Unités de protection populaire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Unités de protection populaire
YPG
Image illustrative de l'article Unités de protection populaire

Idéologie Nationalisme kurde, Socialisme démocratique
Objectifs Autodétermination du Kurdistan syrien
Statut Actif
Fondation
Date de formation 19 juillet 2012[1]
Pays d'origine Syrie
Organisation
Chefs principaux Sipan Hemo
Membres 35 000 à 50 000[2] [3]
Branche politique Parti de l'union démocratique PYD
Guerre civile syrienne

Les Unités de protection populaire (kurde : Yekîneyên Parastina Gel, abrégé YPG) forment la branche armée du Parti de l'union démocratique (PYD).

Effectifs[modifier | modifier le code]

Le 27 décembre 2013, un porte-parole des YPG affirme que le mouvement dispose de 35 000 combattants[2].

Actions[modifier | modifier le code]

En 2013, les YPG entrent en conflit direct contre les forces rebelles et en particulier contre les djihadistes du Front al-Nosra et de l'État islamique en Irak et au Levant, après que ces derniers aient pris en otages 200 civils kurdes le 31 juillet 2013[4].

Les forces kurdes du PYD, remportent plusieurs victoires contre les rebelles et les djihadistes, notamment en juillet lorsqu'ils s'emparent de la ville de Ras Al-Aïn[5].

Les Kurdes des YPG affirment que, pendant l'année 2013, 2 923 rebelles islamistes et 376 soldats syriens loyalistes ont été tués par leurs troupes tandis que leurs pertes sont de 379 morts[6].

Début janvier 2014, leur offensive contre les forces rebelles est cependant repoussée lors de la bataille de Tall Hamis[5]. Les YPG repoussent cependant à leur tour une offensive des djihadistes de l'EIIL lors de la bataille de Al-Manajir[7].

Le 02 juillet 2014, l'Etat islamique lance un assaut sur le canton kurde de Kobanie avec ses nouveaux équipements ramenés d'Irak et sous la coordination d'anciens officiers de Saddam Hussein. L'YPG revendique d'avoir repoussé cette attaque dans de violents combats qui auraient fait 130 morts dans les rangs de l'Etat islamique et 15 dans les rangs de l'YPG. L'YPG revendique également la destruction de 2 chars de l'Etat islamique dans ses combats ainsi que plusieurs autres véhicules militaires[8].

Le 04 juillet, les autorités kurdes ont décrétées la mobilisation général dans la région de Kobanie[9].

Le 05 juillet, l'YPG lance une contre-offensive contre les bases de l'Etat islamique situées dans les villages de Jib al-Faraj, al-Djidadi, Kharab Ato et Ziyaret, à l’ouest de Kobanie[10].

Le 12 juillet, l'YPG fait un bilan provisoire de la bataille de Kobanie. Depuis l'assaut de l'Etat islamique du 02 juillet, les pertes des jihadistes s’élèveraient à 338 morts et celle de YPG à 36 morts. Les kurdes accusent la Turquie de soutenir l'Etat islamique dans l'objectif de mettre fin à la révolution de Rojava (kurdistan occidental). Selon les autorités kurde de Rojava, Les jihadistes profitent d'un laisser passer à la frontière turque, depuis laquelle ils mènent certaines de leurs incursions, ainsi que de soins médicaux dans des hôpitaux turcs. [11]

Le 14 juillet, l'YPG accuse l'EIIL d'avoir utilisé des armes chimiques dans le canton kurde de kobanie. Ainsi que des missiles thermiques américain. Les autorités de kurdes en appellent aux organisations des droits de l'Homme internationale pour authentifié les attaques chimiques. Les autorités kurdes n'auraient pas les moyens de le faire.[12]

La nuit du 14 juillet au 15 juillet, 800 kurdes passent la frontière turco-syrienne suite à l'appel du PKK et d'Abdullah Öcalan. Les kurdes passent la frontière dans l'objectif de prendre les armes contre l'Etat islamique qui menace le canton kurde de Kobanie.[13]

le 17 juillet, les mères kurdes de Kobanie forment un bataillon pour lutter contre l'Etat islamique.[14]

le 20 juillet, 180 tonnes d'aides humanitaire ont été récolté suite au lancement d'une campagne de soutient pour Rojava (Kurdistan syrien).[15]

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. a et b The Daily Star : Kurdish militia has 35,000 fighters: spokesman
  3. [2]
  4. L'Express : Syrie: les Kurdes défendent leur autonomie face aux djihadistes
  5. a et b Cédric Labrousse, AC : Le Front Islamique arrache une première victoire contre les forces kurdes à Tal Hamis (Syrie).
  6. Maxime Azadi, Médiapart : Syrie: les Kurdes ont pris 5 villes, 6 districts et plus de 120 villages
  7. Cédric Labrousse, AC : Les YPG infligent une lourde défaite à l’EIIS à al-Manajir (Syrie)
  8. « Kurdistan syrien: les djihadistes subissent de lourdes pertes »
  9. « Kurdistan syrien: les djihadistes subissent de lourdes pertes »
  10. « Kurdistan syrien: les djihadistes subissent de lourdes pertes »
  11. (en) « The development and course of the battle for Kobanê », sur www.firatnews.com,‎ 12/07/2014 (consulté le 13/07/2014)
  12. « Les djihadistes auraient utilisé des armes chimiques », sur actukurde,‎ 14/07/2014 (consulté le 14/07/2014)
  13. « De Kurdes affluent de Turquie pour combattre les jihadistes en Syrie », sur http://www.romandie.com,‎ 15/07/2014
  14. « Les mères kurdes forment leur bataillon », sur actukurde,‎ 17/07/2014
  15. (en) « Campaigns of Rojava support spreading », sur DIHA,‎ 20/07/2014