Uralkali

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Uralkali (MICEX-RTS : URKA, LSE : URKA) est une entreprise russe spécialisée dans la production et la vente de potasse, à partir de ses mines de l'Oural.

Histoire[modifier | modifier le code]

Siège d'Uralkali à Berezniki.

Uralkali a été créée par Dmitry Rybolovlev. Depuis 2010, son actionnaire principal est le milliardaire russe Suleyman Kerimov, l'un des princpaux soutien financier de Dimitri Medvedev.

Uralkali et son homologue biélorusse Belaruskali (et quelques groupes canadiens) avaient créé un cartel sur la production des potasses, et tiraient depuis plusieurs années les prix vers le haut[1].

En juillet 2013, Uralkali annonce son intention de se séparer du biélorusse Belaruskali, une décision qui fit craindre un chaos dans l'économie du potassium et une guerre de prix sauvage entre les deux entités[2]. Le 19 août 2013, Belaruskali accuse Uralkali d'avoir planifié cette séparation afin de l'affaiblir et d'en prendre le contrôle[3]. Le 26 août 2013, le directeur général d'Uralkali, Vladimir Baugmarter, est soupçonné d'abus de pouvoir et arrêté en Biélorussie suite à sa rencontre avec le Premier ministre bélarusse Mikhaïl Miasnikovitch, et encourt une peine de 10 ans d'emprisonnement[4]. En réponse à cette arrestation, la Russie bloque les importations de viandes porcines[2].

En septembre 2013, le fond souverain China Investment Corporation rachète 12,5 % d'Uralkali à Suleyman Kerimov[5].

En novembre 2013, Mikhaïl Prokhorov annonce son intention d'acquérir 21,75% d'Uralkali pour 4,3 milliard de dollars via son holding Onexim, devenant ainsi le premier actionnaire du groupe[6].

En décembre 2013, le conseil d'adminisitration nomme Dimitri Ossipov PDG de l'entreprise[7].

Activité[modifier | modifier le code]

Uralkali extrait, enrichit, produit et vend des sels de potassium et de titane. Les produits finis peuvent être des minerais fertilisants (engrais), du concentré de titane pour la métallurgie, et différents sels pour l'industrie alimentaire, pharmaceutique et chimique. Uralkali exporte la majeure partie de sa production, principalement vers l'Amérique du Sud et l'Extrême-Orient[8][réf. insuffisante].

En 2013, Uralkali produit 10 millions de tonnes de potasse contre 9,1 millions en 2012, soit une hausse de 10%[7].

Résultats[modifier | modifier le code]

Sur 2013, Uralkali publie un bénéfice annuel net en baisse de 58% (666 millions de dollars). Son chiffre d'affaires recule de 20% (2,7 milliards de dollars)[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mathieu Pierotti, « Les relations Russie-Biélorussie – l’affaire Uralkali », sur Infoguerre.fr,‎ 4 novembre 2013
  2. a et b Benoit Van Overstraeten, « Kerimov céderait une part de 3,7 milliards dans Uralkali », sur Capital,‎ 13 septembre 2013
  3. « Engrais: Belaruskali accuse Uralkali de vouloir prendre son contrôle », sur Finances.net,‎ 19 août 2013
  4. « Le patron d'Uralkali arrêté à Minsk », sur Le Figaro,‎ 26 août 2013
  5. Polina Devitt et Ron Bousso, China gets stake in Russian potash giant to secure supply, Reuters, 24 septembre 2013
  6. Benjamin Quenelle, « Potasse : la saga d'Uralkali prend un tournant majeur », sur Les Echos,‎ 19 novembre 2011
  7. a et b Benjamin Quenelle, « Uralkali a brisé le cartel de la potasse et poussé sa production de 10 % l'an passé », sur Les Echos,‎ 22 janvier 2013
  8. description Bloomberg
  9. Virginie Parmentier, « Engrais: Uralkali maintient le cap et compte rebondir en 2014 », sur Revenu Agricole,‎ 10 avril 2014

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]