Ushio Amagatsu

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Ushio Amagatsu

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Ushio Amagatsu lors du spectacle Toki en 2006

Naissance 31 décembre 1949
Yokosuka au Japon
Activité principale Danseur et chorégraphe
Style Danse contemporaine
Butô
Récompenses Laurence Olivier Awards (2002)

Ushio Amagatsu, né le 31 décembre 1949 à Yokosuka, est un danseur et chorégraphe japonais contemporain, fondateur en 1975 de la compagnie Sankaï Juku.

Biographie[modifier | modifier le code]

Personnalité importante du butō, Ushio Amagatsu fut l'un des fondateurs du groupe Dairakudakan (1972-1979) avant de créer sa propre compagnie Sankaï Juku qui fera son succès[1]. Présenté au festival de Nancy en 1980, sa chorégraphie séminale Kinkan Shonen lance véritablement sa réputation internationale notamment au théâtre de la Ville à Paris où, avec le soutien de Gérard Violette son directeur, il réalise dès lors systématiquement les créations mondiales de ses œuvres[2],[3].

Suite à un accident tragique survenu à un membre de sa compagnie lors d'une performance à Seattle, Amagatsu délaisse la radicalité du butō pour se consacrer à une esthétique plus raffinée, à un « théâtre d'images ». Ses spectacles, jouant sur la lenteur des déplacements, la stylisation et la contemplation esthétique poussée à l'extrême[4], s'attachent à dépeindre visuellement alternativement des scènes inspirées le plus souvent de cataclysmes et de symboles de la tradition japonaise[5]. Leur forme respecte une structure systématique en sept tableaux d'une durée fixe d'une heure et demie[1]. Ushio Amagatsu a également mis en scène des opéras dont Le Château de Barbe-Bleue de Béla Bartók dirigé par Péter Eötvös au Forum international de Tokyo en 1997 et Les Trois Sœurs de Péter Eötvös en 1998 ainsi que Lady Sarashina en 2008 du même compositeur pour l'opéra national de Lyon.

En 2002, le spectacle Hibiki est récompensé à Londres par un Laurence Olivier Awards[2] dans la catégorie « meilleur spectacle de danse contemporaine ».

Principales chorégraphies[modifier | modifier le code]

  • 1977 : Amagatsu Sho (Hommage aux anciennes poupées)
  • 1978 : Kinkan Shonen (Graine de kumquat)
  • 1979 : Sholiba
  • 1981 : Bakki
  • 1982 : Jomon Sho
  • 1984 : Netsu No Katachi
  • 1986 : Unetsu (Des œufs debout par curiosité)
  • 1988 : Fushi
  • 1988 : Shijima (L'obscurité se calme dans l'espace)
  • 1991 : Omote (La Surface pâturée)
  • 1993 : Yuragi (Dans un espace en perpétuel mouvement)
  • 1995 : Hiyomeki (Dans une légère vibration et agitation)
  • 1998 : Hibiki (De la résonance du plus lointain passé)
  • 2000 : Kagemi (Au-delà des métaphores des miroirs)
  • 2003 : Utsuri (Jardin virtuel)
  • 2005 : Recréation de Kinkan Shonen
  • 2005 : Toki (Un moment au temps des armures)
  • 2007 : Tobari (Comme si dans un flux inépuisable)
  • 2010 : Kara Mi (Pulsation dédoublée)
  • 2012 : Umusuna (L'endroit où nous sommes nés) pour la Biennale de la danse de Lyon

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Panorama de la danse contemporaine. 90 chorégraphes, par Rosita Boisseau, Éditions Textuel, Paris, 2006, p.12-13.
  2. a et b (en) Sankai Juku sur le site de la compagnie
  3. a et b Ushio Amagatsu sur le site de la compagnie Sankai Juku.
  4. Avec «Hiyomeki», le groupe japonais prouve qu'il a évolué vers une chorégraphie plus ample, moins mortifère, superbement éclairée. Sankai Juku joue du butoh debout par Marie-Christine Vernay dans Libération du 19 décembre 1995.
  5. Vers une théorie de la pratique théâtrale: voix et images de la scène, Patrice Pavis, éditions Presses universitaires du Septentrion, 2007, (ISBN 9782757400098), p.261.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]