Unités de protection du peuple

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Unités de protection du peuple
YPG
Image illustrative de l'article Unités de protection du peuple

Idéologie Confédéralisme démocratique, socialisme démocratique, féminisme, écologisme
Objectifs Autodétermination du Kurdistan syrien
Statut Actif
Fondation
Date de formation 19 juillet 2012[1]
Pays d'origine Syrie
Actions
Mode opératoire Lutte armée, guérilla
Zone d'opération Kurdistan syrien
Organisation
Chefs principaux Sipan Hemo
Membres 10 000 à 50 000[2],[3],[4]
Branche politique Parti de l'union démocratique PYD
Répression
Considéré comme terroriste par Turquie
Guerre civile syrienne

Les Unités de protection du peuple (kurde : Yekîneyên Parastina Gel, abrégé YPG) forment la branche armée du Parti de l'union démocratique (PYD).

Effectifs[modifier | modifier le code]

Fanion des YPJ (Unités de protection de la femme), branche féminine des YPG.

Le 27 décembre 2013, un porte-parole des YPG affirme que le mouvement dispose de 35 000 combattants[3]. Vers la même date, la BBC estime cependant que le nombre des YPG se situe plutôt entre 10 000 et 15 000[2]. En août 2014, Hamid Messoud, reporter de France 24, écrit que les forces des YPG sont d'environ 40 000 combattants[5].

Selon Foreign Policy, près de 40% des troupes des YPG sont composées de femmes[6]. Certaines unités de combat sont exclusivement féminines ; d'autres totalement masculines, et d'autres encore sont mixtes[5].

Selon les combattants kurdes, la présence de femmes soldats dans leurs rangs leur donne un avantage contre les djihadistes car ces derniers pensent être privés du paradis s'ils sont tués de la main d'une femme[7]. Selon Rusen Aytac, chargé du département des droits de l'Homme à l'Institut kurde de Paris : « Pour un membre de l'État islamique il est beaucoup plus difficile de combattre les femmes car selon eux se faire tuer par une femme équivaut à 'l'exclusion du Paradis'. Dans leur conception être tué par une femme équivaut à du déshonneur »[6].

Pendant la guerre, un petit nombre de volontaires occidentaux, généralement anciens militaires, hommes et femmes, se joignent également aux YPG pour combattre les djihadistes[8],[9],[10],[11].

Actions[modifier | modifier le code]

À partir de novembre 2012, des heurts commencent à opposer les YPG aux brigades rebelles islamistes[2]. En 2013, les YPG entrent en conflit direct contre certains groupes rebelles et en particulier contre les djihadistes du Front al-Nosra et de l'État islamique en Irak et au Levant, après que ces derniers aient pris en otages 200 civils kurdes le 31 juillet 2013[12].

Les forces kurdes du PYD, remportent plusieurs victoires contre les rebelles et les djihadistes, notamment en juillet lorsqu'ils s'emparent de la ville de Ras Al-Aïn[13].

Les Kurdes des YPG affirment que, pendant l'année 2013, 2 923 rebelles islamistes et 376 soldats syriens loyalistes ont été tués par leurs troupes tandis que leurs pertes sont de 379 morts[14].

Début janvier 2014, leur offensive contre les forces rebelles est cependant repoussée lors de la bataille de Tall Hamis[13]. Les YPG repoussent cependant à leur tour une offensive des djihadistes de l'EIIL lors de la bataille de Al-Manajir[15].

En juin 2014, le YPG est le premier groupe armé syrien à signé l'Appel de Genève sur l'interdiction des mines antipersonnel et des violences sexuelles[16].

Article détaillé : Première bataille de Kobané.

Le 2 juillet 2014, les djihadistes de l'État islamique lancent une offensive contre la ville d'Kobané (Aïn al-Arab en arabe), tenue par les YPG. Les Kurdes reçoivent des renforts venus de Turquie et parviennent à résister à l'attaque. Après un mois de combats, les YPG revendiquent la mort de 685 djihadistes contre 74 tués dans leurs rangs[17].

Vers juillet-août 2014, les YPG s'allient avec le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) afin de lutter contre l'État islamique qui progresse en Irak. Des unités YPG pénètrent alors en Irak[18], elles ouvrent un couloir humanitaire dans les monts Sinjâr et procèdent à l'évacuation de 100 000 réfugiés Yézidis menacés de famines et de massacres par l'État islamique. Selon le bilan des YPG, les combats livrés entre le 2 août et le 3 septembre dans les zones de Rabia, Sinjar et Jazaa ont fait 54 morts dans leurs rangs contre 473 morts, dont trois émirs, du côté des djihadistes de l'EI[19].

Le 10 septembre, les YPG et l'Armée syrienne libre créent un centre d’opérations conjoint avec pour objectif de reprendre les territoires contrôlés par l'État islamique[19].

Article détaillé : Deuxième bataille de Kobane.

En septembre, l'État islamique lance une nouvelle offensive contre les YPG à Kobane.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. a, b et c BBC : Syria crisis: Guide to armed and political opposition
  3. a et b The Daily Star : Kurdish militia has 35,000 fighters: spokesman
  4. [2]
  5. a et b France 24 : Reportage : sur le front syrien, les combattantes kurdes affrontent l'EIIL
  6. a et b RTL : Irak : ces femmes qui combattent l'État Islamique
  7. AFP : Irak: des combattantes kurdes s’engagent contre les jihadistes
  8. LE Figaro : Syrie: 2 Anglais se battraient contre l'EI
  9. Times of Israël : Une Israélienne rejoint les combattants kurdes
  10. Reuters : Un ex-soldat américain combat aux côtés des Kurdes contre l'EI
  11. Huffington Post : Facebook : Recrutement de volontaires pour combattre l'État islamique en Syrie (PHOTOS/VIDÉO)
  12. L'Express : Syrie: les Kurdes défendent leur autonomie face aux djihadistes
  13. a et b Cédric Labrousse, AC : Le Front Islamique arrache une première victoire contre les forces kurdes à Tal Hamis (Syrie).
  14. Maxime Azadi, Médiapart : Syrie: les Kurdes ont pris 5 villes, 6 districts et plus de 120 villages
  15. Cédric Labrousse, AC : Les YPG infligent une lourde défaite à l’EIIS à al-Manajir (Syrie)
  16. Arcinfo : L'Appel de Genève signé par les rebelles du Mouvement Hazzm ce lundi
  17. Mediapart : Menacés de massacres, les habitants de Sinjar appellent le PKK à leur secours
  18. Le Figaro : Irak : les Kurdes reculent face aux djihadistes
  19. a et b Mediapart : Un centre commun d'opérations entre Kurdes et opposition syrienne, par Maxime Azadi.