Uroplatus henkeli

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Uroplatus henkeli est une espèce de geckos de la famille des Gekkonidae[1].

Distribution[modifier | modifier le code]

Aire de répartition de l'espèce Uroplatus henkeli selon l'UICN (consulté le 24 mai 2013).

Cette espèce est endémique du Nord de Madagascar[1]. Elle se rencontre dans les environs de Nosy Be.

Habitat[modifier | modifier le code]

Ce gecko vit dans les arbres de la forêt primaire, cette espèce est fortement inféodée à son biotope, les forêts de Madagascar. Celles-ci étant menacées, cette espèce l'est également.

Le climat est tropical humide, avec donc une forte hygrométrie (supérieure à 70 % la plupart du temps) et des températures plutôt hautes et stables, entre 24 et 28°C environ la journée et un peu plus de 20°C la nuit. L'hiver est très clément, avec des températures plus basses de quelques degrés et une durée du jour un peu plus faible.

Description[modifier | modifier le code]

Uroplatus henkeli
Uroplatus henkeli

C'est un gecko nocturne et arboricole assez grand, le troisième en taille dans ce genre, qui a un aspect trapu, avec une queue allongée, en spatule. La tête est massive, crocodilienne. Le tour du corps et de la tête présente un ourlet de peau irrégulier (barbules), qui se plaque sur le support où se trouve l'animal, brouillant ainsi les bords de son corps et le rendant difficile à repérer.

Ces geckos ont une base de couleur gris plus ou moins clair, beige voir marron clair. À cela s'ajoutent des bandes irrégulières - voire des taches - plus sombres. Les teintes peuvent varier dans une certaine mesure en fonction de l'humeur ou de la température. D'une manière générale leur couleurs permettent un camouflage sur les troncs, où ils passent le plus clair de leur temps (aspect lichen ou écorce).

Le mâle se reconnait grâce à la présence de deux poches latérales à la base de la queue, le logement des hémipénis.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Uroplatus henkeli

Ces geckos sont insectivores, ils capturent les insectes qui passent à leur portée sur les branches où se laissent tomber sur leur proie depuis des branches basses.

Éthologie[modifier | modifier le code]

Ce sont des geckos très calmes, qui comptent plus sur leur camouflage que sur leurs déplacements. Ils sont strictement immobiles le jour (sauf s'ils sont dérangés) et lents la nuit. Ils peuvent par contre se déplacer par bonds et grimper sur tous types de surfaces (arbres, rochers même lisses) grâce aux setæ dont sont pourvus leurs doigts.

Les mâles sont peu territoriaux par rapport à d'autres geckos.

Reproduction[modifier | modifier le code]

Ces geckos peuvent se reproduire à l'issue de leur première année. La reproduction a lieu au printemps, à la sortie de l'hiver.

La ponte est constituée de deux œufs (un peu moins de 2cm) déposés sur le sol dans un coin tranquille et souvent légèrement enterrés. Il semble que les œufs puisse parfois être collés sur des supports (typiquement à la base de branches) mais ceux-ci sont rarement fertiles.

L'incubation dure environ trois mois, mais peut durer un peu moins si la température est plus élevée que la moyenne.

Les petits mesurent environ 6 centimètres à la naissance. Ils ne se nourrissent pas avant leur première mue qui a lieu quelques jours après la naissance. Ils ont ensuite le même régime alimentaire que les adultes.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Cette espèce est nommée en l'honneur de Friedrich Wilhelm Henkel[2].

En captivité[modifier | modifier le code]

Cette espèce se rencontre en terrariophilie, comme tous les membres de ce genre est délicate à maintenir en captivité. Les difficultés sont sa faible tolérance aux variations d'humidité, ainsi qu'aux variations de température. En particulier des températures supérieures à 30°C peuvent lui être fatales, ce qui rend délicat son élevage dans des régions chaudes.

Depuis 2005 cette espèce est soumise à CITES, c’est-à-dire que chaque animal doit être fourni avec un numéro d'identification (donné lors de l'achat) et qui est obligatoire.

Publication originale[modifier | modifier le code]

  • Böhme & Ibisch, 1990 : Studien an Uroplatus. l. Der Uroplatus fimbriatus-Komplex. Salamandra, vol. 26, n. 4, p. 246-259.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Allen, 1996 : The leaf-tailed gecko Uroplatus henkeli (Bohme & Ibish 1991). Reptilian, vol. 4, n. 8, p. 28-29.
  • Capezzone, 1995 : A note on hybridisation between Uroplatus fimbriatus and Uroplatus henkeli Herptile: Journal of the International Herpetological Society, vol. 20, n. 1, p. 45.
  • Schmidt & Müller, 1996 : Der Blattschwanzgecko Uroplatus henkeli im Terrarium. DATZ, vol. 49, n. 2, p. 103-105.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Référence Reptarium Reptile Database : Uroplatus henkeli  (en)
  2. Beolens, Watkins & Grayson, 2009 : The Eponym Dictionary of Reptiles. Johns Hopkins University Press, p. 1-296