Upsilon Andromedae

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Coordonnées : Sky map 01h 36m 47.84s, +41° 24′ 19.6″

Upsilon Andromedae

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Vue d'artiste d'υ And A avec deux des quatre exoplanètes connues appartenant à son système planétaire.

Époque J2000.0

Données d'observation
Ascension droite 01h 36m 47,84s[1]
Déclinaison +41° 24′ 19,6″[1]
Constellation Andromède
Magnitude apparente 4,09[2]
Caractéristiques
Type spectral F8V[2] / M4.5V
Indice U-B 0,06
Indice B-V 0,54
Indice V-R ?
Indice R-I 0,30
Indice J-K ?
Indice J-H ?
Variabilité aucune
Astrométrie
Vitesse radiale -28,9 ± 0,9 km/s[2]
Mouvement propre μα = -173,33 ± 0,20 mas/a[1]
μδ = -381,80 ± 0,13 mas/a[1]
Parallaxe 74,12 mas[1]
Distance 44 ± 0,1 al
(13,49 ± 0,03 pc)
Magnitude absolue 3,44
Caractéristiques physiques
Masse 1,28 M
Rayon 1,480 ± 0,087 R[3]
Gravité de surface (log g) 3,83
Luminosité 3,4 L
Température 6 074 ± 13,1 K[4]
Métallicité 100 % du Soleil
Rotation ~ 10 jours
Âge 3,3×109 a

Autres désignations

50 Andromedae (Flamsteed), GJ 61, HR 458, BD+40 332, HD 9826, LTT 10561, GCTP 331.00, SAO 37362, FK5 1045, CCDM 01367 +4125, WDS 01368+4124A, HIP 7513, GC 1948

Upsilon Andromedae, couramment abrégée υ And, est un étoile binaire située à 44 années-lumière (13,5 pc) du Soleil, dans la constellation d'Andromède, une dizaine de degrés à l'est de la Galaxie d'Andromède. Sa composant principale, υ And A, est une étoile naine de la séquence principale, de type spectral F8V, d'environ 1,3 masses solaires et 3,3 milliards d'années, donc semblable au Soleil mais plus jeune, plus massive et plus lumineuse. Son compagnon, υ And B, est une naine rouge de type spectral M4.5V orbitant à au moins 750 UA de l'étoile principale ; cette valeur est une borne inférieure déduite de l'écart angulaire entre les deux composantes du couple, dont on ignore l'inclinaison par rapport à la ligne de visée, et par conséquent la distance réelle.

υ And A est classée 21e sur la liste des 100 étoiles « cibles » de la mission Terrestrial Planet Finder de la NASA[5]. En astronomie chinoise, cette étoile binaire fait partie de l'astérisme Tianda jiangjun, représentant un militaire de haut rang éventuellement accompagné de ses hommes.

Système planétaire[modifier | modifier le code]

Depuis 1997, quatre exoplanètes ont été découvertes autour d'υ And A :

Planète Masse
(MJ)
Demi-grand axe
(UA)
Période orbitale
(d)
 Excentricité 
  υ And b   1,4[6]   0,0595 ± 0,0034   4,617136 ± 0,000047   0,013 ± 0,016
  υ And c   13,98+2.3−5.3[6]   0,832 ± 0,048   241,33 ± 0,20   0,224 ± 0,021
  υ And d   10,25+0.7−3.3[6]   2,53 ± 0,15   1 278,1 ± 2,9   0,267 ± 0,021
  υ And e   ≥ 1,059 ± 0,028[7]   5,2456 ± 0,00067[7]   3 848,86 ± 0,74[7]   0,00536 ± 0,00044[7]
Système planétaire d'upsilon Andromedae A[8].

Upsilon Andromedae a été à la fois le premier système planétaire possédant plusieurs planètes découvert au tour d'une étoile de la séquence principale et autour d'une étoile double.

υ And b, orbitant à environ 0,06 UA d'υ And A, est de type Jupiter chaud, peut-être responsable d'une activité renforcée de la chromosphère de son étoile[9].

Deux planètes plus éloignées et bien plus massives ont été découvertes en avril 1999 et appelées υ And c et υ And d, à 0,8 et 2,5 UA respectivement, avec des orbites plus excentriques que Pluton[10]. υ And c serait suffisamment massive pour être davantage une étoile naine brune qu'une planète géante gazeuse, tandis qu'υ And d orbiterait dans la zone habitable du système[11].

L'existence d'autres planètes trop petites ou plus distantes n'est pas écartée, bien que la proximité des planètes υ And b, υ And c et υ And d avec leur étoile rendrait le système instable[12]. Des simulations montrent que l'excentricité de ce système peut avoir été due à une rencontre entre υ And c et une planète incidente qui aurait été éjectée ou détruite[13].

Une quatrième exoplanète, υ And e, a été découverte fin 2010[7], dans une région qu'on a longtemps considérée comme instable[13], mais dont la stabilité aurait été établie en 2007[14]. Elle est toujours mentionnée comme « objet hypothétique » par le SIMBAD[15].

Ce système est loin d'être coplanaire, et les inclinaisons qui ont pu être déterminées jusqu'à présent seraient les suivantes[6] :

avec, entre υ And c et υ And d, une inclinaison de 29,9 ± 1° ; l'inclinaison d'υ And e est inconnue.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e (en) F. van Leeuwen, « HIP 7513 », Hipparcos, the New Reduction,‎ 2007 (consulté le 7 décembre 2009)
  2. a, b et c (en) Upsilon Andromedae sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg
  3. (en) Gerard T. van Belle et Kaspar von Braun, « Directly Determined Linear Radii and Effective Temperatures of Exoplanet Host Stars », The Astrophysical Journal, vol. 694, no 2,‎ 2009, p. 1085-1098 (DOI 10.1088/0004-637X/694/2/1085, Bibcode 2009ApJ...694.1085V, lire en ligne [abstract])(Prépublication web)
  4. (en) Kovtyukh et al., C. Soubiran, S. I. Belik et N. I. Gorlova, « High precision effective temperatures for 181 F-K dwarfs from line-depth ratios », Astronomy and Astrophysics, vol. 411, no 3,‎ 2003, p. 559-564 (DOI 10.1051/0004-6361:20031378, Bibcode 2003A&A...411..559K, arXiv astro-ph/0308429, lire en ligne)
  5. (en) TPF-C Top 100, « #12 HIP 7513 »
  6. a, b, c et d (en) Barbara E. McArthur, G. Fritz. Benedict, Rory Barnes, Eder Martioli, Sylvain Korzennik, Ed Nelan et R. Paul Butler, « New Observational Constraints on the υ Andromedae System with Data from the Hubble Space Telescope and Hobby Eberly Telescope », The Astrophysical Journal, vol. 715, no 2,‎ 2010, p. 1203-1220 (lire en ligne)
    DOI:10.1088/0004-637X/715/2/1203
    [PDF] HubbleSite.org – 2010 McArthur et al, « New Observational Constraints on the υ Andromedae System with Data from the Hubble Space Telescope and Hobby Eberly Telescope ».
  7. a, b, c, d et e (en) S. Curiel, J. Cantó, L. Georgiev, C. E. Chávez et A. Poveda, « A fourth planet orbiting υ Andromedae », Astronomy & Astrophysics, vol. 525,‎ janvier 2011, A78 (lire en ligne) DOI:10.1051/0004-6361/201015693
  8. (en) J. T. Wright, S. Upadhyay, G. W. Marcy, D. A. Fischer, Eric B. Ford et John Asher Johnson, « Ten new and updated multiplanet systems and a survey of exoplanetary systems », The Astrophysical Journal, vol. 693, no 2,‎ 2009, p. 1084-1099 (lire en ligne) DOI:10.1088/0004-637X/693/2/1084
  9. (en) E. Shkolnik et al., « Hot Jupiters and Hot Spots: The Short- and Long-term Chromospheric Activity on Stars with Giant Planets », The Astrophysical Journal, vol. 622,‎ 2005, p. 1075-1090 (résumé)
  10. (en) R. Butler et al., « Catalog of Nearby Exoplanets », The Astrophysical Journal, vol. 646,‎ 2006, p. 505-522 (résumé) (Prépublication web)
  11. (en) I. Han et al., « Preliminary Astrometric Masses for Proposed Extrasolar Planetary Companions », The Astrophysical Journal, vol. 548,‎ 2001, p. L57-L60 (résumé)
  12. (en) J. Lissauer et E. Rivera, « Stability analysis of the planetary system orbiting υ Andromedae. II. Simulations using new Lick observatory fits », The Astrophysical Journal, vol. 554,‎ 2001, p. 1141-1150 (résumé)
  13. a et b (en) Eric B. Ford, Verene Lystad et Frederic A. Rasio, « Planet–planet scattering in the upsilon Andromedae system », Nature, vol. 434,‎ 14 avril 2005, p. 873-876 (lire en ligne) DOI:10.1038/nature03427 PMID : 15829958
  14. (en) arXiv.org Rory Barnes et Richard Greenberg, « Extrasolar Planet Interactions », soumis le 21 janvier 2008, non publié.
  15. (en) Centre de Données de Strasbourg SIMBAD.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]