Unité d'alcool

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L'unité d'alcool est une mesure de la quantité d'alcool pur contenu dans une boisson alcoolisée qui apparaît parfois sur une étiquette de bière, notamment dans les pays Anglo-Saxons où elle peut être obligatoire.

Le pourcentage est pour toute la bouteille non pour l'alcool.

Une unité d'alcool est définie comme 10 millilitres au Royaume-Uni et 10 grammes (12,7 ml) dans la plupart des autres pays. Dans ces pays, un verre standard (standard drink) contient une unité d'alcool, mais ce standard varie en fonction des pays.

Étiquette de bière
1,5 unité (10 g) d'alcool (AU)
1,9 unité (10 ml) d'alcool (UK)

Un adulte peut métaboliser les trois quarts d'une unité australienne d'alcool, ou 95 % d'une unité d'alcool britannique, en environ une heure[1].

Formule[modifier | modifier le code]

Le nombre d'unités d'alcool dans une boisson peut être déterminé en multipliant le volume de la boisson (en millilitres) par son pourcentage d'alcool en volume (abv), et divisé par 1 000. Ainsi une pinte (568 ml) de bière à 4 % abv contient :

\frac{568 \times 4}{1000} = 2,3\mbox{ unités}

La formule utilise la quantité en millilitre divisée par 1 000 ; d'où il résulte qu'on obtient une unité par point de pourcentage par litre.

Quand le volume alcoolique est donné en centilitres, la détermination du nombre d'unité est simple ; il suffit de multiplier le volume par le pourcentage (converti en une fraction de 1). Ainsi 75 centilitres de vin (contenus dans une bouteille standard) à 13 % abv contiennent :

75 \times 0,13 = 9,75\mbox{ unités}

Quantités[modifier | modifier le code]

On confond souvent une unité d'alcool avec l'équivalent d'un verre de vin, d'une demi-pinte de bière, etc. Mais les différences de teneur d'alcool (en % abv) font que ce calcul s'avère trompeur.

Bière[modifier | modifier le code]

Étiquette de bière 2,2 unités (10 ml soit 8 g) d'alcool.
  • une demi-pinte (284 ml) de bière britannique avec une force de 3,5 % contient moins d'une unité. Mais la plupart des bières sont plus fortes et les pubs servent par exemple des bières allant de 4 % à 5,5 % abv. Ainsi une pinte de bière de 568 ml à 5 % contient 2,8 unités d'alcool.
  • une canette de 500 ml de bière à 5 % contient environ 2 unités.
  • une bière très forte de 8 % abv contient plus de 3 unités pour 500 ml.
  • un litre de bière servie à l'Oktoberfest (5,5 % à 6 %) contient de 5,5 à 6,0 unités d'alcool.

Vin[modifier | modifier le code]

  • un verre de 10 cl de 12,5 % contient 1,25 unités d'alcool.
  • un ballon (12,5 cl) de 12 % contient 1,5 unités d'alcool.
  • un verre moyen (175 ml) de 12 % contient environ 2,1 unités d'alcool. Mais les verres des débits de boisson sont souvent plus grands, avec une contenance de 250 ml, qui implique alors 3,0 unités d'alcool, taux augmentant avec la force du vin (jusqu'à 16 %).
  • une bouteille de 750 ml à 12 % contient 9,0 unités d'alcool, mais avec un taux de 14,5 % elle contient 10,9 unités.

Limites[modifier | modifier le code]

Depuis 1995, le gouvernement du Royaume-Uni affirme qu'une consommation régulière maximale de 3 à 4 unités par jour pour les hommes, et 2 à 3 unités par jour pour les femmes, est un seuil qui certes n'induit pas de risque sanitaire, mais qu'il convient ni de recommander ni de franchir[2].

Auparavant (de 1992 à 1995), les conseils délimitaient un taux de 21 unités/semaine pour les hommes et 14 unités/semaines pour les femmes, mais ces chiffres ont été changés car une étude a montré un nouveau comportement à risque : beaucoup de gens économisaient leurs unités pour les dépenser durant le week-end. The Times écrivait alors, en 2007, que ces limites n'avaient aucun fondement scientifique[3].

Une étude internationale concernant 6 000 hommes et 11 000 femmes trouva que les personnes buvant plus de 2 unités d'alcool par jour avaient un risque supplémentaire de fractures comparées aux abstinents. Par exemple, celles buvant plus de 3 unités par jour avait deux fois plus de chance d'avoir une fracture de la hanche[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Standard drinks », Australian Drug Foundation
  2. (en) Recommandations légales
  3. (en) Drink limits ‘useless’, The Times, 20 October 2007.
  4. (en) Kanis JA, Johansson H, Johnell O, et al., « Alcohol intake as a risk factor for fracture », Osteoporosis international : a journal established as result of cooperation between the European Foundation for Osteoporosis and the National Osteoporosis Foundation of the USA, vol. 16, no 7,‎ juillet 2005, p. 737–42 (PMID 15455194, DOI 10.1007/s00198-004-1734-y)

Articles connexes[modifier | modifier le code]