Urien

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Histoire[modifier | modifier le code]

Urien, fils de Cynfarch Oer, était, vers 560-590, un roi breton du Rheged, l'un des petits royaumes bretons de ce que les Gallois appellent aujourd'hui le Hen Ogledd (le vieux nord), au nord de l'actuelle Angleterre et au sud de l'Écosse. Ce royaume résistait à l'invasion des Saxons, ou plus précisément des Angles du royaume voisin de Bernicie, contre lesquels il remporta plusieurs batailles, particulièrement lorsqu'il était l'allié des princes bretons des royaumes voisins, de Strathclyde ou de Gododdin. Ses victoires sont célébrées par les bardes Taliesin et Llywarch Hen qui étaient attachés à sa cour pour chanter ses exploits.
Il aurait été tué sur les ordres de son allié Morcant qui jalousait ses succès militaires. Il eut quatre fils : Owain, connu sous le nom de Owain mab Urien, Riwallawn, Rhun et Pascen qui lui succédèrent.

Personnage légendaire[modifier | modifier le code]

blason d'UrienArmorial des Chevaliers de la Table Ronde#U
D’azur au lion d’or armé et lampassé de gueules.
devise: A TOVT

Urien et son fils Owain, devenu le chevalier Yvain, ont été incorporés à la légende arthurienne.

Urien devient Urien de Gorre, royaume mythique, proche de ceux de ses frères les rois Loth ou Lot d'Orcanie et Auguselus d'Écosse. Sous le règne d'Uther Pendragon, il épouse la sœur d'Arthur (il s'agit parfois de la fée Morgane, parfois d'une autre sœur). Il s'oppose d'abord à l'accession d'Arthur au trône après la mort d'Uther, se révolte avec d'autres rois voisins, et après sa défaite, devient son vassal et allié. Dans l'Historia Regum Britanniae, Urien est roi de Moray et frère d'Augusel.

Selon les légendes son mariage avec Morgane n'est pas des plus heureux, et dans l'une d'elles, la fée complote pour s'emparer de l'épée Excalibur, tuer Urien et Arthur, et monter sur le trône en compagnie de son amant Accolon.

Il serait également père d'Ywain le Bastard ou l'Avoutre, qu'il aurait eu de la femme de son sénéchal. D'après certains textes gallois, il aurait également eu une fille nommée Morfydd.

Thomas Malory, compilateur du roman Le Morte d'Arthur, a écrit parfois son nom Urience, ce qui a pu mener certains, comme le poète Tennyson, à le confondre avec le roi Rience.

Dans les armoriaux imaginaires des chevaliers de la Table Ronde qui fleurissent à partir du XVe siècle, Urien se voit attribuer comme blason d'azur au lion d'or, armé et lampassé de gueules (un lion jaune à la langue et aux griffes rouges, sur fond bleu). Son cimier est une tête de lion d'or, lampassée de gueules et ses supports présentent deux cygnes d'argent, becqués et membrés de sable (deux cygnes blancs, avec pattes et becs noirs). La devise qui lui est attribuée est « À tout »[1].

Nom de Bretagne[modifier | modifier le code]

Le nom Urien est aussi un nom de famille ancré dans le pays du Léon (Bro-Leon) et la Cornouaille (Bro-Kerne), comme en témoigne le nom de lieu Lannurien, également porté par une famille aristocratique.

Poitou[modifier | modifier le code]

Urien est aussi un héros, premier fils de la Fée Mélusine. • - qui devint roi de Chypre et était « en tout point bien formé, sauf qu'il avait un visage court et tout en largeur, un œil rouge et l'autre pers [bleu et vert], et les plus grandes oreilles qu'on ait jamais vues à un enfant ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Pastoureau, Les chevaliers de la Table Ronde, Lathuile, Éditions du Gui, 2006, (ISBN 9782951741751), no 229, p. 232-235 (Urien).

Article connexe[modifier | modifier le code]