il en soit reconnaissant à la ville d'Arles qui espérait un geste royal fort en retour[25]. À sa place il fut mis une copie de la statue originelle — aujourd'hui disparue — réalisé par Jean Péru (infra). Préalablement protégés à des fins archéologiques, les lieux de la découverte, où les deux dernières colonnes corinthiennes — dites les « deux veuves » — restèrent longtemps en l'état, devinrent de facto un véritable musée à ciel ouvert, sans doute l'un des premiers au monde dans ce domaine, avant que les vestiges du théâtre ne soient complément mis au jour, puis réhabilités[26],[27].

Diane ou Vénus ?[modifier | modifier le code]

Diane de Versailles côtoyait la Vénus d'Arles dans la Galerie des glaces

Particulièrement pendant toute cette première période provencale, et même bien au-delà[28], compte tenu que sa demi-nudité surprenait et du fait de l’absence de ses bras et de tout autre signe d'identité, elle fit l'objet d'une retentissante polémique savante qui amplifia le mystère et la légende naissante de la « Vénus ».

S’agissait-il d'une Artémis (Diane chez les Romains), comme il fut conclu en premier lieu notamment par les érudits (« les antiquaires ») arlésiens qui suivirent la sentence de François Rebattu ?[29] D'où les gravures de cette époque qui la représentent durablement sous le nom de « Diane d'Arles ». S'agissait-il plutôt d'une Aphrodite (Vénus chez les Romains), Déesse de l'amour, comme on en a convenu finalement malgré sa nudité partielle, en constatant (notamment) que le lieu de découverte, identifié initialement comme un temple à cause de deux colonnes encore debout qui le laissait penser et de la tradition qui le situait là[30], était, en fait, incontestablement un théâtre antique[31], donc, sans doute dédié à Vénus et à Apollon, comme de coutume au temps d'Auguste[32] ?

Le débat fit rage avec une égale culture, notamment entre ecclésiastiques et savants[33] mais c'est cette dernière thèse en faveur d'une Vénus — étayée à la fois par la fonction déterminante des lieux (un théâtre) et par les caractéristiques du vêtement (trop long et ne couvrant pas les seins de façon serrée), celle de la coiffure (trop stricte pour une Diane), celles du corps avec de larges hanches (pas assez souple pour une Diane chasseresse)[34] et l'absence des attributs nécessaires (carquois, flèches et arc)[35] alors qu'un bracelet à cabochon incrusté présent au bras caractérise Vénus[36] — que retiendra le roi, sur l'avis de son sculpteur François Girardon, conforté par ceux de Charles Le Brun et Jean-Baptiste Bouchardon[37],[38]. Mais il pouvait aussi s'agir tout simplement d'une femme sortant du bain comme le défendit le comte de Caylus[39]. Girardon avait eu cependant l'habileté de présenter au roi une petite cire de la statue réinterprétée avec ses bras, comportant une pomme dans la main droite, qui emporta la décision d'en faire une Vénus, d'autant qu'il y avait déjà une Diane prévue pour la grande galerie de Versailles et qu'il pouvait difficilement y en avoir deux[40]. La science contemporaine appuyée sur les découvertes ultérieures mises au jour lors des fouilles, ainsi que le désengagement du théâtre, confirmeront plutôt la conclusion des érudits de l'époque comme Claude Terrin en faveur d'une Vénus et la belle arlésienne est désormais admise par les chercheurs comme telle[41],[42]. Nonobstant, la dénomination de Diane persistera étonnement longtemps à Arles[43].

La fonction exacte de la statue, sans doute une Vénus Victrix (infra), reste cependant en débat et plus tard, c'est une querelle plus feutrée, celle sur sa restauration, qui emportera la gloire de la Vénus d'Arles (infra).

Vestiges de la statue monumentale d'Auguste qui ornait la porte royale du théâtre antique à la droite de laquelle devait se trouver la niche de la Vénus d'Arles (Musée de l'Arles antique)

Un ornement théâtral mutilé mais préservé[modifier | modifier le code]

Cette Aphrodite, dite Tête d'Arles, ornait probablement le Théâtre d'Arles de manière symétrique à la Vénus d'Arles (Musée de l'Arles antique)

Selon toute vraisemblance, compte tenu de l'emplacement de la découverte aux pieds des deux colonnes corinthiennes (les seules encore visibles) placées sur le côté droit de la porte royale (valva regia), la Vénus proviendrait de la décoration du postscaenium[44], un grand mur, comportant en l'espèce trois étages de colonnes, situé derrière le pulpitum (l'estrade de scène) qui dissimulait les coulisses des théâtres antiques, enjolivé par une importante statuaire inspirée de modèles grecs, notamment des danseuses, encadrant comme pour le célébrer, la représentation majestueuse d'Auguste en Apollon[45]. La richesse de cette décoration témoigne d'ailleurs de l'importance accordée à la colonie arlésienne par l’empereur Auguste[46].

La trace de scellement que la statue a dans le dos au niveau des reins (trou de crampon), le traitement simplifié du dos et la forme aplatie que présente l'ensemble de la statue indiquent que cette dernière devait être scellée dans un mur, probablement dans une niche. Par analogie avec le théâtre d'Orange mieux conservé, l'architecte Jules Formigé, qui après son père fouilla et restaura les deux théâtres, assez semblables, suppose donc que la Vénus d'Arles avait son pendant du côté gauche de la porte royale, peut-être la Vénus dont on a retrouvé la tête avec le nez cassé (connue sous l'appellation « tête de Livie » puis « tête d'Arles »)[47], dont l'épaule nue devait émerger du drapé qui l'habillait entièrement[48]. La porte royale elle-même devait supporter dans sa partie supérieure une imposante statue d'Auguste assis (3m10) dont le torse découvert au XVIIIe siècle, puis la tête (exhumée postérieurement, comme la tête d'Arles au début du XIXe siècle) se trouvent actuellement également au Musée de l'Arles et de la Provence antique[49],[50].

Quant à l'état de mutilation et de fragmentation dans lequel la Vénus fut trouvée, il serait consécutif, selon Jules Formigé, soit aux invasions barbares contemporaines de la prise d'Arles en 260, soit au zèle de chrétiens qui pillaient les sites antiques pour la construction de basiliques et qui obéirent à Saint Hilaire, évêque d'Arles, qui fit détruire les représentations païennes au milieu du Ve siècle[44],[51],[52]. Mais, selon Charles Lenthéric, la Vénus qui, les bras mis à part, est dans un état relativement intact après reconstitution, fut protégée d'une destruction complète par les ruines mêmes sous lesquelles elle était ensevelie[53].

Attribution : la thèse admise de l'œuvre praxitèlienne[modifier | modifier le code]

Connue par d’autres répliques[54], elle reproduirait l’Aphrodite de Thespies, œuvre disparue d’un des plus grands sculpteurs grecs classiques, Praxitèle[55], réalisée vers 360 avant J.C., dont le modèle était sa maîtresse, la courtisane Phryné[56]. En dehors de ses qualités plastiques propres, c'est aussi ce qui lui donne de l'importance puisque Praxitèle n'a pas laissé beaucoup de traces de son œuvre, sinon dans la littérature, ce qui corrélativement incite à être prudent sur cette attribution.

Les indices stylistiques[modifier | modifier le code]

Tête de la Vénus d'Arles (Le Louvre - 2010)
Une parenté indéniable. Tête féminine type Aphrodite de Cnide (Le Louvre - 2010)

Au même titre que l'ensemble des œuvres rattachées sans preuve absolue à Praxitèle, la Vénus d'Arles contribue à « se faire une idée de l’alphabet du maître grec[57] » en même temps qu'elle semble symétriquement démontrer son appartenance : « une ligne souple, presque indolente », un visage songeur avec des traits réguliers[58]. Mais surtout, avec son buste nu, cette statue manifesterait ainsi un premier mouvement révolutionnaire vers la nudité intégrale dont on prête l'invention à Praxitèle, avec sa non moins célèbre Aphrodite de Cnide alors qu'à l'époque classique primitive, les déesses étaient vêtues de longues tuniques couvrantes (chitôn ou péplos). Certes, la Vénus de Cnide, œuvre la plus sûrement praxitèlienne, est le parangon d'un nouveau type morphologique, aux hanches généreuses et aux petits seins. En comparaison, même si la morphologie est seulement moins accentuée, le style de la Vénus d'Arles peut sembler plus « classique dans sa façon de privilégier la vision de face, ainsi que par les effets de surface entre les plages lisses du buste et le drapé, aux nombreux plis cassés, qui accrochent la lumière[59] ». Ce classicisme est d'ailleurs encore présent dans la bouche et les paupières un peu lourdes et dans l’attitude de la statue « qui respecte le contrapposto classique » de Polyclète, même si l'on trouve aussi ce léger déséquilibre de la posture, en appui sur un pied, qui donne à la statuaire praxitèlienne cette sinuosité et cette souplesse dont on dit qu’elle n’appartient qu’au maîtrre selon Le Louvre[60].

Emmanuel Daydé résume : « l’appui sur la jambe gauche, la convergence des lignes de force vers la hanche, la sinuosité du flanc droit, ou encore le regard mouillé, tout semble indiquer la main de Praxitèle »[61].

De fait, le style de Praxitèle serait également décelable dans la ressemblance de la tête de la Vénus avec celle de l'Aphrodite de Cnide, justement[62], ainsi que de quelques autres qui seraient également l'œuvre du maître[63]. C’est le même visage ovale représenté de trois-quarts, la même composition capillaire, la même sinuosité[60]. C'est-à-dire, s'agissant du visage, un standard de beauté neutre, presque asexué (malgré les lèvres charnues), doux, serein et rêveur, à vocation universelle mais plus humanisé qu'à la période précédente.

La Vénus d'Arles, prélude au nu féminin praxitèlien ? Aphrodite Braschi type Aphrodite de Cnide (Munich)

En outre, la poitrine menue que l'on retrouve sur la Vénus d'Arles est une constante chez Praxitèle[59] et le drapé offre un bon indice de datation puisque l’un des pans retombe en cascade sur le côté de la cuisse comme cela est observé au IVe siècle av. J.-C..

Les indices historiques et rhétoriques[modifier | modifier le code]

La littérature ancienne, qu'il faut par ailleurs interpréter avec prudence[64], témoigne de ce que la maîtresse de Praxitèle, Phryné, aurait inspiré à celui-ci, notamment l'Aphrodite de Cnide[65] et celle de Thespies[66] ainsi que des portraits[67] que l'on reconnaît par ailleurs et entre autres, dans la tête d'Arles[68]. L'original grec de la Vénus d'Arles pourrait être l’Aphrodite offerte par Phryné à Thespies, sa ville natale[69]. L'ex-voto de Phryné devait en effet compter trois figures, un Éros, un portrait de la courtisane et une Aphrodite[69]; ce groupe était analogue à celui du jeune Satyre entre Dionysos et Méthé, dû également à Praxitèle. L'une des Aphrodite évoquées par les textes anciens serait celle de Cos dont aucune trace n'a été retrouvée[70], mais elle est drapée, ce qui laisse la place à notre Vénus, à moins qu'elle soit précisément celle que les habitants de Cos avaient choisi de préférence à celle de Cnide dont la nudité les choquait[71]. Mais on ne peut pas totalement exclure qu'il puisse s'agir de l'énigmatique Pseliūmenē également évoquée par Pline l'ancien dans la liste qu'il dresse des œuvres de Praxitèle[72],[73]. Adolf Furtwängler[74], qui au XIXe siècle a tenté de reconstituer la carrière de Praxitèle[75], considère clairement que l'Aphrodite de Thespie nous est conservée par la Vénus d'Arles en la situant antérieurement au groupe des Aphrodites de Cos et de Cnide. L'analogie de cette statue avec l'Eiréné et le Satyre verseur pourrait effectivement attester qu'elle fut sculptée au début de la carrière de l'artiste. De même que la demi-nudité qui aurait préparé celle totale de l'Aphrodite de Cnide, au floruit de sa carrière, bien que, selon un raisonnement aussi spécieux[76], il est possible d'inverser la chronologie des Aphrodites d'Arles et de Cnide sur l'idée que le nu intégral pourrait représenter Phryné dans tout l'éclat de sa beauté, alors que le voile de l'Arlésienne cacherait utilement une nudité un peu flétrie[77]. À contrario, Salomon Reinach suggère un auteur et une datation antérieure remontant à la fin de carrière de Céphisodote, le père présomptif de Praxitèle[78]. Finalement, la thèse de Furtwängler, en faveur d'une œuvre de jeunesse, au même titre que Le Satyre verseur ou encore L’Artémis de Dresde, est plutôt admise mais fait partie, elle aussi, d'un débat qui n'est pas clos[79].

Une attribution qui reste contestée[modifier | modifier le code]

Cette attribution praxitèlienne qui globalement demeure incertaine fait l'objet de prises de positions contrastées[80]. Comme le soulignent Alain Pasquier et Jean-Luc Martinez[81], il faut savoir trouver aujourd'hui son chemin entre l’enthousiasme positiviste d’Antonio Corso qui continue de proposer une liste constamment grandissante de types statuaires « praxitéliens[82] », et de l’autre côté le scepticisme extrême de Brunilde Sismondo Ridgway, qui n’accepte que l’Aphrodite de Cnide comme la seule œuvre plus ou moins assurée du grand maître[83]. Pour Ridgway, le traitement de la draperie lourd, statique voire illogique illustrerait plutôt un « à la manière de » de l'époque augustéenne[84] et la Vénus d’Arles, pourrait être une création néo-classique purement romaine destinée à la décoration du théâtre d'Arles construit sous Auguste, en écho au décor du théâtre de Dionysos à Athènes, remanié juste auparavant; autrement dit, deux théâtres à la décoration quasi contemporaine et un même type[85], ce qui apparenterait cette Vénus à la statuaire romaine de la fin du Ier siècle av. J.-C. La forme aplatie de la statue plaide également pour une réalisation spécialement adaptée à sa destination d'ornement, par exemple d'une niche, comme le souligne Jules Formigé (supra) ce qui, toutefois, n'infirme pas qu'il puisse s'agir d'une copie adaptée d'un original grec. Même Cécile Carrier, qui suggère pourtant clairement une réalisation formatée propre à l'ère augustéenne (infra) — probablement une « tête de série » respectant les normes officielles, issue d'un atelier romain — ne nie pas que le modèle utilisé est « d'évidence » l'Aphrodite semi-drapée de Praxitèle[86]. Malgré les vives controverses qu'il relève, Emmanuel Daydé conclut pareillement que le modèle ne peut provenir que du maître[87]. D'ailleurs, Alain Pasquier réfute la thèse et la datation de Ridgway[88] et revient à l’ancienne proposition d’Adolf Furtwängler qui, comme la plupart des chercheurs, rattache la Vénus d'Arles à la statuaire grecque du début des années 360 av. J.-C.[89].

Une Vénus « retouchée »[modifier | modifier le code]

Sa restauration pour Versailles[modifier | modifier le code]

Conformément à la pratique de l’époque, le sculpteur François Girardon, collaborateur de Le Brun, retouchera par la suite la Vénus à la demande de Louis XIV qui, en 1683, s’était fait offrir « la plus belle statue découverte en France »[90], à peu de frais[91], pour orner la galerie des glaces à Versailles où elle prit effectivement place le 18 avril 1685[92] à son extrémité septentrionale, adossée au Salon de la Guerre[93],[94]. Cependant, la restauration qui va jusqu'à inventer une reconstruction des bras fut critiquée au-delà de son principe car on pensa — à tort — que Girardon avait atteint gravement à l'intégrité matérielle de l'œuvre originelle.

Portée de la restauration de Girardon et pertinence de la restitution des bras[modifier | modifier le code]

Les parties principales (en bleu) primitivement ajoutées (bras) ou remodelées par Girardon[95]
Pâris choisit Aphrodite pour lui remettre la pomme d'or (Le Jugement de Pâris - Juan de Juanes, 1507-1579)

Parties touchées par la restauration - En 1684, après avoir reçu l'aval du roi sur son projet[96], Girardon restaure la tête (bout du nez, bas du cou et oreille gauche), le devant du gros orteil droit, le pied droit lui-même, les sandales et le tour de la plinthe (socle)[97]. Il supprime les étais (tenons) qui subsistaient sur la face externe de la hanche droite, ainsi que sur l'épaule droite, ce dernier ayant été transformé en ruban. On l'a soupçonné faussement d'avoir repris sévèrement le modelé du buste ainsi que le tracé des plis (cf. infra) mais il repositionne le vêtement sur le pied gauche, efface les éraflures pour homogénéiser la surface de sculpture et aurait modifié l'inclinaison de la tête[98]. La partie inférieure de l’himation, au revers, a été refaite au cours d’une seconde intervention, peut-être après le transport de l’œuvre de Versailles à Paris, entre 1789 et 1800. À cette occasion la tête avait été séparée du corps et la position erronée qu’elle occupait après avoir été remise en place (trop poussée vers l’épaule gauche) ne fut rectifiée que lors de la dernière restauration en 1990-1991[99].

Mais surtout, Girardon ajoute les bras, un bras droit levé (entraînant l'ajustement de l'épaule)[100] et un avant-bras gauche avec une partie du drapé qui s’y rattache. ll y place deux attributs qui, pour les anciens, a priori s’excluent[99] : la pomme dans la main droite (en référence à la victoire remportée par Aphrodite lors du Jugement de Pâris qui la désigne comme la plus belle) et le miroir dans la main gauche, censé refléter sa beauté triomphante (victorieuse).

Comparaison entre l'Aphrodite acéphale du Capitole et la Vénus d'Arles

Hypothèses sur la restitution des bras et la fonction de la Vénus - Bien que pouvant paraître « vraisemblable »[101], l'authenticité de cette interprétation par Girardon qui prend aussi parti sur la fonction qu'avait la statue est sujette à caution. Ainsi, d'autres hypothèses peuvent être avancées sur l'état initial de la Vénus, comme d'imaginer par exemple que le bras droit rejoignait plutôt la chevelure, ce que d'ailleurs avait envisagé Girardon lui-même et ce que pensent certains auteurs du XIXe siècle[102]. D’autres copies de ce type (par exemple, une réplique acéphale au Musée du Capitole-Montemartini à Rome - photo - ou la Vénus de Townley du British Museum)[103] laissent en effet à penser que le bras droit aurait dû être davantage levé[104] et que la main aurait dû revenir effectivement vers la tête, mais sans la toucher[105]. En revanche, la position du bras gauche semble correcte à ceci près que la partie déjà en place avait sans doute été rapportée au moment de la reconstruction initiale[99].

Cependant, les hypothèses qui spéculent sur la fonction qu'avait la statue semblent admettre ce positionnement des bras qui n'est pourtant pas certain. Mais plutôt que l'ode à la beauté victorieuse retenue par Girardon, la plus constante s'appuie sur la légende de la filiation adoptive d'Auguste avec Vénus et le triomphe des armes que cette dernière peut incarner, particulièrement à Arles où s'établirent les vétérants de la Legio VI Victrix : au XVIIe siècle, Primi Visconti notamment, soutient que la Vénus tenait d'une main le casque de Mars ou d'Énée et de l'autre une lance[106],[107]. C'est la thèse de la « Vénus Victrix » armée, reprise au XIXe siècle par le conservateur des antiques au musée du Louvre Jean-Baptiste de Clarac[108] et aujourd'hui par Cécile Carrier, notamment, pour qui la Vénus célébrant Auguste [Victoria Augusti] dépose les armes après la victoire[109]. Selon cette auteure, qui passe en revue les différentes versions historiques de la Vénus Victrix, elle devait plutôt tenir un glaive de la main gauche, alors que le bras droit levé tenait la courroie du baudrier qu'elle est en train d'enlever, ce qui lui fait baisser la tête. Un bouclier devait être déposé sur le coté[110]. Le Louvre tient donc pour probable qu'il s'agit d'une Vénus Victrix[111].

À contrario, Jules Formigé qui s'inspire d'une Vénus découverte près d'Agen, suggère que le bras droit s'abaissait peut être vers le bord du manteau, comme pour le retenir, ce que semblent justifier l'amorce initiale du bras et le tenon originel sur la hanche[112], bien que la présence de ce dernier ne contredit pas formellement l'hypothèse précédente[113]. Faisant la même observation quant à l'amorce de l'épaule, Claude Terrin avait déjà suggéré dans son premier ouvrage (1680) un bras abaissé posé en appui sur la hanche pour soutenir un petit vase d'essence ou d'eau de senteur, que les yeux de la Vénus et sa tête inclinée de ce côté contemplaient.

Si les attributs choisis par Girardon paraissent purement hypothétiques par rapport à la thèse dominante, l'hypothèse de la pomme n'est pas totalement absurde[114], ni celle du miroir s'il s'agissait d'une Vénus au bain, comme le suggère implicitement Terrin[115] et comme le défendit le comte de Caylus précité[39] et même le Louvre un temps[116].

Mise en cause de la restauration de Girardon[modifier | modifier le code]

Au-delà de la discussion sur la vraisemblance de la position des bras, le principe même de cette restauration contredit radicalement la ligne de conduite qui s'impose à partir de la fin du XIXe siècle, jusqu'à ce jour, c'est-à-dire une conservation en l'état restaurée pour une consolidation surtout matérielle, une méthode qui est appliquée par exemple à la Vénus de Milo deux siècles plus tard, bien que cette dernière échappât de justesse à une reconstitution en tout point semblable[117].

Comparée à sa notoriété passée, telle est sans doute la principale raison de la relative disgrâce de la Vénus d'Arles, en cette époque contemporaine en pleine recherche d'authenticité[118], même si d'autres hypothèses complémentaires sont avancées[119], ajoutée d'une méprise navrante sur l'ampleur réelle de cette restauration. Aussi, même si l'interprétation de Girardon peut être considérée en soi comme un fait artistique de qualité, que des spécialistes comme Charles Picard et Henri Lechat (par exemple) défendirent[120], elle fut le plus souvent dénigrée à l'époque moderne[121],[122],[123],[124], notamment parce que le « ravalement » de la statue était sévérement mis en cause, en premier lieu par Jules Formigé, consécutivement à sa découverte d'une copie qu'il prenait - à tord - pour référence[125]. Pendant la plus grande partie du XXe siècle, jusque dans les années 1990-95, on dénonce ainsi une grave trahison de l'œuvre originelle, à la suite notamment du réquisitoire fameux qu'Antoine Héron de Villefosse, conservateur de la sculpture grecque et romaine au Louvre et membre de l'Institut, prononce en 1911[126],[127], quitte à se fonder sur des données qui se sont avérées peu fiables par la suite[128]. Déjà à l'époque, quelques spécialistes tempèrent sérieusement la critique de Formigé reprise par Héron de Villefosse[129] mais, sur ce point, la réhabilitation de la Vénus commence à peine de nos jours, empreinte d'une prudence étonnante[130]. Cette question écartée, la Vénus d'Arles reste un exemple typique du style de restauration-reconstruction des Antiques qui était faite à cette époque notamment en France et en Italie[131] — inimaginable aujourd'hui — et qui peut choquer les puristes contemporains[132], sans que cela soit unanime[133]. Du coup, elle est un témoin important de la réception de l'art grec à l'époque moderne.

Dans le cas de la Vénus d'Arles on doit préciser que Girardon fut conduit par une double nécessité : bien marquer l'identité vénusienne de la statue alors que jusque là on la prenait pour une Diane (cf. supra), quitte à être redondant sur les attributs ; apprêter un futur ornement de la prestigieuse Galerie des glaces qui ne pouvait donc qu'être complet et en parfait état.

Trace de l'état initial de la statue[modifier | modifier le code]

Comme il a été dit, la statue fut reconstituée à partir de la découverte de plusieurs fragments, sans que l'on retrouve jamais les bras ni aucun autre attribut, raison de la querelle évoquée (supra). C'est dans cet état qu'elle fut livrée à Girardon mais on voulu en garder la mémoire avant sa restauration.

Vénus d'Arles (Musée de l'Arles antique)

Une copie (en plâtre) dans son état initial — sans bras — se trouve à Arles, à l'intérieur du Musée de l'Arles et de la Provence antiques (ou Musée départemental de l'Arles Antique, dit « le Musée Bleu »)[134]. Celle-ci était, jusqu'à sa restauration en 1995, attribuée à un grand sculpteur local Jean Péru qui avait effectivement réalisé le premier moulage de l'original, avant qu'il ne parte pour Versailles, bien qu'il en fit trois au total[135] et qu'il y en eut au moins sept autres réalisés par des artisans italiens[136],[137]. La copie maître de Péru semblait avoir survécu.

Tenon visible sur la copie exposée au Musée de l'Arles antique

Cette copie, comme dit exposée à l'époque à l'Hôtel de ville d'Arles, fut endommagée à la Révolution par des sans-culotte qui mutilèrent notamment la poitrine à coups de sabre. Réparée, elle disparut[138]. On crut l'avoir retrouvée, mais on sait maintenant que la copie actuellement exposée, dénichée par hasard par le célèbre architecte en chef Jean Formigé dans les greniers de l’école municipale de dessin d'Arles en 1911 — ce qui avait fait grand bruit à l’époque — n'est qu'un tirage de deuxième série (dit « surmoulage ») plus tardif (le Musée de l'Arles antique le date du XVIIIe siècle). Cette copie reste cependant l'un des plus anciens plâtres de la Vénus d'Arles. Elle semblait aussi, par défaut, la représentation présumée fidèle de ce qu'a été la statue avant l'intervention de Girardon. La présence du tenon sur la hanche droite, inexistant sur le marbre du Louvre, le laissait supposer. Selon Cécile Carrier, le dispositif dont il devait constituer le support devait être placé en diagonale par rapport au corps et devait rejoindre l'humérus juste au-dessus du coude[139]. Il est en tout cas un élément connu et incontestable de la statue dans son état d'origine attesté par de vielles gravures[140].

Cependant, les différences entre la copie et l'original ne manquèrent pas de surprendre les experts. Par exemple, la tête n'a pas la même position, la poitrine est nettement plus volumineuse et le déhanché semble avoir plus d'ampleur. On pensa assez longtemps que Girardon avait délibérément et gravement trahi le modelé original, ce qui va préjudicier durablement à la notoriété de la statue du Louvre (supra), en dépit de ce que la question de la parfaite authenticité de cette copie se posa immédiatement, du fait que l'on savait que la poitrine avait été nécessairement restaurée et que manquaient sur l'épaule droite les fragments d'une bandelette attestée, elle aussi, par les gravures anciennes[141]. Et en effet, les résultats d'un scanner effectué en 1995 à l'occasion de sa restauration[142] révélèrent que c'était bien la copie qui était en quelque sorte déviante, le plâtre, qui n'est finalement qu'un surmoulage rudimentaire a visiblement fait l'objet, en outre, de plusieurs restaurations grossières qui le discréditent totalement en tant qu'étalon de l'état initial de la Vénus du Louvre[143]. Par comparaison, en témoigne a contrario une autre copie conservée aux Petites Écuries de Versailles[144].

La modélisation en 3D pourrait être envisagée pour mieux étudier l'œuvre[145]. D'autres copies, sans bras, de moindre intérêt historique, existent comme celle que conserve l'École des Beaux-Arts de Paris, qui orne majestueusement la Cour du Palais des Études[146] et celle trônant dans la salle des moulages du Museon Arlaten à Arles[147], sans compter toutes les copies didactiques en plâtre[148].

Notoriété de la Vénus restaurée[modifier | modifier le code]

Visibilité et postérité de la statue restaurée[modifier | modifier le code]

Une copie de la Vénus de Girardon a finalement remplacé l'original sans bras, ainsi que sa copie, à l'Hôtel de ville d'Arles
La Vénus d'Arles au Louvre devant la Vénus de Milo (2010)

La statue originale - Ainsi restaurée par Girardon, la Vénus orne Versailles jusqu’en 1797 (soit pendant 112 ans), date à laquelle elle fut réquisitionnée pour les musées nationaux. Aujourd'hui, et depuis plus de deux siècles[149], elle est au Louvre et fait partie des expositions permanentes[150]. Au début du XXe siècle elle était encore présentée de manière fort avantageuse dans une loge monumentale pour un hommage à Praxitèle[151]. Dans le courant du XXe siècle et au tout début des années 2000 elle était exposée dans la même galerie, mais — conséquence de « l'effet Formigé » ? — plus modestement puisque Melpomène avait pris sa place dans la grande loge[152]. Cependant, depuis le début du XXIe siècle la Vénus d'Arles semble mieux mise en valeur au Louvre comme en extérieur, illustrant ainsi plusieurs expositions. En 2007, elle fut l'emblème d'une exposition du Louvre consacrée à Praxitèle[153]. Peu après cet événement elle fut placée dans les réserves du Musée et n'était plus visible, dans l'attente d'une réorganisation des salles dédiées aux antiques[154]. Auparavant et bien qu'il soit délicat de la faire voyager[155], elle fut cependant encore exposée en Asie[156]. Ensuite, certains regrettèrent son absence en 2009 lors d'une exposition réalisée à Arles en partenariat avec le Musée du Louvre[157]. Depuis juillet 2010, après un léger « lifting »[158], elle a retrouvé sa place au Louvre, toujours dans la même galerie, non loin de la Vénus de Milo, déplacée à cet endroit, à qui elle sert d'ultime invitation dans les nouvelles salles rouvertes au public pour mettre en valeur les antiques grecques, dans l'aile Sully (également accessible par l'aile Denon), à l’angle sud-ouest de la cour Carrée du Louvre[159]. Simultanément le Louvre illustre sa page internet d'appel au don avec une représentation de la Vénus d'Arles[160]. De novembre 2012 à mars 2013, la Vénus revient provisoirement au château de Versailles pour l'exposition « Versailles & l'Antique » dont elle est l'une des têtes d'affiche[161],[162]. Pareillement mise en avant, elle est ensuite visible temporairement au Musée de l'Arles Antique pour les besoins de l'exposition « Rodin, la lumière de l'antique » (avril à septembre 2013)[163] qui évoque les sculptures antiques ayant inspiré l’artiste[164]. Ainsi la Vénus a-t-elle retrouvé provisoirement Arles après 330 ans d'absence. De retour à Paris, on la retrouve au Grand Palais pour l'exposition « Moi Auguste Empereur de Rome » (19 mars/13 juillet 2014)[165].

Les copies - De nombreuses copies (statues et statuettes) sont disséminées de par le monde[166]. En France, en dehors des expositions itinérantes de moulages que propose ponctuellement la Réunion des musées nationaux[167], et bien qu'elles ne soient pas toutes connues[168], on trouve actuellement des copies de cette restauration, grandeur nature, avec son ruban intact, par exemple : en extérieur, depuis 1909 à Angers (Jardin du mail), une reproduction en fonte du Val d'Osne[169], à Chantilly en provenance du même fondeur (vertugadin du parc du château)[170], à Gap (Passage Rolland, derrière la Chambre de Commerce)[171], au Château de Vincennes, deux copies, dont une endommagée (galeries en arcades du pavillon royal)[172], depuis 2000 à Montpellier (jardin de Zeus, quartier Antigone)[173] où la statue, renversée en 2010, fut le théâtre d'un événement artistique[174] ; en intérieur, près de Nice (villa Grecque Kérylos) à Beaulieu-sur-Mer[175], au Château de La Ferté-Saint-Aubin (hall d'entrée)[176] et à Arles, d'une part au sein du Musée de l'Arles antique (elle était même visible de l'extérieur derrière la façade vitrée[177] avant la transformation du site[178]), d'autre part dans l’Hôtel de Ville (escalier d’honneur) où la vieille copie resta décapitée pendant 15 ans[179]et enfin, au Museon Arlaten (salle des moulages)[147]. Le musée des Antiques de Saskatoon (Canada) présente également une copie grandeur nature[180]. C'est généralement sous cet aspect que lui a donné Girardon qu'elle est représentée dans l'iconographie moderne. Aux Petites Écuries de Versailles, un des deux moulages en plâtre de la Vénus d'Arles encore visibles est celle de la statue retouchée[181]. Il semble par contre qu'à l'époque existait une reproduction en fonte placée dans le jardin de Versailles. Cette copie aurait disparu[182]. (voir aussi la partie sculpture infra). En 2006, une copie de la Vénus d'Arles apparaît dans l'une des scènes du film « V pour Vendetta » dans le décors de l'antre du héros M. V.

Un type iconographique - On dit parfois d'une Vénus qu'elle est « de type d'Arles », notamment lorsqu'elle est de style classique, à demie dénudée et qu'elle tient des attributs dans ses mains. Les plus fameux exemples sont, d'une part une antique en marbre encore à Versailles dite la « Vénus Cesi »[183] et, d'autre part, l'Aphrodite acéphale du Capitole (supra)[54],[184]. Dans son ouvrage Johan Flemberg présente des statues très proches du type d'Arles, dans l'attitude et le mouvement[185]. Dans sa thèse sur la Syrie romaine, Nada Ghraoui dénombre vingt huit cas relevant de ce type dans son champ d'investigation[186]. (voir aussi les créations artistiques autour de la Vénus infra)

Éloges d'experts sur la Vénus d'Arles[modifier | modifier le code]

Le visage de la Vénus d'Arles serait porté à la perfection (Charles Lenthéric)

Telle qu'elle se présente aujourd'hui, la Vénus d'Arles a de quoi séduire notre subjectivité comme elle subjuguait encore au XIXe siècle, jusqu'au début du XXe siècle, certaines élites qui, postérieurement à la découverte de la Vénus de Milo, maintenaient l'antique Arlésienne au premier rang[187], nonobstant les critiques qu'engendra sa restauration (supra).

Nombre de spécialistes, particulièrement Louis Jacquemin et Charles Lenthéric, et des critiques d'Art de l'époque (mais pas seulement, comme Pierre Rosenberg au XXIe siècle) se sont enthousiasmés pour la plastique de la Vénus d'Arles, retenant chacun différents motifs. Par goût du drapé, on peut ainsi apprécier une Vénus d'Arles qui émerge lentement et souplement de sa gangue de plis, dont les détails sont soignés, « qui s'enroule autour de ses hanches et de ses cuisses avec beaucoup de souplesse et de style »[188]. Une draperie qui serait remarquable « par la science du jet, du mouvement et de la pose, autant que par la manière toute magistrale dont s'en trouvent traités les divers accidents »[189], et ce, nonobstant les critiques de Ridgway (précitée) sur la lourdeur et le manque de réalisme des plis. Tandis que pour d'autres, le drapé semble de moindre intérêt comparé « à la tendresse manifestée dans le buste de la Vénus d'Arles[190] » qui, légèrement infléchi, se développe suivant des lignes « d'une pureté exquise[191] ». Reste le visage qui avec son doux modelé, équilibré par la régularité des traits, serait « porté à la perfection avec la Vénus d'Arles[192] ». Finalement, plus pudique (question de période aussi) et pouvant paraître de prime abord moins voluptueuse que la Vénus de Milo[193], certains regrettant qu'elle n'en ait ni la gorge, ni les épaules[194] malgré sa grâce féminine[195], et cependant moins rigide que les postures les plus classiques, elle peut plaire au contraire par sa douce prestance de déesse olympienne intemporelle, subtilement avenante et surtout « si vivante »[196], que l'on adhère ou non aux attributs ajoutés lors de sa restauration[197],[198].

Une Vénus « mythique »[modifier | modifier le code]

La Vénus d'Arles a déclenché une passion identitaire qui a pu inspirer le mythe de l'Arlésienne[199] et a simultanément inspiré les artistes évoqués ci-après.

Le thème de l'Arlésienne[modifier | modifier le code]

Cette Vénus est la patronne des Arlésiennes pour lesquelles elle fut un idéal de beauté[200]. Elle devient ainsi le modèle de l'Arlésienne[201]. Une vieille tradition arlésienne relie même abusivement Praxitèle à la légendaire beauté des Arlésiennes dont la Vénus d'Arles serait la synthèse[202]. Le Musée du Louvre explique aussi comment après que l'on a apparentée la « race arlésienne » aux Romains, aux Grecques et aux Sarrasins, la Venus d'Arles est entrée dans l'arbre généalogique des Arlésiennes en qualité d'aïeule, « adoptée » en cette qualité par Frédéric Mistral et les ethnographes de la deuxième moitié du XIXe siècle qui la magnifièrent[203]. Ainsi, l'adhésion populaire à cette filiation quasi charnelle et la dévotion pour son modèle de beauté symbole de pureté (frisant la « névrose fétichiste » selon Le Louvre[203]), les mystères qui l'entourèrent au XVIIe siècle (suspense des fouilles et changement d'identité), la nostalgie populaire et l'émotion consécutives à son départ forcé pour Versailles, sa métamorphose par Girardon, de même que son absence et ses réapparitions évanescentes (à travers celles de ses copies)[204], sont probablement la principale source d'inspiration du fameux mythe de l'Arlésienne qui traduit le poids d'une présence récurrente en quelque sorte invisible et presque imaginaire[205],[206], bien avant que Prosper Mérimée ne s'en inspire (très partiellement) pour sa maléfique Vénus d'Ille (nouvelle en 1837)[207], et qu'Alphonse Daudet ne s'en empare (L'Arlésienne des Lettres de mon moulin en 1869), lui qui fréquentait F. Mistral et partageait son émoi devant la Vénus d'Arles[208],[209]. Mais c'est Daudet qui fit de ce sentiment populaire diffus un mythe littéraire romanesque.

Arlésienne à la Vénus d'Augustin Dumas - vers 1860 (Museon Arlaten)

Comme le dit Estelle Mathé-Rouquette[210],[211],[212] :

« Cette statue a laissé aux hommes de la ville une absence, dont ils ont fait un mythe, et l'assurance d'une perpétuelle renaissance par le sang, qui, de ses veines imaginées, a coulé dans celles des Arlésiennes. »

Le portrait d’une Arlésienne peint par Augustin Dumas (illustration ci-contre) symbolise cette filiation mythique. Comme le Musée départemental d'ethnographie d'Arles (Museon Arlaten) le souligne[213] :

« La présence près du portrait en buste d’une reproduction miniature de la Vénus d’Arles, que la jeune fille effleure de la main, suggère des liens entre cette arlésienne assimilée à un archétype et une histoire locale glorieuse. (...) Au XIXe siècle en effet, bon nombre d’artistes contribuent au mythe d’une filiation entre Arles et la Grèce antique, personnalisée à travers l’image de la femme : « Les femmes d’Arles sont en quelque sorte les Athéniennes de la Provence », affirmait par exemple le poète Jules Canonge en 1841. En représentant la Vénus d’Arles, le peintre s’inscrit dans cette tradition ».

Bernard Thaon résume[214] :

« La Vénus d'Arles ne se réduit pas au bloc de marbre chéri de quelques esthètes (...) mais se multiplie au travers des filles d'Arles ».

Théodore Aubanel célébra la Vénus d'Arles mieux que quiconque

Un vieux poème provençal, le plus célèbre du félibre Théodore Aubanel (XIXe siècle), s'intitule « La Vénus d'Arles ». Ce poème « fougueux » traduit la dévotion que la Vénus a suscitée et ce lien de sang évoqué plus haut[215]. Le texte commence par « Tu es belle, ô Vénus d’Arles, à faire devenir fou ! » (traduit en français) et contient notamment cet extrait :

« ...O douço Venus d'Arle ! O fado de jouvènço !
Ta bèuta que clarejo en touto la Prouvènço,
Fai bello nòsti fiho e nòsti drole san !
Souto aquelo car bruno, o Venus ! i'a toun sang,
Sèmpre viéu, sèmpre caud. E nòsti chato alerto,
Vaqui perqué s'envan la peitrino duberto !
E nosti gai jouvènt, vaqui perqué soun fort
I lucho de l'amour, di brau e de la mort !...
E vaqui perqué t'ame, e ta bèuta m'engano,
E perqué iéu crestian, te cante, o grand pagano[216] !... »

Amant fervent et passionné de sa beauté plastique, Aubanel fera souvent référence à la Vénus d'Arles[217]. En dehors des diatribes poétiques qui alimentèrent la polémique savante du XVII° siècle (dont celle d'Antoine Magnin)[218], d'autres poètes comme Georges Sylvain[219] puis François Porché lui emboîtent le pas au XXe siècle[220]. Frédéric Mistral lui-même évoque la belle à plusieurs reprises[221]. Il commettra ces vers dans son œuvre majeure :

« Un voit de chato viroulavon,
E su'n refrin qu'ensèn quilavon,
En danso ardènto se giblavon
Autour d'un fio de marbre en guau disien Vénus
Canten Venus, la grand divesso
De quau prouvèn touto alegresso !
Canten Venus, la segnouresso,
La Maira de la terrò e dou pople arlaten l[222] »
F. Mistral, — Mireille, ch xi.

Bien d'autres écrivains célèbres, ou moins parce qu'ils sont régionaux, prennent la Vénus pour un étalon de la beauté, de Chateaubriand à Flaubert, entre autres, en passant par George Sand[223] mais aussi Laurent Pierre Bérenger en 1786 (précité)[200] et Charles de Martrin-Donos en 1896[224], etc.

Alexandre Dumas participe ainsi à ce mouvement :

« Une belle jeune fille aux cheveux noirs comme le jais, aux yeux veloutés comme ceux de la gazelle, tenait debout, adossée à une cloison, et froissait entre ses doigts effilés et d'un dessin antique une bruyère innocente dont elle arrachait les fleurs, et dont les débris jonchaient déjà le sol ; en outre, ses bras nus jusqu'au coude, ses bras brunis, mais qui semblaient modelés sur ceux de la Vénus d'Arles, frémissaient d'une sorte d'impatience fébrile…[225] »

Stendhal lui-même écrit :

« Quand j'étais à Marseille, je rencontrai au château Borelli, où j'allais presque tous les soirs,
une société de dames arlésiennes qui étaient venues voir ce joli parc.
La renommée n'est qu'équitable quand elle parle de leur beauté.
Ce sont des cheveux d'un noir d'ébène, tranchant sur un front d'une blancheur éblouissante.
Je n'exagère point ; la forme générale de leurs traits rappelle la Vénus d'Arles (...)[226] »

Même Madame de Sévigné évoque la Vénus dans ses fameuses lettres[227], à l'instar d'autres écrivains érudits qui rapportent avec admiration l'existence de la Vénus dans leurs carnets de voyage en France, tels déjà Jean Huguetant en 1680[228], Jacques-Antoine Dulaure en 1798[229], Abel Hugo en 1835[230], la comtesse de Blessington en 1841[231], Amable Tastu en 1862[232], Paul Mariéton en 1890[233] et André Hallays en 1913[234]. En 1833, Augustin Fabre écrit :

« On vantait la Vénus d'Arles. On admirait la grâce de son voluptueux sourire, la pureté de ses formes enchanteresses, et les femmes lui sacrifiaient, bien dignes par la renommée de leurs charmes de professer son culte[235] ».

Curieusement, le mythe de l'Arlésienne a prospéré alors que le souvenir de la matrice vénusienne s'est estompé à l'égal de son aura dans l'art antique. Peu d'auteurs se réfèrent désormais à la Vénus d'Arles et Bernard Citroën est sans doute une exception à la fin du XXe siècle[236] à laquelle répondent au début du XXIe siècle ces évocations admiratives de la Vénus sur un roman-blog datées de janvier et février 2011[237], cette ode en mai 2013 sur un site de poésie[238] et cette comptine urbaine en 2014[239]. Cependant, plus de trois siècles après sa découverte, la Vénus suscite toujours la nostalgie. Son retour à Arles a ainsi été réclamé par des nationalistes occitans dans un communiqué en date du 2 février 2007[240], suivi d'interventions auprès du président-directeur du musée du Louvre et des autorités politiques[241], ce qui ne fait que raviver le regret et le mythe de l'absence cultivés par Frédéric Mistral qui, dénonçant l'abandon de l'antique Arlésienne, avait lui aussi demandé qu'elle rentre au bercail en 1891[242], également depuis les années 1903-1912 par la Société des amis du Vieil Arles (qui obtint du Louvre la restitution du buste d'Auguste)[243], en 1929 par Stendhal[244] et, encore en 2011, par le président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, ancien ministre et maire d'Arles, Michel Vauzelle[245].

Créations artistiques autour de la Vénus[modifier | modifier le code]

Art contemporain[modifier | modifier le code]

  • Lucien Clergue, photographe arlésien, entreprend un travail sur la Vénus d'Arles au Louvre (collages photographiques, surimpression), Paris, 1991[246] ; L'une des œuvres réalisées
  • Élèves de l'Académie d'Aix-Marseille qui refont la garde-robe de la Vénus d’Arles (collages photographiques)[247]
    • Collège Jules Ferry à Marseille, une classe de 6e, février 2007[248] ;
    • Collège Carcassonne à Pelissanne, une classe de 4e latiniste, avril 2010[249]
  • Série d'expositions organisées à Arles concernant la Vénus d'Arles, 24/26 novembre 2006[250] :
    • La Vénus fait un carton : TOY recrée la Vénus d’Arles en bandelettes de carton ;
    • La Vénus d’Arles s’est échappée : des dessinateurs créent une bande dessinée ;
    • Vénus virtuelle : Remodélisation en 3D de la Vénus d’Arles ;
  • Saleire, Portrait de la Vénus d'Arles customisée, poster (début du XXIe siècle)[251]
  • Zevs, Le choc de Vénus. En 2010, consécutivement au renversement accidentel de la copie de la Vénus d'Arles située place Zeus à Montpellier (supra), l'auteur s'est emparé de l'évènement pour une mise en scène fluoréscente sur les lieux mêmes de l'accident[174].
  • David Pinzón, installation photographique, à l'occasion de la venue de la Vénus d'Arles à l'exposition Rodin à Arles, 2013[252]

Comédies et littérature[modifier | modifier le code]

Outre les œuvres littéraires déjà évoquées (supra) :

  • Joseph Bard, « La Vénus d'Arles. Lecture du matin », (Roman) A. Cherbuliez et L. Baboeuf L., Paris et Lyon, 1834, deux tomes en un volume, XVI-264 p., in-8°. [lire en ligne]
  • Georges Denola, La Vénus d'Arles (film) (1911) (interprètes : Jeanne Brindeau, Andrée Divonne, André Lefaur, Armand Tallier)[253] ;
  • Jean-Marie Floret (Préf. de Émile Ripert), La vénus d'Arles (roman), Éditions de la Revue « En Provence », 1931, 272 p
  • Joseph Méry, avec Auguste Barthélemy, La Vénus d'Arles (1866) Lire en ligne; Marthe la blanchisseuse. La Vénus d'Arles (1874)
  • Jean Variot, La Vénus de Praxitèle et madame Candaule, Lefèbvre Henri, Paris, 1948
  • Louis Varney, La Vénus d'Arles, (opéra comique) , livret de Paul Ferrier et Armand Liorat, créé le 30 janvier 1889, Paris, Nouveautés (interprètes : M. Piccaluga et Mlle Auguez, immortalisés par Nadar[254]) ;
Peinture murale de Jean Thiry - XXe siècle
La Vénus d'Arles, trophée du Forum lyrique européen, sculptée par Liliane Guiomar (Photo Olivia Doray)

Gravures et dessins anciens[modifier | modifier le code]

  • In Recueil d’antiquités formé par Monsieur Laurent Bonnemant (après 1680) (Ms 242, Médiathèque d’Arles) :
    • Pierre-Mathieu Ogier de Lyon, La Vénus d'Arles, deux dessins, (avec miroir), 1687[255],[256]
    • Wolffy J., La Vénus d'Arles
    • Mesnaget, Diane d'Arles (sans bras), eau forte, 1657[255]
  • in Recueil de dessins et contre-épreuves de différents maîtres (Vol. 453), composé par Pierre-Adrien Pâris - Dessin anonyme du XVIIIe siècle, Bibliothèque municipale de Besançon[257] ;
  • Maurice Boudot-Lamotte, La Vénus d'Arles, (fin XIXe siècle), Musée départemental de l'Oise (Beauvais) ;
  • Philippe Mellan, Diane d’Arles, (sans bras, avec armoiries) (1653), Arles, Collection privée[258] ;
  • Jean-Baptiste Monicart, La Vénus d'Arles in "Versailles immortalisé par les merveilles parlantes", tome 1, 1730, Châteaux de Versailles, Étienne Ganeau et Jacque Quillau, p. 400 Lire en ligne ;
  • Paul Maurou, Lecture de la Vénus d'Arles au théâtre antique avec les Cigaliers, eau forte, vers 1884[259];
  • Alice Reboursière, Vénus d'Arles, étude académique de la tête au fusain, 1901 (Collection particulière)[260] ;
  • Denis Testeblanque, Diane d'Arles (sans bras) (1659)[255] (Médiathèque d’Arles)
  • Simon Thomassin :
    • La Vénus d'Arles (deux estampes), in Recueil de cinquante des plus belles figures antiques et modernes, placée dans la Galerie des Glaces du château et parc de Versailles (XVIII° s), Châteaux de Versailles[261].
    • La Vénus d'Arles (sans bras), Bibliothèque Méjanes, Arles (Ref AP55S02047)
  • N. Tinet, La Vénus d'Arles, gravure sur cuivre de Benoît-Louis Henriquez (1787)[262] in « Abrégé chronologique de l’histoire d’Arles... » de Jean-François Noble de Lalauzière, Arles, Imprimerie de Gaspard Mesnier, 1808.

Peintures, art mural[modifier | modifier le code]

  • Augustin Dumas, dit Le Long de Castelan, Arlésienne à la Vénus, (peinture) (1858), Arles, Museon Arlaten (illustration supra) ;
  • Mandon de Cazan, La Vénus d'Arles, peinture de plafond, en médaillon (1767), salle du conseil de l'Hôtel de ville d'Arles[263] ;
Graphe-tag sur la rocade d'Arles (2013)
  • Michel Ghougassian, Trompe-l’œil mural d’après la Vénus d’Arles, Château de la Canière à Thuret (1995)[264]
  • François Huard, Les Fouilles de la tour de Roland (vers 1843), Museon Arlaten, Arles (on ne voit pas la vénus mais les fouilles à son propos) ;
  • Magali Junior, Vénus d'Arles, acrylique sur toile (2008) (collection de l'auteure)[265] ;
  • Léo Lelée
    • La Vénus d’Arles, Lithographie (1903) ;
    • Affiche du 25° anniversaire des Fêtes d'Arles (1947)[266] (Médiathèque Arles)
  • Mathilde L'Huillier, Portrait de la Vénus d'Arles, mosaïque murale réalisée en pâte de verre italienne de Trend[267] (début XXIe siècle) (collection particulière)[268] ;
  • Florent Natoire, Les antiquités d'Arles en un seul point de vue, pastel, 1777 (La Vénus déjà à Versailles y apparaît en silhouette évidée évoquant son absence) (Museon Arlaten, Arles)
  • Hubert Robert montrant la salle de l’Apollon du Belvédère dans son aménagement du tout début du XIXe siècle, dans laquelle on reconnait la Vénus d’Arles et l'Aphrodite du Capitole[269] ;
  • Jean Thiry, La Vénus d'Arles, peinture murale en trompe l'œil (XXe siècle), (collection du peintre) - Carros (près de Nice) - (ci-dessus) ;
  • André Vigneau, Vénus d'Arles, affichette publicitaire pour Innoxa (1930), imprimerie Lecram-Press[270] ;
  • Anonyme, graphe-tag papier, sur les flancs de la rocade d'Arles à l'entrée du Muséee de l'Arles antique (2013)

Sculpture[modifier | modifier le code]

  • Anonyme :
    • Relief d'une tête de femme d'après la Vénus d'Arles, Musée Bouchard (Paris);
    • Buste de la Vénus d'Arles du XVIIe siècle, Maison Carrée de Nîmes[271];
    • Statuette d'après la Vénus d'Arles, Musée de Brou (Bourg-en-Bresse);
    • Statuette de la Vénus d'Arles, reproduction en bronze à patine noire nuancée vernie, 41 cm, fin XIXe siècle (collection particulière)[272]
  • Liliane Guiomar, Vénus d'Arles, statuette en grès, sans bras, pour le Forum lyrique européen d'Arles (XXe siècle), (photo ci-contre et détails ci-après);
  • M. Richard, Tête d'après la Vénus d'Arles, Hôtel du gouverneur général (Paris)
  • Fonderie Ferdinand Barbedienne, statue en bronze de la Vénus d'Arles, 84 cm (1880)[273]
  • Fonderie Val d'Osne, statues en fonte de la Vénus d'Arles du XIX°s ou tout début du XX°s qui sont connues : un exemplaire moyen format (hauteur 1,30 m, sur socle en bois)[274] et deux exemplaires à l'echelle 1 implantés, l'un dans le jardin du mail à Angers, l'autre dans le vertugadin du château de Chantilly[275] (supra).

Événements[modifier | modifier le code]

  • Art Lyrique - La Vénus d'Arles a donné son nom et sa silhouette à un trophée remis comme premier prix du Forum lyrique européen organisé depuis 2000 par le Comité des fêtes de la ville d'Arles (généralement en juin). La sculpture constituant le trophée (ci-contre) est l'œuvre de Liliane Guiomar, peintre régional et maître santonnier, Meilleur ouvrier de France (supra);
  • Le printemps des musées - Lors de l'édition 2004, par exemple, le Musée de l'Arles et de la Provence antiques proposait au jeunes enfants de «croquer la Vénus» et à tous, une «visite-atelier sur l'aventure et les mésaventures d'un objet archéologique : La Vénus d'Arles[276] ».
  • Le Musée départemental Arles antique proposait en 2009 et en 2010 deux contes de Fabien Bages : « Il était une fois... la Vénus d'Arles », présenté comme le récit au jour le jour de la naissance de la statue aux époques antiques, de son étrange découverte et de son extraordinaire destin, ainsi que l'histoire de la sulfureuse déesse et de toute sa tumultueuse parentée ; « Les Dieux et la naissance des étoiles » présenté comme la fin des aventures de la Vénus d'Arles qui évoque la naissance des étoiles[277].
  • Le Comité international des jeux mathématiques, lors de sa deuxième chasse aux trésors en novembre 2009 a posé une énigme mettant fortuitement en scène la Vénus de Milo, la Vénus d’Arles et la Victoire de Samothrace[278].

Source d'inspiration[modifier | modifier le code]

  • Œuvres littéraires :
    • Pour sa Vénus d'Ille, Prosper Mérimée pourrait s'être inspiré de plusieurs Vénus, dont la Vénus d'Arles (supra)
    • Alphonse Daudet pourrait s'être inspiré de l'histoire changeante et mouvementée de la Vénus d'Arles pour l' Arlésienne des Lettres de mon moulin (supra)
  • Sculptures et art contemporain :
    • L'exposition consacrée à Auguste Rodin à Arles en 2013 évoque les sculptures antiques ayant inspiré l’artiste, parmi lesquelles figure la Vénus d'Arles (supra)
    • Pour sa Vénus au chiffons (Venere degli stracci/Vénus off rags) Michelangelo Pistoletto se serait inspiré de plusieurs Vénus, dont la Vénus d'Arles[279].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. On sait que les Romains ont pillé sans vergogne les œuvres grecques en récupérant directement des œuvres ou en les copiant. Cependant, à propos de la Vénus, Charles Lenthéric, précise : « On ignorera probablement toujours son origine; mais il est cependant très probable qu'elle n'a pas été transportée de la Grèce dans la Gaule; Elle est née et s'est épanouie sous le ciel de Provence, semblable à une fleur dont la semence grecque aurait été apportée par un souffle de l'Orient et dont l'éclosion un peu tardive rappellerait, à trois siècles de distance, la beauté supérieure, la pureté et la délicatesse des grandes œuvres de la patrie disparue », La Grèce & l'Orient en provence (cf. Bibliographie), p. 260
  2. Par exemple, Jean-Julien Estrangin rapporte : « Ce marbre est vraiment une Vénus antique, une copie de celle de Praxytèle, dont l'original était en bronze » Cf. Études archéologiques, historiques et statistiques sur Arles, Aubin éditeur, 1838, p. 57. Cependant, par référence aux textes anciens (notes 7 et 8, ci-après), il est plutôt admis qu'elle était en marbre.
  3. Selon : Pierre Rosenberg, La Vénus d'Arles in Dictionnaire amoureux du Louvre, Plon, 2007 - Jean-Luc Martinez, Vénus d'Arles in catalogue de l'exposition Versailles et l'antique, 13 novembre 2012-17 mars 2013, Château de Versailles, Artlys, Paris, 2012, p. 36-37
  4. Formule employée par le Louvre dans sa notice
  5. Louis Jacquemin parle de « systide » (op. cit., p. 367) et Le Louvre évoque « l'himation » sur la fiche descriptive de la Vénus d'Arles [1]
  6. Louis Jacquemin précise que ce type de bracelet ne se trouve qu'en dessous de la saignée du bras, ce qui le distingue de l'épicarpe toujours placé autour du poignet (op. cit., p. 368)
  7. Selon Wilhelm Frœhner, Notice de la sculpture antique du Musée national du Louvre, Vol. 1, Charles de Mourgues frères, 1878, p. 180
  8. Charles Lenthéric (précité, p. 255) précise en effet : « Le marbre de la Vénus d'Arles n'est pas absolument blanc. il a gardé une sorte de teinte brune et presque dorée qu'il est impossible d'attribuer uniquement au temps ou au soleil; très probablement il avait reçu quelqu'une de ces préparations encaustiques (...) qui préservaient les statures antiques des attaques de l'air et de l'humidité. On y trouve même quelques traces de coloration qui permettent d'affirmer que la statue avait été réellement peint ».
  9. La coloration et sa protection résultaient généralement des opérations de Causis (brûlure/cicatrisation) et de Ganosis (brillance). Praxitèle lui-même aimait à travailler avec le peintre Nicias, spécialiste d'une technique semblable [2]
  10. Voir ce qu'en pense, par exemple, l'Association pour le respect de l'intégrité du Patrimoine s'agissant du nettoyage et de l'entretien des Antiques qui causerait une triple destruction : artistique, picturale et archéologique. Ceci rebondit sur l'opinion de Charles Lenthéric (précité, p. 251) qui s'en prenait aux restaurateurs de la Vénus (entre autres) « dont le moindre défaut est d'enlever à tout ce qu'ils touchent cette teinte lentement déposée par les siècles et ce grain si fin et si délicat qu'on a pu appeler avec raison l'épiderme du marbre »
  11. L'auteur précisant que ce badigeon rouge est le mordant au moyen duquel les anciens fixaient l'or sur le marbre (Monographie du théâtre antique d'Arles, Dumas et Dayre, tome II, 1863, p. 371)
  12. Jules Formigé, « Note sur la Vénus d'Arles », dans Comptes-rendus de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres no 39 (1911), p. 663 et 659. Texte intégral sur Persée.fr
  13. Cécile Carrier, « Sculptures augustéennes du théâtre d'Arles » in Revue archéologique de Narbonnaise, 2005, volume 38, no 38-39, p. 377
  14. En ce sens les présentations historiographiques de Vénus/Aphrodite sur les sites Mémo.fr - Hachette et Lutèce
  15. Selaon Emmanuel Daydé « il ne fait pas de doute que cette jeune beauté praxitelienne est à l’origine de toutes les Aphrodite aux seins nus, Vénus de Milo comprise » : Exposition. Praxitèle aphrodisiaque in Revue ARTabsolument, no 21, été 2007, p. 45
  16. Ouvrage précité, p. 252 (le terme décadence évoque ce que l'on préfère nommer aujourd'hui la période hellénistique)
  17. Un collège, repris et agrandi par les Jésuites était installé sur le site du théâtre antique depuis 1489. Une partie fut vendue en 1648. Voulant creuser une citerne le nouveau propriétaire, M. Naufari Brun, prêtre (parfois dénommé Abbé Lebrun), découvrit la Vénus à 8 pans sous terre (environ 2 mètres). Le lieux où se trouvent les deux colonnes rescapées du Théâtre (les deux veuves), aux pieds desquelles fut découverte la Vénus, prit ensuite le nom de cour de la Miséricorde, du nom des sœurs qui remplacèrent les Jésuites en 1664, avant de devenir la cour Perrin, du nom du nouveau propriétaire qui poursuivit lui-même les fouilles, notamment en 1787. La cour subsista jusqu'au début du dégagement de la totalité du Théâtre dans les années 1830. Selon Michel Baudat, Du collège d'Arles au Museon Arlaten, Collection "Histoire d'Arles" no 7, Société des Amis du Viel Arles, 1996, p. 13 (lire)
  18. La légende au bas de la copie de la Vénus d'Arles ornant la villa Kerylos (infra) rappelle qu'au moment de sa découverte, « elle était considérée comme l'une des plus belles Antiques de France et peut être du monde » - illustration sur Flick.com. À la fin du XIXe siècle Charles Lentheric écrit encore que « La Vénus d'Arles vaut à elle seule tout un musée » (« L'Art grec à Arles », dans La Grèce & l'Orient en Provence, Plon, Paris, 1878, p. 259), tandis que Louis Jacquemin constate qu'elle est « chantée sur tous les tons et entourés d'honneur » (Op. cit., p. 368). Voir également la citation de cet auteur et celle de Perrot (infra, note 187).
  19. La Vénus fut retrouvée en trois fragments principaux. D'abord la tête le 6 juin 1651 en creusant une citerne dans la maison de l'abbé Nauphary Brun contiguë de deux colonnes antiques. Suivirent le corps jusqu’en dessous des genoux, les jambes et les pieds avec la base. Comme le précise Charles Lenthéric (précité p. 250 et 251) : « le marbre était enfoui au-devant des colonnes de l'avant-scène (.../...). Mais il portait quelques traces de mutilation, et le torse était brisé en trois parties que l'on a pu heureusement rapprocher. La tête et le corps sont à peu près intacts; les bras seuls n'ont pu être retrouvé ». Or, on rechercha longtemps et vainement ces derniers. Par exemple en 1676 le consul François de Boche (Dominique Séréna-Allier - Préface : Daniel Jacobi, Louis XIV et la Vénus d'Arles : la plus belle femme de mon royaume, Actes Sud Sciences humaines, Hors collection, Septembre, 2013, p. 23). Sans plus de résultats sur ce point, d'autres fouilles furent entreprises entre 1679 et 1684, notamment par le commissaire des troupes du roi en Provence, Simon Lenfant, puis au XIXe siècle à l'initiatives du Baron de Chartrouse, (Maire d'Arles) sous la conduite des architectes Questel et Revoil pour dégager l'ensemble du site. Cette recherche ne prit fin qu'en 1833, marquant le début du dégagement du Théâtre lui-même. Celui-ci s'achèvera en 1860 mais la restauration du théâtre s'éternisera bien après la première guerre mondiale - Bulletin de l'Association des Amis du Viel Arles, décembre 1974, no 15, p. 3 et Patrimoine en chantier : le Théâtre antique sur le site patrimoine.ville-arles.fr (consulté le 26 août 2012)
  20. Louis Jacquemin relève que les premières recherches achevèrent de détruire les vestiges de l'avant scène du théâtre, op. cit., p. 366
  21. Délibération du conseil de la ville du 26 juin 1651 pour le rachat de la Venus d'Arles à l'abbé Brun
  22. Selon Jules Formigé, op. cit., p. 658 et D. Séréna-Allier, 2013, p. 16
  23. La Vénus est est toujours mise en valeur dans une niche mais présentée sur un chapiteau provenant du quartier de Trinquetaille, avec un socle reconstitué assorti d'une inscription de l'Abbé Verdier (D. Séréna-Allier, 2013, p. 16)
  24. Louis XVI fut accueilli par deux fois à Arles en janvier puis en mars 1660 où il visite la belle Arlésienne et confirme ses privilèges à cette cité qui lui est plus fidèle que Marseille (D. Séréna-Allier, 2013, p. 15)
  25. En récompense de leur zèle, les autorités Arlésiennes espéraient que Louis XIV annule notamment les dettes de la ville, selon R. Venture, « L’affaire de la Vénus », in Le Goût de l’Antique, quatre siècles d’archéologie arlésienne, Arles, 1990, p. 44-45. Voir aussi sur le site de la ville d'Arles - Séréna-Allier souligne combien cet espoir était illusoire et irréaliste (op. cit., 2013, p. 40) - En fait, la ville d'Arles était en procès avec le Domaine, au sujet de la Directe, et le don de la Vénus était destiné à bien disposer le roi et ses ministres, en faveur de la ville, qui perdit cependant son procès peu de temps après (Antoine-Joseph Rance, L'Académie d'Arles au XVII° siècle d'après les documents originaux, étude historique et critique, t.3, Librairie de la société bibliographique, Paris, 1890, p. 356)
  26. Lorsque les lieux où fut découverte la Vénus furent vendus 3 ans auparavant, Il était déjà précisé que les deux colonnes ne pourront être abattues, qu'aucune construction ne pourra être édifiée contre elles et qu'il faudra en laisser l'accès libre à ceux qui voudront les visiter [Selon Michel Baudat, op. cit., p. 13]. Les sœurs de la Miséricorde durent s'y plier car après l'extraction de la Vénus et divers fouilles entreprises bien avant le dégagement du théâtre, les lieux, encore globalement dans leur situation primitive, devinrent un véritable musée à l'air libre où furent entreposées les découvertes successives, vestiges statuaires, bas-relief, etc. [Selon Le Comte de Villeneuve, Statistiques du département des Bouches-du-Rhône, A. Ricard, imprimeur du Roi, Marseille, Tome 2, 1823, p. 431]. Pour sa part, Louis Jacquemin souligne qu'avec les fouilles du théâtre antique, Arles avait pris la tête du mouvement visant à préserver et redécouvrir les anciens monuments, op. cit., p. 297 - Sur l'ensemble de cette question : D. Séréna-Allier, 2013, pp. 5 et 7-9
  27. Une gravure du XIX° siècle, inspirée d'un pastel de 1777, où figurent la Vénus restaurée par Girardon et les « deux veuves », résume cette idée d'une ville musée : sur patrimoine.ville-arles.fr en fin de texte
  28. Charles Lenthéric (précité, p. 259), précise que : « la lutte a duré près de cent ans »
  29. En référence à un bronze également trouvé dans le sol arlésien et à la tradition faisant état du culte de Diane implanté en Arles (D. Séréna-Allier, 2013, p. 10)
  30. Lantelme de Romieu (1574) localise à cet emplacement l'autel dédié au culte de Diane chasseresse, par ailleurs implanté de longue tradition dans la région (rapporté par D. Séréna-Allier, 2013, p 10)
  31. Ce sont en particulier les excavations conduites en 1678 par Jacques Peytret qui permettent à ce dernier de repérer le théâtre antique et d'en dresser le premier plan (publié en 1684) qui sera en grande partie confirmé lors du dégagement du monument au XIX° siècle (D. Séréna-Allier, 2013, p. 23)
  32. D. Séréna-Allier, 2013, p. 24
  33. Cette querelle savante, qui opposa notamment le père jésuite Albert Dauguières (qui, après François Rebattu et avec l'abbé Fléche, penchait pour une Diane, entrainant avec lui l'Académie royale des lettres d'Arles dont il fait partie) et Claude Terrin (qui, avec François Gravenol et J. Séguin, penchait pour une Vénus) est notamment rapportée par Charles Lenthéric (précité, p. 259 et 260), par Jean-Julien Estrangin, Études archéologiques, historiques et statistiques sur Arles, Aubin éditeur, 1838, p. 56 et 57, par Louis Jacquemin, op. cit., p. 355.364 Cf. Bibliographie (infra) et par Wilhelm Frœhner, op. cit., 1878, p. 179.182 (Cf. Bibliographie infra). Voir également area-archives.org : La Vénus d'Arles et A.-J. Rance, op. cit., 1890 et D. Séréna-Allier, 2013, pp. 23-30
  34. Conclusions de l'Académie royale de peinture et de sculpture dirigée par Charles Le Brun (D. Séréna-Allier, 2013, p.p. 44-45)
  35. Il fut en effet remarqué qu'en général, les représentations de Diane n'avaient pas les jambes embarrassées de draperie, ni le corps à moitié dénudé, selon Ludovic Lalanne, Correspondance de Roger de Rabutin, Tome v, 1859, p. 625
  36. En ce sens, Jean-Luc Martinez, Vénus d'Arles in catalogue de l'exposition Versailles et l'antique, 13 novembre 2012-17 mars 2013, Château de Versailles, Artlys, Paris, 2012, p. 36-37
  37. Aubin-Louis Millin, Voyage dans les départements du midi de la France, tome III, 1807, p. 500
  38. Antoine Magnin relata en vers comment le roi fut conduit à trancher en faveur de Vénus (Le triomphe de Vénus, Mercure Galant, avril 1665, p. 149.162)
  39. a et b Selon Jean-Julien Estrangin, op. cit. p. 57
  40. Selon Alexandre Maral, « Quand Versailles retrouve ses antiques » in Dossier de l'Art, no 201, novembre 2012, p. 9.
  41. Claude Terrin, deux ouvrages de 1680 et 1697, in Bibliographie (infra)
  42. À la fin du XIX° siècle, Lenthéric (op. cit, p. 263-264) peut conclure que les principales découvertes, dont la Vénus d'Arles, semblent bien prouver que le théâtre d'Arles était, comme celui de Marcellus à Rome, consacré à Vénus elle-même et placé sous la protection d'Auguste
  43. Louis Jacquemin s'en étonne ainsi : « nous ne saurions expliquer comment il se fait qu'en dépit de l'éclatante publicité donnée à l'arrêt donné par Girardon et ses confrères, les Arlésiens eussent refusé d'admettre comme une vérité ce qui, alors, était regardé comme le sentiment universel », op. cit., p. 365
  44. a et b Jules Formigé, op. cit., p. 658
  45. Outre deux des danseuses on a également retrouvé lors des premières fouilles, le torse d'Auguste, un silène appuyé sur une outre et une statue de Jupiter et de nombreux vestiges de statues non identifiables - Sur le site de la ville d'Arles et Charles Lenthéric, La Grèce & l'Orient en Provence (précité), p. 260-263. Jean-Julien Estrangin énumèrent les résultats des différentes fouilles entre 1651 et 1837, op. cit, p. 55-72
  46. Fred S. Kleiner souligne qu'Arles, érigée en colonie romaine en 46 av. JC pour avoir soutenu César tandis que Massilia (Marseille) avait plutôt soutenu Pompée, a été récompensé de nombreuses façons : "Gallia Graeca, Gallia Romana and the Introduction of Classical Sculpture in Gaul", American Journal of Archaeology, 77 .4, octobre 1973, p. 387f.
  47. Jules Formigé, op. cit., p. 663
  48. Cécile Carrier fait cette hypothèse, identifiant cette statue comme une Vénus Genetrix (génitrice), aux côtés de la Vénus d'Arles qui représenterait une Vénus Victrix (victorieuse) : op. cit., p. 375. Elle trouve confirmation de ce que les deux statues seraient des parèdres dans le fait qu'elles présentent de manière semblable une perforation sur le devant du crâne, probablement pour l'adjonction d'une pièce rapportée en métal, une étoile ou un diadème, op. cit, p. 377
  49. Séparé de la tête retrouvée ultérieurement en 1834, le torse d'Auguste découvert en 1750, initialement transféré au Louvre, ne fut restitué à la Ville d'Arles qu'en 1903 - Bulletin de la Société des Amis du Viel Arles, 1903, p. 30 et 31
  50. La localisation de la statuaire du théâtre d'Arles est également décrite par Jean Servonat, Bulletin de l'Association des Amis du Viel Arles, no 109, décembre 2000, p. 31. Voir une reconstitution du théâtre laissant apparaître l'emplacement de la statuaire Arles, le théâtre antique ainsi que le plan du théâtre et les éléments du décor dégagés Le théâtre romain d'Arles. Également la statuaire exposée au Musée de l'Arles et de la Provence antique Arles - Le musée de l’Arles antique. Une borne vidéo placée au théâtre permet de visualiser l'emplacement de la Vénus d'Arles [3]
  51. Dans la biographie de l'évêque Hilaire, il est mentionné l'affaire du diacre Cyrille qui a reçu un bloc de marbre sur le pied quand il était en train d'enlever sur ordre d'Hilaire, le décor du théâtre pour réutiliser les pierres pour la construction des basiliques. Wilhelm Frœhner rapporte aussi cette dernière hypothèse qu'il source avec précision, op. cit. p. 180 (Cf. Bibliographie infra)
  52. Jean-Julien Estrangin relatait déjà les différentes circonstances au cours desquelles le théâtre antique d'Arles et ses ornements ont sans doute été successivement dévastés, op. cit., p. 44-46 Cf. Bibliographie infra)
  53. Op. cit. p. 250.251
  54. a et b Cécile Carrier évoque la Vénus Acéphale du Capitole à Rome, la Vénus Cesi à Versailles (hormis la tête et le bras droit rapportés), la partie inférieure d'une statue de Vénus conservée au Palazzo Margherita à Rome, le fragment de torse d'Athènes (du théâtre de Dionysos) et la tête dite Aphrodite Dart (du nom de sa propriétaire californienne) (in « Sculptures augustéennes du théâtre d'Arles » in Revue archéologique de Narbonnaise, 2005, volume 38, no 38-39, p. 371-372). On peut y ajouter notamment la tête d'Aphrodite du Musée d'Athènes, dite Tête de la Tour des vents (Photo sur Wikipédia Commons), la Tête d'Arles (supra) et la Vénus de Townley à Londres : Identifications citées par Pasquier (« Praxitèle au Louvre : parti pris d’une exposition ». Communication au Colloque international Figures d'artistes dans l'Antiquité grecque : les limites de la monographie sous la direction d'Alain Pasquier et de Jean-Luc Martinez, Musée du Louvre. 24 mars 2007). Ainsi que le buste de Délos (Ludovic Laugier, « La Vénus d'Arles » in Dossier de l'Art, no 139, mars 2007, p. 53)
  55. Dans leur Dictionnaire, Ch. Daremberg et E. Saglio (1877) précisent déjà : « La Vénus d'Arles, où l'on reconnaît généralement la copie d'une œuvre de Praxitèle. » Charles Lenthéric fait le même constat (précité, p. 252). Idem pour Adolf Furtwängler (infra) et, plus contemporain, pour Alain Pasquier (infra)
  56. Son existence est évoquée dans plusieurs textes grecs anciens. Par exemple Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne].
  57. Selon la formulation de Jérome Farssac sur www.lesculturelles.net, mars 2007
  58. Selon la formulation, ou une formulation semblable de Jérome Farssac, ibid
  59. a et b 3dsrc.com : Aphrodite, dite "Vénus d’Arles" sur http://www.3dsrc.com
  60. a et b Selon le site education.louvre.fr
  61. Emmanuel Daydé, Exposition. Praxitèle aphrodisiaque in Revue ARTabsolument, no 21, été 2007, p. 45 Lire en ligne
  62. Ce point est rappelé dans la présentation de la Vénus que fait Le Louvre sur son site (précité). Brunilde Sismondo Ridgway qui est la plus critique concernant cette attribution, constate également que tête est praxitélienne ("L'Aphrodite d'Arles" American Journal of Archaeology, vol. 80, no 2, printemps 1976, p. 147)
  63. Ainsi (en complément de l'énumération précédente) de la tête Kaufmann (Le Louvre); la tête Leconfield (Petworth House) et la Vénus de Martres (Musée des antiques de Toulouse)
  64. Claude Rolley qualifie certaines des anecdotes qu'on y trouve de « douteuses », La Sculpture grecque, vol. II : La période classique, Picard, Manuels d'art et d'archéologie antiques, 1999 (ISBN 2-7084-0506-3), p. 243 ; et Alain Pasquier invite à les considérer « avec la plus grande des prudences », « Éléments de biographie » in catalogue de l'exposition au musée du Louvre, 23 mars-18 juin 2007, p. 21.
  65. Athénée, Deipnosophistes [détail des éditions] [lire en ligne] (XIII, §590). Traduction de Marion Muller-Dufeu et Pline, Histoire naturelle (XXXVI, 20). Ainsi Phryné, « lors de la fête des Éleusinies et lors de celle de Poséidon, retira ses vêtements et défit ses cheveux devant tous les Grecs assemblés et plongea dans la mer ; d'après elle, Apelle peignit l’Aphrodite Anadyomène ; et le sculpteur Praxitèle, son amant, sculpta sur son modèle l’Aphrodite de Cnide ».
  66. Alciphron, Lettres de pêcheurs, de paysans, de parasites et d’hétaïres (frag. 3).
  67. Pausanias évoque deux portraits dont l'un situé à Thespie, l'autre un bronze doré consacré par Phryné elle-même à Delphes, Description de la Grèce, I, 20, 4; IX, 27, 5 et X, 15, 1. Voir également Athénée, XIII, p. 590 et Plutarque, De Pythiae oraculis, 15
  68. On a voulu reconnaître les portraits dont parle Pausanias dans la Vénus de Townley, dans la tête de la Tour des Vents (Cf. illustration sur Wimédia commons) ou celle d'Arles (au Musée de l'Arles de la Provence antiques, FAN 92.OO.405) et quelques autres (rappel).
  69. a et b Son existence est évoquée par exemple Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne]. L'auteur note l'existence à Thespies en Béotie (Grèce centrale) d'un groupe composé d'Éros, de Phryné et d'Aphrodite. Notamment : (IX, 27, 5) « ἐνταῦθα καὶ αὐτοῦ Πραξιτέλους Ἀφροδίτη καὶ Φρύνης ἐστὶν εἰκών, λίθου καὶ ἡ Φρύνη καὶ ἡ θεός » (« Là [à Thespies], de Praxitèle lui-même, se trouvent une Aphrodite et une statue de Phryné, toutes les deux en marbre, Phryné et la déesse »). Voir également Pline l'Ancien, Histoire naturelle (XXXVI, 20).
  70. Furtwaengler l'identifie dans la Vénus Richelieu (Le Louvre), Meisterwerke, p. 552-553.
  71. Sur le mini-site du Louvre (précité) Alain Pasquier résume cette question clairement : « S'agirait-il d'une réplique de la statue d'Aphrodite qui se dressait à côté du portrait de Phryné dans le sanctuaire de Thespies tel que le narre Pausanias ou bien sommes nous en face d'un reprise de l'Aphrodite vêtue qu'avaient choisi les habitants de l'île de Cos tandis que les cnidiens optaient pour le modèle dévêtu ? »
  72. Histoire naturelle (XXXIV, 69)
  73. La transcription de Pline a pu donner lieu à de multiples interprétations. Cf. Jean-Luc Martinez, Jean-Luc Martinez, « Les œuvres attribuées à Praxitèle », dans Alain Pasquier et Jean-Luc Martinez, Praxitèle. Catalogue de l'exposition au musée du Louvre, 23 mars-18 juin 2007, éditions du Louvre & Somogy, Paris, 2007, p. 31
  74. Adolf Furtwängler, Meisterwerke der Griechisclien Plaetlk. Knnstgescliiclitliclie Untersncliungen. Gr. in- 8 de xvi-767 p., Leipzig et Berlin, Giesecke et Devrienl, 1893, p. 547
  75. Et à sa suite Giulio Emanuele Rizzo en 1932
  76. Alain Pasquier qui semble avoir rédigé les commentaires accompagnant le mini-site du Louvre sur l'exposition Praxitèle (précité) souligne à propos de la Vénus d'Arles « ce dévoilement progressif repose sur l'idée moderne de la pudeur et ne peut être retenu comme un critère de datation »
  77. Rapporté par Pasquier, « Praxitèle au Louvre : parti pris d’une exposition », 2007 (précité).
  78. Salomon Reinach, « Recueil de têtes antiques idéales ou idéalisées, » Gazette des Beaux-Arts, 1903, pl. 182 et p. 145
  79. Dès 1894, Salomon Reinach discutait certains éléments de cette chronologie sans remettre foncièrement en cause le rattachement à Praxitèle (56. Furtwaengler, Les chefs-d'œuvre de l'art grec in Revue critique d'histoire et de littérature, no 6, février 1894). Plus récemment, voir Claude Rolley qui retient également une datation antérieure à la Vénus de Cnide, « La Sculpture grecque, vol. II : La période classique », Manuels d'art et d'archéologie antiques, Picard, 1999, p. 256.
  80. Évoquant l'ensemble des œuvres rattachées à Praxitèle, les conservateurs du Louvre soulignent : « Cette vision généreuse en termes d’attribution, est aujourd’hui largement remise en cause par les chercheurs et la présentation d’une grande majorité des répliques connues des œuvres citées ci-dessus permet d’approfondir les études de ces différents types statuaires, dont tous ont en commun le même problème, à savoir leur introduction dans l’œuvre de Praxitèle » in Dossier de presse de l'exposition Praxitèle du 23 mars au 18 juin 2007 : V-Praxitèle, une carrière ? Une démarche du XIXe siècle, p. 5.
  81. Alain Pasquier, Jean-LucMartinez (dir.), Michel Amandry, Michael Benet, Geneviève Bresc-Bautier, et al, Praxitèle. Exposition, Paris, musée du Louvre, 23 mars - 18 juin 2007 (catalogue de l'exposition), Musée du Louvre Éditions Somogy, Paris, 2007, 456 p.
  82. Les auteurs citent (p. 14) : The Art of Praxiteles, The Development of Praxiteles’ Workshop and its Cultural Tradition until the Sculptor’s Acme [364-1 BC] , Rome 2004
  83. Les auteurs citent (p. 14) : Fourth-Century Styles in Greek Sculpture, University of Wisconsin Press 1997, 261-267
  84. Alain Pasquier rapporte cette thèse sur le mini-site du Louvres (précité) ajoutant pour nuancer « même si une statuette de terre cuite bien antérieure rappelle le type statuaire de la vénus d'Arles »
  85. Alain Pasquier signale qu'un torse du même modèle exposé au musée d'Athènes en proviendrait (ce qui reste incertain) qui serait le prototype créé pour cette fonction selon Ridgway, in Dossier de presse de l'exposition Praxitèle du 23 mars au 18 juin 2007 : La Vénus d'Arles, p. 19.
  86. Selon Cécile Carrier, le type de la Vénus d'Arles s'intègre parfaitement bien dans les choix iconographiques de l'idéologie impériale, comme symbole des victoires d'Auguste, et suit les schémas "classicisants" préconisés dans l'art officiel de cette période, les plus aptes à exprimer les vertus telles que la dignités et la maiestra. Elle retient également l'irréalisme du drapé mais souligne qu'il donne de la Vénus « une image savamment élaborée » adaptée au rôle symbolique, qu'elle incarne mieux que d'autres Vénus Victrix, op. cit., 2005, p. 372-374
  87. Op. cit., p. 45
  88. Op. cit. p. 264
  89. Cf. catalogue précité, p. 28
  90. Selon Nicolas Milovanovic, qui ajoute, qu'avec Diane de Versailles, les deux statues sont accueillies comme des chefs-d'œuvre absolus des collections royales : Quand Versailles retrouve ses antiques in Dossier de l'Art, no 201, novembre 2012, p. 4. Traduction libre de l'expression attribuée à Colbert, qu'aurait reprise Louis XIV, pour qui c'était « la plus belle femme du royaume » (Jules Charles-Roux, « Autour de l'histoire. L'Arrivée de la Vénus d'Arles à Versailles », Paris, A. Lemerre, 1910)
  91. C'est le Premier consul de la ville d'Arles, le marquis Gaspard de Grille d’Estoublon, qui l'offrit officiellement au Roi et ne reçu en retour que la médaille d'or représentant la croix de Saint-Louis (Cf. R. Venture, « L’affaire de la Vénus », op. cit., p. 44-45). Voir aussi sur le site de la ville d'Arles L'affaire de la Vénus. C'est cependant le sculpteur Jean Dedieu qui l'avait préalablement restauré qui se chargera du transport (Cf. area-archives.org : La Vénus d'Arles), par la voie fluviale (Cf. Correspondance Marius Jouveau - Frédéric Mistral /1900 - 1913, Lettre du 30 octobre 1911 Lire en ligne). La Vénus orne primitivement le Cabinet du Roi. L'architecte érudit, Claude Terrin, pour sa part, reçoit du roi une copie de la statue restaurée en marbre de carrare, exécutée par Girardon au sixième de sa grandeur en remerciement de sa contribution à la caractérisation de la Vénus (selon Louis Jacquemin, op. cit., p. 365). (Cf. infra), les consuls arlésiens étant destinataires d'un autre exemplaire (D. Séréna-Allier, 2013, p. 47)
  92. Le Marquis de Dangeau raconte dans son Journal que, ce jour-là, on plaça dans la Galerie une statue nommée "la Vénus d'Arles" (Philippe de Courcillon, marquis de Dangeau, Journal du marquis de Dangeau, publié en entier pour la première fois…, Firmin-Didot, 1854-1860, 19 vol.* [Clermont-Ferrand, Paleo, 2002, 1 vol. paru]). Cf. également, Thierry Sarmant, Les demeures du soleil. Louis XIV, Louvois, et la surintendance des bâtiments du Roi, éditions Champ Vallon, 2003, p. 223 et s.
  93. Voir par exemple : Almanach de Versailles, année 1789... [lire en ligne] - Voir une copie de la Vénus d'Arles dans son emplacement d'origine au château de Versailles pour l'exposition « Versailles & l'Antique » (novembre 2012/mars 2013) : sur le blog connaissancesdeversailles.org. En complément voir une présentation de la décoration de la Galerie des glaces
  94. Selon une description faite en 1720 par Jean-Baptiste Monicart, elle est présentée sur un socle portant l'inscription « Vénus aurelatensis Sta-Anti » (La Vénus d'Arles, statue antique) (D. Séréna-Allier, 2013, p. 49)
  95. Un document semblable a circulé lors de l'exposition et du colloque « Vrai ou Faux, acte III, La beauté réparée, Les critères de l’authenticité », ayant eu lieu les 11 et 12 janvier 2008 à Drouot Montaigne, à l'initiative de la Confédération européenne des experts d'art (CEDEA) [4]
  96. Girardon présenta au roi un petit modèle en cire de son interprétation de la Vénus. Cf. Mercure galant, août 1684, p. 319-321
  97. Pour plus de détails voir par exemple Jules Formigé, « Note sur la Vénus d'Arles », dans Comptes-rendus de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres no 39 (1911), p. 662
  98. D. Séréna-Allier, 2013, p. 48
  99. a, b et c Extrait du catalogue de l’exposition « Praxitèle : un choix romain », Musée du Louvre, 23 mars-18 juin 2007. Voir aussi : Anthony Pontabry, « Rapport de restauration de la Vénus d'Arles », juillet 1990-juin 1991, accompagné du dossier de la gammagraphie. Service de restauration des Musées de France, Versailles, 1991
  100. D. Séréna-Allier, 2013, p. 46
  101. Tout en doutant de l'interprétation de Girardon, Louis Jacquemin fait cette observation pour souligner que le mouvement est plausible et naturel, op. cit., p. 370
  102. Dans leur Dictionnaire (précité), Ch. Daremberg et E. Saglio font l'hypothèse suivante : « La Vénus d'Arles (...) occupée à sa toilette, tenait un miroir dans la main gauche et de la droite elle arrangeait les boucles de sa chevelure » (ce qui contredit la version de la pomme retenue par Girardon tout en confirmant un hypothétique miroir) Présentation selon Louis Séchan
  103. Voir aussi, par exemple, l'Aphrodite conservé au Ephesus Museum (Turquie) [5]
  104. Selon le site education.louvre.fr/
  105. Dossier de presse de l'exposition « Praxitèle » de 2007, Le Louvre, p. 19
  106. Selon Jean-Julien Estrangin, Études archéologiques, historiques et statistiques sur Arles, Aubin éditeur, 1838, p. 57. Pour une illustration : Vénus d'Arles sur http://club.ados.fr (consulté le 1er novembre 2012)
  107. Un érudit du XIXe siècle, Aubin-Louis Millin, argumente le lien entre Auguste et Vénus : « les Arlésiens dont la colonie prend le nom de Julienne [en hommage à Jules César], auront consacré cette image de la déesse » qu'on regarde, dit-il, « comme la souche de la famille Julia [celle de César], dans laquelle Auguste avait été adopté » [Auguste fils adoptif de César], puisque la statue a été « exécutée au temps de cet empereur », et découverte avec une statue géante de celui-ci (Cf. supra). Comme Visconti, l'auteur relève que c'est d'ailleurs cette image de la Vénus victorieuse armée célébrant Auguste qui prévaut également sur les médailles et monnaies de l'époque. (Cf. Voyage dans les départements du midi de la France, tome III, 1807, p. 500 et 501). Pour sa part, Wilhelm Frœhner rappelle en 1878 que « le culte de la Vénus dans la ville d'Arles s'appelait colonia Jidia Arelatensis », « Jidia » pour « Julia » [Jules César], dont la famille « descendait, d'après la légende, en droite ligne de Vénus et d'Anchise » (op. cit., p. 180. Cf. Bibliographie)
  108. Selon Louis Jacquemin, op. cit., p. 370
  109. À cet hommage supposé de la déesse aux victoires d'Auguste, Cécile Carrier ajoute une symbolique plus locale, l'hommage qui serait ainsi rendu par Auguste via Vénus Victrix à la fondation de la colonie d'Arles par son père adoptif César, ainsi qu'aux vétérans de la Legio VI Victrix qui la peuplèrent (op. cit., 2005, p. 374)
  110. Proposition illustrée à l'appui, Cécile Carrier se fonde notamment sur le mouvement de l'Aphrodite acéphale du Capitole et sur une image conforme de Vénus sur un camée de l'époque augustéenne se trouvant au Musée archéologique de Florence, (inv. 14444). Elle répond aux objections de Claude Rolley qui n'en trouve pas trace sur la statue (op. cit., 1999, p. 256) en émettant l'hypothèse que glaive et baudrier pouvaient être des pièces rapportées en métal, peut être en bronze. op. cit, 2005, p. 373 [lire en ligne]
  111. Par exemple lors de la dernière exposition au Grand Palais en 2014 (infra) la légende accompagnant la Vénus d'Arles précise : « (…) À l'origine la déesse de la beauté et de l'amour apparaissait certainement telle une Vénus Victrix (victorieuse) tenant glaive et fourreau, et rappelait la victoire à l'issue de laquelle César a créé la colonie d'Arles pour ses vétérans »
  112. Jules Formigé, « Note sur la Vénus d'Arles », dans Comptes-rendus de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres no 39 (1911), p. 663 et 664. L'auteur, qui observe que l'amorce du bras droit a été substantiellement modifié par Girardon pour rendre plausible son interprétation, s'inspire notamment d'une vénus exposée au musée d'Agen et découverte en 1876 au Mas-d'Agenais qu'il juge ressemblante et dont le bras devait redescendre vers le drapé (Voir la Vénus du Mas d'Agenais sur collegecitescolaire.com - visité le 19 septembre 2014).
  113. Pour Cécile Carrier, le tenon de hanche devait rejoindre le dessous du coude d'un bras qu'elle imagine levé. Celui au bord de l'épaule droite devait relier celle-ci au poignet. Ce dispositif qui alourdissait considérablement la statue était habituel à l'époque, comme une variante du type d'Arles conservée au Musée archéologique d'Istanbul en témoigne, dit-elle (op. cit., p. 371)
  114. Une charmante vénus drappée dite « Richelieu » ou « de Praxitèle » porte une pomme dans la main droite (Le Louvre) [6] et comme dit plus loin, on retrouva un fragment de bras et de main portant une pomme non loin du lieu de découverte de la Vénus de Milo elle-même (infra)
  115. Lui-même suggérerait un miroir dans son ouvrage de 1680
  116. Dans l'autre main, l'hypothèse qu'il aurait pu s'agir aussi bien d'un miroir, que d'un flacon d'huile, est évoquée dans une vieille notice du Musée du Louvre : Wilhelm Frœhner, Notice de la sculpture antique du Musée national du Louvre, Vol. 1, Charles de Mourgues frères, 1878, p. 179. Ludovic Laugier envisage également la plausibilité d'un miroir (op. cit., 2007, p. 52)
  117. Quatremère de Quincy, secrétaire perpétuel de l'Académie des Beaux-Arts, s'y opposa finalement parce que cette restauration butait sur trop d'incertitudes, notamment le fait de trancher si la Vénus de Milo faisait ou non partie d'un groupe statuaire. Pourtant il fut bien envisagé d'adjoindre à la Vénus de Milo les fragments d'un bras et d'une main tenant une pomme, composés du même marbre et retrouvés au même endroit (Selon Félix Ravaisson, La Vénus de Milo, Hachette, 1871, p. 27-28) dont l'analyse récente montre la plausibilité (La restauration de la Vénus de Milo 2009-2010). D'ailleurs, outre divers rebouchages, la Vénus de Milo fut effectivement retouchée pour être préparée à cette reconstitution. Sous l'impulsion du sculpteur Lange, responsable de l'atelier sculpture et de marbre du Louvre, le bras droit et la cassure du nez ont été retaillés pour y recevoir, d'une part, les deux bras préalablement recomposés, d'autre part, le nez manquant qui, finalement, fut effectivement reconstitué, mais en plâtre : Jean-Luc Martinez Les secrets de la Vénus de Milo. Voir aussi Restaurée, la Vénus de Milo prend une nouvelle place au Louvre.
  118. Ainsi, relatant l'exposition Praxitèle de 2007 (supra), Stéphane Guégan s'arrange pour ne pas citer la vénus, pourtant choisie pour illustrer l'exposition, dans un long article, qui en énonce clairement la raison : « le parcours du Louvre s’intéresse d’abord aux pièces les plus célébrées, l’Aphrodite de Cnide, l’Apollon Sauroctone ou le Satyre au repos, avant d’aborder la descendance du maître, plus ouverte nécessairement dès qu’on s’écarte des simples imitations ou des détestables restaurations », La Tribune de l'Art, 9 avril 2007 [7]. Une attitude qui s'équilibre cependant de la remarque de "Lunettes Rouges", un blog du Monde, qui écrit simultanément : « La plus belle Aphrodite de Cnide, la plus belle Vénus d’Arles ne peut reluire au milieu d’un alignement indigeste de ses sœurs inégales » [8].
  119. Par comparaison avec la Vénus de Milo qui l'a supplanté, on avance le fait que cette dernière, dont on aperçoit la naissance du postérieur (contrairement à la Vénus d'Arles), dégage une volupté avec une pose plus lascive propre à la période hellénistique, plus en phase avec les mœurs légères de notre époque et sur laquelle l'absence de bras permet de mieux se focaliser. Également le fait que la Vénus de Milo sera mieux médiatisée car son avènement coïncide avec une époque qui connaîtra les débuts de l'internationalisation des communications, la photographie et la culture de masse [réf. nécessaire]
  120. Pour l'auteur, « notre Vénus d'Arles (…) aura vraiment peu souffert, en définitive, des soins intelligents de Girardon ». Charles Picard. Manuel d'Archéologie grecque. La Sculpture. III, Période classique, IVe siècle (Première partie). Paris, éditions A. et J. Picard, 1948, p. 244 - Pour sa part, Henri Lechat juge que Girardon « a fait ce qu'unanimement on lui demandait de faire, et il la fait sans fantaisie, sans arbitraire, avec une mesure irréprochable, un tact exquis », Henri Lechat, Revue des Études anciennes, T. 17, 1915, p. 16 et s. (Récupération du texte)
  121. Pour Charles Lenthéric, par exemple (précité, p. 251 et 252) : « l'on ne saurait trop déplorer la pitoyable réparation dont elle a été l'objet (...) on l'a dotée de bras et de mains vulgaires dont elle paraît assez embarrassée (...) et la belle anadyomène a ainsi un faux air de maniérisme aussi peu grec que possible »
  122. Pour l'écrivain Paul Mariéton (précité), qui par ailleurs loue sa beauté divine, « Elle n'aura son rang, parmi les divinités de l'art, qu'après qu'on l'aura dépouillée des restaurations pompeuses de Girardon » (La Provence Grecque VII, in La Terre provençale, Journal de route, mai 1890 Lire en ligne)
  123. Pour Jules Formigé qui énumère une à une toutes les imperfections de la restauration, « le désastre est complet ». Ce dernier conclut : « ...si la vénus d'Arles, tant vantée jadis, a produit de nos jours bien des déceptions, cela n'est dû qu'à sa désastreuse restauration » (ouvrage précité, p. 662 et 663).
  124. Dans son Discours i chatouno de 1904, le poète Frédéric Mistral, Prix Nobel de Littérature et créateur du Museon Arlaten (Arles), regrette que la Vénus soit « défigurée » par l'outrecuidance du Roi soleil et l'empressement excessif du sculpteur Girardon - Bulletin de l'Association des Amis du Viel Arles, no 38, septembre 1980, p. 11
  125. Jules Formigé note ainsi : « ...pour effacer les éraflures, tout l'ensemble a été gratté, aplati et appauvri d'une façon déplorable » (ouvrage précité, p. 662 et note de 1912 infra)
  126. Sa communication devant l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres en 1911, qui fait part d'une note de Formigé consécutive à la découverte d'un plâtre original de la Vénus, censé démonter un « sabotage artistique » de la part de Girardon, eut un énorme retentissement et fit longtemps autorité (selon Rémy de Gourmont, Arlequin de marbre, in Le Vase magique, Le Divan, 1923). Cf. Comptes-rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Année 1911, Vol. 55, no 8, séance du 27 octobre, p. 656-664 (note de Formigé comprise) - Lire en ligne. Voir également leurs publications en 1912 : Antoine Héron de Villefosse, « Un Moulage ancien de la Vénus d’Arles », in La Revue de l’Art ancien et moderne, t. 31, janv-juin 1912, p. 11-96 Lire en ligne - Jules Formigé, « Note sur un moulage ancien de la Vénus d'Arles, » Extrait des "Musées de France". no 5. 1912.
  127. Aussitôt, les méfaits présumés de la restauration de Girardon font la une de la presse nationale et régionale en 1911, par exemple Gustave Babin dans L'Illustration du 4 novembre ou Jean Ajalbert dans Le Stéphanois du 27 novembre Lire en ligne. La réputation de la Vénus est défaite bien que certains soient plus mesurés comme André Hallays, dans le Journal des débats politiques et littéraires du 10 novembre (Fac-similé du journal - Récupération du texte). La question fait aussi l'objet d'une correspondance détaillée le 30 octobre 1911 entre les félibriges Marius Jouveau et Frédéric Mistral, Correspondance 1900-1913 Lire en ligne.
  128. Les critiques les plus vives de Héron de Villefosse et Formigé résultent de la comparaison qu'ils font avec la copie en plâtre de la Vénus dans son état initial que Formigé père venait de retrouver à Arles (1911) et qui se révélera postérieurement n'être qu'une copie grossière après un scanner réalisé en 1995 (infra). Par ailleurs, on s'appuya sur la comparaison avec le dessin de J. Sautereau (ou Scotto Darechi selon D. Séréna-Allier, 2013, p. 6) réalisé à l'époque de la découverte qui, malgré les cotes, n’est peut-être pas si fidèle, selon Fabienne Dugast, « Les édifices de spectacles antiques de Gaulle Narbonaise : documents iconographiques, interprétations, restaurations », Thèse de doctorat, Histoire de l'Art, Archéologie romaine, Paris IV Sorbonne, 2002 (sous dir. Jean-Charles Balty), p. 317. Enfin, la tête de la Vénus du Louvre avait été mal remontée, probablement au début du XIX° siècle. Sa position n'a été rectifiée que lors de la restauration de 1990-1991 (supra)
  129. Dans « Les Bouches-du-Rhône », Encyclopédie départementale, T. 4, 1re partie, Archéologie, des origines à 1789, Masson, 1932, p. 74, Emile Cahen, rapporte « après études subséquentes des archéologues il (faut) ramener les choses au plus juste point et réduire les torts de Girardon », citant les études d'Étienne Michon « La Vénus d’Arles et sa restauration par Girardon », in Monuments Piot, t. 21, 1913, p. 13-45 et la synthèse de Henri Lechat, op. cit, 1915, p. 16 et s., ce dernier soulignant, en outre, que les photographies jointes à la note de Formigé, pour montrer face à face la statue du Louvre et le moulage d'Arles, étaient prises sous un éclairage très différent propre à révéler le volume avantageux du moulage et accentuer par comparaison le rabotage opéré supposément par Girardon
  130. Il est désormais admis que le plâtre d'Arles ne reflète pas l'état initial de la Vénus (par ex. Cécile Carrier, op. cit., p. 371) et si Charlotte Lepethouka (Le Louvre) avance prudemment : « Girardon n’a peut-être pas altéré le volume des chairs de façon aussi radicale qu’on l’a prétendu » : Notice du Louvre sur Aphrodite dite "Vénus d'Arles" - 2011, Pierre Rosenberg, conclut à peine plus nettement que « l'intervention de Girardon fut moins drastique qu'on le pensait autrefois » : La Vénus d'Arles in Dictionnaire amoureux du Louvre, Plon, 2007.
  131. Évoquant, entre autres, la restauration de la Vénus d'Arles par Girardon, Jean-Baptiste de Clarac et Alfred Maury soulignent ainsi que « plus d'une statue eut à souffrir de restaurations faites en Italie et en France même par des sculpteurs de grand talent mais qui n'avaient pas le sentiment de l'antique » (Musée de sculpture antique et moderne, tome III, 1850, p. 40)
  132. Déjà au milieu du XIXe siècle, Félix-Sébastien Feuillet de Conches conclut à propos de la Vénus d'Arles : « on commence à comprendre de nos jours que tous ces rhabillages sont autant de profanations » (Causeries d'un curieux : variétés d'histoire et d'art tirées d'un cabinet d'autographes et de dessins. Tome 1. H. Plon (Paris). 1857-1864, p. 433)
  133. André Hallays en 1911, au moment du scandale déclenché par Formigé, s'interroge ainsi : « On juge que c'était un sacrilège de défigurer un marbre grec pour le faire servir à la décoration d'une galerie de Versailles, et on laisse des architectes relever les ruines des théâtres d'Arles ou d'Orange et y tailler des gradins neufs, afin que des tragédiens du vingtième siècle puissent hurler des alexandrins du dix-septième dans un décor pseudo-classique. En quoi les monuments sont-ils moins vénérables que les statues ? » - André Hallays, En Flânant. La Vénus d'Arles, in Journal des débats politiques et littéraires, 10 novembre 1911, p. 1-2 (Fac-similé du journal - Récupération du texte).
  134. Depuis 1995. Elle était auparavant exposée au Musée Lapidaire, avec la tête d'Arles, dans la nef de l'ancienne église, de part et d'autre du tombeau d'Yppolyte. Cf. AN.-E Agard, « Le Musée Lapidaire d'Arles », Imprimerie générale du Sud-Ouest - J. Castanet, janvier 1924, p. 16 Lire en ligne
  135. Deux sont destinées à être présentés dans le cabinet bas et sur le palier du grand escalier menant à la salle du conseil de l'hôtel de ville; le dernier est offert à Simon Lenfant qui représente le roi en Provence (D. Séréna-Allier, 2013, p. 43)
  136. Par exemple, l'érudit Claude Terrin en possède une dû à l'artisan romain Scotto Darechi (D. Séréna-Allier, 2013, p. 17)
  137. Cf Correspondance Marius Jouveau - Frédéric Mistral / 1900 - 1913, Lettre du 30 octobre 1911 précitée
  138. Par exemple : Fernand Benoit, « Les Bouches-du-Rhône », Encyclopédie départementale, T. 14, 3° partie, Monographie communale : Marseille-Aix-Arles, Masson, 1935, p. 615 - Henri Lechat, Revue des Études anciennes, T. 17, 1915, p. 16 et s
  139. Cécile Carrier, op. cit., p. 371
  140. Notamment par les gravures dans les ouvrages de Claude Terrin (1680), op. cit. et Albert d'Augières (1684) op. cit.
  141. Selon Étienne Michon, op. cit., 1913, p. 13-45
  142. Selon Le Louvre : Praxitèle-La Vénus d'Arles, « Un moulage « originel » contre un « original » restauré », p. 3 - Voir surtout : G. L. Barthe, « En Arles, la Vénus livre son plâtre au scanner », Conservation et restauration des biens culturels, 1997, p. 21-27, 6 ph. On trouve néanmoins la date de 1997 pour la restauration (à la place de 1995) dans un article de Vincent Noce dans Libération, sans doute par référence à la date de publication de cette étude - Cf. Vincent Noce - A quels seins de Vénus se vouer ? Libération (2001)
  143. Cécile Carrier ne peut que constater que ce moulage, très restauré, ne reflète plus aujourd'hui l'état initial de la Vénus. op. cit., p. 371
  144. Dans son article de Libération (précité), Vincent Noce conclut que la statue de Girardon est en fait beaucoup plus proche de l'original que ce que l'on pensait. « À Versailles, les deux modèles côte à côte permettent immédiatement de juger »
  145. Jean-Yves Blaise, Francesca De Domenico, Livio De Luca, Iwona Dudek, Principes pour un Système d’Informations Architecturales tridimensionnelles : le cas des vestiges du théâtre antique d’Arles, 2.2 Application; Problématiques et objectifs [9]
  146. Copie ornant la Cour vitrée du Palais des études (photo sur Wikimédia Commons)
  147. a et b D. Séréna-Allier, 2013, p. 55 et 58
  148. À l'école des Beaux-Arts de Paris : copie dans les réserves de l'École - Au Centre national de documentation pédagogique (CNDP), une copie de 85 cm : Vénus d'Arles (Aphrodite de Thespies)
  149. Elle arrive au Louvre le 13 janvier 1798 (AN.-E. Agard, Le Musée Lapidaire d'Arles, Imprimerie générale du sud-ouest, j. Castanet, janvier 1924, p. 16)
  150. Références actuelles à l'inventaire : MR 365, Ma 469
  151. En 1957, une photo témoigne de cet emplacement avantageux pour la Vénus d'Arles, située dans une grande loge au centre d'une présentation monumentale dédiée à Praxitèle, entourée d'œuvres rattachées au maître : l'Apollon sauroctone et Diane de Gabies. À voir sur le site du Ministère de la Culture (base Arcade -mémoire). Voir aussi [10]. Des cartes postales datant d'avant la seconde guerre mondiale témoignent également de cette présentation monumentale [11]. Par comparaison, voir une présentation plus simple sur le site du ministère de la Culture, probablement plus ancienne puisque le cliché est l'œuvre de la maison Goupil, un célèbre éditeur-imprimeur parisien actif de 1827 à 1920 selon le site etudesphotographiques.revues.org. Il pourrait cependant s'agir d'une copie en plâtre exposée dans la salle du Manège entre 1898 et 1927 : Les moulages du Musée du Louvre
  152. La Vénus adossée à l'un des piliers de la galerie Melpomène sur insecula. com
  153. La Vénus d'Arles illustrait l'affiche de l'exposition et semblait résumer à elle seule tous les questionnements à propos des œuvres praxitèliennes et praxèlisantes. D'autres œuvres étaient mises en lumière comme le satyre de Mazara del Vallo. L'exposition eut lieu dans le hall Napoléon du 23 mars au 18 juin 2007, sous la direction d'Alain Pasquier, conservateur général du Département des antiquités grecques, étrusques et romaines et Jean-Luc Martinez, conservateur Présentation flash de l'exposition illustrée par la Vénus.
  154. La vénus d'Arles était jusqu'en juillet 2010 dans les réserves du Musée du Louvre (Denon, Rez-de-chaussée, Cour du Sphinx, Salle 31) non ouvertes au public. « Notice no 20282 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  155. Jean-Luc Martinez souligne ainsi que « la Vénus pèse plus de 800 kg, et est très fragile car elle a des restaurations du XVIIe siècle : la déplacer est donc délicat ». Cf. Conférence «L’art grec au musée du Louvre : des salles permanentes aux expositions temporaires » du 14 juin 2006 à l’Institut franco-japonais de Tokyo Version retranscrite et modifiée p. 8
  156. L'exposition Praxitèle (réduite) s'est ensuite portée à Athènes tandis que la Vénus d'Arles partait de son côté pour Pékin, pour une exposition sur la culture et l'histoire grecque (12 juillet/9 novembre 2007) [12], puis au Musée national de Singapour (9 décembre 2007/16 mars 2008). Sur le site asiaone.com (en) (traduit en français) l'arrivée et le déballage de la Vénus à Singapour. Précédemment, la vénus était présente en 2006 à Tokyo à l'exposition "La Grèce classique au Louvre" [13]
  157. « Au grand dam de certains arlésiens » conclut une blogueuse à propos de l'exposition De l’esclave à l’empereur, l’art romain dans les collections du musée du Louvre, Musée départemental Arles antique, du 20 décembre 2008 au 3 mai 2009. Cf. [14]
  158. Elle a été«  toilettée » selon une technique douce, avec des compresses buvard absorbant les impuretés et la saleté, complété d'un gommage délicat (voir sur le Blog de la Vénus. Musée du Louvre : Nettoyage de peau / Institut de beauté et sur le magazine municipal d'Arles, Info Arles : Portrait - Déesse de haute couture in info Arles, no 150, mars 2011, p. 24 (pdf)).
  159. Le Musée du Louvre a ouvert de nouvelles salles consacrées à l'art grec classique et hellénistique dans l'aile Sully pour y placer au rez-de-chaussée la Vénus de Milo (salle 16) et, notamment, les répliques romaines des chefs-d’œuvre disparus de la sculpture grecque : les nouvelles salles sur le site du Louvre et la visite en vidéo commentée par J-L Martinez (directeur du département des antiquités grecques du Louvre). La Vénus d'Arles, présentée seule sur un grand podium, se trouve dans la salle 15 précédant celle de la Vénus de Milo, toujours dans la même galerie où cependant Athéna (dite Pallas de Velletri) a remplacé Melpomène (qui doit être restaurée) dans la grande loge monumentale située à l'extrémité opposée de l'emplacement de la Vénus de Milo : La Vénus d'Arles vue de la salle de la vénus de Milo et La Vénus d'Arles devant la Vénus de Milo. À cette occasion, les deux Vénus ont été « toilettées » (supra)
  160. Soutenez le Louvre (consulté le 1er novembre 2012)
  161. Dans un premier temps, toute la communication s'est faite avec la Vénus d'Arles en illustration : voir le document destiné au mécénat Versailles & l'Antique - voir aussi sur le site de l'Office de Tourisme de Versailles - La Vénus d'Arles fait ensuite la couverture du numéro spécial du Dossier de l'Art (no 201, novembre 2012) consacré à l'exposition, rédigé par les commissaires de celle-ci. Elle est aussi en page de garde du sommaire du catalogue de l'exposition (édtions Artlys, 2012, p. 10) dont elle constitue la première illustration (hors couverture)
  162. La Vénus d'Arles est exposée deux fois : l'original est présenté à l'entrée de l'exposition Galerie de pierre basse (bas de l'escalier) en compagnie de la Diane de Versailles, l'Apollon lycien, le Cincinnatus et le Germinacus Savelli : dépliant de l'exposition (pdf); comme pour Diane de Versailles, une copie a été mise à l'emplacement qu'avait la Vénus à l'origine dans la Galerie des glaces, le temps de l'exposition : sur le blog connaissancesdeversailles.org.
  163. Un temps dénommée « Rodin l'ombre de l'antique » sur le site 2013.arles.fr (consulté le 3 août 2012) — également sur le site de Fréquence-sud.fr —, l'exposition fut rebaptisée « Rodin, la lumière de l’antique ». Cf. Musée départemental Arles antique - Programme d'activités, Automne > hiver 2012/2013, p. 8-9 sur le site du Musée de l'Arles antique www.arles-antique.cg13.fr (consulté le 26 septembre 2012) - Vidéo sur Culturebox : Exposition : La Vénus de Rodin de retour à Arles
  164. Le Louvre a fini par répondre favorablement à la demande de la ville d'Arles. Cependant, le directeur général du Louvre et le directeur des Antiquités ont préalablement lancé une expertise afin de s’assurer que le transport était possible : Museon Arlaten (Musée Frédéric Mistral) in Informations fournies par MM. Schiavetti et Mourizard pour l'assemblée générale 2011 (amisduvieilarles.com, consulté le 7 août 2011). En complément : info Arles, no 150, mars 2011, p. 2 et 24 (pdf)
  165. La Vénus d'Arles à Paris en son Grand Palais sur imagesdubeaudumonde.com (consulté le 19 septembre 2014)
  166. Un fournisseur américain propose des copies, petites ou grandeur nature [15]. En 2007, l’Atelier de moulage du Louvre proposait encore des copies de la Vénus d'Arles en résine faisant 2,10 m de hauteur (avec socle) [16] ainsi que des reproductions de la tête seule. Il faut maintenant faire appel aux fournisseurs privés [17], parfois se contenter d'un format réduit [18] et [19]. Cependant, l'Atelier de moulage propose toujours d'effectuer des copies à la demande, notamment pour les collectivités publiques : catalogue
  167. En 2003, l'une des copies de la Vénus d'Arles figurait dans une exposition itinérante "Les moulages du Louvre", par exemple, en extérieur, au Centre-Jaude à Clermont-Ferrand [20].
  168. On découvre, par hasard, un plâtre en pied, couleur bronze, au détour d'une restauration faite par Anne-Gaelle Gop dans les années 2000 [21]
  169. Elle érigée la même année que la Vénus de Mathurin Moreau, grâce au legs de 135 000 F or que M. Auguste Giffard, conducteur des Ponts-et-Chaussées (†1893) fit à la Ville d’Angers. Cf. sur le site Angers.fr, mention historique : Histoire d'Angers/Chroniques historiques/ Jardin du mail/...Un musée de plein air et illustration : Découvrir Angers : Angers en images, image no 6 - Autres illustrations sur e-monumen.net/
  170. « Notice no 00000105251 », base Joconde, ministère français de la Culture
  171. Cf. photo
  172. Photos sur Wikimedia Commons : Category:Venus of Arles (Château de Vincennes) et Vue de la chapelle royale du château de Vincennes.
  173. Cette copie provient des ateliers de moulage de la RNM Catalogue - Photo sur Wikimedia Commons Copie de la Vénus à Montpellier
  174. a et b Le choc de la Vénus (za.montpellier.fr consulté le 29 juillet 2011)
  175. Cf. photo : La galerie des antiques- photo no 2 sur le site officiel de la villa Kerylos - La Vénus d'Arles sur flickr.com
  176. Château de la Ferté Saint Aubin (45)
  177. La Vénus d'Arles exposée au musée sur patrimoine.ville-arles.fr (consulté le 1er novembre 2012)
  178. La transformation (jugée) inacceptable des façades risque de masquer la Vénus selon ciriani-en-arles.blogspot.fr. Sur la photo, la confrontation entre cette Vénus de Girardon et la Vénus sans bras (de dos). De fait, cette copie de la Vénus d'Arles est désormais dans l'auditorium
  179. Séparée en 1981 de sa tête qui devait être restaurée, la statue n'a finalement été reconstituée qu'en 1996 - Selon le Supplément numéro spécial au Bulletin des Amis du Viel Arles, no 97, juin 1997, p. I (Lire en ligne) - Cette copie de la Vénus de Girardon a remplacé la copie de la Vénus dans son état originel disparue à la Révolution (supra)
  180. Voir l'illustration sur wikimedia Commons
  181. Noce (Vincent), Libération, samedi 6/dimanche 7 janvier 2001 Libération : À quel sein se vouer
  182. Selon le site Fontesdart.org/Versailles en fonte
  183. Cette vénus, localisée aux châteaux de Versailles et de Trianon est présentée sur le site de la Réunion des Musées Nationaux comme tel. [22]. La statue a été fortement restaurée, notamment le bras droit, la tête qui n'appartient pas à la statue et le haut du dos : Cecile Carrier, op. cit., p. 371
  184. En élargissant la notion on pourrait évoquer aussi, par exemple, la vénus du jardin de l'infante au Louvre [23], une autre vénus de la collection Richelieu [24], voire, la vénus dominant la Fontaine d'Aphrodite à Nancy [25] et La coquetterie de Augustin Dumont (selon L.Reisse, Salon de 1844, dans la « Revue des Deux mondes », 15 avril 1844 [26]), etc.
  185. Johan Flemberg, « Venus Armada : Studien zur bewaffneten Aphrodite in der giechisch-römischen Kunst », Stockholm, Aströn, 1991, p. 56-58
  186. Ghraoui, Nada, Les petites bronzes des divinités majeures de la Syrie romaine. Inventaire systématique et étude iconographique, Thèse en philosophie et lettres, orientation histoire de l'art et archéologie, Université Libre de Bruxelles, juin 2006. Selon lui, dix types iconographiques grecs classiques et hellénistiques étaient liés aux représentations des figurines liées à la déesse Aphrodite : « le type de la Vénus d’Arles tenant le miroir et la pomme avec les variantes est représenté sur 28 statuettes dont 19 nues et 9 mi-vêtues » - Voir : résumé et table des matières
  187. Pour Louis Jacquemin qui pourtant la trouvait moins belle que la Vénus de Milo (supra) : « Malgré les suffrages savants de la plupart de nos archéologues, malgré l'estime généralement professée en faveur de toutes les Vénus qui trônent au Capitole, on ne saurait nier que celle d'Arles ne soit au premier rang des sculptures antiques » ajoutant que sans avoir la sublimité de premier ordre de l'Antinoüs du Vatican, de la Pallas de Velletri, du Germanicus ou de la tête de l'Apollon du Belvédère, la « Vénus passe à bon droit pour l'un des plus riches joyaux artistiques de la France » (« Monographie du théâtre antique d'Arles », Typographie Dumas et Dayre, Arles, tome II, Chapitre VI, 1863, p. 368). J.-F. A. Perrot la situait également : « Au premier rang des statues antiques qui ornent aujourd'hui le Musée de la capitale » (« Lettres sur Nisme et le midi : histoire et description des monuments antiques du midi de la France », 1840, p. 47). Au XIXe siècle la comparaison avec la Vénus de Milo est fréquente mais si pour Louis Batissier, archéologue, inspecteur des monuments historiques et critique d’art, il s'agit de « deux chefs-d'œuvre » qui se différencient par leur style (Sur Phidias et Michel-Ange, in L'Artiste, 1837, p. 3), Jules Formigé insiste sur ce qui les rapproche : « il est certain que la Vénus d'Arles présente bien des ressemblances avec la Vénus de Milo, surtout pour la tête et le torse, dont elle rappelle la majestueuse plénitude » (op. cit., p. 664)
  188. Selon l'écrivain et critique d'art Théophile Gautier, Étude sur les Musées (précitée), in Tableaux à la plume, G. Chaupentieu, Paris, 1880, p. 77
  189. Louis Jacquemin, op. cit., p. 367
  190. Marie Françoise Ousset "La femme dans l’art" Conférence-projection 24 mai 2007
  191. Selon Charles Lenthéric (précité, p. 251)
  192. Selon Charles Lenthéric (précité p. 251), qui précise que « la tète et la coiffure sont irréprochables et n'ont jamais été surpassées », tandis que Louis Jacquemin constate admiratif : « Voyez de quelle majesté se trouve empreint ce beau visage au front de neige », op. cit., p. 369. De célèbres critiques d'art du XIX° siècle partagent cette admiration : le peintre Charles Paul Landon, pour qui « la tête est un modèle de grâce et de beauté » (Annales du Musée et de l'École moderne des Beaux-Arts, Imprimerie des annales du Musée, 1800, p. 70) ; Louis Viardot pour qui la Vénus d'Arles est « remarquable par la beauté de la tète ornée de gracieuses bandelettes » (Les merveilles de la sculpture, Hachette, Paris, 1869, p. 91). Pour sa part, le romancier Gaston Leroux, par le biais de l'un de ses personnages, retient « les fossettes de la Vénus d'Arles » (La double vie de Théophraste Longuet, Bibliothèque Marabout, Paris, 1978, XXXIII, p. 484)
  193. Dans son Dictionnaire amoureux du Louvre (précité), Pierre Rosenberg est cependant plus disert sur ce point que lorsqu'il traite de la Vénus de Milo, laissant transparaître sa préférence pour la Vénus d'Arles : « Le beau torse dénudé de la déesse qui se dévoile, son dos sensuel, ses seins fermes, le drapé retenu aux hanches à la limite extrême du ventre, expliquent la popularité d'une œuvre en apparence chaste, en vérité d'une grande volupté »
  194. Ainsi, pour Louis Jacquemin cette Vénus « passe a bon droit pour l'un des plus riches joyaux artistiques de la France. Moins belle que celle de Milo, dont nous lui souhaitons la gorge et les épaules, elle est à coup sûr plus divine que celle de Médicis », op. cit., p. 370.
  195. Selon le même Louis Jacquemin, « C'est la femme telle que la conçoivent certaines natures bien douées ; la femme avec tout le cortège de ses perfections, de ses élégances, de sa souplesse et de sa grâce » (op. cit., p. 369), tandis que J.-F.- A. Perrot s'exclame : « Que de moelleux dans ces contours ! que de volupté dans tout ce corps ! » (op. cit., p. 48)
  196. Comme le souligne Louis Jacquemin : « L'attitude pleine de souplesse du corps, le sein, les épaules, le cou dont les chairs empruntent à la fraicheur et à l'éclat du marbre l'illusion d'une effrayante réalité, tout cela est rempli d'harmonie, de naturel et d'abandon. […] il (y a) un grand mérite d'effets dans l'apparente moiteur des bras, du cou, du torse entier, donnée au marbre par l'artiste. — Ne vous semble-t-il pas réellement que la vie passe et court avec le sang sous cette enveloppe délicate dont les contours sont si divins ? — Ne semble-t-il pas que cette bouche gracieuse, que ces lèvres si fraiches, vont s'ouvrir pour parler et sourire ? — Que d'âme et de langueur dans ce regard où se lit si clairement la vaniteuse satisfaction de la femme qui est belle et qui le sait ! — Voyez le frisson dont palpitent ces chairs nues si fraiches, si jeunes et si vivantes ! », op. cit., p. 368-369
  197. Pour l'écrivain Paul Mariéton, qui qualifie sa beauté de « rayonnante » elle est une « création divine, à la gracilité harmonieuse » et « si elle a moins de majesté que la Vénus de Milo, sa spiritualité est d'essence supérieure, comme sa jeunesse » (La Provence Grecque VII , in La Terre provençale, Journal de route, mai 1890), tandis que, pour le couturier du XX° siècle Christian Lacroix, ancien de l'École du Louvre, La Vénus d'Arles est « tellement plus émouvante que celle de Milo » (Bellagamba-Préface, 2004)
  198. L'ayant admiré à l'exposition Praxitèle 2007 (supra), voici ce qu'en dit un admirateur éclairé sur le blog du quotidien Le Monde en avril 2007 [27] : « Celle d’Arles a ma préférence. La tête portant à gauche avec ce regard des dieux qui traverse tout ce qu’ils voient, une coiffure rangée vers l’arrière qui dégage l’ovale serein du visage, les lèvres pleines sous le nez droit qui conduit le regard tout droit vers la nudité de la poitrine, les seins jumeaux fermes et le sillon juvénile qui descend au nombril, les hanches rondes n’ayant jamais porté d’enfant. »
  199. Seguin, Joseph, Les Antiquitez d’Arles in Librairie Livrarcheo, Dernières acquisitions, deuxième trimestre 2008 et Estelle Mathé-Rouquette (infra)
  200. a et b Décrivant la beauté des Arlésiennes, à laquelle il n’a pas été insensible, Berenger précise : « Joignez à ces biens un jargon d’une naïveté, d’une douceur infinie, des expressions caressantes, un accent séducteur, l’usage des diminutifs les plus mignards ; et voyez si c’est à tort que Vénus étoit anciennement la patronne des femmes d’Arles », Laurent Pierre Bérenger, Les Soirées provençales, Paris, Nyon, 1786, t.1, p. 81-84.
  201. Selon Dominique Serena, directeur du musée Arlaten, communication au séminaire « L'artiste entre héritage et création : Ingres et l'antique », Arles, 23-25 octobre 2006.
  202. Déjà en 1863, Louis Jacquemin rapporte cette tradition longtemps vivace à Arles mais, dit-il, « empruntée sans doute à quelque ville grecque », selon laquelle « Praxitèle voulant réaliser la beauté absolue sous les traits d'une femme, rassembla dans son atelier trente des plus belles arlésiennes qui lui fournirent, l'une un bras, l'autre une jambe, une autre une belle gorge, une quatrième la figure, et que de toutes ces perfections pétries ensemble, il en tira le merveilleux chef-d'œuvre qui fut la Vénus d'Arles » (Op. cit., p. 360)
  203. a et b Selon une fiche sur la Vénus, éditée sur le mini-site internet du Louvre, pour leur exposition consacrée à Praxitèle (précitée)
  204. Comme le dit le mini-site du Louvre (précité) : « L’histoire de la Venus d’Arles apparaît comme un formidable chassé-croisé, vieux de plus de trois siècles, entre un marbre antique et ses copies modernes. »
  205. Comme ce blog le rapporte : Le mythe de cette image de l’absence commence par la découverte de la célèbre Vénus d’Arles, dans les ruines du théâtre Antique et qui disparaît rapidement vers les collections royales. Daudet et Bizet donnent à cette Arlésienne une notoriété telle qu’elle en devient l’expression commune du « personnage déterminant, mais qui jamais n’apparaît, tout ce que l’on attend, espère et que l’on ne voit jamais venir ni arriver », Christian Lacroix, l'Arlésienne à la Chapelle de la Charité, Rencontres d'Arles 2014 sur jlcougy.wordpress.com (consulté le 19 septembre 204)
  206. Le site internet d'une manufacture de cierges proche d'Arles résume ce sentiment populaire à propos d'une Arlésienne en cire qu'elle propose : « La Vénus d'Arles [.../...] cette statue est offerte au roi Louis XIV, au plus grand désespoir des habitants [.../...] Le mythe de l'Arlésienne est celui d'une absente regrettée mais présente pour tous en chacune des Arlésiennes de la ville » Ciergerie des Prémontrés : l'Arlésienne
  207. Ce n'est toutefois qu'une supputation vraisemblable car on ne connaît pas la source d'inspiration, probablement multiple, de la Vénus d'Ille. À voir sur le site de l'Académie de Tours-Orléans qui suggère en outre que Mérimée pouvait s'inspirer en particulier du bracelet que porte de la Vénus d'Arles. Voir également ce site sur Mérimée où figure la Vénus [28]. Jean-Claude Heudin suggère pareille inspiration : « La Vénus d'ille » in Robot erectus, Une anthologie des nouvelles fantéastiques à l'aube des robots, Science ebook, mars 2012, p. 13 Lire en ligne
  208. Alphonse Daudet raconte l'une de ses visites à son ami F. Mistral : « .../...Rien n’était changé. Toujours le canapé à carreaux jaunes, les deux fauteuils de paille, la Vénus sans bras et la Vénus d’Arles sur la cheminée .../...». Le récit est publié pour la première fois dans L’Événement du 21 septembre 1866 et repris dans le recueil des Lettres de mon moulin : "Le Poète Mistral" [29].
  209. En fait, Daudet se serait mépris en identifiant la Vénus d'Arles. Il s'agissait en réalité de Diane de Gabiès et de la Vénus de Milo ! (D. Séréna-Allier, 2013, p. 54)
  210. Op. cit. en Bibliographie (infra), également rapporté par Le Louvre Praxitèle - La Vénus d’Arles, « Une névrose fétichiste », p. 5
  211. Voir également : Pascale Picard-Cajan, « De la Vénus à l'Arlésienne : les Athéniennes de la Provence », in Catalogue de l'exposition Arlésienne : le Mythe ?, Museon Arlaten, 1999-2000
  212. Daniel Jacobi souligne aussi « la contribution [de la Vénus] à la création d'un mythe », préface de D. Séréna-Allier, 2013, p3
  213. Commentaire sous le tableau de Dumas sur le site du ministère de la culture (base Joconde)
  214. Le Goût de l'antique » , Ville d'Arles, 1990 Lire l'extrait, page 3
  215. Écrit en 1864, il sera publié dans « Les Filles d'Avignon » (Li Fiho d’Avignoun), en 1885. Le poème est dédié à Paul Arène et loué par Mallarmé. Un contemporain d'Aubanel, Ludovic Le Gré, souligne que lors de l'écriture de cette « poésie fougueuse », le poète était dans des conditions des plus paisibles alors que l'ode à la Vénus d'Arles semble avoir été « enfantée dans un moment de fièvre, et comme un jet de lave incandescente jaillir d'une explosion » (Le poète Théodore Aubanel. Récit d'un témoin de sa vie, Librairie Victor Lecoffre, Paris, 1894, p. 143). Néanmoins, ce poème, considéré comme licencieux, fut dénoncé par Roumanille à l'archevêque d'Arles. À voir sur un des sites consacrés à l'auteur [30]
  216. Traduction en français de cet extrait :
    Ô douce Vénus d'Arles ! Ô fée de jouvence !
    Ta beauté qui rayonne sur toute la Provence,
    Fait belles nos filles et sains nos jeunes gens !
    Sous cette chair brune, ô Vénus ! Il y a ton sang,
    Toujours vif, toujours chaud. Et nos jeunes filles alertes,
    Voilà pourquoi elles s'en vont la poitrine ouverte !
    Et nos gais jeunes hommes, voilà pourquoi ils sont forts.
    Aux luttes des taureaux, de l'amour, et de la mort !...
    Et voilà pourquoi je t'aime, que ta beauté est mienne (m'ensorcelle),
    Et pourquoi, moi chrétien, je te chante, ô grande païenne !.
    * Pour le texte intégral : La Venus d'Arle in Li Fiho d'Avignoun traduit en français [31]
  217. Par exemple, s'adressant à la Vénus d'Arles : « Montre-nous tes bras nus, tes seins nus, tes flanc nus, montre-toi toute nue, ô divine Vénus ! Ta beauté t'habille mieux que ta robe blanche. Laisse, à tes pied, tomber la robe qui autour de tes hanches s'enroule pour cacher ce que tu as de plus beau ! ». Paul Arène et Albert Tournier évoquent cette relation particulière avec la Vénus d'Arles (Des Alpes aux Pyrénées : étapes félibréennes, E. Flammarion-Paris, 1892, p. 207.215)
  218. Le périodique Le Mercure Galant en rend compte à l'époque (D. Séréna-Allier, 2013, p. 67)
  219. Son poème La Vénus d'Arles commence par : « L'éclat de ta beauté, Vénus d'Arles, rend fou » in La nouvelle revue T. 12, sept.-oct. 1901, p. 23 Lire en ligne
  220. Soumission à la Vénus d'Arles, poème (9 pages), Mercure de France. no 547, 1er avril 1921
  221. Par exemple, dans son Discours i chatouno en 1904 - Bulletin de l'Association des Amis du Viel Arles, no 38, septembre 1980, p. 11
  222. Traduction en français :
    Un essaim de jeunes filles tournoyait
    Et se tordait en danses ardentes
    Autour d'une statue de marbre qu'on appelait Vénus
    Et elles répétaient en chœur de leurs voix stridentes :
    Chantons Vénus, la grande déesse
    De qui vient tout le bonheur
    Chantons Vénus la souveraine
    La Mère de la terre et du peuple d'Arles
  223. Émile Fassin, maire d'Arles en 1878, consigne, dans plus de cinq cents feuillets documentaires, les mentions littéraires de cet ordre en vue d'un ouvrage jamais publié (D. Séréna-Allier, 2014, p. 52)
  224. Ch. de Martrin-Donos, Les lis d’Entrevannes in Légendes et comptes de Provence, Prie Flammarion, 1896 Lire l'extrait
  225. Le Comte de Monte-Christo, vol. I (1845) Lire en ligne.
  226. Mémoires d'un touriste III, "Marseille/la Vie du jeune homme à Marseille", Michel Levy frères, 1854, p. 329/330. Voir également une évocation dans le même ouvrage, "Nîmes/La Vénus d'Arles, éditions Le divan, 1929, p. 255
  227. Lettres de madame de Sévigné, de sa famille et de ses amis, tome IV, p. 439, 1862
  228. D. Séréna-Allier, 2013, p. 17
  229. D. Séréna-Allier, 2013, p. 52
  230. A. Hugo, France pittoresque ou description pittoresque, topographique et statistique des départements et colonies de la France, Delloye éditeur, Paris, 1835, p. 209
  231. Selon elle, « nul n'égale la statue connue sous le nom de Vénus d'Arles » (The Idler in France, A. and W. Galignani-Paris, 1841, p. 18)
  232. Voyage en France, Éditions Mame, Tours 1862, p. 443
  233. Paul Mariéton, La Provence Grecque, in La Terre provençale. Journal de route, VII, mai 1890 Lire en ligne
  234. En flânant à travers la France; Provence, Perrin, 1912
  235. Augustin Fabre, Histoire de la Provence, tome I, chapitre IV, Feissat ainé et Demonchy, Marseille, 1833, p. 176 [lire en ligne]
  236. Au détour de son témoignage, Bernard Citroën s'exclame : « Et c'est une apparition ! Un enchantement. L'image de la femme dans toute sa splendeur, la poésie devenue chair vivante, comme la Vénus d'Arles » (Pueblo de alamos : la Vénus d'Arles, in La conjuration de Javel, NEL, 1996, Partie 6, Chapitre III, p. 255)
  237. La Vénus d'Arles et Un dîner avec la Vénus d'Arles, Les dessous de la momie, 13, in La momie de Pâques (roman-blog) sur hellocoton.fr
  238. La Vénus d'Arles
    regarde-la contemple-la
    et tu auras peut-être l'intuition
    de ce qu'on nomme la beauté
    La beauté en son essence
    par-delà pays siècles
    et songes
    qu'il est humainement impossible de dire
    De sa main droite exhibant un fruit sans tache
    à ses impeccables orteils
    qu'effleure un pur drapé auquel sa poitrine échappe
    elle respire l'éternel
    À quoi pense-t-elle donc
    ses yeux fixés à terre
    son visage grave de trois quarts
    et incliné semble-t-il vers sa propre énigme
    À l'amour peut-être qu'elle t'inspire
    et qu'ignora Praxitèle
    cet amour ce royaume
    où la femme qu'il sculpta n'a pas une ride
    (M de Saint-Michel, Toutelapoesie.com, 18 mai 2013)
  239. Aphrodite, dite Vénus d'Arles (en quatre épisodes) sur wattpad.com (consulté 19 le septembre 2014)
  240. Communiqué des nationalistes occitans
  241. Réclamations des nationalistes occitans auprès des autorités politiques et du musée du Louvre. Des revendications qui expliquent peut être l'absence de la Vénus lors d'une exposition du Louvre à Arles début 2009 (supra)
  242. Lettre de F. Mistral du 22 janvier 1886 à l'abbé A.-J. Range, pour son ouvrage "L'Académie d'Arles au XVIIe siècle" où l'auteur regrette le marché de dupes ayant présidé à l'abandon de la Vénus :
    « les consuls arlésiens .../... portèrent au roi leur admirable Vénus pour recevoir en échange une croix de Saint-Louis. La Vénus d'Arles est aujourd'hui au Louvre, et le plâtre est à Arles; c'est bien gagné » Cf. Lettre de M. Frédéric Mistral à l'auteur.Cela conduit Mistral a réclamer clairement le retour de la Vénus dans le journal L'Aiôli du 17 mars 1891 (D. Séréna-Allier, 2013, p. 55)
    Avant lui, évoquant divers antiques, dont la Vénus d'Arles, H. Clair, membre de la commission archéologique d'Arles, s'interroge :
    « ne seraient-ils pas plus convenablement placés dans une collection à laquelle ils appartiennent de droit, et dans laquelle leur absence laisse un vide qui porte plus de préjudice à notre histoire monumentale, que leur présence à Paris ne donne de relief à la riche et nombreuse collection du Musée Royale ? ». H. Clair, Les monumens d'Arles, antique et moderne, D. Garcin imprimeur, 1837, p. 241
  243. Historique de l'association des Amis du Vieil Arles
  244. op. cit., p. 255 Lire en ligne
  245. Comme en témoigne cette vidéo « Martine, la Vénus d'Arles » du 19 juillet 2011 sur dailymotion.com. Dans l'immédiat, Michel Vauzelle évoquait probablement la perspective que la Vénus figure à l'exposition sur Rodin prévue à Arles à partir de novembre 2012 (supra)
  246. Selon le site geowi.skynetblogs.be
  247. Des élèves d'autres académies sont inspirés par le Vénus d'Arles, y compris des CM1 comme à Corcieux (Vosges) : D'une Vénus à l'autre
  248. À voir sur le site de l'Académie d'Aix-marseille
  249. À voir sur le site de l'Académie d'Aix-marseille
  250. Selon le "Guide du visiteur du Salon de l'Art de Vivre en Provence" : « Louis XIV est venus à Arles... Alors pourquoi pas vous ? », p. 9.
  251. sur zazzle.fr
  252. Les héritiers de Vénus, 2013 Installation photographique de David Pinzón
  253. Filmographie Pathé sur filmographie.fondation-jeromeseydoux-pathe.com (consulté le 1er novembre 2012)
  254. À voir sur le site de la Médiathèque de l'architecture et du patrimoine
  255. a, b et c Selon Louis Jacquemin, op. cit., p. 366
  256. Réalisée initialement pour l'ouvrage de Claude Terrin publié 1680, cette gravure, ainsi qu'une autre planche, se trouve aussi dans un ouvrage du XVIIe siècle de Joseph Seguin, Les Antiquitez d’Arles. Cf. Bibliographie (infra) - Illustration : in Bibliothèque Méjanes - Arles
  257. Illustration : Siur le Portail des collections des Musées de France
  258. Semble être la première gravure de la Vénus d'après Louis Jacquemin, op. cit., p. 366
  259. Lecture de la Vénus d'Arles sur vignon-et-provence.com (consulté le 29 octobre 2012)
  260. L'œuvre fut vendu sur eBay en mars 2009
  261. Planche 93
  262. Arles Ae 52 sur e-corpus.org (consulté le 1 novemebre 2012)
  263. À voir sur le site de la Ville d'Arles
  264. Voir en ligne sur son site personnel
  265. À voir sur Gal'Art : 14 mars 2008 - Vénus d'Arles
  266. Reproduite en couverture du Bulletin des Amis du Viel Arles, no 150, décembre 2011 voir en ligne
  267. Il s'agit de Trend Group, fabriquant italien de pâte de verre : site internet
  268. Réalisations de projets en Mosaïque (5° projet) - La Venus d'Arles en mosaïque sur le site mosaique-et-creation.com (consulté le 26 août 2012)
  269. Bénédicte Savoy, Patrimoine annexé, Les biens culturels saisis par la France en Allemagne autour de 1800, Éditions de la Maison des sciences de l'homme, Paris, 2003, t. I, p. 327 (En ligne)
  270. Sur le site hprint.com : Innoxa 1930 Vénus d'Arles, Lecram-Vigneau
  271. La présence de ce buste, en calcaire du pays, don de M. Adolphe Pieyre, est signalée par exemple dans les ouvrages de Félix Mazauric, Catalogue de la Maison carrée in Le musée de la Maison Carrée, en 1911 et d'Émile Espérandieu, La Maison carré à Nîmes en 1929. Depuis 2006, les œuvres sont toutefois reléguées dans un sous-sol inaccessible dans l'attente de la construction d'un autre musée
  272. L'œuvre fut vendue en février 2008 par un cabinet d'expertise en antiquités Photos sur le site Expertissim
  273. Sculpture en bronze représentant Aphrodite signé de F.Barbedienne (1810-1892) fondeur, fabricant et éditeur sur conceptantiques.com (consulté le 1er novembre 2012)
  274. La statue fut vendue en 2010 aux enchères par Sothebys pour 10 000 € Vente Sotheby's : la fonte atteint des sommets
  275. Les archives du service des Bâtiments du Domaine de Chantilly comportent une mention d'achat en 1902-1903 à la fonderie du Val d'Osne pour la Vénus d'Arles et un Achille Borghese, les deux pendants du Vertugadin.
  276. Printemps des musées-Arles
  277. Plusieurs manifestations : César, le Rhône pour mémoire - Programme d'activités - Contes (p. 18) - Arelate, journées romaines d'Arles et Le site des évènement en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Monuments en scène
  278. Présentation des l'égnimes (p. 17) et des solutions (p. 3)
  279. Vénus, la déesse du XXE siècle

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Lexicon Iconographicum Mythologiae Classicae (LIMC), s.v. Aphrodite (Angelos Delivorrias), p. 63, no 526, pl. 51, Artemis Verlag, 1984.
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    • Dominique Séréna-Allier, « Les collections de l'Hôtel de ville », p. 39-43;
    • Rémi Venture, « L'affaire de la Vénus », p. 44-45.
  • Albert d'Augières, « Réflexions sur les sentiments de Callisthène touchant la Diane d’Arles », Paris, 1684.
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    • « Note sur la Vénus d'Arles », in Comptes-rendus de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Année 1911, Vol. 55, no 8, p. 658-664. [Persée.fr lire en ligne];
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  • Bérénice Geoffroy-Schneiter, « Deux visions de Vénus » in Connaissance des Arts (revue), Praxitèle Hors-série, 2007, p. 48 (Commentaires sur la Vénus d'Arles et la Vénus de Townley).
  • Antoine Graverol, « Dissertation sur la statue qui estoit autrefois à Arles & qui est à present à Versailles », Nîmes, 16 février 1685 (7 p. in-40. Bibliothèque Méjanes, Arles, Recueil 28255).
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    • « Les œuvres attribuées à Praxitèle », dans Alain Pasquier et Jean-Luc Martinez, Praxitèle. Catalogue de l'exposition au musée du Louvre, 23 mars-18 juin 2007, éditions du Louvre & Somogy, Paris, 2007 (ISBN 978-2-35031-111-1), chap. I (« Un sculpteur athénien du IVe siècle av. J.-C. »), p. 28-59.
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  • Paul Masson :
    • avec Emile Cahen, Bruno Durand, « Les Bouches-du-Rhône », Encyclopédie départementale, T. 4, 1re partie, Monographie communale. Archéologie, des origines à 1789, Masson, 1932, p. 63, 74,75, 276 [lire en ligne];
    • avec Fernand Benoit, « Les Bouches-du-Rhône », Encyclopédie départementale, T. 14, 3° partie, Monographie communale : Marseille-Aix-Arles, Masson, 1935, p. 615 [lire en ligne].
  • Estelle Mathé-Rouquette, « Belles comme l’antique », dans Arlésienne : le mythe ?, catalogue de l'exposition du 3 juillet 1999 au 30 janvier 2000 au Museon Arlaten, Arles, 1999, p. 51-62.
  • Étienne Michon :
    • « La réplique de la Vénus d'Arles du Musée du Louvre », Paris : Ernest Leroux, 1902 - Revue archéologique, 4 série, t. I, janvier-juin 1903, p. 39-43;
    • « La Vénus d’Arles et sa restauration par Girardon », in Monuments et Mémoires de la Fondation Eugène Piot, t. 21, 1913, p. 13–45, illus., pl. II.
  • Aubin-Louis Millin, « Voyage dans les départements du midi de la France », Paris, Imprimerie nationale, tome III, 1807, p. 500 et 501.
  • (it) Paola Montuoro (Zancani-Montuoro), « Una replica dell'Afrodite di Arles nel museo Mussolini in Campidoglio », BCAR, LIII, 1926, p. 118–132.
  • Alain Pasquier :
    • « La Vénus de Milo et les Aphrodites du Louvre », éditions de la Réunion des musées nationaux, 1985 (ISBN 2-7118-0256-6), p. 53, 55;
    • « Les Aphrodites de Praxitèle » dans Alain Pasquier et Jean-Luc Martinez, Praxitèle, catalogue de l'exposition au musée du Louvre, 23 mars-18 juin 2007, éditions du Louvre & Somogy, 2007 (ISBN 978-2-35031-111-1), p. 134-139 et nos 28-32, p. 138-169. Présentation de l'ouvrage sur histara.sorbonne.fr;
  • Charles Picard, « Manuel d’archéologie grecque ». La sculpture. Tome 3 : période classique – IVe siècle (1re partie), Paris, Picard, 1948, p. 244 et 460-477. [En note sous la Vénus d'Arles, l'auteur invite le lecteur à se reporter p. 464 à "un objectif récit des « aventures de l'Arlésienne » (dessin de Sautereau, moulage d'Arles, etc)"].
  • Anthony Pontabry, « Rapport de restauration de la Vénus d'Arles, juillet 1990 - juin 1991 », accompagné du dossier de la gammagraphie. Service de restauration des Musées de France, Versailles, 1991.
  • Antoine-Joseph Rance, L'Académie d'Arles au XVII° siècle d'après les documents originaux, étude historique et critique, t.3, Librairie de la société bibliographique, Paris, 1890 [Lire en ligne]
  • François de Rebattu :
    • « La Diane et le Jupiter d’Arles se donnant à cognoistre aux esprits curieux », Arles, 1656;
    • « Description de la Diane d’Arles » (Portrait de la Diane retouchée), Arles, 1659.
  • Salomon Reinach, « Recueil de têtes antiques idéales ou idéalisées » Gazette des Beaux-Arts, 1903, pl. 182 et p. 145.
  • Brunilde Sismondo Ridgway :
    • (en) « The Aphrodite of Arles », dans American Journal of Archæology, vol. 80, no 2 (printemps 1976), p. 147-154;
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    • (en) « Fourth-Century Styles in Greek Sculpture », University of Wisconsin Press, Madison, 1997 (ISBN 0-299-15470-X), p. 264-265;
    • (en) « Hellenistic Sculpture III. The Styles of ca. 100-31 B.C. », University of Wisconsin Press, Madison, 2002 (ISBN 0-299-17710-6), p. 197-198.
  • Claude Rolley, La Sculpture grecque, vol. II : La période classique, Manuels d'art et d'archéologie antiques, Picard,‎ 1999 (ISBN 2-7084-0506-3), p. 256, fig. 256-257.
  • B-F Rouent (De), Le retour de la Vénus d'Arles in Bulletin de la Société des amis du Vieil Arles, 1903.
  • Jean-Maurice Rouquette :
  • Gilles Sauron, « Quis deum ? L'expression plastique des idéologies politiques et religieuses à Rome », Rome, École française de Rome, Palais Farnèse, 1994, p. 550–551.
  • Joseph Séguin, « Les antiquités d’Arles traitées en manière d'entretiens et d'itinéraires où sont décrites plusieurs nouvelles découvertes qui n'ont pas encore vu le jour », Arles, 1687.
  • Dominique Séréna-Allier (Préface : Daniel Jacobi), Louis XIV et la Vénus d'Arles : la plus belle femme de mon royaume, Actes Sud Sciences humaines, Hors collection, Septembre, 2013 / 13 x 18 / 80 pages ISBN 978-2-330-02639-4
  • (it) Fabrizio Slavazzi, « Italia verius quam provincia, Diffusione et funzioni delle copie di sculture greche nella Gallia Narboensis », Naples, Edizioni Scientifiche, 1996, p. 42–43, 162-163, cat. 6, fig. 7.
  • Claude Terrin :
    • « La Vénus et l'obélisques d’Arles, ou entretiens de Musée et de Calisthène », J. Gaudion, Arles, 1680 [lire en ligne],
    • « Lettres de Musée à Calisthène, sur les réflexion d'un censeur », M. Maillard, Avignon, 1684 (réédition 1697).
  • Johann Joachim Winckelmann :
    • Réflexions sur l'imitation des œuvres grecques dans la sculpture et la peinture (Gedanken über die Nachahmung der griechischen Werke in der Malerei und Bildhauerkunst - 1755). Dernière édition française : Pensées sur l'imitation des œuvres grecques en peinture et en sculpture, traduit de l'allemand par Laure Cahen-Maurel, éditions Allia, Paris, 2005;
    • « Histoire de l'art dans l'Antiquité » (1764), Livre de Poche, 2005, Traduction de Dominique Tassel.
  • Rémi Venture, « La Véritable histoire de la Vénus d'Arles », Archives 1, f. 13-16 : ill, 1984 (Musée de l'Arles antique - Arles)
  • Laurent Wolf, « À quoi ressemble la beauté ? Le mythe Praxitèle. À propos d’une exposition au musée du Louvre » Études, revue de culture contemporaine, Tome 407 2007/7-8, p. 75-83,

Film documentaire :

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