Université Joseph-Fourier - Grenoble 1

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Université Joseph-Fourier (Grenoble I)
Image illustrative de l'article Université Joseph-Fourier - Grenoble 1
Informations
Fondation 1970
Type Université publique (EPSCP)
Régime linguistique Français
Localisation
Coordonnées 45° 11′ 30″ N 5° 46′ 23″ E / 45.191667, 5.772978 ()45° 11′ 30″ Nord 5° 46′ 23″ Est / 45.191667, 5.772978 ()  
Ville Grenoble
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Direction
Président Patrick Lévy
Chiffres clés
Étudiants 16 710 (2009-2010)
Divers
Affiliation Université de Grenoble
Site web www.ujf-grenoble.fr/

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Université Joseph-Fourier (Grenoble I)

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Université Joseph-Fourier (Grenoble I)

L’université Joseph-Fourier (souvent nommée UJF ou, plus anciennement, université Grenoble-I) est une université en sciences, technologies et santé, et ayant son siège à Grenoble en France. L'UJF se situe historiquement dans la lignée de la faculté de sciences fondée à Grenoble en 1811 par Joseph Fourier, à partir de laquelle elle a été créée en 1970.

Elle forme chaque année plus de 16 000 étudiants dont de nombreux étudiants étrangers. Université impliquée dans la recherche fondamentale comme appliquée, elle bénéficie de la présence dans le bassin grenoblois de nombreux grands établissements de recherche (CEA, CNRS, Grenoble INP, ILL, ESRF...) formant le premier ensemble scientifique français en dehors de la région parisienne.

Historique[modifier | modifier le code]

Débuts universitaires de Grenoble[modifier | modifier le code]

Création en 1339 d'une université à Grenoble regroupant quatre sections : médecine, arts libéraux (sciences et lettres), droit canon et droit civique.

La faculté des sciences[modifier | modifier le code]

1811 Installation de la faculté des sciences par Joseph Fourier, mathématicien et préfet de l'Isère.

1841 Création de l'Ecole préparatoire de médecine et de pharmacie.

1947 Fondation de l'association des amis de l'université de Grenoble qui confirme les liens féconds unissant l'université et l'industrie.

Les années 50 Installation de grands organismes de recherche à Grenoble.

1962 Création de la faculté mixte de médecine et de pharmacie de Grenoble.

L'université actuelle[modifier | modifier le code]

1971 Création de l'université scientifique et médicale de Grenoble 1.

1987 L'université Grenoble 1 porte désormais le nom de Joseph Fourier.

2009 Fondation du PRES Université de Grenoble qui regroupe les établissements universitaires de l'académie

Une fusion au sein de l'université Grenoble Alpes des trois universités grenobloise devrait aboutir d'ici 2016[1].

Historique des présidents[modifier | modifier le code]

  • 1971-1976 : Michel Soutif[2], Professeur de physique, premier président de Grenoble I;
  • 1976-1980 : Gabriel Cau, professeur de médecine;
  • 1981 : Jean-Jacques Payan, professeur de mathématiques;
  • 1982-1987 : Maurice Tanche[3], professeur de médecine;
  • 1987-1988 : Jean-Jacques Payan, professeur de mathématiques;
  • 1989-1994 : Alain Nemoz[4], professeur de physique;
  • 1994-1997 : Daniel Bloch, professeur de physique;
  • 1997-2002 : Claude Feuerstein, professeur de médecine;
  • 2002-2006 : Yannick Vallée, professeur de chimie;
  • mars 2007-avril 2012 : Farid Ouabdesselam, professeur d'informatique.
  • Depuis avril 2012 : Patrick Lévy, Professeur et praticien hospitalier en physiologie

Sites d'implantation[modifier | modifier le code]

L'université Joseph-Fourier est implantée sur 12 sites dans la région Rhône-Alpes. Elle possède la plupart de ses bâtiments sur le principal campus de Grenoble, situé à Saint-Martin d'Hères. Certains bâtiments, cependant, se trouvent proches du centre ville de Grenoble ou encore à La Tronche, à proximité du centre hospitalier universitaire de Grenoble (Médecine et Pharmacie). Elle possède aussi un certain nombre d'antennes :

Composantes[modifier | modifier le code]

L'université est constituée de différentes composantes : le DLST (ou Département Licence Sciences et Technologies) qui gère la Licence du même nom, les U.F.R. qui regroupent les enseignants-chercheurs par spécialité et les écoles doctorales, et l'IUT 1 qui regroupe les 1re et 2e années de DUT.

Unités de formation et de recherche[modifier | modifier le code]

  • Activités Physiques et Sportives
  • Chimie et Biologie
  • IM²AG : Informatique, Mathématiques et Mathématiques Appliquées
  • Institut de Géographie Alpine (IGA) (Géographie et Aménagement)
  • PhITEM (Physique, Ingénierie, Terre, Environnement, Mécanique)
  • Médecine
  • Pharmacie

Instituts universitaires[modifier | modifier le code]

Écoles[modifier | modifier le code]

Écoles doctorales[modifier | modifier le code]

L'université compte 5 écoles doctorales sous sa tutelle, réunies dans un collège doctoral.

Formation et recherche[modifier | modifier le code]

Le CERMOSEM est une antenne à part entière de l'Université Joseph-Fourier située en Ardèche, sur le site du Pradel - Domaine Olivier de Serres. Cette antenne de l'Université de Grenoble a ouvert ses portes en octobre 1994 dans le cadre d’un partenariat entre le Conseil général de l’Ardèche, l’EPLEA d’Aubenas (ministère de l’Agriculture), la Région Rhône-Alpes, le rectorat de l’Académie de Grenoble et l’université. Le CERMOSEM développe des activités de formation (en lien avec l'Institut de Géographie Alpine) et de recherche (en tant qu’antenne du laboratoire PACTE-Territoire - UMR 5194 CNRS-IEPG-UJF-UPMF). En forte adéquation avec les caractéristiques et les demandes des territoires sud-rhônalpins, cette plate-forme de développement territorial s'ouvre aux activités interrégionales (Massif central, Grand Sud-Est, Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées) et internationales (pourtour méditerranéen, Afrique sub-saharienne, Amérique du Sud, ...)[5].

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'Université prépare à des diplômes de licence, master et doctorat dans le domaine des sciences et technologies, des DUT, des diplômes d'ingénieur, à des diplômes d'État en médecine et à des diplômes d'université. Une partie des Masters est enseigné en anglais, et des parcours internationaux en Licence permettent de bénéficier d'un enseignement bilingue français-anglais et d'une possibilité de mobilité à l'étranger en troisième année.

L'université Joseph-Fourier propose aussi des écoles d'été internationales destinées soit aux doctorants et jeunes chercheurs soit à des étudiants de Licence. En particulier le Bachelor Summer Program propose des cours de français langue étrangère et des cours scientifiques en anglais.

Relations internationales[modifier | modifier le code]

L'Université possède un grand nombre d'accords institutionnels en particulier en Europe dans le cadre du programme Erasmus et avec de nombreuses universités à travers le monde. Elle est membre du réseau ORA (Ontario Rhône-Alpes) et TASSEP (Trans -Atlantic Science Student Exchange Program), du centre franco-sibérien, du groupe Sgroup European Universities Network et de l'EUA (European University Association). Elle développe des échanges avec de nombreux pays : Singapour (NUS), Chine (par exemple Beihang University), Inde, USA (Boston University, Montana State University, ...), Brésil, ... Cela permet aux étudiants de bénéficier d'une expérience internationale et d'accueillir dans nos filières des étudiants d'horizons variés.

L'accueil des étudiants en échange est géré directement par la direction pour les relations internationales. De plus, les étudiants, doctorants et chercheurs invités bénéficient du soutien d'ISSO (International Student and Scholar Office) qui inclut une antenne de la préfecture pour toutes les démarches de visas.

L'Université Joseph Fourier a une longue tradition d'accueil des étudiants internationaux afin que les divers talents nationaux puissent s’exprimer et développer un climat stimulant propice à la créativité. De nombreuses filières sont enseignées totalement ou partiellement en anglais (liste), permettant ainsi une ouverture sur un large public et trois des masters de l'Université bénéficient du label d'excellence Erasmus Mundus. De plus, l'Université propose des doubles diplômes majoritairement avec l'Allemagne, la Russie et le Brésil.

Affiliations[modifier | modifier le code]

  • EUA (Association des universités européennes)
  • AUF (Agence universitaire de la Francophonie)
  • SGroup
  • TASSEP
  • Centre franco-sibérien

Activité de recherche[modifier | modifier le code]

La recherche est structurée au sein de quatre pôles de recherche[6].

  • Pôle Terre - Univers - Environnement -Société (TUNES)
  • Pôle Chimie, Sciences du vivant et de la santé, Bio ingénierie (CSVSB)
  • Pôle Mathématiques, Sciences et technologie de l'information et de la communication (MSTIC)
  • Pôle Sciences de la matière et ingénierie (SMING)

Scientométrie[modifier | modifier le code]

Le classement mondial des universités 2012[7] positionne l'UJF parmi les six premières universités scientifiques de France, parmi les 80 premières universités européennes, et parmi les 150 premières universités mondiales.

En 2012, l'Université Joseph Fourier entre dans le classement du Times Higher Education [8]: elle y occupe la 180ème place et en 2013, elle occupe le 155ème place de ce classement.

À l'autre classement mondial : "QS Ranking" , elle est dans les 250 premières universités.

Vie étudiante[modifier | modifier le code]

La vie étudiante de l'université est riche via les différentes associations chargées de l'animation estudiantine, associations par discipline, par centre d'intéret, à but spécifique (musique, chant, danse, étudiants de nationalité étrangère, ...). De plus, l'université a mis en place de nombreuses dispositifs pour soutenir les étudiants dans leur projets : sportifs et artistes de haut niveau, étudiants en difficulté académique, étudiants parents d'enfants en bas âge, étudiants salariés, ...

Le dispositif sportif de haut niveau a permis à de nombreux étudiants de vivre pleinement leurs ambitions sportives et professionnelles. On notera en particulier les médailles aux jeux olympiques des étudiantes/étudiants : Marie Dorin-Habert en 2010 (deux médailles) à Vancouver et Maurice Manificat et Pierre Vaultier (médaille d'or) en 2014 à Sochi.

Campus de Grenoble.jpg

Le campus de Grenoble permet à chacun, étudiants et personnel, de bénéficer d'un environnement de travail de grande qualité.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de la population universitaire

1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003
18 415[9] 18 317[9] 17 983[9] 17 449[9] 17 471[10] 17 128[11] 17 256[12] 17 713[13]
2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
17 532[14] 17 548[15] 16 865[16] 16 723[17] 16 221[18] 16 710[19] 15 345[20] 15 172[21]
2012 2013 - - - - - -
15 393 16 682 - - - - - -

Logotypes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ce que va changer la fusion
  2. Grenoble, carrefour des sciences et de l'industrie, consulté sur www.ujf-grenoble.fr le 18 août 2011.
  3. In memoriam Thématique : Personnels, consulté sur www.ujf-grenoble.fr le 19 août 2011.
  4. Alain Némoz, Président de l’UJF de 1989 à 1994, nommé Chevalier dans l’Ordre National du Mérite, consulté sur www.ujf-grenoble.fr le 19 août 2011.
  5. http://iga.ujf-grenoble.fr/cermosem/presentation.html
  6. Les pôles de recherche, consulté sur /www.ujf-grenoble.fr le 14 avril 2010
  7. Classement académique des universités mondiales par l'université Jiao Tong de Shanghai 2012, http://www.shanghairanking.com/ARWU2012.html
  8. Classement Times Higher Education 2012, http://www.timeshighereducation.co.uk/world-university-rankings/
  9. a, b, c et d Comité national d'évaluation 2002, p. 11
  10. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2001, Imprimerie nationale, p. 161, (ISBN 2-11-092136-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  11. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2002, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-092152-8), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  12. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2003, Imprimerie nationale, p. 155, (ISBN 2-11-093455-7), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  13. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2004, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-094345-9), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  14. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2005, Imprimerie nationale, p. 175, (ISBN 2-11-095390 X), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  15. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2006, Imprimerie nationale, p. 179, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  16. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2007, Imprimerie nationale, p. 181, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  17. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2008, Imprimerie nationale, p. 173, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  18. Daniel Vitry, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2009, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097805-9), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  19. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2010, Imprimerie moderne de l’Est, p. 173, (ISBN 978-2-11-097819-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 17 septembre 2010
  20. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2011, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097810-3), consulté sur www.education.gouv.fr le 2 septembre 2011
  21. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2012, Imprimerie moderne de l’Est, p. 177, (ISBN 978-2-11-099368-7), consulté sur www.education.gouv.fr le 30 août 2012

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Site officiel