Université interdisciplinaire de Paris
L'Université interdisciplinaire de Paris (UIP) est une association loi de 1901 fondée en 1995 sous l'impulsion de Jean Staune, secrétaire général, et Jean-François Lambert, président. L'UIP se donne pour vocation la diffusion et la rencontre des savoirs, dans les domaines de la science, la philosophie, les différentes traditions de l'humanité, l'économie et le management afin de montrer leur implications sur l'évolution de la société.
En dépit de son nom, l'UIP n'est pas un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel telle que définie par la loi Savary (1984) et n'est donc pas reconnue par le Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche comme une Université.
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Structure et enseignement de l'UIP[modifier]
L'UIP est une association de loi 1901. Au début des années 2000 elle compta une cinquantaine d'adhérents. Elle organisait alors des cours du soir pour ses membres. En parallèle, elle coordonna plusieurs programmes de recherche en France et à l'international autour du thème de « Science et Religion » financés par la Fondation Templeton (États-Unis). D'après la page 'colloque' du site de l'UIP elle n'organise plus de conférences publiques depuis 10 ans, le dernier étant Science et Quête de Sens en avril 2002.
Conseil scientifique[modifier]
- Jacques Arsac, informaticien, Professeur émérite de l'Université Paris VI, correspondant de l'Académie des sciences.
- Gilles Brassard, informaticien et Professeur à l'Université de Montréal.
- Raymond Chiao, physicien quantique, professeur à l'Université de Berkeley.
- Philip Clayton, philosophe des Sciences, professeur à l'Université d'État de Californie.
- Bernard d'Espagnat, physicien, professeur honoraire à l'Université Paris XI. Membre de l'Académie des Sciences Morales et Politiques.
- Nicola Dallaporta, physicien théoricien, Professeur émérite à l'Université de Padoue, membre de l'Académie pontificale des sciences.
- Lucien Daly, géophysicien. Ancien Directeur de recherche au CNRS.
- Michael Denton, médecin, professeur de génétique à l'université d'Otago (NZ).
- Freeman Dyson, physicien, Professeur à l'Institut des Études Avancées à l'Université de Princeton.
- Andreï Grib, physicien, Professeur à l'Université de Saint-Pétersbourg, Directeur de l'institut Friedman.
- Sergueï Grib, astronome à l'Université de Saint-Pétersbourg.
- Nidhal Guessoum, astrophysicien. Professeur à l'Université américaine de Sharjat (Émirats arabes unis).
- William Hurlbut, médecin. Maître de conférences à l'Université Stanford.
- Jean Kovalevsky, astronome, membre de l'Académie des Sciences, ancien directeur du CERGA.
- Jean François Lambert, psycophysiologiste, maître de conférences à l'Université de Paris VIII.
- Dominique Laplane, neurologue. Ancien chef de service à la Pitié Salpétrière. Professeur honoraire à l'Université Paris VI.
- Ervin Laszlo, philosophe. Ancien Conseiller du Directeur Général de l'UNESCO.
- Guy Lazorthes, neurochirurgien, ancien Doyen de la Faculté de Médecine de Toulouse, Membre de l'Académie des Sciences.
- René Lenoir, ancien conseiller du Président de la République, Ancien Ministre des Affaires Sociales, Ancien Directeur de l'ENA.
- Thierry Magnin, physicien quantique, Directeur de laboratoire à l'École des mines de Saint-Étienne.
- Pierre Perrier, membre fondateur de l'Académie des Technologies et membre correspondant de l'Académie des Sciences.
- Jiang Sheng, directeur de l'Institut de Science et Religion et des Études sociales de l'Université de Shandong.
- Trinh Xuan Thuan, astrophysicien. Professeur à l'Institut technologique de Californie et l'Université d'État de Virginie à Charlotteville.
- Charles Townes, prix Nobel de physique, a joué un rôle déterminant dans la mise au point du maser et du laser. Professeur à l'Université de Berkeley.
- Gabriel Wackerman, géographe. Professeur à la Sorbonne (Paris IV).
Ex-membres[modifier]
- Anne Dambricourt Malassé (membre de 1997 à 2005), paléontologue. Chargée de recherches au CNRS et au Muséum National d'Histoire Naturelle.
- Jean-Pierre Luminet, astrophysicien, directeur de recherches au CNRS à l'observatoire de Meudon.
- Basarab Nicolescu, physicien théoricien, Président du CIRET.
Membres défunts[modifier]
- Jean Dorst zoologiste, ancien Directeur du Muséum National d'Histoire Naturelle, Membre de l'Académie des sciences.
- Rémy Chauvin, ufologue, éthologiste et Professeur émérite en Sorbonne.
- Ilya Prigogine, Prix Nobel de chimie. Professeur à l'Université libre de Bruxelles et à l'Université d'Austin (Texas).
- Marcel-Paul Schützenberger, mathématicien, membre de l'Académie des sciences.
- John Carew Eccles, neurologue, Prix Nobel de médecine.
- Olivier Costa de Beauregard, physicien, Directeur de Recherches au CNRS.
- Arthur Leonard Schawlow, prix Nobel de physique, pionnier de la spectroscopie laser. Professeur à l'université Stanford.
Débats et controverses[modifier]
Sur les rapports entre science et la foi[modifier]
Les rapports entre Science et Foi sont l'un des thèmes majeurs développés à l'UIP, toujours dans le sens de la convergence.
Le secrétaire général et fondateur de l'UIP, Jean Staune, prône ouvertement un rapprochement (un amalgame) entre science et foi c'est-à-dire une intrusion de la spiritualité dans l'objet d'étude et l'étude de l'objet scientifique.
De nombreux membres du conseil scientifique de l'UIP professent une foi religieuse, qu'ils disent être « sans interférence avec leur démarche scientifique ». Certains sont d'ailleurs d'éminents scientifiques lauréats du Prix Nobel. Parmi les enseignants, le parcours de Charles Hard Townes est assez symptomatique : Prix Nobel de Physique en 1964 sur un sujet peu « sensible » (à l'origine du laser), il a également reçu en 2005 le Prix Templeton de la John Templeton Foundation pour « progrès vers la recherche ou les découvertes en réalités spirituelles ». Townes a par ailleurs déclaré : « la science et la religion sont plutôt parallèles, bien plus semblables que ce que pensent la plupart des gens, et dans le long terme, elles doivent converger ».
L'Union rationaliste a critiqué l'UIP, estimant que cet établissement « est à une véritable université ce qu'un institut de beauté est à l'Institut Pasteur »[1].
Soupçons de néocréationnisme[modifier]
L'UIP est suspectée de véhiculer des thèses favorables au néocréationnisme[2] et d'être proche de la mouvance américaine du dessein intelligent. L'UIP entretien des relations de proximité avec de nombreux créationnistes français et étranger, dont Harun Yahya, avec lesquels elle organise des conférences anti-darwiniennes[3].
Notes et références[modifier]
- « Science ou théologie ? À propos du "dessein intelligent" », sur le site de l'Union rationaliste.
- « Créationnisme et éducation en France », dans Diplomatie, no 30, janvier-février 2008.
- Oumma.com, "Grand débat sur la théorie de l’évolution", 29 octobre 2012
Voir aussi[modifier]
Lien externe[modifier]
Critiques médiatiques[modifier]
- Guillaume Lecointre, « Évolution et créationnismes », CNRS
- Alexandre Hendoir, « La croisade de l'UIP contre le matérialisme », dans Science et pseudo-sciences, no 268, juillet-août 2005, sur le site de l'AFIS
- Michel Alberganti, « Le jeu de masques du néocréationnisme français », dans Le Monde, 2 septembre 2006, reproduit sur le site de Jean Staune