Ursula Kuczynski

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Maria Ursula Kuczynski (née le 15 mai 1907 à Schöneberg - † le 7 juillet 2000 à Berlin), connue aussi sous ses noms d'épouse (Ursula Hamburger puis Ursula Beurton) et son nom de plume (Ruth Werner), était une militante communiste allemande, journaliste, espionne agent du GRU (service de renseignement de l’armée soviétique), également écrivaine. Elle a été colonel du GRU, et son nom de code était «Sonia».

Attention homonymie  : Ruth Werner était le nom de naissance de Helga Molander, actrice allemande (1896-1986)

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Manifestation de la KJVD (Kommunistischer Jugendverband Deutschlands, Ligue des jeunes communistes d'Allemagne ) le 1° mai 1925au Lustgarten de Berlin. Noter, derrière les drapeaux rouges, la tendance vestimentaire des femmes (en majorité jeunes) : vareuses de coupe militaire, ceinturons (2 femmes portent de plus un baudrier), et un seul chapeau (malgré la pluie). Trois ans plus tard, en 1928, Ursula Kuczynski défilera le 1° mai et sera renvoyée par son employeur

Ursula nait à Schöneberg (Berlin) dans une riche famille juive politiquement orientée à gauche. Son père était Robert René Kuczynski (banquier, économiste, collectionneur bibliophile, considéré comme le pionnier de la statistique appliquée à la démographie) . Un de ses 5 frères et sœurs, Jürgen Kuczynski, sera journaliste, scientifique, et plus tard homme politique prééminent en RDA. Ursula grandit dans une villa au bord du lac Schlachtensee. À 11 ans (en 1918), elle joue le rôle de Hederl dans le film Das Dreimäderlhaus ("La maison aux 3 jeunes filles") de Richard Oswald . Elle va au lycée de Berlin-Zehlendorf. De 1924 à 26 elle est vendeuse en librairie, et elle intègre la Ligue des jeunes communistes d'Allemagne

Elle adhère au KPD en 26, s'initie à l'agit-prop et au tir au pistolet tout en suivant une formation pour devenir (dans le droit fil de la passion familiale pour les livres) libraire. Elle est embauchée à la grande librairie Ullstein-Verlag, mais est renvoyée en 1928 pour avoir participé à la manifestation du 1° mai. Elle fonde alors la MAB (Marxistische Arbeiterbibliothek, "Librairie des Travailleurs Marxistes" ), devient rédactrice au journal communiste Die Rote Fahne ("Le Drapeau Rouge") et "Welt am Abend" ("Le monde le soir").

En 1929 la famille Kuczynski quitte l'Allemagne pour les USA et la Grande-Bretagne, en emportant sa magnifique bibliothèque : le père, Robert-René, a compris qu'il s'est attiré l'animosité de la droite et du capital allemands en prenant la tête du Fürstenenteignung (mouvement demandant l'expropriation sans compensations des ex-princes et ex-rois allemands).

De décembre 28 à août 29, Ursula travaille dans une librairie à New York. Puis elle retourne en Allemagne et épouse l'architecte Rudolf Hamburger, un ami d'enfance membre du KPD.

En Extrême-Orient[modifier | modifier le code]

L'espion Richard Sorge, mentor (et amant) d'Ursula Kuczinski au début des années '30

En 1930, les services secrets soviétiques l'envoient en Chine. Son mari y travaille, officiellement comme architecte de la municipalité de ShangaÏ (il dessine une partie du Shangaï moderne, en plein boom immobilier), en fait lui aussi espionne pour l'URSS. Ruth, officiellement envoyée spéciale de journaux communistes, fonde un réseau d'espionnage communiste en Chine : révoltée par le contraste entre le luxe qui entoure les expatriés et la misère des Chinois qui meurent de faim par milliers, elle décide de s'engager dans la lutte au côté des prolétaires.

Une amie, Agnes Smedley (une journaliste, activiste de gauche et espionne américaine) présente Ruth à Richard Sorge. Sorge et Ruth deviennent amants, il utilise l'apartment des Hamburger comme base arrière et lieu de réunion. Elle cache des armes et un agent en fuite, pendant la période de troubles (Guerre de Shanghai (1932)). Sorge fait savoir aux services secrêts soviétiques que Frau Hamburger est une recrue de valeur, à promouvoir.

Dans les années '20 et '30, les étendues fertiles et les importantes ressources naturelles de la Mandchourie (en haut à droite de la carte) tentaient l'URSS et le Japon

Fin 1933, Ruth suit un cours intensif d'espionnage à Moscou. Au bout de 6 mois, elle retourne en Chine, cette fois en prétendant être libraire. En fait, elle a pour mission d'établir la liaison entre le GRU et les Chinois communistes luttant contre l'occupant japonais en Mandchourie, et de transmettre ses renseignements à Moscou par radio.

En décembre 34 elle est à Moukden, en août 35 à Pékin, mais les services secrêts chinois nationalistes, aidés par Morris "Two Gun" Cohen, pourchassent les agents soviétiques. Ruth, son mari et leurs 2 enfants parviennent à quitter la Chine et retournent en Angleterre (le père de Ruth, Robert René Kuczynski, est alors professeur à la London School of Economics) . Les Hamburger sont ensuite envoyés en Pologne (oû Rudolf Hamburger occupe un poste d'officier supérieur du GRU) .

En juin 37 Ruth suit un cours d'espionnage à Moscou. Douée pour le Morse et le codage, elle devient une manipulatrice TSF émérite. Elle reçoit son 1° Ordre du Drapeau rouge pour services rendus en Extrême-Orient.

Juste avant l'invasion de la Pologne (début septembre 39), Ruth (qui a pris le nom d'Ursula Schulz) et son mari sont envoyés en Suisse.

De plus, au début des années '30, Ursula, servie par son physique (voir infra le chapitre "Photos") a joué dans 3 films [1].

En Suisse[modifier | modifier le code]

Pour l'espion des années '20-'50, après la phase de récolte des renseignements, vient la phase de transmission de ces renseignements, et le manipulateur morse est alors l'outil essentiel

En 38 elle est en Suisse pour y reprendre le réseau d'espionnage que Vera Poliakova avait implanté. Elle adopte le nom de code "Sonia" et assure la liaison (tout en respectant les consignes de sécurité basées sur le cloisonnement et l'étanchéité) entre les réseaux d'espionnage pro-soviétiques opérant en Suisse : celui de Dora (pseudonyme d'Alexandre Radó , qu'elle forme à la transmission TSF), Lucy (Rudolf Roessler), et Octobre rouge .

À Caux, au-dessus de Montreux (dans le pays de Vaud), Ruth reçoit comme opérateur radio Alexander Foote, qui en revenant de la Guerre d'Espagne avait été recruté par la sœur de Ruth, Brigitte, et qui devient son amant. Puis elle délaisse Foote pour un agent récemment recruté, l'ex-interbrigadiste Leon Beurton[2].

En 39, suivant les ordres du GRU et afin de passer pour une communiste déçue, Ursula Hamburger dévoile qu'elle a été une espionne soviétique, et dénonce avec vigueur le pacte germano-soviétique de non-agression (signé par Molotov et Ribbentrop le 23 août 39) . Elle divorce de Hamburger, épouse Beurton (en février 40), acquiert par mariage la nationalité britannique, et se prépare à immigrer en Grande-Bretagne. D'ailleurs des bruits d'invasion prochaine de la Suisse par l'Allemagne courent[3] .

En Angleterre[modifier | modifier le code]

Cependant la nurse de ses enfants, mécontente d'être congédiée, dénonce Ruth au service de contre-espionnage britannique. Personne ne tient compte des assertions de la nurse[4].

Installée à Oxford en 41, alors que son mari est appelé sous les drapeaux (il fera partie plus tard des troupes d'occupation britanniques à Berlin), Ruth établit les connexions d'un réseau d'espionnage destiné à couvrir et protéger les activités du savant atomiste Klaus Fuchs et de sa secrétaire Melita Norwood . Ruth est aidée par sa sœur Brigitte, son père, son frère Jürgen Kuckzynski (journaliste scientifique, agent de l'OSS , à qui son grade de lieutenant-colonel de l'US Army ouvre bien des portes) et divers immigrés allemands d'obédience communiste (dont Hans Kahle et Erich Henschke). Elle devient l'officier-traîtant de Fuchs, qui transmet à l'URSS ce qu'il sait des études menées par le groupe de scientifiques travaillant sur le projet britannique Tube Alloys . En 43, "Sonia" fait savoir à Staline que Roosevelt et Churchill ont signé un accord pour élaborer ensemble une bombe atomique[5].

Quand en 44 les Américains ont l'intention de parachuter des agents parlant l'allemand sur l'Allemagne, ils se mettent en rapport avec Erich Henschke et Mrs Beurton et leur demandent d'établir une liste de communistes allemands motivés susceptibles de remplir la mission (les USA considéraient alors l'URSS comme une alliée)[6].

Klaus Fuchs est appelé en 43 aux USA pour participer au projet Manhattan. Ursula transmet alors sa surveillance à Anatoli Yatskov, consul général d'URSS à New-York et chef des services secrêts soviétiques aux USA. Fuchs revient en Angleterre en 46 comme directeur d'un des laboratoires de l'établissement de recherche atomique d'Harwell (Oxforshire). Il n'attirera l'attention du contre-espionnage britannique qu'en 49, à travers le Projet Venona . Quand Fuchs est arrêté (janvier 1950)[7] , Ruth est inquiétée par le contre-espionnage britannique, mais ses liens avec Sir Roger Hollis, directeur du MI5 (ils se sont connus en Chine et en Suisse) semblent la protéger. Son mari et elle résistent aux investigations pendant l'après-guerre, puis passent avec leurs enfants en RDA en 1950.

En RDA[modifier | modifier le code]

Médaille soviétique commémorative de la victoire de 1945

Ruth reçoit son 2°Ordre du Drapeau rouge en 69. Elle a quitté le GRU avec le rang de colonel, et travaille pendant environ 10 ans à l' AfI (Amt für Information, "Office pour l'Information"), bureau des ""pays étrangers" . Mais elle est renvoyée pour négligence grave : elle a oublié de refermer un coffre.

Elle devient alors écrivaine, écrit (des livres pour enfants, une biographie d'Olga Benário , "Un panzer nommé Doris", "Gros poissons-petits poissons") sous le nom de plume de Ruth Werner; son auto-biographie (Sonjas Rapport, "Le rapport de Sonia", 1977) est un best-seller.

Le mari de Ruth, Len Beurton, travaille à l'ADN (Allgemeiner Deutscher Nachrichtendienst), il meurt en 1997.

Ruth garde de bonnes relations avec Klaus Fuchs qui est en RDA après avoir purgé I0 ans de prison en Angleterre, et qui forme les atomistes chinois. Alexandre Radó , son collègue et ami au temps de la collecte de renseignements en Suisse, a été condamné à 10 ans de goulag en 45 : il avait cherché à déserter pour éviter le rapatriement en URSS.

Le 1° mari de Ruth, Rudolf Hamburger, qui avait été envoyé par le GRU à Téhéran après avoir divorcé de Ruth en Suisse, a été condamné en 43 à 10 ans de goulag, puis est resté 5 ans en exil en Ukraine, avant de revenir en RDA, où il a contribué comme architecte à la construction du Wohnkomplex (= quartier HLM) d'Hoyerswerda (Saxe)[8]

Ruth est élue du SED (son frère Jürgen Kuczynski est membre du CC du parti quasi-unique de RDA, et y est connu pour son acrimonie), et siège à la Chambre du peuple, au "banc des anciens", presque jusqu'à sa mort.

Le 22 juillet 1990 à Berlin, Potsdamer Platz : 8 mois après la destitution du mur et quelques heures avant le grand concert rock "The Wall", on cherche à démolir un peu plus le symbole, ou a en récolter des fragments

Ruth reçoit l'Ordre de Karl Marx en 1984. En novembre 1989, à 82 ans, elle prend la parole au Lustgarten lors de la chute du mur de Berlin : elle proclame qu'elle croit en un socialisme à visage humain et en Egon Krenz, qu'elle est optimiste.

En 1986 elle a reçu une médaille pour le "40e Anniversaire de la Victoire dans la Grande guerre patriotique de 1941-45" (cf illustration supra), et en 1987 une barrette. En 1990 elle est nommée présidente du "Conseil consultatif pour les personnes âgées".

Elle est enterrée en 2000 au cimetière de Berlin Baumschulenweg. L'Ordre de l'Amitié (Russie) lui a été décerné à titre posthume.


Elle a été "sans doute le plus efficace des agents secrêts soviétiques pendant la II° Guerre Mondiale"[9] , et en tous cas l'un des rares que Staline n'ait pas fait disparaître.

Ruth Werner vue par les journalistes[modifier | modifier le code]

Fin 83, Vladimir Shlyahterman, un journaliste ami d'Alexandre Rado, vient rendre visite à Ruth Werner. Elle le reçoit cordialement dans son pavillon au jardin minutieusement tenu de la banlieue de Berlin[10] . Il est frappé par la vivacité physique et intellectuelle de Ruth, qui a cependant oublié le russe, faute de pratique depuis tant d'années. Ils échangent des souvenirs sur le couple Rado (Alexander est mort l'année précédente), qui l'a accueillie en Suisse. Quand Shlyahterman l'interroge sur ses actions en tant qu'espionne, elle le renvoie à son livre, "Sonjas Rapport". Elle appelle son mari, Leon Beurton, qui descend saluer le visiteur. Ils prennent le thé. Ruth a été invitée à Moscou pour la dernière commémoration de la Révolution d'Octobre, mais Len n'a pas reçu d'invitation. Ruth livre cependant quelques notes personnelles sur son passé : elle a été heureuse de quitter la Suisse en 41, car le bruit courait que l'Allemagne allait l'envahir, et le sort d'une Juive-Allemande-espionne aurait été sombre. Quand elle était arrivée en Angleterre son correspondant ne s'était pas présenté (il avait été victime d'un accident), et elle s'était angoissée pendant plusieurs semaines; mais sa radio était arrivée peu à peu, en pièces détachées, puis elle avait été contactée, et un rendez-vous lui avait été fixé. Mais il avait lieu dans une rue chaude de Londres, et les prostituées qui faisaient le trottoir avaient failli lui faire un mauvais parti en la voyant "lever un client". Par la suite, elle avait guidé l'atomiste Klaus Fuchs, et avait aussi trouvé amusant que l'OSS lui demande de dresser une liste de partisans germanophones fiables qui pourraient être parachutés en Allemagne (l'URSS était alors une "alliée" des Occidentaux) : certes les renseignements parviendraient plus vite à Moscou qu'à Washington ! À la demande de Shlyahterman, elle lui montre son uniforme de colonel, avec les 2 Ordre du Drapeau rouge, et les autres livres qu'elle a écrit.


La radio Deutschlandfunk a diffusé le 18 juin 2001 un reportage de Sabine Mieder[11] , et on a pu entendre Ruth Werner s'exprimer .

Sur ses stages de formation à Moscou : "Nous avons appris à construire un émetteur, primitif, mais qui nous permettait de contacter (le Centre) de presque n'importe quel endroit de Moscou, et j'ai appris à manipuler. J'étais une bonne manipulatrice, mais pas une bonne rédactrice de dépêches".

Sur ses grossesses : "Quand j'en ai parlé à mon mari, il a refusé tout net, en me disant que je n'avais aucune idée de fardeau que pouvait être un enfant. Je n'ai presque pas répondu, mais je me suis débrouillée".

Sur son engagement : "Alors les nazis sont arrivés, et il a été clair pour moi que j'avais tout perdu. Je n'avais plus de patrie".

Sur ses contacts TSF : "Pour moi, c'était toujours un soulagement quand j'émettais et que j'avais une réponse. C'était merveilleux. Je savais qu'un soldat de l'Armée Rouge était là-bas ( à Vladivostok quand nous étions à Shangaï, je ne sais où quand nous étions en Angleterre), assis, et il me répondait, et c'était bon pour moi".

Sur l'opération Barbarossa : "Oui, même par Rado. Je l'ai su, par Rado. Len (Beurton) est arrivé, et m'a dit que Rado était fou de rage, parce qu'on ne l'avait pas cru. Il avait annoncé l'attaque, et on ne l'a pas cru.".

Sur les purges : "Oui, ça allait mal. Pour tout le monde, pour tous ceux qui à ce moment travaillaient pour l'URSS. Même les chefs étaient suspectés…Et la disparition de ces 2 personnes (Rolf Hamburger et Alexander Rado), que je ne comprenais pas. Mais je me suis donné une explication : les capitalistes font tout ce qu'ils peuvent pour nous détruire, et il doit y avoir beaucoup de traîtres à Moscou. Et ce sont juste des traîtres. Et je l'ai avalé comme ça."

Sur la lutte pour le pouvoir au sein du parti. :"Si vous entrez dans la machine du parti, ou bien vous attrapez des ulcères gastriques, ou bien vous vous cassez le cou, ou bien vous succombez au poison de l'exercice du pouvoir."

Sources[modifier | modifier le code]

Photos[modifier | modifier le code]

  • 2 photos de Ruth jeune sont visibles sur l'article de WP ru "Вернер, Рут".
  • une photo de 1935 est visible sur le site de la Wienerzeitung : [6]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ruth Werner: Sonjas Rapport. Verlag Neues Leben (Eulenspiegel Verlagsgruppe), 2006 (vollständige Neuausgabe, zuerst 1977), ISBN 3-355-01721-3. Publié en anglais : Sonia's Report (Chatto & Windus, London, 1991)
  • Wer war wer in der DDR : Ruth Werner ([7])
  • Hermann Kant: Gestern mit Ruth und Len - Erinnerungen an die Kundschafterin und Schriftstellerin Ruth Werner, erschienen in Funksprüche an Sonja. Die Geschichte der Ruth Werner, hrsg. von Rudolf Hempel, Berlin, Verlag Neues Leben, ISBN 978-3-355-01731-2
  • Janina Blankenfeld: Die Tochter bin ich. Kinderbuchverlag: Berlin 1985ff
  • Benjamin B. Fischer: Farewell to Sonia, the Spy Who Haunted Britain. In: International Journal of Intelligence and Counterintelligence 15, No. 1, Frühjahr 2002: S. 61-76

Notes[modifier | modifier le code]

  1. voir IMDb [1]
  2. > dans ses mémoires, Beurton parle d'un coup de foudre. Sonia dira qu'elle a obéi aux ordres du GRU. Pourtant, elle vivra avec Beurton pendant plus de 50 ans
  3. L'invasion allemande n'eut pas lieu, mais bientôt, sous la pression du III° Reich, la Suisse va démanteler les réseaux d'espionnage pro-soviétiques travaillant sur son sol
  4. de même, Staline ne croit pas les avertissements reçus des réseaux européens, et sera surpris par l'Opération Barbarossa (22 juin 1941
  5. selon [2]
  6. l'article sur "Eric Henschke" de Wer war wer im DDR ? (cf "Bibliographie") cite les noms de 3 agents : les résistants Anton Ruh, Paul Lindner, Adolf Bucholtz. Cette opération, selon "W.w.w. in DDR ?" était dénommée "Operation Hammer". Il y a eu plusieurs "Opérations Marteau" dans l'histoire contemporaine…
  7. l'URSS a détoné sa 1° bombe atomique en 49, et sa 1° bombe H en 53
  8. selon l'article de WP de "Rudolf Hamburger"
  9. Sie war die vielleicht erfolgreichste Kundschafterin der Sowjetunion im Zweiten Weltkrieg, in [3]
  10. le paragraphe suivant est un résumé-traduction de la fin de l'article "Dora et Sonia" de Vladimir Shlyahterman [4]
  11. voir http://www.dradio.de/dlf/sendungen/juni41/186369/