Université nationale et capodistrienne d'Athènes

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Université nationale et capodistrienne d’Athènes
Athéna
Athéna
Nom original Εθνικόν και Καποδιστριακόν Πανεπιστήμιον Αθηνών
Informations
Fondation 1837
Fondateur Othon Ier de Grèce
Type Université publique
Régime linguistique Grec
Localisation
Coordonnées 37° 59′ N 23° 44′ E / 37.9808, 23.733937° 59′ Nord 23° 44′ Est / 37.9808, 23.7339  
Ville Athènes
Pays Drapeau de la Grèce Grèce
Direction
Recteur Theodosis Pelegrinis
Chiffres clés
Personnel 1 100 IATOSS (en 2010)
Enseignants 2 450 (en 2010)
Étudiants 65000
Divers
Affiliation C.U.M., UNIMED, UNICA, EUA, ΕΑΙΕ, Atomium Culture
Site web www.uoa.gr
Attica 06-13 Athens 30 University.jpg

L’Université nationale et capodistrienne d’Athènes (grec moderne : Εθνικόν και Καποδιστριακόν Πανεπιστήμιον Αθηνών), souvent appelée simplement université d’Athènes, est la plus ancienne université de l’est de la Méditerranée et fut fondée le 3 mai 1837. Aujourd’hui, c’est la seconde plus importante université de Grèce après l’université Aristote de Salonique avec plus de 50 000 étudiants. Elle est considérée comme l’université la plus prestigieuse du pays.

En réaction à la politique d’austérité budgétaire provoquée par la crise grecque, l’université est en grève depuis la rentrée universitaire 2013[1]. Les cours ont partiellement repris à partir de Janvier 2014.

Historique[modifier | modifier le code]

L’université d’Athènes fut fondée le 3 mai 1837 et élut domicile dans la résidence de l’architecte Stamatios Kleanthis, au nord-ouest de l’Acropole. Elle fut la première université non seulement du jeune État grec mais aussi de tous les Balkans et l’est de la Méditerranée en général.

L’« université othonienne » (du nom du roi Othon qui fut l’instigateur de sa création) était constituée de quatre facultés : théologie, droit, médecine et arts (qui incluait les sciences et les mathématiques). Elle accueillait 33 professeurs, 52 étudiants et 75 « auditeurs ». En novembre 1841, les cours commencèrent dans un nouveau bâtiment, les Propylea, dessinées par l’architecte danois Theophil Hansen.

Un changement majeur dans la structure de l’université a lieu en 1904, lorsque la faculté d’arts fut scindée en deux facultés distinctes : faculté d’arts et faculté de sciences, celle-ci composée des départements de physique et mathématiques et de l’école de pharmacie. En 1919, un département de chimie fut créé et, en 1922, l’école de pharmacie fut renommée en département de pharmacie. Plus tard, l’école d’odontologie fut ajoutée dans la faculté de médecine. Elle fut renommée en 1911 « université capodistrienne » en hommage à Ioánnis Kapodístrias.

Dans cette première période « héroïque » de l’éducation grecque, les facultés de l’université d’Athènes firent de gros efforts pour combler le retard avec les anciennes universités des autres pays.

Entre 1895 et 1911, mille nouveaux étudiants en moyenne intégrèrent les facultés chaque année, nombre qui s’éleva à deux mille à la fin de la Première Guerre mondiale. De ce fait, on décida au début de l’année universitaire 1927-1928 de mettre en place des examens d’entrée pour toutes les facultés. Depuis 1954, le nombre d’étudiants admis chaque année est fixé par le ministère de l’Éducation et de la Religion, sur proposition des facultés.

Dans les années 1960, des travaux de construction débutèrent sur le campus de l’Université dans la banlieue d’Ilissia. Le campus d’Ilissia accueille actuellement les écoles de philosophie, de théologie et de sciences.

Dans les années 2010, la politique de rigueur adoptée par les gouvernements successifs en réponse à la crise de la dette se traduit dans le cas de l’université capodistrienne par une réduction de 40 % des effectifs. En réaction, le personnel entame une grève générale, commencée fin septembre (soit 16 semaines de grève début janvier 2014). Son président soutient la grève, et n’ouvre les bâtiments que pour les réunions politiques du parti Syriza, dirigé par Alexis Tsipras[1]. Le gouvernement demande une réduction d’effectifs de 25 000 fonctionnaires, ce qui déclenche une grève générale dans les principales universités (université de Thessalonique, d’Ioannina, de Patras, de Crète), défendue par les présidents d’université[2]. Ces réductions d’effectifs sont demandées aux universités, alors qu’elles manquent déjà fortement d’employés enseignants et non-enseignants selon les standards internationaux (1,6 pour cent étudiants, contre 7,9 au Royaume-Uni et 9,5 aux États-Unis)[3].

Cette grève est suivie par l’ensemble des universités et grandes écoles grecques, mais l’université capodistrienne est la seule à ne pas interrompre la grève en décembre[1],[4].

Écoles et facultés[modifier | modifier le code]

L’université d’Athènes est divisée en « facultés » (σχολές), elles-mêmes divisées en « départements » (τμήματα) constitués de « sections » (τομείς) :

La campus principal est situé à (Zografou), où se trouvent les écoles de science, théologie et philosophie. D’autres campus moins grands sont à Goudi, où se trouve l’école de soins de santé, et à Dafni, qui abrite la faculté d’éducation physique et de science du sport. Les facultés de media, éducation, économie, droit et administration publique se situent dans des bâtiments au centre d’Athènes. Le siège historique de l’administration s’y situe aussi, sur l’avenue Panepistimiou.

Recherche[modifier | modifier le code]

La recherche de l’université d’Athènes est étroitement liée aux hôpitaux et aux instituts de recherche de la métropole, dont le Centre national de recherche de sciences physiques Demokritos, la Fondation nationale de la recherche de Grèce (EIE), l’Observatoire national d’Athènes, l’Institut Pasteur hellénique, le Centre Alexander Fleming de recherche biomédicale, le Laboratoire d'Athènes, le Centre national pour la recherche marine (NCMR) et la Fondation pour la recherche biomédicale de l'Académie d'Athènes (IBEAA).

Diplômés célèbres de l’université d’Athènes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Isabelle Karaiskos, « Des milliers de Grecs ne vont plus à la fac et tout le monde s’en fiche », Rue89, publié le 7 janvier 2014, consulté le 8 janvier 2014.
  2. Romain, « Grèce : les universités au bord de la rupture »,, meltycampus, 30 septembre 2013.
  3. Jara Cimrman, « Universités grecques en péril. La situation à l’Université nationale et capodistrienne d’Athènes », Sauvons l’université, 26 octobre 2013, consulté le 8 janvier 2014.
  4. Josselin, « Grèce : l’université fermée aux étudiants », meltycampus, 8 janvier 2014.