Université Stendhal-Grenoble 3

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Université Stendhal (Grenoble-III)
Image illustrative de l'article Université Stendhal-Grenoble 3
Informations
Fondation 1339 Faculté de Grenoble
1970 Université Grenoble 3
Type Université publique (EPSCP)
Régime linguistique Français
Localisation
Coordonnées 45° 11′ 30″ N 5° 45′ 55″ E / 45.191786, 5.76525345° 11′ 30″ Nord 5° 45′ 55″ Est / 45.191786, 5.765253  
Ville Saint-Martin-d'Hères
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Direction
Président Lise Dumasy
Chiffres clés
Étudiants 5 555 (2009-2010)
Divers
Affiliation Université de Grenoble
Site web www.u-grenoble3.fr/

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Université Stendhal (Grenoble-III)

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Université Stendhal (Grenoble-III)

L'université Stendhal-Grenoble 3 (plus communément appelée université Stendhal ou parfois aussi appelée Grenoble-3), propose des enseignements de langues et de cultures étrangères, de littératures anciennes et modernes, de sciences du langage et de communication, des Arts du Spectacle. Traditionnellement formatrice d'enseignants, professeurs des écoles, professeurs certifiés ou agrégés de l'enseignement secondaire, l'Université Stendhal s'est depuis longtemps ouverte à d'autres débouchés, notamment vers les métiers de la culture, de la communication et des média, ainsi que, plus récemment, vers les métiers du journalisme.

L'université Stendhal suit la réforme européenne de l'organisation des études supérieures (LMD, ou « 3-5-8 ») depuis la rentrée 2004. Elle est implantée à Grenoble, en Isère, ainsi qu'à Valence (Drôme).

Elle accueille plus de 1 000 étudiants étrangers par an dans le cadre de séjours ou d'échanges annuels et offre à ses étudiants en quantité des possibilités de séjour grâce aux relations étroites qu'elle a su tisser avec de très nombreuses universités en Europe et dans le monde. Elle s'adresse également à quelque 3 000 étudiants étrangers dans le cadre du CUEF (Centre Universitaire d'Études Françaises).

Historique[modifier | modifier le code]

L'université Grenoble III est née officiellement en 1970 sur le campus de Saint-Martin-d'Hères, à la suite de la loi Edgar Faure. Mais ses origines remontent au Moyen Âge avec l'Université de Grenoble.

L'Université de Grenoble médiévale[modifier | modifier le code]

L'université de Grenoble fut fondée en 1339 par le dauphin Humbert II. On y enseigne le droit canonique, le droit civil, la médecine ainsi que les arts libéraux. Fermée une première fois en 1367, beaucoup de tentatives de réouverture se solderont par des échecs, d'autres trouveront une issue plus positive. Jugée corporatiste et conservatrice à l'instar de ses consœurs, la Révolution la condamne à disparaître en 1793.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au début du XIXe siècle, Napoléon Ier crée l'université impériale, en fait une simple instance administrative. Grenoble devient le siège d'une académie qui regroupe en 1879, place de Verdun, les facultés de Droit, Lettres et Sciences, totalement indépendantes les unes des autres et placées sous la tutelle directe d'un recteur.

Réactivée par la IIIe République, l'université de Grenoble compte environ 560 étudiants à la fin du XIXe siècle. Regroupement formel de facultés, elle acquiert une dynamique certaine avec le développement d'un tissu industriel et l'émergence des premiers grands établissements scientifiques comme l'ex-Institut électrotechnique devenu Grenoble INP. La Faculté des Lettres n'échappe pas à cette effervescence créatrice. En 1898 démarrent les premiers cours de vacances du Comité de Patronage et l'on assiste, dans la foulée, à la mise en place de l'Institut de Phonétique (1904) par Théodore Rosset, puis de l'Institut de géographie alpine (1908) dont les renoms dépasseront largement nos frontières.

En 1906 la Faculté des Lettres soutient Julien Luchaire, professeur de langue et littérature italienne, qui créé l’Institut français de Florence premier de tous les Instituts français du monde entier, qu’il dirige jusqu’en 1918. Elle assure aussi la « tutelle » des instituts français de Naples, Rome. Jusqu'en 1960 les effectifs de l'université augmentent en accord avec les capacités d'accueil des établissements disséminés au sein de l'agglomération grenobloise : 3 950 étudiants en 1946, 4 378 en 1955 et 7 740 en 1960. De 1960 à 1971 le sursaut démographique de la Libération porte le nombre d'étudiants à 25 000 et ouvre la porte à l'après-place de Verdun.

Création de Grenoble-III[modifier | modifier le code]

Par le biais de la loi Edgar Faure (1968) un nouveau type d'université voit le jour : l'établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPCSCP) doté d'une autonomie affirmée. Les facultés sont supprimées et remplacées par des unités d'enseignement et de recherche (UER) qui deviendront plus tard des unités de formation et de recherche (UFR). L'acte de naissance de l'université de Grenoble-III dénommée Stendhal et de ses 3 consœurs grenobloises (Grenoble I, Grenoble II et Grenoble-INP) est signé en 1970.

Grenoble-III n'est pas l'exacte réplique de l'ex-Faculté des Lettres et Sciences humaines puisque la seconde branche (sociologie, psychologie, histoire...) rejoint Grenoble-II tandis que la filière de géographie dépend de Grenoble-I.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Dès sa création, Grenoble-III s'ouvre à de nouveaux domaines et à de nouveaux débouchés nés des sciences du langage, de la communication et des langues étrangères appliquées (LEA). Les initiatives se multiplient, avec pour but de diversifier au maximum les filières en conjuguant filières généralistes et filières à vocation professionnelle :

  • nouveau département de LEA en 1971 en corrélation avec l'avènement de l'Europe
  • diplôme de MST Juristes économistes trilingues en 1974
  • licence et maîtrise Information et Communication en 1987
  • DESS de Traduction spécialisée et Production de Textes multilingues en 1992
  • création de l'UFR des Sciences de la Communication et des Sciences du Langage en 1989

En 2009 a lieu la fondation du PRES Université de Grenoble qui regroupe les établissements universitaires de l'académie. Par la suite, une fusion au sein de l'université Grenoble Alpes des trois universités grenobloises devrait aboutir d'ici 2016[1].

Historique des présidents[modifier | modifier le code]

Composantes[modifier | modifier le code]

Unités de formation et de recherche (UFR)[modifier | modifier le code]

  • Lettres et arts
  • Sciences de la communication
  • Études anglophones
  • Sciences du langage
  • Langues, littératures et civilisations étrangères

En 1996-97, l'université Grenoble-III accueille au sein de ses 5 UFR environ 7 400 étudiants dont 1 450 en lettres, 1 250 en anglais, 2 450 dans les autres langues, 370 en communication et 1 540 en sciences du langage, dont 971 suivent des cours par correspondance (diplômes en association avec le Centre national d'enseignement à distance - CNED). Parallèlement à ces filières, elle développe par le biais du CUEF en liaison avec le Comité de patronage des étudiants étrangers (CPEE), un secteur d'enseignement du français langue étrangère important (3 000 étudiants à l'année).

Établissements[modifier | modifier le code]

Dans le cadre du schéma Université 2000, l'université Grenoble-3 gère depuis 1996 deux nouveaux établissements situés l'un sur le domaine universitaire, la Maison des Langues et des Cultures, et l'autre à Echirolles, l'Institut de la communication et des médias, né du transfert de l'UFR des Sciences de la Communication. Le centre Stendhal de Valence, créé en 1989, complète, avec ses trois filières et ses 450 étudiants, le dispositif actuel de Grenoble-3.

Formation et recherche[modifier | modifier le code]

Enseignements[modifier | modifier le code]

Relations internationales[modifier | modifier le code]

Recherche[modifier | modifier le code]

L'université Stendhal comprend dix équipes de recherche : huit équipes d'accueil (EA) et deux unités mixtes de recherche (UMR, partagées avec le CNRS et d'autres universités) :

  • Centre de recherche sur l'imaginaire (CRI) - EA610 - Directeur : Philippe Walter
  • Centre d'études sur les modes de la représentation anglophone (CEMRA) - EA3016 - Directrice : Catherine Delmas
  • Grenoble images parole signal automatique (GIPSA-Lab) - UMR 5216 (CNRS, Grenoble INP, université Stendhal) - Directeur : Jean-Marc Chassery - Directeur pôle grenoblois : Gérard Bailly
  • Groupe d'études et de recherches sur la culture italienne (GERCI) - EA611 - Directeur : Christian Del Vento
  • Groupe de recherche et d'études sur les enjeux de la communication (GRESEC) - EA608 - Directrice : Isabelle Pailliart
  • Institut des langues et cultures d'Europe et d'Amérique (ILCEA) - EA613 - Directeur : Michel Lafon
  • Laboratoire de linguistique et didactique des langues étrangères et maternelles (LIDILEM) - EA 609 - Directeur : Jean-Pierre Chevrot
  • Littérature, idéologies, représentations (18e s.- 19e s.) (LIRE) - UMR 5611 (CNRS, université Lumière Lyon 2, Université Stendhal, université Jean-Monnet St-Étienne) - Directeur : Sarga Moussa - :Directeur pôle grenoblois : Yves Citton
  • Rhétorique de l'Antiquité à la Révolution (RARE) - EA3017 - Directeur : Francis Goyet
  • Traverses 19-21 - EA3748 - Directrice : Chantal Massol

Vie étudiante[modifier | modifier le code]

Organisations étudiantes[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de la population universitaire

1987 1989 1991 1992 1993 2000 2001 2002
4 323[3] 5 374[3] 6 154[3] 6 474[3] 6 597[3] 6 946[4] 6 547[5] 6 556[6]
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
6 709[7] 6 331[8] 6 258[9] 6 038[10] 5 684[11] 5 724[12] 5 555[13] 5 858[14]
2011 - - - - - - -
5 578[15] - - - - - - -

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ce que va changer la fusion
  2. « Fiche personnalité : André Siganos », Educpro, consulté sur www.educpros.fr le 22 juillet 2011
  3. a, b, c, d et e Comité national d'évaluation 1994, p. 10
  4. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2001, Imprimerie nationale, p. 161, (ISBN 2-11-092136-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  5. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2002, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-092152-8), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  6. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2003, Imprimerie nationale, p. 155, (ISBN 2-11-093455-7), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  7. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2004, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-094345-9), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  8. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2005, Imprimerie nationale, p. 175, (ISBN 2-11-095390 X), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  9. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2006, Imprimerie nationale, p. 179, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  10. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2007, Imprimerie nationale, p. 181, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  11. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2008, Imprimerie nationale, p. 173, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  12. Daniel Vitry, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2009, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097805-9), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  13. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2010, Imprimerie moderne de l’Est, p. 173, (ISBN 978-2-11-097819-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 17 septembre 2010
  14. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2011, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097810-3), consulté sur www.education.gouv.fr le 2 septembre 2011
  15. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2012, Imprimerie moderne de l’Est, p. 177, (ISBN 978-2-11-099368-7), consulté sur www.education.gouv.fr le 30 août 2012

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]