Unités de protection populaire

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Unités de protection populaire
YPG
Image illustrative de l'article Unités de protection populaire

Idéologie Nationalisme kurde, Socialisme démocratique
Objectifs Autodétermination du Kurdistan syrien
Statut Actif
Fondation
Date de formation 19 juillet 2012[1]
Pays d'origine Syrie
Organisation
Chefs principaux Sipan Hemo
Membres 35 000 à 50 000[2] [3]
Branche politique Parti de l'union démocratique PYD
Guerre civile syrienne

Les Unités de protection populaire (kurde : Yekîneyên Parastina Gel, abrégé YPG) forment la branche armée du Parti de l'union démocratique (PYD).

Effectifs[modifier | modifier le code]

Le 27 décembre 2013, un porte-parole des YPG affirme que le mouvement dispose de 35 000 combattants[2].

Selon Foreign Policy, près de 40% des troupes des YPG sont composées de femmes[4].

Actions[modifier | modifier le code]

En 2013, les YPG entrent en conflit direct contre les forces rebelles et en particulier contre les djihadistes du Front al-Nosra et de l'État islamique en Irak et au Levant, après que ces derniers aient pris en otages 200 civils kurdes le 31 juillet 2013[5].

Les forces kurdes du PYD, remportent plusieurs victoires contre les rebelles et les djihadistes, notamment en juillet lorsqu'ils s'emparent de la ville de Ras Al-Aïn[6].

Les Kurdes des YPG affirment que, pendant l'année 2013, 2 923 rebelles islamistes et 376 soldats syriens loyalistes ont été tués par leurs troupes tandis que leurs pertes sont de 379 morts[7].

Début janvier 2014, leur offensive contre les forces rebelles est cependant repoussée lors de la bataille de Tall Hamis[6]. Les YPG repoussent cependant à leur tour une offensive des djihadistes de l'EIIL lors de la bataille de Al-Manajir[8].

Article détaillé : Bataille d'Aïn al-Arab.

Le 2 juillet 2014, les djihadstes de l'État islamique lancent une offensive contre la ville d'Aïn al-Arab ou Kobani, tenue par les YPG. Les Kurdes reçoivent des renforts venus de Turquie et parviennent à résister à l'attaque. Après un mois de combats, les YPG revendiquent la mort de 685 djihadistes contre 74 tués dans leurs rangs[9].

Vers juillet-août 2014, les YPG s'allient avec le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) afin de lutter contre l'État islamique qui progresse en Irak.

Des unités YPG pénètrent également en Irak[10], ouvrent un couloir humanitaire dans les monts Sinjâr et procèdent à l'évacuation de 100 000 réfugiés Yazidis menacés de famines et de massacres par l'État islamique.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. a et b The Daily Star : Kurdish militia has 35,000 fighters: spokesman
  3. [2]
  4. RTL : Irak : ces femmes qui combattent l'État Islamique
  5. L'Express : Syrie: les Kurdes défendent leur autonomie face aux djihadistes
  6. a et b Cédric Labrousse, AC : Le Front Islamique arrache une première victoire contre les forces kurdes à Tal Hamis (Syrie).
  7. Maxime Azadi, Médiapart : Syrie: les Kurdes ont pris 5 villes, 6 districts et plus de 120 villages
  8. Cédric Labrousse, AC : Les YPG infligent une lourde défaite à l’EIIS à al-Manajir (Syrie)
  9. Mediapart : Menacés de massacres, les habitants de Sinjar appellent le PKK à leur secours
  10. Le Figaro : Irak : les Kurdes reculent face aux djihadistes