Othmân ibn Affân
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| `Othmân ibn Affân | |
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L'empire du califat de `Othmân à son apogée, 656.
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| Titre | |
|---|---|
| Calife et Commandeur des croyants | |
| 11 novembre 644 – 17 juillet 656 | |
| Prédécesseur | Omar ibn al-Khattâb |
| Successeur | Ali ibn Abi Talib |
| Biographie | |
| Date de naissance | 579 |
| Lieu de naissance | Taïf, Péninsule arabique |
| Date de décès | 17 juillet 656 |
| Lieu de décès | Médine, Arabie |
| Père | Affân ibn Abi al-`Âs (en) |
| Mère | Ourwâ bint Karîz (en) |
| Enfants | Abân, Abdullah (al-asghar), Abdullah (al-akbar), Abdul Malik, Aïcha, Amr, Khâlid, Maryam (bint Nayla), Maryam (bint Oumm `Amr), Omar, Oumm Abâl (al-koubrâ), Oumm Abâl (as-soughrâ), Oumm Amr, Oumm Othmân, Ourwâ, Sa`id, Walîd[1] |
| Résidence | Médine |
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`Othman, `Othmân ben `Affân ben al-`Âs ben Amîa (arabe : عثمان بن عفان بن أبي العاص بن أمية) ou, plus fréquemment Uthman ibn Affan (579-656), est le troisième calife de l'islam. Il succède à Abû Bakr puis Omar et règne de 644 à 656.
Selon la tradition, il est le premier Mecquois converti à l'islam. Il se convertit avant l'hégire, et participe au premier exil des musulmans en Abyssinie en 620[2]. Ses relations avec Mahomet sont excellentes. Deux des filles de Mahomet et de Khadija, Rukayya et Umm Kulthum épousent deux des fils d'Abû Lahab, oncle du Prophète, mais opposant à l'islam. Après l'hégire les quraychites demandent aux fils d'Abou Lahab de répudier leurs épouses. Rukayya et Umm Kulthum rejoignent leur père à Médine. `Othman désire Rukayya, et Mahomet la lui donne en mariage. Au moment de la grande bataille de Badr, Rukayya est malade et Mahomet permet à `Othman de rester à son côté. Abou Lahab est tué lors de cette défaite des quraychites. Rukayya décède brutalement le lendemain[3]. Un peu plus tard, `Othmân épouse Umm Kulthum.
Choisi comme calife de préférence à Ali, il suscite des mécontentements autour de lui.
Sous le califat de 'Othmân, le territoire musulman s'accroît considérablement, notamment en l'an 27 de l'Hégire (649) où de nombreux territoires africains et espagnols sont conquis, mais Othmân se rend impopulaire dans certaines régions soumises à son autorité notamment à Koufa en Irak en bannissant des habitants et en changeant souvent les gouverneurs de ces régions.
De nouveaux problèmes surgissent : quatre types de divergences apparaissent à propos du texte du Coran. 'Othmân décide alors d'officialiser un exemplaire du texte coranique, et établit une classification unique des sourates les unes par rapport aux autres [réf. nécessaire] . C'est à cette fin qu'en l'an 25 de l'Hégire (+647), (quinze ans après la mort de Mahomet), il charge une commission de préparer plusieurs copies (mus'haf) du Coran. Ces copies préparées, 'Othmân les fait envoyer en différents points importants du territoire musulman[4].
Les copies du Coran écrites de nos jours suivent toujours, mot pour mot et lettre pour lettre, cette compilation des copies dOthmân[5], écriture nommée « ar-rasm al-othmanî ». Quelques-unes de ces copies existeraient encore aujourd'hui : l'une se trouverait à Istanbul, l'autre à Tachkent (Ouzbékistan), une troisième au British Museum de Londres.
L'animosité que 'Othmân s'attire se concrétise par l'envoi d'une délégation égyptienne afin de lui demander un changement de politique. Dans un premier temps Othmân accepte, mais, lorsque la délégation retourne à Fustat, elle intercepte le courrier demandant au gouverneur égyptien de les emprisonner à leur retour. La délégation retourne alors à Médine et demande à Othmân d'abdiquer. 'Othmân est le premier calife à considérer son califat comme étant un "sacerdoce" [réf. nécessaire] , auquel il est impossible de renoncer. Ceci lui coûte la vie.
Il est assassiné à Médine le 17 juin 656 dans sa maison[6], après avoir été assiégé par un groupe d'insurgés venant de Bassora, Koufa et d'Egypte durant 40 jours et ce, pendant le mois du pèlerinage à La Mecque. Il reçoit neuf coups de poignards par un certain `Amr ibn al-Hamiq, et sa femme Nayla a des doigts tranchés en voulant s'interposer[7]. La population médinoise reste perplexe, car elle ne s'imagine pas que l'incident irait si loin[7]. Ali ibn Abi Talib qui n'est plus à Médine se retire dans sa maison, horrifié par cet évènement[8]. Les mêmes sahaba qui ont élu Othmân viennent le voir afin de lui demander d'être leur chef[8]. Il refuse au début, mais accepte quelques jours plus tard, suite à la demande générale, à la mosquée de Médine devant une foule d'assemblée[9].
Sommaire |
[modifier] Héritage
| Précédé par | Othmân ibn Affân | Suivi par | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Omar ibn al-Khattâb |
|
Ali ibn Abi Talib |
[modifier] Références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Uthman ibn Affan » (voir la liste des auteurs)
- Généalogie des femmes et des enfants d'Othmân ibn Affân
- Dans Tabari : La Chronique (Volume II, Mohammed, sceau des prophètes), Actes-Sud, p. 86 (ISBN 2-7427-3318-3)
- Dans Tabari : La Chronique (Volume II, Mohammed, sceau des prophètes), Actes-Sud, p. 164 (ISBN 2-7427-3318-3)
- rapporté par Al-Bukhârî, hadith n° 4702
- Initiation au Coran. Par Mohammad Abdallah Draz. Publié par les éditions Beauchesne, 2005, (ISBN 2-7010-1451-4), pp 67 livre en ligne
- The Many Faces of Faith: A Guide to World Religions and Christian Traditions, par Richard R. Losch.
- Hassan Amdouni, Les quatre califes, édition Al-Qalam (2005), p. 316. ISBN 2-909469-07-7.
- Hassan Amdouni, Les quatre califes, p. 359.
- Hassan Amdouni, Les quatre califes, p. 360.