Union sportive Quillan Haute vallée

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Union sportive Haute vallée

Logo du Union sportive  Haute vallée
Généralités
Noms précédents Union sportive quillanaise
Entente Quillan Espéraza
Union sportive Quillan Espéraza
Fondation 1902
Couleurs rouge et bleu
Stade Stade Jean Bourrel
Siège Place de la République
BP 41
11500 Quillan
Championnat actuel Fédérale 2
Président Christian Maugard
Entraîneur Didier Algans[1]
Fréderic Laluque[2]
Site web www.us-quillan.com

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile


Dernière mise à jour : 26 août 2012.

L'US Quillan est un club de rugby à XV français situé à Quillan jouant actuellement en Fédérale 2. C'est l'un des seuls clubs français avec l'US Carmaux à avoir remporté le titre national en Première, Deuxième et Troisième divisions.

Historique[modifier | modifier le code]

Champion de France en 1929, finaliste en 1928 et 1930, cette période est étroitement liée à Jean Bourrel, président-mécène. Cet entrepreneur avait fait fortune en relançant à Quillan l'industrie du chapeau et avait mis ses connaissances de gestionnaire au service du rugby. Profitant d'un désaccord dans le club de l'Union sportive perpignanaise, champion 1925 et finaliste 1926, entre l'entraîneur Gilbert Brutus et ses dirigeants, Bourrel l'attire avec pas moins de sept de ses joueurs, dont les internationaux Marcel Baillette et Eugène Ribère[3]. Les deux saisons suivantes, il fait signer cinq ou six autres internationaux, réalisant la première équipe véritablement professionnelle, puisque les joueurs n'avaient qu'à se préoccuper de rugby, disposant d'un kiné et des balbutiements de la diététique. À charge pour ces derniers d'offrir aux supporters adverses les chapeaux "Thibet", les plus célèbres créations de Bourrel.

Ces années sont pourtant entachés par la violence. Le 20 mars 1927, le talonneur quillanais Gaston Rivière meurt lors des retrouvailles avec les Perpignanais. Pour limiter les frais de déplacement, le Championnat commençait par des phases de qualifications régionales. Celles du Languedoc étaient très disputées, et les "riches" quillanais y étaient particulièrement jalousés. En finale du championnat 1929, au stade des Ponts Jumeaux, à Toulouse, Quillan retrouve les rivaux de Lézignan. Selon le journaliste Marcel de Laborderie, présent sur les lieux, « le match tout entier ne fut qu'une succession de bagarres, de batailles rangées (...) interrompues de temps en temps par quelques mouvements de rugby de bonne classe (...) ». À l'heure de jeu, Lézignan mène 8-0, leur entraîneur Jean Sébédio, sûr de la victoire des siens, lance en direction de la tribune présidentielle des billets de banque, vociférant : « Vous voyez le pognon n'est pas tout en rugby. » Avant que Quillan inscrive trois essais et ne remporte le trophée. À la suite de cette finale, Lézignan fut exclu du championnat par la Fédération française tandis que le comité du Languedoc en fit de même avec le club de Quillan. Même si ces équipes furent réintégrées peu après, les nations britanniques, excédées par la violence sur les terrains et les accusations d’amateurisme marron du Championnat, exclurent l'équipe de France du Tournoi des V nations. Accusé de « non-respect de l'amateurisme », la star quillanaise, Jean Galia, principal acteur de la finale 1929, ainsi que l'équipe de Lézignan (se lançant alors définitivement dans le rugby à XIII et le professionnalisme) furent exclu par la FRR, pour tenter de sauver les meubles. Jean Bourrel se désengagea et le club s'assoupit jusqu'au milieu des années 50.

À cette époque, Paul Barrière, neveu de Jean Bourrel et président de la Fédération de jeu à XIII, persuade l’entreprise DeLarue d'installer la seule usine de Formica de France, à Quillan[4]. Tous les joueurs travaillent dans l'usine qui employa jusqu'à 1 200 personnes. En 1955, le club devient champion de France de troisième division. En 1963, l'US Quillan fusionne avec le Club athlétique omnisport d'Espéraza donnant naissance à l'Entente Quillan Espéraza (qui deviendra par la suite l'Union sportive Quillan Espéraza). Dès l'année suivante, le club, sous sa nouvelle appellation, devient champion de France de deuxième division et accède au niveau supérieur. De 1964 à 1978, le club se maintient parmi l'élite du rugby français[5]. Mais la formation suit les performances de l'entreprise, qui périclite dans les année 1980[4] (et sera définitivement fermée en 2003).

Aujourd'hui, le club dispute le championnat de Fédérale 2. Échelon supérieur aux moyens financiers du club, selon le président Christian Maugard, avec un budget autour de 240 000 euros, le club peine à recruter. Selon lui, dans le « désert industriel quillanais », il est difficile de trouver un emploi pour d'éventuelles recrues, la mairie étant actuellement le principal employeur. Le club survit grâce à la fidélité de sponsors tel que "Ovalie Transports".

La partie "Historique" est tirée principalement de l'article « Les fantômes du chapelier », de Pierre Michel Bonnot, publié dans le quotidien L'Équipe du lundi 12 août 2013.

Palmarès[modifier | modifier le code]

US quillanaise


Entente et US Quillan Espéraza

Les finales de l'US Quillan[modifier | modifier le code]

Date de la finale Vainqueur Finaliste Score Lieu de la finale Spectateurs
6 mai 1928 Section paloise US Quillan 6-4 Stade des Ponts Jumeaux, Toulouse 20 000
19 mai 1929 US Quillan FC Lézignan 11-8 Stade des Ponts Jumeaux, Toulouse 20 000
18 mai 1930 SU Agen US Quillan 4-0 AP Parc Lescure, Bordeaux 28 000

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

Liens[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. « Quillan. Didier Algans nouvel entraîneur de l'USQHV », sur www.ladepeche.fr,‎ 12 juillet 2012 (consulté le 2 septembre 2013)
  2. « Quillan. Frédéric Laluque remplace le «Cuq» », sur www.ladepeche.fr,‎ 18 mai 2013 (consulté le 2 septembre 2013)
  3. Henri Sicart, USAP: 100 ans d'histoire et de culture, Canet-en-Roussillon, éd. Trabucaire,‎ septembre 2007, 157 p. (ISBN 9782849740583), cf pp 22 et 32
  4. a et b « Les usines Formica: un livre souvenir en projet », sur www.ladepeche.fr,‎ 13 novembre 2002 (consulté le 15 août 2013)
  5. « Union sportive quillanaise, les années 60 », sur club.quomodo.com (consulté le 15 août 2013)