Université d'Orléans

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir université d'Orléans (1306-1793).
Université d'Orléans
Informations
Fondation 1306
Type Université publique
Budget 59 M€
Localisation
Coordonnées 47° 51′ 02″ N 1° 56′ 02″ E / 47.850664, 1.933976 ()47° 51′ 02″ Nord 1° 56′ 02″ Est / 47.850664, 1.933976 ()  
Ville Orléans
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Campus Orléans-la-Source
Direction
Président Youssoufi Touré
Chiffres clés
Personnel 1 409
Étudiants 15 963 (en 2009)
Premier cycle 10 411
Deuxième cycle 3 312
Troisième cycle 516
Divers
Site web www.univ-orleans.fr

Géolocalisation sur la carte : Orléans

(Voir situation sur carte : Orléans)
Université d'Orléans

L’université d'Orléans est une université française dont le campus est situé dans le quartier d'Orléans-la-Source, à une dizaine de kilomètres au sud du centre-ville d'Orléans, dans le département du Loiret et la région Centre. Il est desservi par trois arrêts de la ligne A du tramway d'Orléans : Université-Château, Université-Parc Floral, Université-L'Indien ainsi que par la ligne d'autobus n° 7 du réseau des transports de l'agglomération orléanaise.

Historique[modifier | modifier le code]

École cathédrale d'Orléans[modifier | modifier le code]

Article détaillé : École d’Orléans.

À partir du VIIIe siècle, notamment sous la direction de Théodulf d'Orléans, évêque d'Orléans et simultanément abbé des abbayes de Fleury à Saint-Benoît-sur-Loire, de Micy et de Saint-Aignan d'Orléans, l'enseignement dans l'Orléanais fut progressivement organisé avec des écoles paroissiales, des écoles monastiques et une école cathédrale, destinées à former les cadres de l'Empire carolingien[1].

En 1235, le pape Grégoire IX autorise l'étude du droit romain à Orléans[2].

L'ancienne université (1306-1793)[modifier | modifier le code]

Blason de l'Université d'Orléans
Article détaillé : Université d'Orléans (1306-1793).

L'université d'Orléans a été créée le par le pape Clément V et consacrée par cinq bulles. Elle devient alors la quatrième université française après celles de Paris, de Toulouse et de Montpellier.

Au Moyen Âge, elle est surtout connue pour son enseignement du droit civil ou droit romain, célèbre par la rénovation de l'étude du Corpus Juris Civilis qui y est alors menée par les postglossateurs. En effet, en vertu d'une bulle d'Honorius III, il était interdit d'enseigner le droit romain à Paris, où seul le droit canonique était au programme. La proximité d'Orléans par rapport à Paris permet aux étudiants d'aller de l'une à l'autre assez facilement. Se spécialisant dans le droit, l'université d'Orléans n'a d'ailleurs pas officiellement de faculté des Arts[3].

Il n'y avait pas de lieu de cours fixe, mais les leçons se tenaient dans différents bâtiments autour de la collégiale Saint-Pierre-le-Puellier. Une chapelle de Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle servait accessoirement de lieu de réunion, de prière, d'administration. Toutefois, entre 1411 et 1445, un bâtiment est construit pour servir de lieux de réunions et de bibliothèque ; les vestiges de ce bâtiment sont désormais connus sous le nom de « salle des thèses ». De 1498 à 1507 sont élevées les « grandes écoles de France », qui servent alors de salles de cours. Elles sont démolies en 1824[4]. En fonction de leurs origines géographiques, les étudiants se regroupaient par nations, dont le nombre a atteint dix, dont la nation française, la nation picarde et, la plus connue, la nation germanique[5].

Sous l'Ancien Régime, l'université est placée sous le contrôle du pouvoir royal[6]. Sa réputation dans le domaine du droit reste reconnue au XVIe siècle où elle participe au mouvement humaniste. De prestigieux professeurs y enseignent (Voir la liste plus bas).

L'université d'Orléans subit un fort déclin au XVIIIe siècle avant d'être supprimée par la Convention en 1793[7]. Louis Liard compte seulement six professeurs et six cours de droit en 1789 : « institutes, digeste, pandectes, règles du droit, droit canon, droit français[8]. »

Les facultés de l'Université impériale (1808-1815)[modifier | modifier le code]

Dans l'organisation de l'Université impériale, Orléans était à la tête d'une académie, et devait, à ce titre, avoir une faculté des Lettres et une faculté des Sciences. Seule la première a réellement été constituée, les cours ayant lieu au Lycée Pothier[9]. L'activité principale de la faculté consistait à examiner les candidats au baccalauréat. Des pétitions demandent, sans succès, le rétablissement d'une école de droit. Au contraire, en 1815, une ordonnance provoque la fermeture de la faculté des Lettres, effective en 1817. Orléans cesse, en 1848, d'être le siège d'une académie.

L'université actuelle (depuis 1960)[modifier | modifier le code]

L'ancien logo utilisé en 2010
Le château de la Source (vu du parc floral)

Il est décidé, dès 1959, d'installer à Orléans-la-Source à une dizaine de kilomètres au sud de la Loire, sur un domaine de près de 400 hectares, un campus[10]. Le ministre Pierre Sudreau parle de l'« Oxford français », « le premier campus européen », que Paris-presse-L'Intransigeant reprend sous le nom d'« Oxford-sur-Loire »[11].

Le est créé un Collège scientifique universitaire (CSU), dépendant de la faculté des sciences de Paris. Il s'installe au château de la Source.

Une école municipale de droit est créée en novembre 1962. Un centre d'études supérieures littéraires (CESL) est ouvert à son tour en 1964.

Le décret du est créée une université « dans l'académie d'Orléans ». L'Université regroupe alors tous les enseignements universitaires organisés à Orléans mais aussi à Tours, les facultés de droit, de lettres et de sciences étant dédoublées[12].

Mais le mouvement de mai 68 provoque la séparation entre Tours et Orléans, officialisée le [13],[14].

L'université d'Orléans inclut progressivement une faculté des sciences (1961), de droit (1968), de lettres (1969) de sport (1992), un Institut universitaire de Technologie à Orléans (1967), à Bourges (1968), à Châteauroux (1992), à Chartres (1996), une université du temps libre (1977) et deux écoles d'ingénieurs (ESEM en 1982 et ESPEO en 1992), qui fusionnent en 2002 pour former l'École polytechnique d'Orléans (Polytech'Orléans).

En 2004 l'Université d'Orléans rejoint le Pôle Universitaire Centre Val de Loire (association de loi 1901). En 2009 elle fonde et intègre au côté de l'Université de Tours le PRES : Université centre Val-de-Loire.

L'université d’Orléans se caractérise donc par sa pluridisciplinarité. Elle compte 4 facultés, une école d’ingénieurs universitaire (Polytech'Orléans), 4 Instituts Universitaires de Technologie, l’IUFM Centre Val de Loire et l'Observatoire des Sciences de l'Univers du Centre (OSUC). Près de 16 000 étudiants, dont plus de 2 000 étudiants étrangers, fréquentent un des sites de l’université.

Le campus boisé d'Orléans, une centaine d'hectares, est situé à 140 km de Paris, dans la capitale de la Région Centre, au cœur du Val de Loire, territoire inscrit au patrimoine de l'UNESCO et célèbre pour ses châteaux.

L'université d'Orléans s'est également développée sur d'autres sites de la région avec l'installation des centres universitaires de Bourges, Chartres, Châteauroux/Issoudun et dans les antennes de l'IUFM à Blois et Tours.

Sa vocation internationale s'affirme d'année en année. Sa capacité d'innovation se traduit par le dynamisme de sa recherche et les transferts de technologie vers les entreprises régionales, nationales et internationales.

Son offre de formation, riche en filières professionnelles, se développe en lien fort avec la recherche. Les dispositifs d’accueil et d’aide à l’insertion professionnelle des étudiants et des adultes contribuent à faire de l’université d’Orléans un acteur majeur du développement territorial.

Anciens présidents[modifier | modifier le code]

  • 1987-1992 : William Marois
  • 1997-2002 : Michel Mudry
  • 2002-2004 : Gérard Besson
  • 2005-2009 : Gérald Guillaumet
  • Depuis 2010 : Youssoufi Touré


Composantes[modifier | modifier le code]

Unités de formation et de recherche[modifier | modifier le code]

L'université compte quatre unités de formation et de recherche(UFR).

  • Lettres, langues et sciences humaines
L'UFR lettres, langues et sciences humaines
  • Droit, économie et gestion

Cette UFR comprend : l'Ecole de Droit[15], l'Institut d'Economie et l'Ecole Universitaire de Management.

  • Sciences
  • Sciences et techniques des activités physiques et sportives

Instituts universitaires de technologie[modifier | modifier le code]

Le bâtiment IIIA, accueillant le département d'informatique et le Laboratoire d'informatique fondamentale d'Orléans

De l'université d'Orléans dépendent également quatre IUT de la région Centre :

Ecole et instituts[modifier | modifier le code]

Le site Galilée de Polytech'Orléans

l'École supérieure du professorat et de l'éducation de l'académie d'Orléans-Tours y est rattachée[23].

Formation et recherche[modifier | modifier le code]

Enseignements[modifier | modifier le code]

Relations internationales[modifier | modifier le code]

La recherche[modifier | modifier le code]

L'université d'Orléans regroupe des laboratoires de recherche propres et des unités mixtes. Elle est structurée en 4 pôles de recherche :

  1. Energie, matériaux, géosciences et environnement
  2. Physique et chimie du vivant, systèmes biologiques
  3. Sciences économiques et de gestion, mathématiques, STIC et linguistique
  4. Droit, littératures, sciences de l'Homme et des territoires

Elle dispose également de 2 écoles doctorales :

  1. Sciences et technologies
  2. Sciences de l'homme et de la société

Vie étudiante[modifier | modifier le code]

  • Radio Campus Orléans créée en 1994
  • Le département des activités physiques sportives et d'expression DAPSE : ce service commun[24] est un département de l'UFR STAPS d'Orléans qui propose à tous les étudiants et personnels de l'université une palette d'activités sportives et d'entretien.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de la population universitaire

2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
16 120[25] 15 334[26] 15 184[27] 15 458[28] 15 634[29] 15 590[30] 15 082[31] 14 628[32]
2008 2009 2010 2011 - - - -
15 978[33] 15 836[34] 14 081[35] 14 433[36] - - - -

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Étudiants[modifier | modifier le code]

Enseignants[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Théodulfe Théodulf d'Orléans sur le site Encyclopédie universelle de la langue française
  2. Conseil général du Loiret, 700 ans d'université à Orléans, p. 9.
  3. Conseil général du Loiret, 700 ans d'université à Orléans, p. 19.
  4. Conseil général du Loiret, 700 ans d'université à Orléans, p. 15.
  5. Dix nations à l'université d'Orléans : France, Germanie, Lorraine, Bourgogne, Champagne, Picardie, Normandie, Touraine, Aquitaine et Écosse.
  6. Conseil général du Loiret, 700 ans d'université à Orléans, p. 26.
  7. Conseil général du Loiret, 700 ans d'université à Orléans, p. 45.
  8. Louis Liard, L'enseignement supérieur en France, t. 1, Paris, A. Colin,‎ 1888-1894 (notice BnF no FRBNF30816076n, lire en ligne), p. 9
  9. Conseil général du Loiret, 700 ans d'université à Orléans, p. 48.
  10. Conseil général du Loiret, 700 ans d'université à Orléans, p. 53.
  11. Conseil général du Loiret, 700 ans d'université à Orléans, p. 55.
  12. Conseil général du Loiret, 700 ans d'université à Orléans, p. 56.
  13. Conseil général du Loiret, 700 ans d'université à Orléans, p. 58.
  14. Décret no 70-1174 du 17 décembre 1970.
  15. http://www.univ-orleans.fr/deg/droit/
  16. http://www.univ-orleans.fr/iut-orleans/
  17. http://www.bourges.univ-orleans.fr/iut/
  18. http://www.univ-orleans.fr/iut-chartres/
  19. http://www.univ-orleans.fr/iut-indre/
  20. http://www.univ-orleans.fr/polytech
  21. http://www.univ-orleans.fr/prisme
  22. http://www.univ-orleans.fr/gremi
  23. La République du Centre, édition Orléans, 6 septembre 2007, p 5.
  24. http://www.univ-orleans.fr/dapse/
  25. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2001, Imprimerie nationale, p. 161, (ISBN 2-11-092136-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  26. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2002, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-092152-8), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  27. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2003, Imprimerie nationale, p. 155, (ISBN 2-11-093455-7), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  28. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2004, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-094345-9), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  29. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2005, Imprimerie nationale, p. 175, (ISBN 2-11-095390 X), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  30. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2006, Imprimerie nationale, p. 179, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  31. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2007, Imprimerie nationale, p. 181, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  32. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2008, Imprimerie nationale, p. 173, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  33. Daniel Vitry, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2009, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097805-9), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  34. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2010, Imprimerie moderne de l’Est, p. 173, (ISBN 978-2-11-097819-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 17 septembre 2010
  35. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2011, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097810-3), consulté sur www.education.gouv.fr le 2 septembre 2011
  36. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2012, Imprimerie moderne de l’Est, p. 177, (ISBN 978-2-11-099368-7), consulté sur www.education.gouv.fr le 30 août 2012

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Conseil général du Loiret, 700 ans d'université à Orléans, Orléans, Conseil général du Loiret, 2006, 71 p.
    Catalogue d'exposition, Archives départementales du Loiret / Saint-Pierre-le-Puellier, octobre 2006.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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