Université d'Orléans
| Université d'Orléans | |||
Logo |
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| Informations | |||
|---|---|---|---|
| Fondation | 1306 | ||
| Type | Université publique | ||
| Budget | 59 M€ | ||
| Localisation | |||
| Coordonnées | |||
| Ville | Orléans | ||
| Pays | |||
| Région | Centre | ||
| Campus | Orléans-la-Source | ||
| Direction | |||
| Président | Youssoufi Touré | ||
| Chiffres clés | |||
| Personnel | 1 409 | ||
| Étudiants | 15 963 (en 2009) | ||
| Premier cycle | 10 411 | ||
| Deuxième cycle | 3 312 | ||
| Troisième cycle | 516 | ||
| Divers | |||
| Site web | www.univ-orleans.fr | ||
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Géolocalisation sur la carte : Orléans |
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L’université d'Orléans est une université publique française dont le campus est situé dans le quartier d'Orléans-la-Source, à une dizaine de kilomètres au sud du centre-ville d'Orléans, dans le département du Loiret et la région Centre. Il est desservi par trois arrêts de la ligne A du tramway d'Orléans : Université-Château, Université-Parc Floral, Université-L'Indien ainsi que par la ligne d'autobus n° 7 du réseau des transports de l'agglomération orléanaise.
Sommaire |
Historique [modifier]
École cathédrale d'Orléans [modifier]
À partir du VIIIe siècle, notamment sous la direction de Théodulf d'Orléans, évêque d'Orléans et simultanément abbé des abbayes de Fleury à Saint-Benoît-sur-Loire, de Micy et de Saint-Aignan d'Orléans, l'enseignement dans l'Orléanais fut progressivement organisé avec des écoles paroissiales, des écoles monastiques et une école cathédrale, destinées à former les cadres de l'Empire carolingien[1].
En 1235, le pape Grégoire IX autorise l'étude du droit romain à Orléans[2].
L'ancienne université (1306-1793) [modifier]
L'université d'Orléans a été créée le 27 janvier 1306 par le pape Clément V et consacrée par cinq bulles. Elle devient alors la quatrième université française après celles de Paris, de Toulouse et de Montpellier.
Au Moyen Âge, elle est surtout connue pour son enseignement du droit civil ou droit romain, célèbre par la rénovation de l'étude du Corpus Juris Civilis qui y est alors menée par les postglossateurs. En effet, en vertu d'une bulle d'Honorius III, il était interdit d'enseigner le droit romain à Paris, où seul le droit canonique était au programme. La proximité d'Orléans par rapport à Paris permet aux étudiants d'aller de l'une à l'autre assez facilement. Se spécialisant dans le droit, l'université d'Orléans n'a d'ailleurs pas officiellement de faculté des Arts[3].
Il n'y avait pas de lieu de cours fixe, mais les leçons se tenaient dans différents bâtiments autour de la collégiale Saint-Pierre-le-Puellier. Une chapelle de Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle servait accessoirement de lieu de réunion, de prière, d'administration. Toutefois, entre 1411 et 1445, un bâtiment est construit pour servir de lieux de réunions et de bibliothèque ; les vestiges de ce bâtiment sont désormais connus sous le nom de « salle des thèses ». De 1498 à 1507 sont élevées les « grandes écoles de France », qui servent alors de salles de cours. Elles sont démolies en 1824[4]. En fonction de leurs origines géographiques, les étudiants se regroupaient par nations, dont le nombre a atteint dix, dont la nation française, la nation picarde et, la plus connue, la nation germanique[5].
Sous l'Ancien Régime, l'université est placée sous le contrôle du pouvoir royal[6]. Sa réputation dans le domaine du droit reste reconnue au XVIe siècle où elle participe au mouvement humaniste. De prestigieux professeurs y enseignent (Voir la liste plus bas).
L'université d'Orléans subit un fort déclin au XVIIIe siècle avant d'être supprimée par la Convention en 1793[7]. Louis Liard compte seulement six professeurs et six cours de droit en 1789 : « institutes, digeste, pandectes, règles du droit, droit canon, droit français[8]. »
Les facultés de l'Université impériale (1808-1815) [modifier]
Dans l'organisation de l'Université impériale, Orléans était à la tête d'une académie, et devait, à ce titre, avoir une faculté des Lettres et une faculté des Sciences. Seule la première a réellement été constituée, les cours ayant lieu au Lycée Pothier[9]. L'activité principale de la faculté consistait à examiner les candidats au baccalauréat. Des pétitions demandent, sans succès, le rétablissement d'une école de droit. Au contraire, en 1815, une ordonnance provoque la fermeture de la faculté des Lettres, effective en 1817. Orléans cesse, en 1848, d'être le siège d'une académie.
L'université actuelle (depuis 1960) [modifier]
Il est décidé, dès 1959, d'installer à Orléans-la-Source à une dizaine de kilomètres au sud de la Loire, sur un domaine de près de 400 hectares, un campus[10]. Le ministre Pierre Sudreau parle de l'« Oxford français », « le premier campus européen », que Paris-presse-L'Intransigeant reprend sous le nom d'« Oxford-sur-Loire »[11].
Le 2 août 1960 est créé un Collège scientifique universitaire (CSU), dépendant de la faculté des sciences de Paris. Il s'installe au château de la Source.
Une école municipale de droit est créée en novembre 1962. Un centre d'études supérieures littéraires (CESL) est ouvert à son tour en 1964.
Le décret du 14 avril 1966 est créée une université « dans l'académie d'Orléans ». L'Université regroupe alors tous les enseignements universitaires organisés à Orléans mais aussi à Tours, les facultés de droit, de lettres et de sciences étant dédoublées[12].
Mais le mouvement de mai 68 provoque la séparation entre Tours et Orléans, officialisée le 1er janvier 1971[13],[14].
L'université d'Orléans inclut progressivement une faculté des sciences (1961), de droit (1968), de lettres (1969) de sport (1992), un Institut universitaire de Technologie à Orléans (1967), à Bourges (1968), à Châteauroux (1992), à Chartres (1996), une université du temps libre (1977) et deux écoles d'ingénieurs (ESEM en 1982 et ESPEO en 1992), qui fusionnent en 2002 pour former l'École polytechnique d'Orléans (Polytech'Orléans).
En 2004 l'Université d'Orléans rejoint le Pôle Universitaire Centre Val de Loire (association de loi 1901). En 2009 elle fonde et intègre au côté de l'Université de Tours le PRES : Université centre Val-de-Loire.
L'université d’Orléans se caractérise donc par sa pluridisciplinarité. Elle compte 4 facultés, une école d’ingénieurs universitaire (Polytech'Orléans), 4 Instituts Universitaires de Technologie, l’IUFM Centre Val de Loire et l'Observatoire des Sciences de l'Univers du Centre (OSUC). Près de 16 000 étudiants, dont plus de 2 000 étudiants étrangers, fréquentent un des sites de l’université.
Le campus boisé d'Orléans, une centaine d'hectares, est situé à 140 km de Paris, dans la capitale de la Région Centre, au cœur du Val de Loire, territoire inscrit au patrimoine de l'UNESCO et célèbre pour ses châteaux.
L'université d'Orléans s'est également développée sur d'autres sites de la région avec l'installation des centres universitaires de Bourges, Chartres, Châteauroux/Issoudun et dans les antennes de l'IUFM à Blois et Tours.
Sa vocation internationale s'affirme d'année en année. Sa capacité d'innovation se traduit par le dynamisme de sa recherche et les transferts de technologie vers les entreprises régionales, nationales et internationales.
Son offre de formation, riche en filières professionnelles, se développe en lien fort avec la recherche. Les dispositifs d’accueil et d’aide à l’insertion professionnelle des étudiants et des adultes contribuent à faire de l’université d’Orléans un acteur majeur du développement territorial.
Anciens présidents [modifier]
- 1987-1992 : William Marois
- 1997-2002 : Michel Mudry
- 2002-2004 : Gérard Besson
- 2005-2009 : Gérald Guillaumet
Composantes [modifier]
Unités de formation et de recherche [modifier]
L'université compte quatre unités de formation et de recherche(UFR).
- Lettres, langues et sciences humaines
- Droit, économie et gestion
Cette UFR comprend : l'Ecole de Droit[15], l'Institut d'Economie et l'Ecole Universitaire de Management.
- Sciences
- Sciences et techniques des activités physiques et sportives
Instituts universitaires de technologie [modifier]
De l'université d'Orléans dépendent également quatre IUT de la région Centre :
Ecole et instituts [modifier]
- L'École polytechnique de l'université d'Orléans (Polytech'Orléans[20]) est une école d'ingénieur habilitée par la Commission des titres d'ingénieur. Elle appartient au Réseau Polytech. Elle comprend cinq spécialités, dont deux en apprentissage. Polytech'Orléans s'appuie sur plusieurs laboratoires de recherche dont le laboratoire PRISME[21] et le GREMI[22].
l'Institut universitaire de formation des maîtres de l'académie d'Orléans-Tours y est rattaché[23].
Formation et recherche [modifier]
Enseignements [modifier]
Relations internationales [modifier]
La recherche [modifier]
L'université d'Orléans regroupe des laboratoires de recherche propres et des unités mixtes. Elle est structurée en 4 pôles de recherche :
- Energie, matériaux, géosciences et environnement
- Physique et chimie du vivant, systèmes biologiques
- Sciences économiques et de gestion, mathématiques, STIC et linguistique
- Droit, littératures, sciences de l'Homme et des territoires
Elle dispose également de 2 écoles doctorales :
- Sciences et technologies
- Sciences de l'homme et de la société
Vie étudiante [modifier]
- Radio Campus Orléans créée en 1994
- Le département des activités physiques sportives et d'expression DAPSE : ce service commun[24] est un département de l'UFRSTAPS d'Orléans qui propose à tous les étudiants et personnels de l'université une palette d'activités sportives et d'entretien.
Évolution démographique [modifier]
Évolution démographique de la population universitaire
Personnalités liées [modifier]
Étudiants [modifier]
- Politiques :
- Jean-Pierre Sueur, maire d'Orléans
- Daniel Delaveau, maire de Rennes
- Ibni Oumar Mahamat Saleh, homme politique tchadien
- Hommes de lettres :
- Scientifiques :
- Pierre de Fermat, mathématicien
- Religieux :
- Yves Hélory de Kermartin, saint-patron de la Bretagne
Enseignants [modifier]
- Jean Garrigues, histoire contemporaine
- Jean-Benoît Puech, lettres
- Henri Van Damme, physique et chimie
- Bertrand Hauchecorne, mathématiques
- Guillaume Peltier, histoire
Sources [modifier]
Notes et références [modifier]
- Théodulfe Théodulf d'Orléans sur le site Encyclopédie universelle de la langue française
- Conseil général du Loiret, 700 ans d'université à Orléans, p. 9.
- Conseil général du Loiret, 700 ans d'université à Orléans, p. 19.
- Conseil général du Loiret, 700 ans d'université à Orléans, p. 15.
- Dix nations à l'université d'Orléans : France, Germanie, Lorraine, Bourgogne, Champagne, Picardie, Normandie, Touraine, Aquitaine et Écosse.
- Conseil général du Loiret, 700 ans d'université à Orléans, p. 26.
- Conseil général du Loiret, 700 ans d'université à Orléans, p. 45.
- Louis Liard, L'enseignement supérieur en France, t. 1, Paris, A. Colin, 1888-1894 (notice BnF no FRBNF30816076n) [lire en ligne], p. 9
- Conseil général du Loiret, 700 ans d'université à Orléans, p. 48.
- Conseil général du Loiret, 700 ans d'université à Orléans, p. 53.
- Conseil général du Loiret, 700 ans d'université à Orléans, p. 55.
- Conseil général du Loiret, 700 ans d'université à Orléans, p. 56.
- Conseil général du Loiret, 700 ans d'université à Orléans, p. 58.
- Décret no 70-1174 du 17 décembre 1970.
- http://www.univ-orleans.fr/deg/droit/
- http://www.univ-orleans.fr/iut-orleans/
- http://www.bourges.univ-orleans.fr/iut/
- http://www.univ-orleans.fr/iut-chartres/
- http://www.univ-orleans.fr/iut-indre/
- http://www.univ-orleans.fr/polytech
- http://www.univ-orleans.fr/prisme
- http://www.univ-orleans.fr/gremi
- La République du Centre, édition Orléans, 6 septembre 2007, p 5.
- http://www.univ-orleans.fr/dapse/
- Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2001, Imprimerie nationale, p. 161, (ISBN 2-11-092136-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
- Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2002, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-092152-8), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
- Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2003, Imprimerie nationale, p. 155, (ISBN 2-11-093455-7), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
- Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2004, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-094345-9), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
- Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2005, Imprimerie nationale, p. 175, (ISBN 2-11-095390 X), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
- Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2006, Imprimerie nationale, p. 179, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
- Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2007, Imprimerie nationale, p. 181, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
- Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2008, Imprimerie nationale, p. 173, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
- Daniel Vitry, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2009, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097805-9), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
- Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2010, Imprimerie moderne de l’Est, p. 173, (ISBN 978-2-11-097819-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 17 septembre 2010
- Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2011, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097810-3), consulté sur www.education.gouv.fr le 2 septembre 2011
- Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2012, Imprimerie moderne de l’Est, p. 177, (ISBN 978-2-11-099368-7), consulté sur www.education.gouv.fr le 30 août 2012
Bibliographie [modifier]
- Conseil général du Loiret, 700 ans d'université à Orléans, Orléans, Conseil général du Loiret, 2006, 71 p.
Catalogue d'exposition, Archives départementales du Loiret / Saint-Pierre-le-Puellier, octobre 2006.
Annexes [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Université centre Val-de-Loire
- L'Étudiant Autonome (journal étudiant)
- Académie d'Orléans-Tours (éducation)
Liens externes [modifier]
- Pôle universitaire Centre Val de Loire (réunion des universités de Tours et d'Orléans)
- Site officiel