Université Toulouse - Jean Jaurès

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Université Toulouse - Jean Jaurès
Image illustrative de l'article Université Toulouse - Jean Jaurès
Informations
Fondation 1229 pour la première université de Toulouse
1974 pour l'université Toulouse 2 Le Mirail (Scission de l'université de Toulouse)
Fondateur Raymond VII - Louis IX
Type Université publique
Dotation 147 000 000 € (en 2009)[1]
Localisation
Coordonnées 43° 34′ 40″ N 1° 24′ 15″ E / 43.577702, 1.404058 ()43° 34′ 40″ Nord 1° 24′ 15″ Est / 43.577702, 1.404058 ()  
Ville Toulouse
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Campus Mirail
Direction
Président Jean-Michel Minovez (depuis le 26 avril 2012)
Chiffres clés
Personnel 725
Enseignants 1 095
Étudiants 23 780
Premier cycle 60,5 %
Deuxième cycle 28,3 %
Troisième cycle 3,6 %
Niveau Bac+1 à Bac+8 (Doctorat)
Divers
Affiliation Université de Toulouse, Aerospace Valley
Site web www.univ-tlse2.fr/

Géolocalisation sur la carte : Toulouse

(Voir situation sur carte : Toulouse)
Université Toulouse - Jean Jaurès

L'université Toulouse - Jean Jaurès, connue jusqu'en 2014 sous le nom université de Toulouse II - Le Mirail, est l'une des trois universités de Toulouse, située dans le quartier du Mirail, à Toulouse. Elle est membre du PRES Université de Toulouse. L'université est desservie par la station de métro Mirail-Université.

Cette université est spécialisée dans les domaines des lettres, des sciences humaines et sociales, des langues et des arts.

Histoire[modifier | modifier le code]

UTM-arche-et-pigeonnier.jpeg

L'université de Toulouse avant le Mirail[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Université de Toulouse (ancienne).

Création du Mirail[modifier | modifier le code]

Les locaux de l'université ont été conçus et construits par l'équipe d’architectes Candilis, Josic, Woods. Georges Candilis l'avait ajouté sur demande au grand projet d'architecture de Toulouse des années 1960 : le Mirail.

L'université du Mirail connaît une naissance précipitée à la suite de la saturation de l'ancienne faculté du centre ville et au mouvement de mai 1968. Il est à cette date décidé de diviser l'université de Toulouse en trois : la faculté de droit devient l’université de Toulouse I et reprend les anciens bâtiments de l'université, la faculté de lettres devient l'université de Toulouse-II, appelée Le Mirail après son déménagement, et les facultés de médecine et de sciences deviennent l'université Toulouse III, dite Paul Sabatier. En 1969 est créée la quatrième université toulousaine, l'Institut national polytechnique de Toulouse, fédération d'écoles d'ingénieurs. Après plusieurs ouvertures d'annexes (dont une située dans une caserne militaire) afin de désengorger l'université du centre ville, l'université du Mirail ouvre petit à petit ses portes dès 1971 et en 1973, le déménagement est quasiment effectué en totalité. Prévue pour 11 000 étudiants, Le développement de l’université est allé au-delà des prévisions de l'époque, puisqu’elle accueille 23 800 étudiants environ.

Les grands domaines de l'université sont « Arts, Lettres et Langues », « Sciences Humaines et Sociales », « Sciences, Technologies et Santé ».

Architecture du projet[modifier | modifier le code]

L'idée d'université du Mirail a émergé dès 1964, peu après la mise en place du projet initial d'urbanisation du quartier du Mirail porté par les architectes Georges Candilis, Josic et Woods. Les premiers plans datent de 1966. L'architecture de l'université repose sur un principe de base d'horizontalité. Les bâtiments ne font jamais plus d'un étage. L'organisation des bâtiments se structure autour de quatre principales voies de circulation piétonne qui forment une véritable ossature à l'université. Ces voies de circulation couvertes forment également un lien permanent entre les bâtiments créant une véritable unité structurelle entre les différentes disciplines enseignées. Ces voies de circulation reprennent l'idée de trame urbaine en formant des rues internes au quartier, permettant une circulation rapide et en créant des îlots de construction. Les bâtiments sont constitués de blocs modulables reproduisant la structure en piliers et poutres de béton des travées, avec un remplissage parfois de briques rappelant la couleur de la ville rose. Ces blocs sont parsemés de patios permettant un éclairage naturel et créant des espaces de repos pour les étudiants. Certains blocs ont un étage et permettent un accès aux toits-terrasse. L'université repose en partie sur une dalle recouvrant un parking.

Aujourd'hui, de nouveaux édifices de plusieurs étages ont été construits – comme la Bibliothèque universitaire, la Maison de la recherche, l'UFR d'histoire, l'Arche, la Fabrique culturelle et l'UFR de langues – et sont des éléments de la restructuration en cours de l'université.

Développements récents[modifier | modifier le code]

Le projet initial a été marqué par plusieurs problèmes de construction qui ont affecté le fonctionnement de l'université[2]. L'un des principaux événements récents ayant affecté les bâtiments anciens fut l'Explosion de l'usine AZF de Toulouse[3].

Plusieurs projets de changement de nom de l'université, qui fait référence au quartier défavorisé du même nom, voient le jour à partir des années 2000 sous les présidences de Pech, de Filâtre, puis de Minovez. Le nom de Jean Jaurès, ancien enseignant de l’université de Toulouse est ainsi proposé en 2014 pour marquer le centenaire de sa mort[4], et cette appellation est adopté par le conseil d'administration de l'établissement le 25 mars de la même année[5].

Composantes[modifier | modifier le code]

L'université est organisée en plusieurs composantes pédagogiques : des UFR (Unités de formation et de recherche), des Instituts universitaires et des Écoles internes.

Les Unités de Formation et de Recherche[modifier | modifier le code]

L'université est structurée autour de cinq composantes de formation et de recherche. Elles ont la charge de la formation des étudiants en 1er et en 2nd cycle universitaire, et délivre à ce titre des diplômes de Licence et de Master, mais aussi d'une partie des activités de recherche via des laboratoires de recherche et des instituts. Certains de ces derniers peuvent être communs à d'autres établissements d'enseignement et de recherche. L'accession en 1er cycle se fait de droit pour tous les titulaires d'un Baccalauréat ou d'un titre équivalent.

Les Instituts[modifier | modifier le code]

  • Institut de Formation de Musiciens Intervenant à l'école (IFMI)
  • Institut Pluridisciplinaire pour les Études sur les Amériques à Toulouse (IPEAT)
  • Institut universitaire de technologie de Blagnac[12], structuré en 4 départements: Informatique; Génie industriel et maintenance (orientation « aéronautique »); Réseaux et Télécommunications; Aide et assistance pour le monitoring et le maintien à domicile.
  • Institut Universitaire de Technologie de Figeac[13], structuré en 3 départements: Génie mécanique et productique; Techniques de commercialisation; Carrières sociales.
  • Institut Régional du Travail de Toulouse Midi-Pyrénées[14]
  • Institut Supérieur du Tourisme de l'Hôtellerie et de l'Alimentation (ISTHIA)[15], créé par transformation du département CETIA par l’arrêté du 27 mars 2012 du ministère de l’enseignement supérieur et de le recherche (BO n17 26 avril 2012).

Les Écoles internes[modifier | modifier le code]

Les Écoles Doctorales[modifier | modifier le code]

L'université comporte trois écoles doctorales à titre principal :

  • CLESCO (Comportement, Langage, Éducation, Socialisation, Cognition)[18]
  • ALLPH@ (Arts, Lettres, Langues, Philosophie, Communication)[19]
  • TESC (Temps, Espaces, Sociétés, Cultures)[20]

Service d'enseignement à distance (SED)[modifier | modifier le code]

L'université Toulouse - Jean Jaurès dispose d'un service d'enseignement à distance[21] permettant aux étudiants empêchés d'assister à certains cours ou à tout un cursus au sein de l'université (pour cause d'éloignement, de double cursus, de maladie, de raison familiale ou professionnelle) d'une part de recevoir à leur domicile des cours rédigés par les professeurs de l'université, d'autre part de disposer d'un dispositif pédagogique en ligne (documents, animations, forums, ...) permettant une formation complète.

Le service propose une large palette de formations :

  • Arts, Lettres et Langues : Allemand (L + M1), Anglais (L + M1 + M2), Arabe (L + DU), Catalan (DU), Espagnol (L + M1 + M2 + DU), Italien (DU), LEA Anglais/Allemand (L + M1), LEA Anglais/Espagnol (L + M1), LEA Anglais/Russe (L), Lettres classiques (L + DU), Lettres modernes (L + M2), Occitan (L1 + DU), Philosophie (L + M1 + M2), Portugais (M1 + DU), Russe (L + M1 + DU), Sciences du langage (L)
  • Sciences humaines et sociales : Anthropologie-Ethnologie (L3), Économie et sociologie (L), Géographie (L), Histoire (L), MASS (L + C2i), Psychologie (L), Sciences de l'éducation (L3 + M1), Sociologie (L)

(L = Licence (L1+L2+L3) ; M = Master (M1+M2) ; DU = Diplôme d'université)

L'université Toulouse - Jean Jaurès est membre de la FIED (Fédération Interuniversitaire de l'Enseignement à Distance)[22].

Les équipes de recherche[modifier | modifier le code]

Plusieurs laboratoires de recherche sont également présents dans l'université.

UMR (Unités mixtes de recherche)[modifier | modifier le code]

  • CERTOP - Centre d'Études et de Recherche « Travail, Organisation, Pouvoir » (Université Toulouse II, CNRS)
  • CLLE - Cognition, Langues, Langage, Ergonomie (Université Toulouse II, EPHE, Université Bordeaux III, CNRS)
  • EFTS - Éducation, Formation, Travail et Savoirs (Université Toulouse II, Université Toulouse III)
  • FRAMESPA - France Méridionale et Espagne (Université Toulouse II, CNRS)
  • GEODE - Géographie de l'Environnement (Université Toulouse II, CNRS)
  • IMT - Institut de Mathématiques de Toulouse (Université Toulouse III, INSA Toulouse, Université Toulouse I, Université Toulouse II, CNRS)
  • IRIT - Institut de Recherche en Informatique de Toulouse (Université Toulouse III, INP Toulouse, Université Toulouse I, Université Toulouse II, CNRS)
  • LISST - Laboratoire Interdisciplinaire « Solidarités, Sociétés, Territoires » (Université Toulouse II, EHESS, CNRS)
  • TRACES - Travaux et Recherches archéologiques sur les Cultures, les Espaces et les Sociétés (Université Toulouse II, Ministère de la Culture/DRAC-SRA, INRAP, CNRS)
  • Dynamiques rurales (Université Toulouse II, INP de Toulouse/ENSAT, Ministère de l'Agriculture et de la Pêche/ENFA)

Équipes d'accueil[modifier | modifier le code]

  • CAS - Cultures Anglo-saxonnes
  • CREG - Centre de Recherche et d'Études Germaniques (Université Toulouse II, Université Montpellier III)
  • ERRAPHIS - Équipe de Recherche sur les Rationalités Philosophiques et les Savoirs
  • Il Laboratorio
  • IRIEC - Institut de Recherche Intersite Études Culturelles (Université Montpellier III, Université Toulouse II)
  • LARA - Laboratoire de Recherche en Audiovisuel, rattaché à l'École supérieure d'audiovisuel
  • LCPI - Laboratoire Cliniques Pathologique et Interculturelle
  • LLA CREATIS - Lettres, Langages et Arts
  • OCTOGONE - Unité de Recherche interdisciplinaire
  • PLH - Patrimoine, Littérature, Histoire
  • PDPS - Psychologie du Développement et Processus de Socialisation

ESPE - recherche[modifier | modifier le code]

  • GRIDIFE - Groupe de Recherches en Interactions Didactiques pour la Formation des Enseignants
  • PReF - Plateforme Recherche Formation, hypermédias et apprentissages

Structures fédératives de recherche[modifier | modifier le code]

  • MSHS-T - Maison des Sciences de l'Homme et de la Société de Toulouse (Université Toulouse II, Université Toulouse I), affiliée au Réseau national des MSH
  • IRPALL - Institut de Recherche Pluridisciplinaire en Arts, Lettres et Langues
  • IFERISS - Institut Fédératif d'Etudes et de Recherches Interdisciplinaires Santé Société

Vie étudiante[modifier | modifier le code]

Associations étudiantes[modifier | modifier le code]

L'université Toulouse - Jean Jaurès accueille de nombreuses associations. Elle héberge cinq foyers de vie étudiante gérés par des associations d'étudiants elles-mêmes. Elle comporte aussi plusieurs syndicats, dont l'AGET-FSE fondée en 1886, aujourd'hui syndicat membre de Solidaires Étudiant-e-s – Syndicats de Luttes et une section locale de l'UNEF.

Evolution démographique[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de la population universitaire

2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
27 000[23] 27 298[24] 26 830[25] 26 724[26] 26 131[27] 24 746[28] 23 332[29] 21 879[30]
2008 2009 2010 2011 - - - -
23 463[31] 23 001[32] 21 824[33] 22 259[34] - - - -

Personnalités[modifier | modifier le code]

Enseignants et anciens enseignants[modifier | modifier le code]

Anciens étudiants[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid48999/universite-toulouse-ii.html
  2. « La reconstruction de l'Université », Correspondances n° 34, mai 2002.
  3. Emmanuel Davidenkoff, « La fac du Mirail se remet au travail », dans Libération, 20 octobre 2001
  4. « Toulouse : le changement de nom de l’université Le Mirail fait débat », dans Le Figaro, 10 mars 2014, consulté sur etudiant.lefigaro.fr le 12 mars 2014
  5. « Toulouse: l'université rebaptisée "Jean Jaurès" », dans Le Figaro, 25 mars 2014, consulté sur www.lefigaro.fr le 29 mars 2014
  6. UFR d'Histoire, Arts et Archéologie
  7. UFR Langues, Littératures et Civilisations étrangères
  8. UFR Lettres, Philosophie et Musique
  9. OCCITAN
  10. UFR de Psychologie
  11. UFR Sciences, Espaces, Sociétés
  12. IUT Blagnac,univ-tlse2.fr, consulté le 23 juillet 2009
  13. IUT Figeac, univ-tlse2.fr, consulté le 23 juillet 2009
  14. IRT
  15. [1]
  16. ESAV
  17. IUFM Midi-Pyrénées
  18. École Doctorale CLESCO,univ-tlse2.fr, consulté le 23 juillet 2009
  19. École Doctorale ALLPH@,univ-tlse2.fr, consulté le 23 juillet 2009
  20. École Doctorale TESC,univ-tlse2.fr, consulté le 23 juillet 2009
  21. SED
  22. FIED
  23. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2001, Imprimerie nationale, p. 161, (ISBN 2-11-092136-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  24. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2002, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-092152-8), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  25. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2003, Imprimerie nationale, p. 155, (ISBN 2-11-093455-7), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  26. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2004, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-094345-9), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  27. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2005, Imprimerie nationale, p. 175, (ISBN 2-11-095390 X), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  28. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2006, Imprimerie nationale, p. 179, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  29. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2007, Imprimerie nationale, p. 181, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  30. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2008, Imprimerie nationale, p. 173, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  31. Daniel Vitry, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2009, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097805-9), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  32. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2010, Imprimerie moderne de l’Est, p. 173, (ISBN 978-2-11-097819-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 17 septembre 2010
  33. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2011, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097810-3), consulté sur www.education.gouv.fr le 2 septembre 2011
  34. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2012, Imprimerie moderne de l’Est, p. 177, (ISBN 978-2-11-099368-7), consulté sur www.education.gouv.fr le 30 août 2012