Université de Sienne

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Université de Sienne
Image illustrative de l'article Université de Sienne
Nom original Università degli studi di Siena
Universitatis Senarum Studiorum
Informations
Fondation 1240
Type Université publique
Régime linguistique Italien
Localisation
Coordonnées 43° 19′ 09″ N 11° 19′ 57″ E / 43.319167, 11.332543° 19′ 09″ Nord 11° 19′ 57″ Est / 43.319167, 11.3325  
Ville Sienne, Arezzo et Grosseto
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Flag of Tuscany.svg Toscane
Campus Urbain
Direction
Recteur 2010/16 Angelo Riccaboni
Chiffres clés
Étudiants 18 900
Divers
Site web www.unisi.it

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Université de Sienne

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Université de Sienne

L’université de Sienne (en italien, Università degli studi di Siena, abréviation : UNISI), en Toscane, est l'une des plus anciennes universités publiques fondées en Italie. D'abord appelée Studium Senese, elle fut fondée en 1240. Avec près de 20 000 étudiants[1], elle regroupe presque la moitié de la population totale de Sienne, qui représente 54 000 personnes. Aujourd'hui, l'université de Sienne est connue pour ses facultés de droit et de médecine.

Antonio Tabucchi enseigne à la faculté de lettres de cette université.

Historique[modifier | modifier le code]

Les commencements du Studium[modifier | modifier le code]

Le 26 décembre 1240, le podestà de Sienne, Ildebrandino Cacciaconti, signe un décret imposant une taxe aux citoyens siennois louant des chambres aux étudiants du Studium Senese local. L'argent de cet impôt servira à payer les maestri (enseignants) de ce nouveau Studium[2]. L'établissement est aussi avantagé lorsqu'en 1252, le pape Innocent IV déclare que ses étudiants et enseignants bénéficient désormais de l'immunité totale de réaliser des travaux forcés ainsi que de reverser des taxes, levées à leur encontre ou sur leur propriété par la ville de Sienne[3]. De plus, les enseignants de droit et de latin sont exemptés de service militaire. Les professeurs de latin ne sont plus obligés de remplir leur devoir de gardiens de nuit. Au début du XIVe siècle, on y dénombrait cinq enseignants de latin, de logique et de droit, ainsi que deux docteurs en sciences naturelles (médecine)[4].

L'un des maestri les plus remarquables de la faculté de médecine fut Pedro Hispano (futur pape Jean XXI en 1276), brillant philosophe et médecin personnel de l'Empereur Frédéric II.

En 1321, le Studium attire un grand nombre d'étudiants à la suite de l’« exode massif » hors de la prestigieuse et voisine université de Bologne, après que l'un de ses étudiants eut été condamné à mort par les magistrats bolonais pour l'enlèvement supposé d'une jeune femme. En partie grâce à l'enseignant en droit Guglielmo Tolomei, le corps étudiant lance une forte protestation à l’encontre de l'autorité bolonaise. Aidée par de généreuses donations de la communauté locale, Sienne accueille donc les étudiants renonçant au Studium Bolognese.

L'université et les changements de régime[modifier | modifier le code]

Le Studium de Sienne est enfin élevé au statut de Studium Generale par Charles IV, peu après son couronnement en tant qu'Empereur du Saint-Empire en 1355[5]. Non seulement, ceci place les enseignants et étudiants sous la protection impériale (les protégeant ainsi de la magistrature locale), mais les titres (licentiae docendi) délivrés par l'université deviennent ubique docendi, autorisant les personnes les recevant à enseigner dans tout le Saint-Empire[6]. La Casa della Sapienza est construite au début du XVe siècle. Il s'agit d'un centre combinant salles de classe et logements, projet instigué par l'évêque Mormille en 1392 et complété vingt ans plus tard. Ses premiers occupants prendront place en 1416, pour cinquante florins d'or le semestre[2].

Au milieu du XIVe siècle, Sienne ayant perdu de son pouvoir en Toscane, est éclipsée par la montée de Florence, qui vainc la république de Sienne en 1555. Les autorités de la ville obtiennent néanmoins des Médicis (ducs de Florence héritiers à l'époque) qu'ils préservent l'Université. Les réformes de Francesco, et plus tard de Ferdinand Ier, sont construites à partir de nouveaux statuts et prérogatives. Le poste de Rettore (Recteur), élu par les étudiants et les magistrats de la ville, est institué. En 1737, la lignée des Médicis s'éteint et la surveillance de la Toscane revient à la Maison de Lorraine, française. En cette période, l'économiste Sallustio Bandini, déterminé à « améliorer la stimulation intellectuelle de sa Sienne natale », sollicite l'allocation de bourses venant de riches patrons pour l'Université et établit une grande bibliothèque, qu'il lèguera au Studium[7]. En 1808, alors qu'elles occupent la Toscane, les troupes napoléoniennes ferment le Studium Senese et les portes de l'université ne rouvriront qu’à la défaite de Napoléon avec la restauration de Ferdinand III comme grand duc de Toscane[2].

L'université de Sienne aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Rapporto Nucleo di Valutazione 2006: Studenti e Carriere - POPOLAZIONE STUDENTESCA », Università degli Studi di Siena (consulté le 5 avril 2008) .
  2. a, b et c (en) « Short Story of University of Siena: 760 years of history », Università degli Studi di Siena (consulté le 5 avril 2008) .
  3. de Ridder-Symoens, Universities in the Middle Ages, p. 93.
  4. Waley, Siena and the Sienese in the thirteenth century, p. 159.
  5. de Ridder-Symoens, Universities in the Middle Ages, p. 97.
  6. de Ridder-Symoens, Universities in the Middle Ages, p. 36.
  7. Till Wahnbaeck, Luxury and Public Happiness, p. 96.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]