Unités de volontaires étrangers au service de la France

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Les unités de volontaires étrangers au service de la France sont des unités militaires à recrutement exogène ayant servi la France.

Origines[modifier | modifier le code]

À diverses époques de l'Histoire militaire de la France, des volontaires étrangers se retrouvèrent à servir dans les rangs de ses armées, soit par le biais du mercenariat, « volontariat contractuel et salarié[note 1]  » - comme ce fut particulièrement le cas pour les Suisses, soit par engagement personnel francophile - comme ce le fut pour les ressortissants américains de l' escadrille Lafayette au cours de la Première Guerre mondiale - ou pour des raisons politiques .

Mercenaires[modifier | modifier le code]

Depuis le Moyen Âge, les souverains français ont appelé à leur service des mercenaires originaires de diverses nations voisines pour former des unités qui étaient souvent parmi les meilleures de leurs armées. Sous l'Ancien Régime, les armées du Royaume de France comptèrent dans leurs rangs de nombreuses troupes recrutées à l'étranger.

Volontaires[modifier | modifier le code]

Les premiers « réfugiés politiques » à se mettre au service armé de la France furent les Jacobites irlandais. En 1688, le roi Jacques II d'Angleterre et d'Irlande et VII d' Écosse (1633-1701) fut détrôné par un coup d’État, appelé par les historiens Glorieuse Révolution, mené par une armée hollandaise de 25000 hommes, dont plus de 7000 huguenots français. Le roi est chassé et une bonne partie de ses partisans, les jacobites, se réfugie en France, se regroupant autour de la Cour jacobite de Saint-Germain en Laye. Les historiens évaluent à 40 000 le nombre de réfugiés jacobites en France, qui ont émigré après la Glorieuse Révolution, dont environ 60 % étaient irlandais, 34 % anglais et 6 % écossais. Parmi eux, 40 % étaient de familles aristocratiques, dont un grand nombre d'officiers de l'armée du roi[note 2]

Conscrits[modifier | modifier le code]

La conscription, obligation légale d'effectuer un temps de service dans les forces armées et qui ne constitue donc pas une forme de volontariat, fut également pour la France un moyen d'intégrer des soldats étrangers dans les rangs de son armée, en particulier sous la Première République, le Consulat et la Premier Empire.

Moyen Âge et Renaissance[modifier | modifier le code]

Ancien Régime (XVII-XVIIIes siècles)[modifier | modifier le code]

Der Rhein, die Maass und Mosel , mit den anliegenden Ländern des Ober-Chur und Nieder-Rheinl. wie auch des Burgundischen - urn-nbn-de-0128-1-11777.jpg

Maison militaire du roi de France[modifier | modifier le code]

Régiments « réglés »[modifier | modifier le code]

Autres unités[modifier | modifier le code]

Aux côtés des unités faisant partie de la Maison militaire du Roi et des régiments « réglés » de l'armée de ligne, de nombreux volontaires étrangers servirent au sein d'unités aux effectifs et aux titres variables et présentant fréquemment une structure « interarmes » en mêlant infanterie et cavalerie, voir même artillerie.

République et Premier Empire[modifier | modifier le code]

République[modifier | modifier le code]

Après la « restauration autrichienne » qui, fin 1790, marque la fins des éphémères États belgiques unis nés de la Révolution brabançonne, de nombreux révolutionnaires belges s'enfuirent en France : Jean-François Vonck, l'un des meneurs, s'installe à Lille, Édouard de Walckiers et ses partisans forment à Paris une légion destinée à relancer la révolution. Il en sera de même pour les insurgés venus de la Principauté de Liège après la Révolution liégeoise et la reprise de la ville par l'armée autrichienne le 12 janvier 1791. Acquis aux idéaux révolutionnaires, ces Belges serviront ainsi dans les armées de la République.

Les Pays-Bas autrichiens furent finalement occupés après la seconde annexion française des États de Belgique en 1794. Conformément au décret relatif aux pays réunis à la République française[note 3] du 13 avril 1793, la Convention nationale française décrète le 9 vendémiaire an IV (1er octobre 1795) la réunion de la Belgique et du pays de Liège à la France. Ces territoires sont réorganisées en neuf départements correspondant à peu près aux anciens États des Pays-Bas autrichiens tandis que le sud de l'Entre-Sambre-et-Meuse est attaché au département des Ardennes (décret du 14 fructidor an III 31 août 1795), les lois militaires françaises concernant la consription y étant dès lors d'application jusqu'en 1814, année qui voit la première abdication de Napoléon Ier.

Premier Empire[modifier | modifier le code]

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Aux côtés des conscrits levés au sein de ces départements fraîchement conquis par la Révolution, de nombreux volontaires originaires des contrées qui formeront la future Belgique en 1830 s'engageront dans la Grande Armée.

Régiments suisses
Régiments étrangers
Varia

Des volontaires venus d'horizons géographiques aussi distants de la France que l'Irlande ou l'Égypte ottomane serviront au sein des unités suivantes : Mamelouks de la Garde impériale, Légion irlandaise (qui deviendra le 3e régiment étranger en 1811[1]), Tartares lituaniens de la Garde impériale.

En 1813, lorsque Napoléon décida la création du corps des Gardes d'honneur, constitué de quatre régiments de cavalerie légère destinés à renforcer la Garde impériale et recrutés sur base volontaire, Belges, Hollandais et Italiens constituèrent 25% des effectifs des 1er et 2e régiments[2].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Restauration (1814/1815-1830)[modifier | modifier le code]

Volontaires garibaldiens pendant la Guerre franco-prussienne (1870-1871)[modifier | modifier le code]

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XXe siècle[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Volontaires américains
Article détaillé : Escadrille La Fayette.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

The Polish Army in Norway, 1940 HU93734.jpg
Républicains espagnols
Volontaires polonais de l'Armée de terre et de l'Armée de l'air
Étrangers dans la Résistance française
Article détaillé : Résistance intérieure française.

Guerres coloniales[modifier | modifier le code]

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Articles détaillés : Guerre d'Indochine et Guerre d'Algérie.
Harkis de la Guerre d'Algérie

Troupes indigènes[modifier | modifier le code]

La Légion étrangère[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Légion étrangère.

La Légion étrangère a accueilli dans ses rangs des hommes guidés par de tels idéaux. Mais ce sont là des initiatives individuelles, et la Légion a probablement accueilli plus de criminels et d'apatrides que d'idéalistes, et de plus est formée à l’initiative du gouvernement français.

Volontaires étrangers des services de santé en temps de guerre[modifier | modifier le code]

The United States of America, 1940 HU104536.jpg

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Personnalités militaires étrangères au service de la France[modifier | modifier le code]

Personnalités françaises ayant commandé des unités étrangères[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le Wiktionnaire donne notamment pour définition du mercenaire: Étranger qui s'engage dans une armée de métier par intérêt pécuniaire
  2. Cette immigration jacobite avait déjà été précédée par l'arrivée d'une première vague de réfugiés irlandais à la suite de la conquête cromwellienne de l'Irlande (1649-1652).
  3. Jean Baptiste Duvergier, Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements et avis du Conseil d'État, tome cinquième, 1825.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Funcken et Funcken 1969, p. 108
  2. Funcken et Funcken 1969, p. 58

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Liliane Funcken et Fred Funcken, L'uniforme et les armes des soldats du Premier Empire : de la garde impériale aux troupes alliées, suédoises, autrichiennes et russes, t. 2, Casterman,‎ 1969, 157 p. (ISBN 2-203-14306-1)

Liens externes[modifier | modifier le code]