Union progressiste

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Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec le groupe parlementaire de l'Union progressiste (Troisième République), présidé par Gustave Isambert et rassemblant les députés opportunistes opposés à la politique d'esprit nouveau.

L'Union progressiste était un parti de gauche né sous la IVe République en France.

Origine[modifier | modifier le code]

L'Union progressiste fut créé le 9 décembre 1950 par le groupe parlementaire de l'Union des républicains progressistes, du Parti socialiste unitaire, du Regroupement des radicaux et résistants de gauche et de l'Union des chrétiens progressistes. Le parti comprenait également des éléments issus du RDA et de la Jeune République.

L'Union des républicains progressistes (URP) est issue de la fusion entre la minorité du Mouvement de libération nationale, proche du Parti communiste (Emmanuel d'Astier de la Vigerie, Pascal Copeau), et des membres de l'aile gauche du Parti radical-socialiste (l'ancien ministre de l'Air du Front populaire Pierre Cot, Pierre Meunier, Robert Chambeiron, Pierre Dreyfus-Schmidt, Jacques Mitterrand, Pierre Le Brun, Justin Godart, Albert Bayet, Jacques Kayser).

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

L'UP obtient 4 députés à l'Assemblée nationale en 1951 (Emmanuel d'Astier de la Vigerie, Pierre Cot, Pierre Meunier, Gilbert de Chambrun) et 6 dont un apparenté en 1956 (Emmanuel d'Astier de la Vigerie, Pierre Cot,, Pierre Meunier, Robert Chambeiron, Pierre Dreyfus-Schmidt, Pierre Ferrand).

Présidé par Emmanuel d'Astier de la Vigerie, Robert Chambeiron et Pierre Dreyfus-Schmidt, le groupe parlementaire s'est successivement appelé Républicains résistants (1945-1946), Union républicaine et résistante (1946-1951) puis Républicains progressistes (1951-1958).

Officiellement "neutraliste", l'URR et l'UP furent en réalité proches du PCF, ses députés étant apparentés au groupe Communiste.

Filiation[modifier | modifier le code]

L'UP participe les 12 novembre-13 novembre 1955 à la création de l'éphémère Mouvement uni de la nouvelle gauche avec la Jeune République (deux députés : André Denis, Léo Hamon) et des gaullistes de gauche issus du Rassemblement du peuple français (trois députés : René Capitant, Louis Vallon, Irène de Lipkowski).

La majorité des membres de l'UP participe ensuite à la création de l'Union de la gauche socialiste (UGS) puis du Parti socialiste unifié (PSU).

L'UP est toutefois maintenue par Pierre Cot (candidat sous cette étiquette jusqu'aux législatives de 1968) et Robert Chambeiron (candidat sous cette étiquette jusqu'aux législatives de 1973). Élu en 1967, Pierre Cot sera le dernier député de l'UP. Élu en 1979 au Parlement européen sur la liste conduite par Georges Marchais, Robert Chambeiron sera le dernier parlementaire de l'UP.

L'une des dernières prises de position de l'UP fut, en 1992, un appel à voter contre la ratification du traité de Maastricht.