Université d'État de Louvain

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L'Université d'État de Louvain a été fondée le 6 octobre 1817 à Louvain par le gouvernement du Royaume uni des Pays-Bas[1] et a fermé ses portes le 15 août 1835[2].

La langue d'enseignement y était le latin[3], comme dans toutes les autres universités des Pays-Bas et la plupart des universités d'Europe à cette époque. Elle accueillit aussitôt 230 étudiants[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette université a été officiellement supprimée en 1835 et ferma définitivement ses portes le 15 août 1835[5]. Toutefois, son rayonnement ne fut pas négligeable car elle a formé la première génération d'intellectuels de la Belgique indépendante et nombre des futurs révolutionnaires.

Et pourtant, comme l'écrit Geertrui Couderé[6], « le fait qu'il y eut jadis une université d'État à Louvain est pour beaucoup une chose inconnue » et elle ajoute que « même évoquer son existence était un sujet tabou »[7] !

L'on peut avec Arlette Graffart[8] se poser la question, « qu'était cette institution d'enseignement supérieur si souvent dépréciée ? ». Selon Arlette Graffart d'ailleurs[9], l'université d'État de Louvain mérite bien plus que l'université catholique de Louvain d'être considérée comme la « résurrection » de l'Ancienne université de Louvain : « elle seule et non point celle qui vit le jour en 1834 à l'initiative des évêques de Belgique, c'est-à-dire l'université catholique de Malines devenue de Louvain l'année suivante. En effet, l'ancienne Université de Louvain fut créée au XVe siècle d'un commun accord par les pouvoirs publics (le duc Jean IV et la ville de Louvain) et le Saint-Siège, sans intervention de l'épiscopat ni du clergé local »[10].

Il est inexact de dire qu'elle fut une parenthèse sans éclat ou qu'elle était, comme le dit le professeur Léon van der Essen[11], un « véritable avorton que Guillaume Ier de Hollande avait créé », car elle était composée de professeurs de qualité souvent formés à l'école de l'idéalisme allemand et venant d'Iéna, de Giessen, de Marbourg ou de Heidelberg. Le gouvernement avait d'ailleurs veillé, afin de ne pas froisser la population, que ces professeurs soient pour la plupart catholiques, mais il s'agissait de catholiques "éclairés" (ce qui est pourtant normal pour des intellectuels…), ce qui mécontenta les autorités ecclésiastiques[12]… Remarquons toutefois que, lorsque celles-ci fondèrent en 1834 une nouvelle université à Malines puis à Louvain, Mgr de Ram, désireux d'avoir un corps académique de valeur, a fait la même chose en recrutant[13] également un corps académique composé largement de savants étrangers, surtout allemands…

Leur influence[14] sur nos jeunes révolutionnaires, qui firent une révolution « nationale » et « libérale » plutôt que sociale, mérite d'être étudiée[15]. En effet[16], les étudiants, conduits par Sylvain Van de Weyer, témoignaient d'une très grande sympathie pour les associations libérales, romantiques et nationalistes allemandes, les Burschenschaften, et pour le philhellénisme. Les étudiants de l'université d'État de Louvain transformèrent leur université en centre du libéralisme et de l'opposition. Ils ont joué un rôle significatif voire décisif dans la révolution de 1830[17].

N'ont-ils pas indirectement fait pencher ceux-ci à choisir un prince allemand comme roi ?

L'on peut dire, en tout cas, en ne craignant plus de briser un tabou, qu'elle fut une université brillante[18] qui a formé une brillante génération[19]. Elle a formé plus de 8 000 étudiants qui ont mis sur pied la première infrastructure du nouveau royaume de Belgique et qui, à ce titre, méritent d'être sortis de l'oubli.

Bâtiments[modifier | modifier le code]

L'université s'était installée dans d'anciens collèges de l'ex-université : au collège de Saint-Donat, à celui des Prémontrés, des Vétérans et du Roi.

Facultés[modifier | modifier le code]

Le baron Frédéric de Reiffenberg, membre du Sénat Académique et professeur à l'université d'État de Louvain.

L'université d'État de Louvain compta dès sa création les Facultés de Droit, de Médecine, des Sciences Mathématiques et Naturelles ainsi que de Philosophie et Lettres.

Recteurs (Rectores Magnifici)[modifier | modifier le code]

Secrétaires (Graphiarii)[modifier | modifier le code]

  • Gérard Jean Meyer, 1825-1826.

Membres du Sénat Académique[modifier | modifier le code]

Bibliothécaire[modifier | modifier le code]

Karl Bernhardi (1799-1874), bibliothécaire de l'université d'État de Louvain.

Professeurs[modifier | modifier le code]

Comme on peut le constater, la plupart des professeurs viennent de diverses régions d'Europe, principalement des célèbres universités allemandes, un seul est Hollandais et plusieurs ont été professeurs dans l'ancienne université de Louvain, faisant ainsi de l'Université d'État de Louvain un peu la continuatrice de l'ancienne Alma Mater médiévale. Remarquons, par contre, qu'aucun des professeurs de l'ancienne université de Louvain n'a enseigné dans la nouvelle université catholique de Malines, ni dans sa suivante la nouvelle Université catholique de Louvain.

En 1830, on a fait grief au roi Guillaume Ier d'avoir choisi tant de professeurs étrangers, mais, comme l'écrit judicieusement Carlo Bronne[21]: « Au contraire de la Hollande, la Belgique n'avait eu au siècle précédent ni historiens ni humanistes de classe. Le roi avait dû faire appel à des maîtres étrangers pour occuper les chaires universitaires et c'est à tort qu'on le lui reprocha car il n'aurait pu faire autrement. Parmi eux se trouvaient d'ailleurs des éducateurs d'élite ».

Faculté de droit[modifier | modifier le code]

Cette faculté, qui forma la première génération des grands juristes belges, eut également des professeurs brillants[22], comme les professeurs allemands Léopold Auguste Warnkoenig et Birnbaum, de Bamberg, ou Xavier Jacquelart qui fut aussi professeur dans l'ancienne université de Louvain. Nous en donnons ici quelques noms :

  • Léopold Auguste Warnkoenig (1794-1866), qui fut d'abord durant dix ans professeur à l'Université de Liège, enseigna de 1827 à 1831 le droit romain et la philosophie du droit à l'Université d'État de Louvain et continua sa carrière de 1831 à 1836 à l'Université de Gand. Il est considéré comme l'un des plus brillants représentants de l'école allemande d'histoire du droit au même titre que Gustave Hugo ou Savigny. Avec Birnbaum et Holtius il est un des fondateurs de la revue juridique Thémis et de la Bibliothèque du Jurisconsulte. Il est le fondateur de l'école d'histoire du droit national belge dont il a étudié les sources.
  • Henri Ferdinand Decoster, né le 17 mai 1784, de Steenokkkerzeel, docteur dans les deux droits, déjà professeur à l'Université impériale à Bruxelles.
  • Jean-François-Michel Birnbaum, né le 19 septembre 1792, à Giessen, chef-lieu de la province de la Hesse supérieure (grand-duché de Hesse-Darmstadt), docteur en philosophie et dans les deux droits. Il termina sa carrière à l'université de Giessen sa ville natale.
  • Xavier Jacquelart, de Louvain, docteur dans les deux droits, né à Louvain le 15 janvier 1767, dernier membre survivant du corps enseignant de l'ancienne Université de Louvain, est décédé à Bruxelles le 19 novembre 1856, à l'âge de 89 ans et 10 mois. Jadis professeur des mêmes disciplines dans l'ancienne université de Louvain. Après y avoir terminé ses humanités au collège de la Trinité, il fit son cours de philosophie à la Pédagogie du Porc et obtint, en 1786, la trente-huitième place à la promotion générale de la faculté des Arts. Le 28 juin 1791, il reçut le grade de licencié en droit civil et en droit canon.
  • Jean Philippe Debruyn, de Louvain, licencié dans les deux droits, né le 12 décembre 1766, professeur dans l'ancienne université de Louvain depuis l'année 1794.
  • Adolphe Roussel, ancien étudiant puis professeur. Il est une figure marquante de la Révolution belge de 1830 pour l'indépendance nationale, à laquelle, quoique de nationalité française, il participa avec fougue. Il fonda un journal radical, le Journal de Louvain, dans lequel il se répandit en critiques contre le roi Guillaume Ier. Il créa à Louvain une garde bourgeoise opposée à la domination hollandaise avec laquelle il s'empara d'une caserne de Louvain. Il partit ensuite à Bruxelles avec une force de 500 hommes avec lesquels il participa aux journées de septembre.

Faculté de médecine[modifier | modifier le code]

  • François Joseph Harbaur, de Neustadt en Alsace, né le 4 mars 1776, docteur en médecine et chirurgie, médecin chef du roi, chevalier de l'ordre du Lion belgique et chevalier de quatrième classe de l'ordre de Wladimir de Russie, membre de l'Académie des sciences de Bruxelles et d'autres académies. Il fut le premier recteur magnifique.
  • Guillaume Joseph van Gobbelschroy, de Louvain, né le 28 août 1767, licencié en médecine, déjà auparavant, depuis l'année 1783, professeur dans l'ancienne Université de Louvain.
  • Charles François Jacmart, né le 5 juin 1773 à Fumay, de Namur, décédé à Saint-Josse-ten-Noode, 8, rue du Mériden le 11 octobre 1849, docteur en médecine en sciences mathématiques et physiques, membres de plusieurs académies nationales et étrangères. Fut inscrit comme élève à la Pédagogie du Porc de l'ancienne université de Louvain le 10 juillet 1790, devint licencié ès Arts le 23 août 1791 et licencié en médecine de cette université le 4 juillet 1794. Professeur d'histoire naturelle à l'École centrale de Sambre-et-Meuse à Namur, puis professeur de mathématiques supérieures à l'université de Mayence. Il devint secrétaire de l'université d'État de Louvain en 1819-1820 et recteur magnifique en 1822-1823, 1830-1831 et 1831-1832.
Jean-Baptiste Van Mons, professeur à l'Université d'État de Louvain.
  • Joseph Josse Vandertaelen, né le 5 avril 1766, de Tirlemont, licencié en médecine, professeur extraordinaire.
  • Pierre Craninx, assistant du professeur Jacmart.
  • Jean-Marie Baud, de Rumilly en Savoie, docteur en médecine, professeur extraordinaire, né le 16 juillet 1776.
  • Van Onsenoort, d'Utrecht.
  • De Courtray

Faculté des sciences mathématiques et physiques[modifier | modifier le code]

  • Ferdinand Sentelet, de Overwinde-Landen, né le 17 juillet 1754 et décédé à Louvain le 26 novembre 1829, licencié en théologie, ancien professeur de philosophie à la Pédagogie du Lys et président du collège de Craenendonck, à l'ancienne université de Louvain depuis 1780. Puis professeur de physique et d'économie rurale à la nouvelle Université d'État de Louvain, membre de l'Institut des Pays-Bas.
  • Jean-Baptiste Van Mons (1765-1842), pharmacien et chimiste.
  • François Jacques Goebel, du duché de Bade, docteur en philosophie, né le 16 juillet 1791.
  • Gaspard-Michel Pagani (1796-1855), réfugié italien et mathématicien. Il fut un de ceux qui réussirent à faire renaître le goût des recherches mathématiques en Belgique[23].

Faculté de philosophie et lettres[modifier | modifier le code]

Joseph Jacotot, professeur à l'université d'État de Louvain.

Anciens étudiants[modifier | modifier le code]

Sylvain van de Weyer, ancien étudiant à l'Université d'État de Louvain.
André-Napoléon Fontainas, bourgmestre de Bruxelles, ancien étudiant à l'Université d'État de Louvain.

Sur dix-huit années d'existence académique, l'Université d'État de Louvain a compté 8 020 inscriptions.

Parmi ces étudiants formés à l'Université d'État de Louvain, beaucoup jouèrent par la suite un rôle important[25] dans la vie intellectuelle et scientifique du nouvel État qu'était la Belgique.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 1817-1826: Annales Academiae Lovaniensis, 1821-1827 (couvrant les années 1817-1826).
  • 1821: Annales Academiae Lovaniensis, 1821: "Discours prononcé le 6 octobre 1817 à l'occasion de l'installation de l'université par M. le docteur François-Joseph Harbaur, professeur en médecine, nommé recteur magnifique de la même université".
  • 1835: J. J. Dodt, Repertorium dissertationum belgicarum, Utrecht, 1835.
  • 1837: A. Ferrier, Description historique et topographique de Louvain, Bruxelles, Haumann, Cattoir et Cie, 1837.
  • 1838: Journal historique et littéraire, 1838, p. 88.
  • 1842: Joseph-Marie Quérard, La littérature française contemporaine, 1842. Notice biographique du professeur Birnbaum, p. 539.
  • 1848 : P. Namur, « Notes concernant le Repertorium dissertationum belgicarum », dans Le Bibliophile belge, n° 5, 1848, pp. 115-118.
  • 1854 : Pierre François Xavier De Ram, Analectes pour servir à l'histoire de l'université de Louvain, Louvain, 1854, p. 155 (Biographie de Xavier Jacquelart).
  • 1860 : E. Van Even, Louvain monumental…, Louvain, C.-J. Fonteyn, 1860.
  • 1884: Léon Vanderkindere, L'université de Bruxelles. Notice historique, Bruxelles, 1884 (Concernant l'Université d'État: p. 9 et 10).
  • 1906 : Victor Brants, professeur à l'Université catholique de Louvain, La Faculté de droit de l'université de Louvain à travers cinq siècles (1426- 1906) esquisse historique, Louvain, 1906.
  • 1917 : Hubert Nélis, Inventaire des archives de l'université de l'État à Louvain, Bruxelles, Hayez, 1917.
  • 1925 : Dr G. Bourgeois, "Un Fumacien oublié : Charles Jacmart, Recteur Magnifique de l'Université de Louvain", dans Nouvelle Revue de Champagne et de Brie, Largentière (Ardèche), 3e année, 1925, p. 9 et suivantes.
  • 1948: Carlo Bronne, L'Amalgame ou la Belgique de 1814 à 1830, Bruxelles, éd. Paul Legrain, s. d. (concernant l'université d'État de Louvain : p. 269-270).
  • 1952 : Carlo Bronne, La Tapisserie royale, Bruxelles-Paris, 1952, p. 92.
  • 1955 : Albert Bruylants, "Les chimistes louvanistes et leur temps", II, "L'École centrale de la Dyle (1795-1814) et l'université d'État (1816-1835)", dans, Bulletin trimestriel de l'Association des Amis de l'Université de Louvain, n°3, 1955.
  • 1961 : Gisela Wild: "Leopold August Warnkönig 1794 - 1866. Ein Rechtslehrer zwischen Naturrecht und historischer Schule und ein Vermittler deutschen Geistes in Westeuropa", dans Freiburger rechts- und staatswissenschaftliche Abhandlungen, volume 17, Karlsruhe, 1961.
  • 1963 : F. Van Molle, "De Leuvense Universiteitscepters", dans Onze Alma Mater, 17/4, 1963, pp. 17-23.
  • 1964 : Jean Jacmart, "Généalogie de la famille Jacmart", dans Recueil de l'Office généalogique et héraldique de Belgique, tome XII, Bruxelles, 1963, p. 114.
  • 1967 : Florilège des sciences en Belgique, Bruxelles, Académie royale de Belgique, 1967, p. 118.
  • 1973 : B. Borghgraef van der Schueren, De Universiteiten in de Zuidelijke Provincies onder Willem I, Bruxelles, 1973.
  • 1975 : "La faculté de droit de l'Université d'État de Louvain", dans Jura Falconis, XI, 1975 (3).
  • 1986: Mia De Neef, De Faculteit Wijsbegeerte en Letteren van de Rijksuniversiteit te Leuven (1817-1835), thèse non publiée, Leuven, KUL, 1986.
  • 1986 : G. Vanpaemel, "J. B. Van Mons (1765-1842) en het scheikundige-onderwijs aan de Rijksuniversiteit Leuven", dans Communications de l'Académie royale, Classe des Sciences, 48, 1986, n° 4, pp. 87-100.
  • 1987 : Geertrui Couderé, "De studenten aan de Rijksuniversiteit Leuven (1817-1835)", dans Liber amicorum Dr. J. Scheerder, Louvain, 1987, p. 241 à 261.
  • 1987 : Arlette Graffart, "La matricule de l'université de Louvain (1817-1835)", dans Album Carlos Wyffels, Bruxelles, 1987, p. 177-178.
  • 1990 : Emiel Lamberts et Jan Roegiers, Leuven University, 1425-1985, Louvain, University Press, 1990.
  • 1999: Christian Laporte, L'Affaire de Louvain : 1960-1968, 1999, p. 26.
  • 2004 : W. Nys et alii, Joseph Germain Dutalis, 1780-1852, Edelsmid van Koning Willem I - Orfèvre du roi Guillaume Ier, Anvers, Sterckshof Studie, 26, 2004, pp. 97, 98, 292.
  • 2008 : Philippe et Nadine Quinet-De Saeger, André Dieudonné Trumper, médecin à Bruxelles au XIXe siècle, Bruxelles, Studia Bruxellae, 2008, p. 47.
  • 2006 : abbé André Tihon: Article Löwen. In: Lexikon für Theologie und Kirche, vol. 6. Herder, Freiburg Basel Wien 3e éd., 2006, pp. 1070-1073.
  • 2011 : Pieter Dhondt, Un double compromis. Enjeux et débats relatifs à l'enseignement universitaire en Belgique au XIXe siècle, Gand : Academia Press, 2011.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le roi Guillaume Ier des Pays-Bas créa, par son arrêté du 25 juillet 1816 dans les provinces méridionales, trois Universités d'État dont il fixa le siège à Gand, à Liège et à Louvain: Albert Bruylants, "Esquisse de l'histoire de la chimie...", dans Florilège des sciences en Belgique, Bruxelles, Académie royale de Belgique, 1967, p. 250.
  2. Arlette Graffart, "La matricule de l'Université de Louvain (1817-1835)", dans : Album Carlos Wyffels, Bruxelles, 1987, p. 181 : "Elle ferma ses portes le 15 août 1835".
  3. Voir: Hubert Nélis, Inventaire des archives de l'Université de l'État à Louvain, Bruxelles, Hayez, 1917, p. 8: « tous les professeurs, à l'exception de ceux de littératures hollandaise et française, de la pratique du droit et des sciences économiques, devaient aux termes de la loi, se servir dans leurs leçons de la langue latine. »
  4. Philippe et Nadine Quinet-De Saeger, André Dieudonné Trumper, médecin à Bruxelles au XIXe siècle, Bruxelles, Studia Bruxellae, 2008, p. 47.
  5. Arlette Graffart, "La matricule de l'Université de Louvain (1817-1835)", dans : Album Carlos Wyffels, Bruxelles, 1987, p. 181 : "Elle ferma ses portes le 15 août 1835".
  6. Geertrui Couderé, "De studenten aan de Rijksuniversiteit Leuven (1817-1835)", dans Liber amicorum Dr. J. Scheerder, Louvain, 1987, p. 241: « Maar dat er te Leuven ooit een Rijksuniversiteit heeft bestaan is voor velen steeds een onbekend feit. »
  7. Geertrui Couderé, "De studenten aan de Rijksuniversiteit Leuven (1817-1835)", dans Liber amicorum Dr. J. Scheerder, Louvain, 1987, p. 259: « de oorzaak dat de Rijksuniversiteit lange tijd in de taboesfeer verbleef. »
  8. Arlette Graffart, "La matricule de l'Université de Louvain (1817-1835)", dans Album Carlos Wyffels, Bruxelles, 1987, p. 177
  9. Arlette Graffart, ibidem.
  10. Cette remarque d'Arlette Graffart rejoint tout à fait les jugements des Cours d'Appel et de Cassation qui interdisent à l'Université Catholique de Louvain de se présenter comme l'héritère de l'ancienne Université de Louvain. Jugement de la Cour d'Appel de 1844: La Belgique Judiciaire, 28 juillet 1844 n° 69, p. 1 : « Cour d’Appel de Bruxelles. Deuxième chambre. L'université libre de Louvain ne représente pas légalement l’antique université de cette ville. Attendu que cette université (l’ancienne Université de Louvain), instituée par une bulle papale, de concert avec l'autorité souveraine, formait un corps reconnu dans l'État, ayant différentes attributions, dont plusieurs même lui étaient déléguées par le pouvoir civil; Attendu que ce corps a été supprimé par les lois de la république française; Attendu que l'université existant actuellement à Louvain ne peut être considérée comme continuant celle qui existait en 1457, ces deux établissemens ayant un caractère bien distinct, puisque l'université actuelle, non reconnue comme personne civile, n'est qu'un établissement tout-à-fait privé, résultat de la liberté d'enseignement, en dehors de toute action du pouvoir et sans autorité dans l'État... ». Voir aussi, arrêt de la Cour de cassation du 26 novembre 1846 : « L'université catholique de Louvain ne peut être considérée comme continuant l'ancienne université de Louvain; et lorsqu'un acte de fondation a désigné pour collateur un professeur de cette ancienne université, il y a lieu d'y pourvoir par le gouvernement », Table générale alphabétique et chronologique de la Pasicrisie Belge contenant la jurisprudence du Royaume de 1814 à 1850, Bruxelles, 1855, p. 585, colonne 1, alinea 2. Voir également: Bulletin Usuel des Lois et Arrêtés, 1861, p.166.
  11. Léon van der Essen, L'université de Louvain, Liège, La pensée catholique, 1927, p. 30 : « l'université d'État, véritable avorton que Guillaume Ier de Hollande avait créé en 1816 dans la vieille cité universitaire ». Remarquons que Guillaume Ier des Pays-Bas n'a jamais porté le titre ou le nom de Guillaume Ier de Hollande.
  12. Chanoine Roger Aubert, "Une université d'État à l'époque des Pays-Bas réunis", dans: L'Université catholique de Louvain. Vie et mémoire d'une institution, Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1993, p.78: « Pour ne pas froisser les convictions religieuses de la majorité de la population, on fit appel surtout à des catholiques, mais en donnant la préférence à des catholiques "éclairés", ce qui mécontenta les autorités ecclésiastiques. »
  13. Chanoine Roger Aubert, "L'Université catholique de 1834 à 1968", dans: L'Université catholique de Louvain. Vie et mémoire d'une institution, Bruxelles, 1993, p. 104: « dès 1834, Mgr de Ram, soucieux de l'image de marque de son université, s'était efforcé de recruter un corps académique de valeur en faisant largement appel à des savants étrangers, surtout allemands. »
  14. Ainsi Gisela Wild, à propos de Warnkoenig emploie l'expression de « transmetteur de l'esprit allemand en Europe occidentale » (Vermittler deutschen Geistes in Westeuropa). Lire: Gisela Wild: "Leopold August Warnkönig 1794 - 1866. Ein Rechtslehrer zwischen Naturrecht und historischer Schule und ein Vermittler deutschen Geistes in Westeuropa", dans Freiburger rechts- und staatswissenschaftliche Abhandlungen, volume 17, Karlsruhe, 1961.
  15. Jean Stengers, Les Racines de la Belgique, tome 1, Bruxelles, 2000, p. 228 : « Il est peu de révolutions qui soient, dans le fond, aussi simples que la révolution de 1830. Une révolution nationale et libérale, et pratiquement tout est dit. »
  16. Emiel Lamberts et Jan Roegiers, "The State University", dans Leuven University, 1425-1985, Louvain, 1990, p. 186: « the students, led by Sylvain van de Weyer, had considérable sympathy for the liberale, nationalist, romantic Buerschenschaft of Germany and for philhellenism. »
  17. Nous citons à nouveau "The State University", dans Leuven University, 1425-1985, Louvain, 1990, p. 187.
  18. Ce qui n'empêche pas le chanoine Roger Aubert, d'écrire: « Dans l'ensemble, l'apport scientifique de ces professeurs, trop peu nombreux et accablés par leurs charges d'enseignement, fut très pauvre, comme ce fut du reste également le cas à Liège et à Gand. ». Dans: "Une université d'État à l'époque des Pays-Bas réunis", dans: L'Université catholique de Louvain. Vie et mémoire d'une institution, Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1993, p.78.
  19. Comme l'écrit Arlette Graffart, "La matricule de l'Université de Louvain (1817-1835)", dans Album Carlos Wyffels, Bruxelles, 1987, p. 182: « En ce qui concerne la qualité de l'enseignement (N. B. prétendument médiocre), nous pensons avoir suffisamment apporté la preuve du contraire lorsque nous avons retracé les grandes lignes de la carrière réalisée par certains élèves de cette institution. »
  20. Christian Laporte, L'affaire de Louvain: 1960-1968, 1999, p. 26
  21. Carlo Bronne, L'Amalgame, p. 269.
  22. Ceci semble contredire l'avis contraire de Victor Brants, professeur à l'université catholique de Louvain, qui écrit dans son livre, La faculté de droit de l'Université de Louvain à travers cinq siècles (1426- 1906) esquisse historique, Louvain, 1906, p. 179: « La période de réunion de la Belgique à la Hollande dans le royaume des Pays-Bas, de 1814 à 1830, vit à Louvain une Université officielle d'État dont nous dirons peu de choses, car son éclat paraît bien faible en ce qui concerne la faculté juridique; on y trouve peu de noms qui aient marqué dans l'histoire du droit ».
  23. Lucien Godeaux, membre de l'Académie royale, "Esquisse de l'histoire des mathématiques en Belgique pendant le XIXe siècle et le début du XXe", dans, Florilège des sciences en Belgique, Bruxelles, Académie royale de Belgique, 1967, p. 117.
  24. Carlo Bronne, La Tapisserie royale, Bruxelles-Paris, 1952, p. 92.
  25. Arlette Graffart, "La matricule de l'Université de Louvain (1817-1835)", dans Album Carlos Wyffels, Bruxelles, 1987, p. 179 et seq. Arlette Graffart a identifié de nombreux étudiants de l'Université d'État de Louvain ils sont repris dans cette liste parmi d'autres encor.
  26. Biographie nationale, t. 29, Bruxelles, 1956, col. 324-326.
  27. Biographie nationale, t. 29, Bruxelles, 1956, col. 409-410.
  28. Biographie nationale, t. 29, Bruxelles, 1956, col. 416-417.
  29. Biographie nationale, t. 8, Bruxelles, 1884-1885, col. 113-114.
  30. Biographie nationale, t. 14, Bruxelles, 1897, col. 33-34.
  31. Biographie nationale, t. 20, Bruxelles, 1908-1910, col. 221-229.
  32. Biographie nationale, t. 24, Bruxelles, 1926-1929, col. 275.
  33. Biographie nationale, t. 25, Bruxelles, 1930-1932, col. 1030-1032.

Voir aussi[modifier | modifier le code]