Utilisateur:Jlvenet/Collection Job

Une page de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La collection JOB est une production d'œuvres graphiques constituée de calendriers, affiches et cartes postales à vocation publicitaire mais à caractère artistique illustrées par des peintres et affichistes de renom pour la fabrique de papier à cigarettes JOB principalement lors de la période Art nouveau.

Les propriétaires de la marque JOB, petits-enfants et alliés du fondateur Jean Bardou, sont des industriels et mécènes. Ainsi, dès 1895 et jusque pendant la grande guerre, il obtiennent le concours de nombreux artistes, souvent leurs amis proches, pour faire la publicité du papier à cigarettes. Des artistes peintres et illustrateurs de renom, représentant les principaux courants artistiques de l'époque, allant du peintre pompier Paul Jean Gervais au moderniste catalan Ramon Casas, de l'orientaliste Georges Rochegrosse à l'humoriste montmartois Charles Léandre, pour n'en citer que quelques-uns, apportent leur concours. Cette collection de 32 œuvres sera connue du grand public par les tirages de calendriers ou affiches et très largement diffusée en cartes postales tant en France qu'à l'étranger. Les deux plus célèbres productions la femme blonde et la femme brune d'Alphonse Mucha rencontrent un immense succès et sont, aujourd'hui encore, très recherchées des collectionneurs, grâce à quoi la mémoire est sauve.

Justement, à côté de cette production bien référencée, d'autres œuvres n'ont pas bénéficié du moyen de grande diffusion offert par la carte postale, soit qu'elles sont restées au stade d'ébauche, comme les soldats imaginés par Henri de Toulouse-Lautrec soit qu'elles n'ont fait l'objet que de rares affiches, comme les espagnoles de Gaspar Camps. Les biographies récentes des artistes, les collections d'affiches conservées dans les musées, permettent de tenter de reconstituer l'exhaustivité de la Collection jusque dans les années 1920 où la création deviendra très sporadique.

Plus tard, des artistes, influencés par la création JOB et l'Art nouveau, remettront à l'honneur certaines affiches. Ainsi, dans les années 60 une affiche JOB de Mucha sera ré-interprétée avec effet psychédélique et en 2008 l'artiste stuckiste Paul Harvey remettra au goût du jour les affiches publicitaires de la marque.

La Collection JOB constitue un exemple significatif du « mariage de l'Art et de l'Industrie », un des fondements de l'Art nouveau, dans le domaine des Arts graphiques.


La période Art déco


Calendrier 1897 Alphons Mucha
Calendrier 1906 Aleardo Villa

JOB, publicité et la création artistique Art nouveau[modifier | modifier le code]

Publicité et Art nouveau[modifier | modifier le code]

Affiche 1898 Alphons Mucha


Aux alentours de 1900, l'Art nouveau, comme la carte postale sont à leur apogée. C'est une période de renouvellement fondamental des arts ; la nature et la femme fleur sont, à l'instar du japonisme, source d'inspiration des artistes.

Les peintres, même les gloires de l'académisme, ne rechignent pas à participer aux nombreux concours d'affiches et de cartes postales éditées en grande série, c'est l'heure des collections : Lefèvre-Utile, La Meuse, Nestlé, Byrrh... Les milliers d'affiches de la célèbre Chérette du dessinateur Jules Chéret, ancêtre de la Pin up, tapissaient les murs de Paris ouvrant la voie à Alphons Mucha et aux nombreux peintres dont la femme fut la source d'inspiration principale.

Les imprimeurs, à partir des projets des artistes, utilisent le procédé de reproduction en chromolithographie, technique d’impression en quadrichromie, développé en 1839 par Godefroy Engelmann. L’emploi des trois couleurs primaires (bleu, jaune, rouge), auxquelles on ajoute le noir, permet d’obtenir toutes les teintes et nuances possibles.[1].

Grâce à cette collaboration, l'Art nouveau, via les reproductions en format réduit sur papier, se démocratise et entre dans tous les foyers. La publicité artistique, les cartes postales illustrent bien la vocation de l'Art nouveau : voulu comme un « art pour tous » et un mariage de l'Art et de l'Industrie. Même s'il ne s'agit pour Paul Éluard que de « la petite monnaie de l’art », elles donnent « parfois l’idée de l’or ».

La famille Bardou, industriels et mécènes[modifier | modifier le code]

Calendrier 1904 Paul Gervais

La promotion des produits comme le papier à cigarettes, passe par la « réclame » : on achète mieux ce que l’on voit ou croit voir. Tel est le cas des publicités pour le papier à cigarettes JOB de la famille Bardou.

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, Pierre Bardou-Job fait des ateliers de fabrication de papiers à cigarettes créés par son père Jean Bardou, une grande manufacture. Industriel fortuné et mécène, une partie de ses biens est constituée de collections artistiques. Après sa mort en 1892, ses trois enfants, Camille, Justin et Jeanne, par alliance avec des notables locaux, forment la société Pierre Bardou-Job en mémoire de leur père. Elle est constituée par Justin Bardou-Job, Charles Ducup de St Paul époux de Camille et Jules Pams époux de Jeanne[2]. En témoignage de cette époque, il existe un projet de publicité à la gouache d'Alphons Mucha montrant une variante de la femme blonde, habillée de bleu sur fond noir, le mot JOB est inscrit en rouge en arrière plan. Au dessus du dessin figure le nom Pierre Bardou-Job, l'adresse du siège social de Perpignan et en dessous celle d'un exploitant de Toulouse[3].

Ainsi, les Bardou et leurs alliés, notamment les Pams et Ducup de Saint Paul, en industriels avisés mais aussi mécènes aux gouts raffinés, demandent à leurs amis artistes d'illustrer par des publicités les productions de la firme de papier à cigarettes. Les relations entre cette famille et les peintres de renom sont étroites : Georges de Feure passe ses vacances avec les Bardou-Pams, Paul Jean Gervais et Mucha sont dans le cercle proche[4]. Plus encore, le calendrier d'Edgar Maxence de 1901, la femme rousse à l'orchidée, tableau symboliste dont l'original est au musée d'Orsay, représente le portrait de Jeanne, la fille de Pierre Job-Bardou[5].

Outre des Bouisset, Meunier, Chéret, le déjà célèbre Mucha, ils arrivent ainsi à obtenir le concours de nombreux artistes. En tout, une trentaine de peintres et dessinateurs de premier ou second plan vont collaborer à la création publicitaire de la marque entre 1895 et 1925.

La Collection Art nouveau JOB[modifier | modifier le code]

Affiche 1900 Louis Vallet

Par le biais des revues artistiques Art nouveau, des salons et surtout les nombreux concours d'affiches, la notoriétés des artistes s'établit et les commandes se passent. Ainsi, en 1896 a lieu à Reims une importante Exposition d’affiches artistiques françaises et étrangères à laquelle ont pris part les plus grands illustrateurs de l'époque. Le catalogue de 202 pages annonce « la description des 1690 plus belles affiches (…) et les portraits de 48 des principaux artistes. »[6]. En effet, Alphons Mucha côtoie la jeune Jane Atché, Firmin Bouisset ou encore Henri de Toulouse-Lautrec. Le projet de ce dernier n’est pas retenu[6], tandis que celui de Jane Atché est récupéré par la société JOB au prix de quelques modifications[7].

Entre 1895 et 1916, trente deux œuvres, pour ne citer que celles reproduites en cartes postales, sont ainsi signées des plus grands noms de l'époque. Éditées le plus souvent en calendriers, reproduites, devant leur succès, dès 1903 en cartes postales, elles sont vendues ou données en cadeau de fin d'année aux ouvriers des usines de la marque[8]. La femme blonde imaginée par Mucha en 1896 obtient un énorme succès vendu en édition populaire à 3 francs et en tirage de luxe[8]. En plus des tirages papier, les illustrations sont reproduites sur divers supports, comme des boîtes à tabac ou à cigarettes en tole lithographiée.

A ces 32 pièces bien référencées, s'y ajoutent une quinzaine d'autres créations, curieusement peu répertoriées, telle l'affiche de Louis Vallet (vers 1900), l'affiche de Manuel Orazi (vers 1900) et deux affiches, au moins, de Gaspar Camps (vers 1915), pour ne citer que des artistes de renom.

Le thème récurrent de la collection est la femme, avec souvent une cigarette à la main et dont les volutes de fumée ou l'arrière plan indiquent « qu'elle fume le JOB ».

La femme qui fume est certes une femme libérée mais dans la société conservatrice de l'époque ce n'est pas un signe de classe. Dans son livre France fin de siècle Eugen Weber écrit « les femmes qui fument sont des femmes de bas étage ou des criminelles » et dans les années 1890, les femmes respectables qui fument sont considérées comme « soit des excentriques soit des féministes revendiquant l'égalité des sexes » [9]. Si la femme blonde de Mucha reprend ce stéréotype d'une femme écervelée aux yeux mi-clos se laissant enivrer par les plaisirs futiles[6], Jane Atché est au contraire considérée comme une des premières artistes à avoir présenté la femme fumant de JOB sous des traits valorisants et non d'une femme légère[10]ouvrant la voie aux femmes à bien d’autres conquêtes[11].

Les illustrateurs de la Collection JOB[modifier | modifier le code]

Affiche 1914 Leonetto Cappiello

Souvent scrupuleusement conservés dans les greniers après usage de l'éphéméride, les calendriers sont oubliés après guerre lorsque la mode change et parce que l'on voulait effacer des mémoires les tragédies passées. Abandonnés, souvent détruits, quelques uns ressortent aujourd'hui, en plus ou moins bon état, pour une deuxième vie. Parfois même, des piles entières sont retrouvées dans les stocks des anciens dépositaires. Les représentants des afficheurs, en habiles commerciaux ayant pu convaincre le client qu'un tirage en plusieurs milliers d'exemplaires coûtait « à peine plus cher » que celui nécessaire, ont aussi, sans le vouloir, contribué à la pérennité de l'œuvre[12]. Dans tout ce laps de temps, c'est également grâce aux nombreux cartophiles essayant de reconstituer la « collection JOB » que la mémoire a pu être gardée, d'autant plus que les cartes portent généralement les références du calendrier ou de l'affiche qu'elles reproduisent. Ainsi la mémoire est, en grande partie, sauve.

Des peintres et dessinateurs célèbres ont participé à la collection JOB :

Sans oublier les projets non publiés : soldat fumant sa pipe de Henri de Toulouse-Lautrec[13] et une série de 4 femmes qui fument de Georges de Feure[14].

A côté de ces grands noms, d'autres illustrateurs ont participé à la production de la Collection :

Calendrier 1898 Daniel Hernández
  • Angelo Asti (1847-1903), école française. D'ascendance italienne, né à Paris où il réalise la majorité de son œuvre. Peintre de genre et de portraits, il expose régulièrement au salon à partir de 1890. S'il est connu pour ses tableaux de femmes, dans des attitudes rêveuses ou « glamour » [15], il l'est encore plus des cartophiles pour son énorme production de cartes postales.
  • Julien Duvocelle (1873-1961), école française[16]. Il expose régulièrement au salon à partir de 1897 et obtient, dès cette époque, des distinctions dont une médaille de bronze lors de l'exposition universelle de 1900. Peintre de portraits, sa contribution d'affichiste et d'illustrateur de cartes postales est plus confidentielle.
  • Lluís Graner (1863-1929), école espagnole. Ce peintre est connu pour ses dessins et illustrations d'affiches. Membre de la Société nationale des beaux-arts, il obtient une mention lors de l'Exposition universelle de 1889. Ses œuvres sont exposées au Musée national d'art de Catalogne[8].
  • Joseph Granié (1866-1915), école française. Élève de Jean-Léon Gérôme, ce peintre commence sa carrière à Toulouse avant son installation à Paris. Artiste de talent, il se distingue par l'éclectisme de son œuvre. Il expose plusieurs fois au Salon des Artistes français des sujets variés. Les musées, de Toulouse et Paris, conservent quelques unes de ses œuvres, tel le Portrait d'Yvette Guilbert (Musée d'Orsay)[17].
  • Gabriel Hervé (1868-?), école française. Né en Charente, peintre de portrait et de genre. Il est, à partir de 1903, Sociétaire des Artistes français.
  • André Joyeux (1871-?), école française, ancien élève de l'École nationale supérieure des Beaux-Arts à Paris. Il s'installe en Cochinchine vers 1900. En 1906, il expose des tableaux pour le pavillon du Tonkin à l'exposition coloniale de Marseille. Il devient premier professeur et directeur de l'école des arts appliqués de Gia Định (Trường Mỹ nghệ thực hành Gia Định) fondée en 1913 dans la banlieue de Saigon. Il est peintre et illustrateur de livres sur la vie des colonies comme Silhouettes Saigonnaises (Saigon, 1909), La Vie des grandes colonies ( Paris: Maurice Bauche, 1912), entr'autres[18].
  • Eugène Loup (1867-1948), école française. Ce peintre aveyronnais est connu pour ses figures en grisailles. Il expose au Salon des Artistes français et de la Société nationale des beaux-arts. En 1900, lors de l'exposition universelle, il reçoit une médaille[8].
  • Georges Meunier (1869-1942), école française. Peintre, dessinateur, lithographe et affichiste parisien, il est élève de William Bouguereau à l'école des beaux-arts de Paris. Il publie des vignettes dans les revues humoristiques de l'époque comme Le Rire, L'assiette au beurre et participe assidûment au salon des humoristes. Influencé par Jules Chéret, il réalise de très nombreuses affiches, notamment pour l' imprimerie artistique Chaix. Outre son travail pour JOB, il participe aux grandes séries publicitaires de l'époque (collection Byrrh, album pour le vin Mariani) et pour à la Collection des cent[8].
  • Manuel Orazi (1860-1934) école italienne, illustrateur et affichiste dans le style Art nouveau dont la biographie est encore peu étudiée. Il réalise des partitions pour la maison Ricordi à Milan. En France, il expose en 1896 dans la Maison de l'Art nouveau de Samuel Bing une lithographie et un calendrier magique[19], curieuse œuvre ésotérique écrite en 1895 par Augustin de Croze, illustrée par Orazi et publiée en 777 exemplaires[20]. Il illustre de nombreux livres, pour Edgar Allan Poe, Charles Baudelaire ou Oscar Wilde[21], entr'autres. Pour les affiches, citons une affiche publicitaire pour La maison moderne[22]. Il est membre de la Société nationale des beaux-arts[23].
  • Jean de Paleologu dit PAL (1855-1942 mais dates incertaines), peintre, illustrateur et affichiste. Après des études d'art en Angleterre, il est actif en France puis aux États-Unis. A Paris il réalise de nombreuses affiches et collabore aux revues humoristiques et artistiques Belle Époque, comme Le Rire, La Plume, Cocorico, Le frou-frou. Il illustre Petits poèmes russes de Catulle Mendès, recueil publié par les éditions Charpentier en 1893[24]. Il s'installe États-Unis en 1900.
  • Aleardo Villa (1865-1906), école italienne. Ce peintre de Milan est un représentant du Style liberty, la déclinaison italienne de l'Art nouveau. Initialement peintre de sujets religieux, il s'est résolument engagé sur la voie de l'affiche et de l'art publicitaire. Il est, dès 1889, un des premiers à réaliser des cartes postales en Italie pour la Maison Ricordi et diverses affiches Art nouveau.

Citons, pour être exhaustif, d'autres illustrateurs qui ne sont pas passés à la postérité : Cyprien Boulez, peintre de portaits ; Nguyen Duc Thuc ; G. Maurice qui correspond peut-être à un pseudonyme et F. Thuillière.

Les oeuvres de la Collection JOB[modifier | modifier le code]

Tableau des séries de la collection J0B[modifier | modifier le code]

Tableau des séries de la Collection JOB -Période Art nouveau-
Composition de la collection JOB Tirage en carte postale, série dite de :
Année Illustrateur Thème Calendrier Affiche 1903 1910 (A) 1910 (B) 1911 1914 1916
1895 Etienne Firmin Bouisset Le jeune ramoneur, « hors concours Paris 1889 »
1895 Georges Meunier Femme au chat, « hors concours Paris 1889  »
1896 Jules Chéret « La Cherette  » , « hors concours Paris 1889  »
1897 Alfons Mucha Femme blonde
1897 Jane Atché Femme en vert et noir, « hors concours Paris 1889  »
1897 G. Maurice Femme sur fond rouge, « hors concours Paris 1889  »
1898 Luis Graner Vieillard à la lampe
1898 Daniel Hernández Femme au coussin vert
1898 Alfons Mucha Femme brune
1899 Angelo Asti Femme avec fleurs dans les cheveux, « hors concours Paris 1889  »
1900 Charles Léandre Femme rousse
1901 Edgar Maxence Femme rousse à l'orchidée
1902 Paul Jean Gervais Femme au bouquet de fleurs
1903 Edgar Maxence Femme en barque, « hors concours Paris 1900  »
1904 Paul Jean Gervais Femme au masque, « hors concours Paris 1900  »
1905 Paul Jean Gervais Femme en jaune
1905 Edgar Maxence Femme au figuier de Barbarie, « hors concours Paris 1900  »
1906 Ramon Casas Espagnole au gilet noir, « hors concours Paris 1900  »
1906 Julien Duvocelle Femme fond marron
1907 Aleardo Villa Femme au voile bleu
1908 Georges-Antoine Rochegrosse Femme à la guirlande de fleurs
1909 Paul Jean Gervais Femme avec bouquet à la main
1910 Paul Jean Gervais Femme à la mantille noire
1910 Armand Rassenfosse Gitane
1911 Paul Jean Gervais Femme au vase
1912 Paul Jean Gervais Femme sur fond aquatique
1913 Joseph Granié Femme au chapeau à plumes
1914 Leonetto Cappiello Le pacha
1914 Nguyen Duc Thuc Scène chinoise, « la grande marque française JOB »
1914 Georges-Antoine Rochegrosse Orientale au diadème
1915 Gabriel Hervé Femme à la jaquette rouge
1916 Eugène Loup Portrait de femme sur fond marron


Légende pour la lecture du tableau
calendrier affiche carte signification remarque
Oeuvre tirée initialement en calendrier Pas de tirage en affiche ou tirage encore inconnu
Oeuvre tirée initialement en affiche
Oeuvre tirée initalement en calendrier et affiche A noter un gros retirage de l'affiche de Capiello en 1933
Année de série des tirages en carte postale 2 séries en 1910
Sources du tableau
  • La vie du collectionneur, n° 170[25]
  • Cartes postales et collection, n° 116[26]
  • Site Internet imuseejob.free.fr et La vie du collectionneur, n°390[8]

Les cartes postales de la Collection[modifier | modifier le code]

Les calendriers et affiches ont été largement déclinés en cartes postales. Les cartes ne sont pas toutes inventoriées, faute d'avoir été retrouvées . En 1980, le nombre de cartes postales était estimé par l'auteur et éditeur Gérard Neudin à « au moins 84 pour 31 dessins » [27]. Le 32ème dessin correspond au calendrier du peintre Eugène Loup de 1916, répertorié par l'auteur italien Carmello Calò Carducci en 1987[26]. Enfin, en 2001, le nombre de cartes est revu à la hausse, environ 126 cartes pour les grandes séries (selon le tableau ci-après)[8] mais cet inventaire demeure théorique, en raison des variantes dans certaines éditions. Il est établi que 32 calendriers et affiches ont fait l'objet de cartes postales ; les cartophiles les différencient en séries. Il existe 5 séries principales jusqu'en 1914 et une rare série dite « de 1916 ». Les séries sont censées donner l'année du tirage de ces cartes mais, pour compliquer le tout, il n'est pas impossible que plusieurs éditions d'une même série aient eu lieu avec quelques variantes. Ainsi, si la série de 1903 et la série de 1914 sont facilement reconnaissables, les séries de 1910 et surtout celle 1916 sont sujettes à caution.

Série 1903 D. Hernández
Série 1910 L. Graner
Série 1911 P. Gervais
Série 1914 A. Asti
Série 1916 J. Granié


Série Année Nombre de cartes Sens de la carte Texte Ornement/Imprimeur
1ère série 1903 12 Horizontal Papier à Cigarettes JOB Fleurs Art nouveau
2ème série 1910 20 Horizontal Collection JOB Quadrillé, losange
3ème série 1910 8 Horizontal Collection JOB Quadrillé, losange + marque imprimeur Lyon
4ème série 1911 24 Horizontal Collection JOB Cigarettes JOB Quadrillé, losange
5ème série dite « La grande série » 1914 30 Vertical Collection JOB Frise guirlande de fleurs
« série de 1916 » 1916 32 Horizontal Collection JOB Quadrillé, losange

La série dite de 1903[modifier | modifier le code]

Cette série comprend 12 cartes qui sont maintenant toutes retrouvées sauf Meunier et Chéret[8]. Les cartes sont horizontales, illustrées du côté gauche et bordées d'un motif rose saumon « Art nouveau ». Le motif occupe également le fond de la partie droite. Une variante de cette série est également signalée avec des motifs floraux beiges. Les cartes portent la mention « Papier à cigarettes JOB ». Elles sont d'excellente qualité d'impression et relativement rares.

Les séries dites de 1910[modifier | modifier le code]

La série est dite « de 1910 » mais a fait l'objet de 2 émissions, au moins, vers 1907-1908. Ces séries comprennent, selon toutes vraisemblances, 20 cartes dans la série dite A et 8 cartes dans la série B (reproduction de calendriers)[28]. La série 1910 (A) est horizontale, elle porte la mention « collection JOB » mais par contre ni marque d'imprimeur ni mention « cigarettes JOB ». Le fond est quadrillé. Cette série existe en papier de deux qualités: toilé et lisse satiné. La qualité d'impression est bonne sur papier rugueux, passable pour les cartes sur papier lisse satiné. La série 1910 (B) est horizontale, elle diffère de la 1910 (A) par la mention « lyon » correspondant à la ville de l'imprimeur où elles furent réalisées par « Art couleurs ».

La série dite de 1911[modifier | modifier le code]

Cette série comprend de manière certaine 24 cartes, c'est à dire toute la production jusqu'à 1911 sauf Rassenfosse[26]. Cette série est horizontale, elle porte la mention « collection JOB, cigarettes JOB », le fond est quadrillé. La qualité de l'impression est passable sur fond rugueux et bonne sur les cartes ayant un fond lisse.

La série dite de 1914[modifier | modifier le code]

La série de 1914 comprend toute la production juqu'en 1914 soit 30 cartes. Le dessin est ici vertical et c'est la seule série où il occupe toute la surface de la carte et pas seulement une moitié. Dans le tiers inférieur de la surface, la mention « collection JOB » est reportée. Le verso divisé porte l'inscription « carte postale ». La qualité d'impression est très bonne.

La série dite de 1916[modifier | modifier le code]

Cette série regrouperait toute la série soit 32 illustrations. Cette série est la plus rare de toutes et le tirage a dû être petit. Elle est fort logiquement la seule à comprendre les calendriers de Hervé et de Loup, sortis respectivement en 1915 et 1916. Mal connue et mal référencée, cette série dite « de 1916 » pourrait bien, en fait, n'avoir été commercialisée qu'après la guerre. De plus, quelques détails dans les descriptions diffèrent et pourraient orienter sur l'existence de 2 tirages distincts. En effet, les cartes sont toujours horizontales, la moitié gauche est la même que les séries de 1910 mais le côté droit est décrite, selon les sources, soit comme « décoré d'un unique losange, renfermant le mot Job très stylisée »[26] soit comme étant identique à la série de 1910[8][29]. Le papier est rêche et l'impression passable. Cette série ferait l'objet de certaines particularités : le calendrier Gervais 1910 est indiqué par erreur de 1911 et le texte sur la carte de Ng Duc Thuc a été adapté[26].

Et des cartes isolées[modifier | modifier le code]

Carte postale d'Alfons Mucha, édition bureau de Londres, 1908
  • Mucha bureau de Londres

Il s'agit de la rare carte postale de 1908 éditée à l'occasion de l' Exposition franco-britannique de Londres par le bureau londonien de JOB. C'est la reproduction du calendrier de Mucha (femme blonde).

  • Cappiello, le pacha

Il existe une carte postale verticale de Cappiello en grand format « papier à cigarettes et cigarettes JOB »[30]. La date de tirage de cette carte n'est pas connue avec certitude (1914 ?). Certaines cartes postales de Cappiello diffèrent, en effet, de la série de 1914 par des petites variantes : pas de contour au recto ou pas d'inscription au verso, ceci est lié aux retirages d'époque de cette carte « à succès ».

  • D'autres cartes

De la même manière qu'il existe une carte postale du calendrier de Gervais 1905 en grand format vertical, datant de vers 1914, il est difficile d'être exhaustif, les émissions de cartes postales ont sans doute été faites par ailleurs, mais de manière très sporadique.

description sommaire des œuvres de série[modifier | modifier le code]

Calendrier 1897 G. Maurice


Chaque création de la série est initialement éditée en calendrier, parfois en affiche. Le calendrier est généralement sur support cartonné, ou au moins sur papier renforcé, il comporte un éphéméride de l'année, encoché dans le carton, qui a bien souvent été feuilleté et a disparu. L'affiche était sur papier, parfois en tirage de luxe.

L'affiche ou le calendrier, du moins le premier tirage, comprend souvent comme texte le slogan publicitaire « fumez le JOB ou ne fumez pas » dans la langue de destination de l'affiche, la marque « JOB », parfois une mention « hors concours Paris 1889 » (ou 1900) et est souvent ornée d'une bordure harmonieuse. La référence à l'exposition universelle de 1889 ou de 1900, indique que la marque JOB était « hors concours », c'est-à-dire qu'elle a obtenu une médaille. Cette précision est importante car parfois les biographes ont cru que la date correspondait à une médaille reçue par l'artiste lui-même[31].

D'autres tirages ont suivi sans aucune mention, avec seulement l'image décorative ; c'est le cas aussi des épreuves avant la lettre souvent retrouvées dans les fonds d'anciennes imprimeries. La marque de l'imprimeur est souvent présente, surtout pour les tirages de qualité, il s'agit souvent des anciennes imprimeries artistiques Cassan ou Sirven, qui ont toutes les deux des succursales à Toulouse et Paris. Il convient de différencier ces tirages lithographiques d'époque des reproductions récentes en vogue depuis une dizaine d'années, en impression Offset et de garder à l'esprit que ces affiches, à vocation publicitaire, qui ne sont en aucun cas des estampes de cabinet, ont souvent fait l'objet, en leur temps, de plusieurs tirages de dimensions et de qualité différentes.

Voici une description sommaire des œuvres.

  • Affiche Bouisset 1895. Firmin Bouisset, le spécialiste des publicités représentant des enfants (il est le père de la célèbre affiche du Chocolat Menier) entame la série de la collection JOB par un petit ramoneur, noir de fumée, dont on n'ose voir le rapport avec la marque. Il est décliné sur des affiches, aujourd'hui rares, mais non en calendriers.
  • Calendrier Meunier 1895. C'est la première femme JOB de la série. A en croire l'inscription portée sur les cartes postales il s'agit à l'origine d'un calendrier, mais force est de reconnaître qu'aujourd'hui ils ont presque tous disparu. L' affiche correspondante, d'époque, de dimensions importantes (240 X 87 cm environ), est imprimée par Chaix ; elle est plus destinée à tapisser les murs des villes qu'aux décorations intérieures. D'autres affiches ont des formats plus modestes mais néanmoins supérieurs aux créations postérieures des autres illustrateurs ; au vu des divers formats rencontrés, on peut en déduire que ce dessin à succès fait l'objet de nombreux tirages.
  • Calendrier Chéret 1896. Arborant fièrement une cigarette, cette femme en mouvement, dont on voit le dos, est typique des créations élégantes et joyeuses de Chéret ; c'est donc « La Chérette » de la Collection JOB. Sur le calendrier, de petit format, le dessin est mis en valeur par une bordure décorative : le motif en zigzag, celui-la même des carnets de papier à cigarettes de la marque et qui sera repris à l'envie par les affichistes[32]. Le dessin sans la frise est repris pour une imposante affiche de 1.20 mètres de hauteur par l'imprimerie Chaix [12].
  • Calendrier Maurice 1897. Premier d'une longue série aux formats plus réduits que les affiches précédentes (dimensions 51x38cm ). Cette œuvre de Maurice, un artiste non identifié, représente une femme de profil, stylisée et dans les tons orangés. L'imprimeur est Cassan Fils Toulouse-Paris.
  • Calendrier Mucha 1897 et affiche Mucha 1898. La célèbre femme blonde JOB de Mucha est mondialement connue. Créature splendide, rêveuse, aux longs cheveux tout en courbes se mêlant aux volutes de fumées ; elle ne laisse pas indifférent cette femme « style Mucha » que ses amateurs s'arrachent et que ses détracteurs qualifient de « macaroni Mucha »[33]. Icône des « femmes de publicité », Pin up avant l'heure, les éléments sont réunis pour faire de ce calendrier « la » pièce maîtresse de la collection JOB, son emblème. Après avoir séduit, au début du XXe siècle les amateurs de l'Art nouveau, être redécouverte dans les années 1960 par les adeptes du Psychédélisme, aujourd'hui encore l’œuvre est déclinée et adaptée pour d'innombrables travaux ou produits dérivés.Ce calendrier fait l'objet de nombreux tirages en affiches avec des tons légèrement différents. Pour sa deuxième création, la femme brune, Mucha s'est inspiré d'une fresque de Michel- Ange en la chapelle Sixtine. On distingue toujours la chevelure exubérante, typique et propre à Mucha, ainsi que maintes allusions à la marque JOB, de la broche à l'étui de papier à cigarettes et jusqu'au fond en guise de papier peint. Une troisième affiche de Mucha sera restée au stade d' ébauche[34]. Les planches sont imprimées à Paris par F. Champenois.
Calendrier 1900 Charles Léandre
  • Affiche Atché 1897. La jeune Jane Atché, elle n'avait que 24 ans lorsqu'elle a imaginé ce sujet, est la seule femme ayant contribué à la collection[6]. Réalisée en 1896[35] pour un tirage l'année suivante, cette représentation stylisée de la femme fumant, les oppositions de couleur, font de cette affiche une œuvre remarquable. Son graphisme épuré évoque Toulouse-Lautrec ou les estampes japonaises[36]. La femme imaginée par Jane Atché fume avec naturel, simplicité et élégance dans sa grande cape noire, les cheveux sagement relevés[6]. Le projet d'affiche présentait une femme une jeune femme en robe jaune paille et grande capeline noire, il est modifié par la société JOB : la robe devient vert tendre assortie au fond, le cercle de fumée tourne autour de la marque JOB et, comme sur la plupart des productions antérieures à 1900, le sigle « Hors Concours Paris 1889 est ajouté »[1]. L’affiche rompt avec la représentation de la femme en train de fumer comme « femme de mauvaise vie » ou « de moralité douteuse », à une époque où fumer était réservé aux hommes[6]. Imprimée à Toulouse par Cassan Fils, elle n'a pas été éditée en calendrier.
  • Calendrier Graner 1898. Ce calendrier est atypique de la collection. Ici, pas de femme JOB mais un homme âgé, mal éclairé par une lampe à pétrole, qui se prépare consciencieusement une cigarette de la marque.
  • Calendrier Hernández 1898. Ce peintre fait là sa seule contribution de femme JOB. Hernández réalisait souvent des portraits de jeunes femmes, telle celle-ci, pensives ou rêveuses bien dans leur époque et qui connurent un certain succès.
  • Calendrier Asti 1899. Ce calendrier représente une femme à la longue chevelure avec une fleur, dans le style et avec cet attribut de la femme Art nouveau. Imprimé par Cassan Fils Toulouse-Paris, il est de dimensions 43x32 cm et porte la mention « Hors concours Paris 1889 ».
  • Calendrier Léandre 1900. Léandre, cet humoriste montmartrois a réalisé une seule contribution à la collection JOB. Pour le calendrier, imprimé par Sirven à Toulouse, La jeune femme rouquine JOB de Léandre, au regard légèrement aguichant reflète le caractère boulevardier du peintre.
  • Calendriers Maxence 1901, 1903 et 1905. L'original du calendrier 1901, une huile sur toile, est conservé au Musée d'Orsay, étonnante peinture symboliste qui représente dans un décor végétal et arachnéen une femme rousse tenant une cigarette fumante dans la main : c'est Jeanne Bardou-Job, fille de l'industriel et mécène propriétaire des papiers à cigarettes JOB [37]. Le tirage en calendrier, de qualité par les couleurs et les dorures, porte la marque de l'imprimerie artistique Sirven de Toulouse. Devant son succès, il est systématiquement repris en carte postale et en affiches. Après la Femme rousse à l'orchidée , Maxence, récidive et représente pour le calendrier 1903 une femme à la cigarette en barque dans un décors aquatique de nymphéas. Enfin pour son troisième calendrier, Maxence, comme à son habitude, représente une femme dans un univers végétal.
  • Calendriers Gervais 1902, 1904 ,1905, 1909,1910, 1911 et 1912. Échelonnée sur une dizaine d'année, Gervais est le plus prolifique des peintres de la collection JOB. Gervais aime représenter des jolies femmes avec des fleurs épanouies dans les cheveux : tout est prétexte à l'emploi d'une palette colorée et la femme à la guirlande de fleurs 1902 est sa première contribution. Chose relativement rare : elle ne fume pas, par conséquent la publicité pourrait être le support de bien d'autres produits que le papier à cigarettes. Deux ans après, le peintre toulousain dessine sa deuxième femme JOB. Cette femme au chapeau, qui tient un masque de carnaval près d'un éclairage, a été le support d'un agréable calendrier. Pour sa troisième contribution, Gervais reste dans le registre de la femme fleur, qu'il avait déjà interprété pour le calendrier de 1902. En 1909, il représente encore une femme avec des fleurs dans les cheveux, conforme à la représentation traditionnelle de la femme 1900. En 1910, c'est au tour d'une femme coiffée d'une mantille, en 1911 un joli calendrier d'une femme portant un vase et en 1912 une femme fumant, encore dans un décors de fleurs.
  • Calendrier Duvocelle 1906. Duvocelle, peintre de portaits, représente une femme de profil pour son unique contribution à la collection. Seuls le visage de la femme, les mains et surtout la cigarette sont pales, les habits et le fond sont très sombres. Le calendrier complet a été distribué avec l'éphéméride de 1906, le dessin est daté de 1905 et il n'existe généralement pas de marque d'imprimeur ; Le calendrier présente une large bordure imitation bois, cet encadrement n'est pas repris sur les cartes postales[8].
Calendrier 1906 Ramon Casas
  • Calendrier Casas 1906. Le calendrier représente une femme en costume espagnol, veste noire et robe jaune. Le fond est traité en aplat comme le faisait fréquemment ce maître de l'école moderniste catalane. De part la finesse du dessin, les oppositions de couleurs, la maîtrise et l'originalité du trait, c'est une œuvre agréable et de qualité. Le dessin est entouré d'une bordure grise qui est absente sur les affiches et les cartes postales. Ce calendrier porte la mention « hors concours Paris 1900 », aucune marque d'imprimeur n'y figure.
  • Calendrier Villa 1907. Il représente une femme souriante, appréciant une cigarette dont la fumée forme les trois lettres JOB. L'œuvre n'est pas agrémentée d'une frise ou d'un cadre comme souvent en bordure.
  • Calendriers Rochegrosse 1908 et 1914. Ces deux œuvres orientalistes sont traitées dans les teintes orangées chères à cet artiste. La femme JOB 1908 porte une tunique découvrant ses épaules dans une attitude légèrement aguichante. La marque d'imprimeur est Lyon et le calendrier est bordé d'une frise dans les tons orangés. La deuxième femme, illustrant le calendrier de 1914, est une belle orientale portant diadème.
  • Calendrier Granié 1913. Le calendrier, assez rare, de l'imprimerie Champenois à Paris représente une femme coiffée d'un chapeau orné de plumes. L'œuvre est aujourd'hui surtout connue par la carte postale, correspondant à ce calendrier, éditée pendant la « Grande Guerre ».
  • Affiche Rassenfosse 1910. L'affiche représente une gitane qui fume. Il s'agit d'une affiche de grandes dimensions, 129x94 cm imprimée à Liège.
  • Affiche Capiello 1914. Capiello est, avec Cassandre, le précurseur de l'affiche moderne. Sa création pour JOB est résolument en rupture de ses prédécesseurs et de l'art nouveau, d'ailleurs à son crépuscule, pour un nouveau style d'affiche jouant sur les oppositions de couleurs pures, sur les lignes stylisées et la recherche artistique. Il quitte aussi le répertoire trop exploité de la femme pour créer son pacha, lequel fait partie des rares œuvres JOB représentant des hommes. Le pacha de Capiello aura beaucoup de succès et sera réédité. Ce sont ces retirages qui sont les plus fréquents, ou les moins rares, de nos jours. L'imprimeur est soit Vercasson soit Devambez. L'affiche de 1933 de l'imprimerie Vercasson, Paris, porte la mention 13e édition juin 1933 ce qui montre le succès de cette affiche auprès du public[38]. Quant à Devambez, son concurrent, ses pratiques commerciales agressives favorisent également les gros tirages de Capiello, son poulain[39]. Toujours est-il que, malgré ces tirages relativement conséquents, l'affiche demeure très collectionnée des amateurs de belles images, sa cote s'en ressent.
  • Affiche Duc Thuc 1914. L'affiche de Nguyen Duc Thuc, originale et très rare, est atypique dans la collection. Représentant une scène chinoise, elle porte, sur un large bandeau supérieur, le dessin d'un parchemin déroulé se lequel figure la mention « la grande marque française JOB », montrant l'importance prise par la société à l'export.
  • Calendrier Hervé 1915. Ce calendrier émis en période de guerre, représente une femme en tailleur rouge qui imite une veste d'uniforme. Le calendrier est assez rare et la carte postale, de la dernière série 1916, est presque introuvable.
  • Calendrier Loup 1916. La femme JOB de Loup est finement traitée en camaïeu dans les tons bruns. Il s'agit d'une rare présentation où la femme JOB pensive (nous sommes en temps de guerre) ne fume pas. Le calendrier[40], dont le tirage a été petit, ne présente généralement pas de marque d'imprimeur. La carte postale qui n'existe bien évidemment que dans la dernière série (1916) est très rare.

Les autres créations de la Collection[modifier | modifier le code]

Sont listées ici les autres affiches qui sont rarement référencées et citées. N'ayant pas fait l'objet de carte postale, elles ne bénéficient pas de la formidable mémoire offerte par ce moyen de grande diffusion, celui d'une image largement collectionnée et présentant l'avantage du petit format[24]. Elles n'en présentent pas moins d'intérêt, d'autant qu'elles sont parfois l'œuvre de d'illustrateurs importants.

Affiche 1902 Manuel Orazi
Année Illustrateur Thème Description
1895 Jean de Paleologu (Pal) Art nouveau : femme sensuelle Affiche portant le texte « hors concours Paris 1889 », représentant une femme sensuelle ou une cocotte, audacieusement vêtue, en robe verte près d'une table de nuit[41]
vers 1900 Louis Vallet Humour : le sapeur pompier rare affiche humoristique JOB d'un sapeur pompier d'intervention[42] sacrifiant l'extinction du feu au plaisir d'une cigarette
1898 F. Thuillière Militaria : Le spahi Affiche intitulée Spahi, dimensions 55x36cm, éditée par l'imprimerie Cassan fils, Toulouse Paris et daté 1898[43]
vers 1900 F. Thuillière Militaria : cosaque de la garde Affiche intitulée Cosaque de la garde, dimensions 55x36 cm, éditée par l'imprimerie Cassan fils, Toulouse[44]
1902 Manuel Orazi Art nouveau : Femme de profil Affiche ou estampe, femme de profil, pas de marque JOB mais souvent citée comme telle [23][45]
vers 1914 Militaria : Soldats au front Soldats au front pendant la « Grande Guerre ». Série patriotique d'affiches sur les différents corps d'armées européens. Les affiches montrent le plus souvent des soldats se roulant ou fumant une cigarette. Slogan, en langue française seulement, « fumez le JOB ou ne fumez pas », divers panonceaux de dimension moyenne (environ 50 cm) non signés[46], exemple d'illustration : servant de canon, soldat de l'infanterie française
1915 Gaspar Camps Espagne : femme au fume-cigarette Femme espagnole, femme au style vestimentaire raffiné et fume-cigarette sur fond rouge, Dimensions 50x40 cm[47] ou 43x30.5 cm [48]
vers 1920 Gaspar Camps Espagne : espagnole au collier de perles Affiche sur fond vert d'une « femme fatale », Imprimerie Sirven à Toulouse, 26X35.2 cm [49], outre JOB l'affiche a également été utilisée par d'autres marques, comme Anis Antich[47]
vers 1920 André Joyeux Colonies : couple de fumeurs asiatique Affiche avec couple de fumeurs asiatiques de profil se faisant face, dimensions 160x120cm, imprimerie Sirven, Toulouse Paris[50]
vers 1920 André Joyeux Colonies : bouddha Affiche représentant un bouddha en méditation, dimensions 52x38 cm[51] , une des affiches pour JOB signée A. Joyeux est conservée à la Bibliothèque de Genève et datée Circa 1910[52]
1923 André Joyeux Colonies : vieux chinois Affiche représentant un vieux chinois sur fond rouge, dimensions 52x36 cm, imprimerie Sirven, Toulouse[53]. Affiche datée de 1923 par le musée du papier d'Angoulême[54]
1924 Cyprien Boulez Femme à l'éventail Affiche représentant une femme en tenue d'été portant un éventail[55]

JOB dans l'Art du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1914, les éditions de calendriers, affiches, cartes postales sont courantes. Elles se raréfient pendant la guerre, mais continuent néanmoins. Dans l'Entre-deux-guerres, les affiches mettent surtout en avant les produits à l'exportation dans les colonies.

Plus grand chose à signaler dans les années 30, la collaboration avec les artistes devient exceptionnelle. A signaler toutefois une création typiquement Art déco « Cigarettes Job blanches » du graveur suisse Noël Fontanet (1898-1982)[56] et le retirage en 1933 de l'affiche Le pacha de Cappiello[57]. Les quelques affiches de la marque des années 40 d'un géométrisme rigoureux[58], même si elles sont dignes d'intérêt ne se démarquent pas de la masse des publicités de l'époque ; elles sont parfois anonymes. En 1961, le graphiste et illustrateur Donald Brun réalisera une affiche publicitaire pour la marque titrée Algérienne Job[59].

JOB inspire les artistes, tel M.C. Escher avec sa lithographie reptiles de 1943[60]. Après plusieurs dizaines d'années de disgrace, l'Art nouveau revient sur le devant de la scène dans les années 60. En 1966, l'affiche JOB d'Alphonse Mucha 1897, sera ré-interprétée par Stanley Miller et Alton Kelley avec effet psychédélique. Imprimée à San Francisco, pour annoncer un concert de rock [61]. Mais dans l'un et l'autre cas, il ne s'agit plus d'une commande de la marque JOB.

Comme ailleurs dans le monde, dans le dernier quart du XXe siècle, la lutte contre le tabagisme devient, en France, une priorité de santé publique. Les lois Veil de 1976 et Evin de 1991 interdisent toute publicité, directe ou indirecte, en faveur du tabac et des produits dérivés. Ces dispositions auraient pu marquer un coup d'arrêt mais les créations artistiques de la marque, alors en proie à de graves difficultés financières[62] étaient, de toutes façons, déjà tombées en désuétude.

Néanmoins outre-Manche, en 2008, la société JOB demande au musicien punk, peintre et stuckiste britannique Paul Harvey, artiste inspiré par l'Art nouveau[63] de remettre au goût du jour les affiches publicitaires de la marque. Ainsi est imaginée une série d'affiches des « double célèbres », Famous double, une référence commerciale aux paquets double de la fabrique JOB. Gilbert et George apportent leur soutien au projet contrairement à The Mighty Boosh ou The White Stripes, autres couples d'artistes également représentés. Famous Doubles seront exposés à la galerie d'art comtemporain, Wanted Gallery de Notting Hill à Londres en 2009[64]. Les affiches représentent tout à la fois des personnages réels et imaginaires, sans allusion directe à la marque sauf via la mémoire collective. Ainsi, dans un décors très Art nouveau où l'on reconnait la frise du calendrier 1903 d'Edgar Maxence et dans une composition symétrique, Gilbert et George posent debout encadrant Le pacha, personnage emblématique imaginé par Leoneto Cappiello près d'un siècle plus tôt, comme pour « boucler la boucle »[65].

Aujourd'hui, les affiches de la collection sont reconnues et largement reproduites. Si les amateurs d'art et collectionneurs privilégient les planches d'époque en chromolithographie qu'il est assez aisé de reconnaître, le marché est inondé de « posters décoratifs », reproductions d'images à petit prix. Pour orner les murs, ces belles images d'autrefois ont encore et toujours leurs amateurs. La Collection JOB demeurera un exemple intemporel remarquable de création graphique publicitaire[26].

Galerie d'images JOB[modifier | modifier le code]

Quelques calendriers et affiches[modifier | modifier le code]

Quelques cartes postales[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Giovanni Fanetti et Ezio Godoli, Art nouveau. La carte postale, Celiv,‎ 1992, 400 p. (ISBN 9782865351589)
  • Alain Weill, Affiches et art publicitaire,‎ 1987, 368 p. (ISBN 9782852990036)

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Didier Nourrisson, « Papier à cigarettes JOB », L’Histoire par l’image (l’histoire de France à travers les collections des musées et les documents d'archives) (consulté le 19 février 2013)
  2. E. Praca, « Perpignan à l’ère industrielle : l’exemple du papier à cigarettes Job (XIXe-début XXe s.) », Perpignan une et plurielle,‎ 2004 (consulté le 20 février 2012)
  3. Alphons Mucha, « Projet de publicité pour Pierre Bardou-job », http://www.arcadja.com,‎ vers 1895 (consulté le 20 février 2013)
  4. Elisabeth Doumeyrou, conservateur du Pôle Muséal et du musée des Beaux-Arts Hyacinthe Rigaud et Edwige Praca, spécialiste de l’histoire économique des Pyrénées-Orientales, « La Belle Epoque des Bardou », musée des Beaux-Arts Hyacinthe Rigaud,‎ 2011 (consulté le 22 février 2013)
  5. Edgar Maxence, « La Femme à l'orchidée », Réunion des Musées Nationaux,‎ 1900 (consulté le 28/02/2013)
  6. a, b, c, d, e et f Claudine Dhotel-Velliet, « Jane Atché : Le mystère », Revue de la Bibliothèque Nationale, nouvelles de l'estampe, no 219,‎ septembre 2008
  7. Didier Nourrisson, « Papier à cigarettes JOB », L’Histoire par l’image (consulté le 24/02/2013)
  8. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j « Le site des collectionneurs, la collection Job, musée virtuel de Frédéric Vavasseur et Jean-Louis Venet », La vie du collectionneur, no 390,‎ 23 novembre 2001, p. 11. L'article présente le site Internet, disparu en 2004, www.imuséejob.free.fr, le musée virtuel JOB de Frédéric Vavasseur et Jean-Louis Venet ; consultation des archives du site Internet le 25 février 2013.
  9. (en) Eugen Weber, France: Fin de Siècle,‎ 1986, 294 p. (ISBN 978-0674318137, lire en ligne), p. 29
  10. (en) Sander L. Gilman et Xun Zhou, Smoke: A Global History of Smoking, Sander L. Gilman,‎ 4 novembre 2004 (ISBN 978-1861892003), p. 294
  11. (en) Dolores Mitchell, « The “New Woman” as Prometheus, Women Artists Depict Women Smoking », Woman’s art journal,‎ spring/summer 1991
  12. a et b Alain Weill, Affiches et art publicitaire : 7500 résultats de ventes aux enchères, Mayer,‎ 1987, 368 p. (ISBN 9782852990036)
  13. Henri de Toulouse Lautrec, « Soldat anglais fumant sa pipe. Projet non exécuté », Sept Deniers Web,‎ 1898 (consulté le 23/02/2013)
  14. Ian Millman, Georges de Feure : maître du symbolisme et de l'Art nouveau, ACR édition,‎ septembre 1996 (ISBN 2867700469), p. 236
  15. Kevin Freeman, « Angelo Asti », Mutoscope Pin-Up World! (consulté le 24/02/2013)
  16. Julien-Adolphe Duvocelle, « Inventaire général du patrimoine culturel », http://www.culture.gouv.fr (consulté le 24/02/2013)
  17. Cécile Auguste, « Toulouse-Lautrec en son nouveau palais », www.evene.fr,‎ 2012 (consulté le 24/02/2013)
  18. Nadine André-Pallois, L'Indochine, un lieu d'échange culturel ? : les peintres français et indochinois, fin XIXe-XXe siècle, Ecole française d'Extrème-Orient,‎ février 1998, 363 p. (ISBN 2855397847), p. 151
  19. calendrier magique sur Commons[image]
  20. Pierre Bergé et associés, « Manuel Orazi (1860-1934) & Austin de Croze (Dates Unknown) Calendrier magique », Swann Auction Galleries (consulté le 25/02/2013)
  21. Vincent Lécuyer, « Manuel Orazi » (consulté le 25/02/2013)
  22. publicité pour la Maison moderne sur Commons[image]
  23. a et b Mattia Moretti, « Manuel Orazi (1860-1934) », http://www.szecesszio.com,‎ 2011 (consulté le 25/02/2013)
  24. a et b Giovanni Fanelli et Godoli, Art nouveau, la carte postale, Celiv-Eddl,‎ juin 1992, 380 p. (ISBN 2865351580), p. 36
  25. « La Collection Job », La vie du Collectionneur, no 170,‎ 21 mars 1997, p. 6
  26. a, b, c, d, e et f Carmello Calò Carducci, « Une grande série La Collection JOB », Cartes postales et Collection, no 116,‎ juillet-août 1987. L'auteur, M.Carmello Calò Carducci, était président de l'association culturelle et cartophile de Bari (Italie)
  27. Gérard Neudin, Neudin 1980 - 6ème Année - L'argus International Des Cartes Postales -, Neudin, 494 p., p. 170
  28. La vie du collectionneur n° 170 du 21 mars 1997, distingue les 2 séries de 1910 (soit respectivement 2ème et 3ème série) alors qu'en 1987 l'auteur Carmello Calò Carducci « Une grande série La Collection JOB », Cartes postales et Collection, n° 116 classait toutes ces cartes dans la 2ème série, ce qui induit un décalage de la numérotation des séries postérieures
  29. voir cette carte postale de 1913 ne pouvant qu'être rattachée à la série 1916 « carte postale du Calendrier 1913 Granié », Wikimedia Commons,‎ 1916 (consulté le 2 mars 2013)[image]
  30. carte postale de Leonetto Cappiello sur Commons[image]
  31. Cité par Claudine Dhotel-Velliet dans la revue de la Bibliothèque Nationale, "Nouvelles de l'Estampe" Paris, sept.oct. 2008, à propos d'une confusion de Jiri Mucha biographe d'Alphons Mucha qui pensait que Jane Atché avait antidaté son calendrier.
  32. « Videos, Trésor à la Une, La Belle Epoque des Bardoux-Musée Rigaud », Direction de la Culture de la Ville de Perpignan sous la coordination de Marie Costa,‎ 2011 (consulté le 16 mars 2013)
  33. « Alphons Mucha, arts décoratifs, « Job » », Lagribouille.com (consulté le 12 mars 2013)
  34. cette rare ébauche est visible sur le site Internet de l'University de Florida, page 17 du document The Cigarette and the New Woman in Fin de Siècle Paris
  35. photo GAT, « Affiche pour le papier JOB, Collection : Jane Atché », Musée du Pays rabastinois,‎ 1896 (consulté le 26/02/2013)
  36. Guy Ahlsell de Toulza, « Collection : Jane Atché », Musée du pays rabastinois (consulté le 19 février 2013)
  37. « Femme à l'orchidée par Edgard Maxence », Je veux une rousse,‎ 2012 (consulté le 26/02/2013)
  38. Leonetto Capiello, « Papier à cigarettes JOB le Pacha », drouot.com catalogues,‎ 1933 (consulté le 23/02/2013)
  39. Alain Weill, Affiches et art publicitaire : 7500 résultats de ventes aux enchères, Mayer,‎ 1987, 368 p. (ISBN 9782852990036), p. 8 L'auteur précise qu'« ils proposaient à leur clients des dégressivités dans les prix qui pouvaient leur laisser croire que 10000 affiches reviendraient à peine plus cher que les 500 dont ils avaient besoin. »
  40. visible sur le site http://emuseum40.zhdk.ch eMuseumZurich University of the Arts, Museum of Design Zurich, Archive Zurich University of the Arts
  41. Jean de Paléologu, «2028», Art Nouveau Posters, New York, Friday, December 17, 2004 Lot 104 Pal, Job,‎ 1897 (consulté le 23/02/2013)
  42. Sapeur pompier, Wikimedia Commons, affiche JOB vers 1900 de Louis Vallet [image]
  43. F. Thuillière, « Fumez Job ou ne fumez pas », Zurich University of the Arts Museum of Design Zurich,‎ 1898 (consulté le 2 mars 2013)
  44. Thuillière, « Cosaque de la garde », Site Internet www.dencheres.fr,‎ vers 1900 (consulté le 24/02/2013)
  45. « Estampe Manuel Orazi », Sept Deniers Web (consulté le 26/02/2013)
  46. Ivoire Chartres, « Art de la publicité, vente aux enchères, 16 février 2013 » (consulté le 27 février 2013)
  47. a et b (ca) Gloria Escala I Romeu, Gaspar Camps : Gent Nostra, Infiesta Editor[le lien externe a été retiré],‎ 2004 (ISBN 8493358908), p. 73 et 75 avec la photographie de cette affiche et sa description
  48. Gaspar Camps, « JOB Papel de Fumar », http://www.icollector.com,‎ 2005 (consulté le 24/02/2013)
  49. « Lot 162: Job. Gaspar Camps », Poster Please, International Poster Center (consulté le 27/02/2013), référencée avec photographie, suite à vente aux enchères, par International Poster Center
  50. « Tabac JOB Joyeux », postersparis (consulté le 27/02/2012)
  51. « Vacation Art de la publicité, Lot 317 Job, Carton d'après A. Joyeux », Ivoire Chartres,‎ 2013 (consulté le 27/02/2013)
  52. A Joyeux, « JOB tabac cigares cigarettes A Joyeux », Catalogue collectif suisse des affiches,‎ 1910 (consulté le 27/02/2013)
  53. « Vacation Art de la publicité, Lot 316 Job, Carton de vitrine d'après A. Joyeux », Ivoire Chartres,‎ 2013 (consulté le 27/02/2013)
  54. « Affiche JOB par Joyeux, 1923 - Col. Musée du papier Le Nil d’Angoulême », Les amis des Bardou,‎ 1923 (consulté le 27/02/2013)
  55. « Saint-Girons. Les débuts de la saga de la Moulasse », La dépêche du Midi[le lien externe a été retiré],‎ 27 février 2011
  56. Noël Fontanet, « Cigarettes Job blanche », Galerie 123,‎ 1930 (consulté le 10/03/2012)
  57. Leonetto Cappiello, « Papier à cigarettes Job, Année : 1933, dimensions : 88 x 58.2 cm, Artiste : Cappiello », Le Centre de l'Affiche de Toulouse,‎ 1933 (consulté le 23 février 2013)
  58. quelques belles affiches école moderne de la marque sont visibles sur le site Internet Catalogue collectif suisse des affiches
  59. Donald Brun, « Algérienne - Job (Original Plakattext) », eMuseumZurich University of the Arts Museum of Design Zurich Archive Zurich University of the Arts,‎ 1961 (consulté le 3/03/2013)
  60. M.C. Escher, « Picture gallery "Back in Holland 1941 - 1954" Reptiles 1943 », The Official Site,‎ 1943 (consulté le 23/02/2013)[image]
  61. Stanley Miller et Alton Kelley, « Alton Kelley (1940-2008) », World Music, Ken Hunt,‎ 1966 (consulté le 23/02/2012)
  62. Emeric Tellier, « JOB. Dessins d’une lutte », Arts, Images du Mouvement Ouvrier et Social,‎ 2011 (consulté le 15/03/2013)
  63. « Stuckism Paul Harvey (Newcastle Stuckists) » (consulté le 1/04/2013)
  64. « Famous double », 3:AM Magazine,‎ 2009 (consulté le 1/04/2013)
  65. L'affiche est visible sur le site Internet www.3ammagazine.com, « Famous double », 3:AM Magazine,‎ 2009 (consulté le 1/04/2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]