Union nationale inter-universitaire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir UNI.

Union nationale inter-universitaire

Logo de l’association
Cadre
But promouvoir les idées de droite
Zone d’influence Enseignement supérieur en France
Fondation
Fondation 12 février 1969
Identité
Président Olivier Vial[1]
Membres 26 000 revendiqués[2]
Slogan UNI, la droite universitaire
Par l'Education, pour la nation
Site web www.uni.asso.fr

L’Union nationale inter-universitaire (UNI) est une organisation universitaire française, qui accueille des étudiants, des professeurs et des lycéens. Se revendiquant de « la droite universitaire » selon son propre slogan, l'UNI est considérée comme proche de l’UMP[3]. Elle revendique toutefois son indépendance et se présente comme une organisation étudiante de droite et antigrèves[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Stand de l'UNI lors d'un meeting de campagne de Nicolas Sarkozy (Lyon, avril 2007).

L'UNI a été créée après les événements de Mai 68 par l'aile droite de l'UJP (jeunes gaullistes), dont le bureau national avait demandé par circulaire à ses adhérents de refuser l'adhésion à ce mouvement, et de l'Action étudiante gaulliste contre le communisme. Ses statuts ont été déposés à la Préfecture de police de Paris le 12 février 1969 par Jean-François Chauvel (journaliste au Figaro), Jacques Rougeot et P. de Vernejoul (universitaires). La réunion fondatrice a eu lieu en novembre 1968 au siège du SAC, rue de Solférino (actuel Institut Charles-de-Gaulle) dans le bureau de Pierre Debizet, patron du SAC.

Autocollants de l'UNI près de Sciences Po Lyon.

Selon François Audigier, l'UNI a été créée à la suite d'un entretien dans le bureau de Jacques Foccart à l'Élysée. Il s'agissait de « lutter contre la loi Faure en préparation, [laquelle multipliait] les compromis à l'adversaire (la gauche étudiante) et créait du désordre au lieu de rétablir l'autorité dans les universités ». L'UNI revendique vouloir « regrouper tous ceux qui entendent soustraire l'éducation nationale à l'emprise communiste et gauchiste et défendre la liberté en luttant contre toutes les formes de subversion »[5].

Un premier bureau est mis en place avec comme président René Deheuvel qui démissionne un mois plus tard au profit de Jacques Rougeot, alors jeune assistant à la Sorbonne. Le secrétaire général est Suzanne Marton, plus jeune membre du comité politique de l'UDR, celle qui avait averti Jacques Baumel début 1968 des risques d'une explosion dans les universités françaises. Une rivalité s'établit dès le départ entre elle et un ingénieur centralien, l'astrophysicien Gérard Daury, rattaché à l'équipe fondatrice par l'un des collaborateurs de Jacques Foccart, Philippe Lettéron.

De 1969 à sa mort en 1974, Georges Pompidou soutiendra personnellement le développement de l'UNI, pensant qu'une telle structure serait à même d'empêcher une nouvelle explosion dans les facultés telle celle que connut la France en mai 1968. Un tel soutien permettra à l'UNI de rapidement s'imposer dans les facultés françaises comme un véritable mouvement étudiant représentatif et non pas comme un groupuscule comme il en existait alors beaucoup. Lors de ses premières élections en 1971, l'UNI obtiendra 11 % des suffrages au CNESER.

Suzanne Marton devra abandonner ses fonctions en 1976, même si elle est toujours, en 2008, officiellement secrétaire générale (alors qu'elle vit aux États-Unis depuis 1981 et qu'elle a pris la nationalité américaine). Cela permet, depuis 40 ans, à Gérard Daury, aujourd'hui ingénieur de recherche au CNAM retraité (il est né en 1934), d'exercer les fonctions de secrétaire général sans en assumer les responsabilités juridiques.

Dès sa création, l'UNI lance son journal, toujours en activité, L'action universitaire. Par la suite, d'autres publications seront aussi diffusées telles Fer de lance (revue de réflexion), Vie étudiante ou encore La voie droite. L'éditeur de ces publications se trouve être le Centre d'études et de diffusion (société éditrice rattachée à l'UNI).

L'UNI est plus spécialement liée aux réseaux gaullistes de Jacques Foccart et, dans une moindre mesure, de Robert Pandraud et de Charles Pasqua (ce dernier exercera une forte influence sur le mouvement à la fin des années 1980). L'UNI est aujourd'hui un mouvement lié à l'UMP, après l'avoir été au RPR de Jacques Chirac.

Depuis la disparition du Collectif des étudiants libéraux de France (CELF), proche en son temps des Jeunes giscardiens, l'UNI est à l'échelon national le seul « syndicat étudiant » de droite. Depuis 2002, Olivier Vial, est son délégué général. Il est issu de l'UDF. Il succède à Philippe Evanno.

Jusqu'en 1995, sur ses publications et affiches, l'UNI conserve le nom d'Union nationale inter-universitaire. Néanmoins, à partir de cette date, c'est l'appellation « UNI-La droite universitaire » qui est utilisée. Le 13 septembre 2006, l'UNI devient l'Union nationale inter-universitaire, son sigle devient U.N.I au lieu de UNI et son siège est déclaré à Boulogne-Billancourt.

Le slogan de l'U.N.I est « Par l'éducation, pour la Nation ». Il figure, notamment, sur les cartes des adhérents.

L'UNI a accueilli en son sein des militants d'extrême droite[6]. Des connexions locales entre des élus de l'UNI et des partis ou structures d'extrême droite ont pu être relevées : ainsi à Brest, la représentante de l'UNI au conseil de l'UFR de droit de 1991 à 1993 était la présidente de la section locale du Front national de la jeunesse et fut candidate du Front national pour les municipales de 1989 et les cantonales de mars 1992 ; de même, à Nancy, le responsable local de l’UNI représentait le FN aux cantonales de mars 1992[7]. Des actions communes avec le GUD ont également existé[6].

En janvier 2010, une partie de l’UNI décide de devenir un mouvement de réflexion sur l’éducation, et crée avec d’autres associations le Mouvement des étudiants pour se présenter aux élections étudiantes. Ce mouvement se revendique plus indépendant de l’UMP[8], mais celle-ci, consultée, a donné son aval à la création du Mét. Des adhérents de l'UNI voient également dans la création du Mouvement des étudiants une reprise en main de l'UNI par l'UMP[6]. Une scission a lieu avec la création de l'UNI-SU[9].

Organisation[modifier | modifier le code]

Classification[modifier | modifier le code]

L'UNI présente plusieurs caractéristiques qui la rapprochent d'un syndicat étudiant comme la participation aux élections des représentants étudiants ou l'implication dans les débats concernant l'évolution de l'université. Elle refuse cependant l'appellation de syndicat : même s'il lui est arrivé d'employer le mot syndicat sur une ancienne affiche, l'organisation évite d'utiliser ce terme pour se qualifier.

L'UNI se comporte surtout comme un mouvement politique, ils estiment que la vie politique fait partie intégrante de la vie des étudiants et donc elle participe à la résonance des élections et autres évènements politiques sur les universités.

Responsables[modifier | modifier le code]

Responsables nationaux[10][modifier | modifier le code]

  • Amiral Philippe de Gaulle, président honoraire.
  • Jacques Foccart †, président fondateur.
  • Olivier Vial, président de l'UNI depuis novembre 2009.
  • Jacques Rougeot, professeur à la Sorbonne et président du comité d'honneur de l'UNI.
  • Lucien Israël, vice-président de l'UNI.
  • Philippe Stoffel-Munck, professeur à la Sorbonne, vice-président de l'UNI.
  • Morgane Fauveau, maître de conférence en droit à l'université de Picardie, vice-présidente de l'UNI et porte-parole pour l'UNI enseignants.
  • Kévin Fontaine, délégué national adjoint.
  • Jens Villumsen, délégué national adjoint.
  • François Péguillet, délégué national adjoint
  • Margot Perez, déléguée national adjoint
  • Philippe Thomazo, délégué national adjoint

Personnalités ayant été membres de l'UNI[modifier | modifier le code]

UNI-Lycée[modifier | modifier le code]

L'UNI-Lycée est la branche de l'UNI dans les lycées.

Relations extérieures[modifier | modifier le code]

Les liens UNI – UMP[modifier | modifier le code]

En 2002 comme en 1995 est créé le collectif « Les Étudiants avec Chirac » visant à soutenir la candidature du président du RPR dans la course à l'Élysée. Le soutien de l'UNI en 1995 a joué un certain rôle dans l'élection de Jacques Chirac, étant le seul mouvement de jeunesse de droite soutenant cette candidature. Lors de la réforme des retraites, le collectif « Les jeunes pour la réforme des retraites » verra le jour.

Le comité « Défense de la République » fut créé en novembre 2005 afin de soutenir l'action du gouvernement dans la « crise des banlieues ». Ainsi, des autocollants « Émeutes, trafics : tolérance zéro pour les ennemis de la République » seront imprimés et un site web mis en ligne[11].

Le 15 janvier 2007, à la suite du congrès de l'UMP porte de Versailles à Paris, l'UNI a lancé le comité « Les Étudiants avec Sarkozy[12] » afin de soutenir le candidat dans le cadre de l'élection présidentielle de 2007. L'UNI a décidé de soutenir Nicolas Sarkozy considérant qu'il était le mieux placé, à droite, pour s'imposer lors de ce scrutin. En novembre 2006, le site « Pas les Royal[13] » a été créé par l'UNI[14] contre la « déferlante médiatique qui a accompagné l’investiture de Ségolène Royal ». Des tracts dénonçant le risque d'une « Banqueroute Royal » si la candidate socialiste était élue à la présidence et portant mention du site internet « Pas les Royal » furent diffusés. Sur ces tracts apparaissait, au bas du verso, l'adresse de l'UNI, à Boulogne.

L'UNI tient systématiquement des tables lors des meetings de l'UMP et les drapeaux de l'UNI sont très présents aux côtés des drapeaux tricolores et des drapeaux de l'UMP lors de ces meetings.

Les liens UNI – MIL[modifier | modifier le code]

L'UNI partage la même imprimerie intégrée que le Mouvement initiative et liberté (MIL) dont le siège est à Levallois-Perret, association gaulliste utilisant la croix de Lorraine sur ses affiches. Le MIL a d'ailleurs été fondé en partie afin d'accueillir les anciens de l'UNI étant sortis du milieu universitaire. De 1981 à 1986, le MIL et l'UNI auront le même président, Jacques Rougeot. Les deux mouvements partageront aussi la même adresse durant plusieurs années avant que le MIL ne déménage à Levallois. Aujourd'hui, d'anciens militants de l'UNI font partie du bureau national du MIL (Bernard Debré et Éric Raoult, par exemple). Par le passé, l'UNI et le MIL ont pu utiliser simultanément le même slogan sur leurs affiches (exemple en 1991 avec la campagne « Armée, Honneur de la France »). Il est d’ailleurs fréquent de voir des affiches et autocollants du MIL et de l’UNI collés côtes à côtes puisque leurs militants mènent souvent des actions conjointes. Lors de la convention nationale du MIL, le 4 février 2006, Olivier Vial (délégué national de l'UNI) et Jacques Rougeot (Président de l'UNI) étaient tous deux présents et ont même pris la parole. L'allocution de Jacques Rougeot était intitulée « Refouler la gauche : une entreprise de salut public » alors que celle d'Olivier Vial était baptisée « La gauche contre l'emploi des jeunes ».

Les liens UNI – UIMM[modifier | modifier le code]

L'UNI a été suspectée par certains journalistes d'avoir été en partie financée à hauteur de 30 000 € annuels par l'UIMM[15],[16], mais aucune action en justice n'a conclu à la véracité de ces suspicions.

Comités et collectifs rattachés à l'UNI[modifier | modifier le code]

À certaines occasions l'UNI créera des comités et collectifs visant à rassembler le plus grand nombre en évitant d'effrayer les plus réticents à rallier un mouvement se réclamant ouvertement de « La Droite universitaire » et parfois mal perçu dans les universités. Par l'intermédiaire de ces groupements, l'UNI parviendra à mobiliser des étudiants de tout bord, soit en élargissant le soutien dans sa tendance traditionnelle (droite centriste UDF, neo-Gaullistes ou républicaine UMP...), soit en s'attirant la sympathie de citoyens fréquentant habituellement les milieux de l'opposition…

Dans le même temps, face aux grandes grèves dues à ladite réforme et ébranlant le gouvernement, l'UNI fondera le collectif « Stop la grève » qui réapparaîtra lors de chaque grand mouvement de grève (4 octobre 2005, crise du CPE, etc.). C'est surtout ce collectif (Stop la grève), rassemblant des citoyens, entre autres étudiants, de différentes sensibilités qui s'opposent à ce qu'ils estiment être un abus du droit de grève. Au printemps 2005, lors du débat sur la Constitution européenne, l'UNI mettra en place le comité des « Étudiants pour le oui ».

En juin et juillet 2007, l'UNI a participé à la concertation concernant la reforme de l'autonomie des universités avec la ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse. Elle a voté en faveur du projet de reforme au CNESER. La campagne lancé par l'UNI contre les blocages dans les facultés, témoigne de l'implication de l'UNI contre les blocages dans les universités avec des étudiants de différentes sensibilités.

Représentativité[modifier | modifier le code]

L'UNI était une organisation étudiante reconnue représentative par les autorités ministérielles, car elle disposait d'élus au CNESER au CNOUS jusqu'en 2010 où le MET l'a remplacée dans la plupart des universités.

Élus CNESER et CNOUS
Année 1989 1991 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012
CNESER 2 2 2 1 1 2 2 2 1 2 (1 MET) 1
CNOUS 2 2 2 1 1 1 1 1 1 1 0 0

Le nombre total de sièges à pourvoir est de 11 au CNESER, et de 8 au CNOUS.

Critiques à l'encontre de l'UNI[modifier | modifier le code]

  • Le Cato Institute, think-tank américain libertarien, a dénoncé le financement de l'UNI via le NED dans les années 1980 dans le cadre du financement d’organisations anti-communistes. Le Cato Institute écrit que l’UNI « était largement vue comme un chaudron de la Droite radicale »[17]. Cette accusation a fait l'objet d'une commission d'enquête du Sénat américain[réf. nécessaire] dirigée par la sœur du colonel North (elle avait surpris en acceptant d'enquêter sur son frère précédemment). Celle-ci a établi que l'UNI avait reçu des fonds au même titre que Solidarność en Pologne, dans le cadre d'un soutien aux organisations anti-communistes démocratiques dans le monde. La décision de financer ces structures avait été prise sous l'impulsion d'Irving Brown, responsable des relations internationales de l'AFL-CIO[18].

Quelques slogans d'affiches[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (septembre 2010). Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.
  • « Trop d’immigration nuit à l'intégration »
  • « Les blocages nuisent gravement à vos études »
  • « Français et fier de l'être »
  • « Et si le mérite devenait à la mode ?! »
  • « UNI, la droite universitaire » (permanent)
  • « Étudiant de droite, rejoins l'UNI » (permanent)
  • « Lycéen de droite, rejoins l'UNI » (permanent)
  • « Contre les blocages, rejoins l'UNI » (à chaque blocage)
  • « Élections étudiantes je vote UNI » (élections)
  • « Votez et faites voter UNI le mouvement étudiant » (élections)
  • « STOP LA GRÈVE » (à chaque grève, du collectif du même nom)
  • « Burka, Hallal... STOP au communautarisme »[19]

Publications[modifier | modifier le code]

  • L'action universitaire (édition nationale universitaire)

Positionnements[modifier | modifier le code]

Ce mouvement développe depuis 1968 une stratégie antigauche sans ambiguïté comme en témoignent certains slogans ou campagnes d'affiches. Dès sa création, l'UNI souhaite « lutter contre la subversion marxiste particulièrement dans l’université, la justice, la famille, l’armée ». L'UNI dit refuser « les clivages partisans de la Droite pour défendre directement à la base la Nation »[20].

L'UNI est très proche du RPR et par la suite de l'UMP. Elle est pour la continuité du service public (transport, éducation, EDF, La Poste, etc.) en période de grève, souhaitant la mise en place de service minimum dans ces domaines.

À sa création l'UNI défend l'école libre, la préférence nationale, et combat l'avortement[21].

Parmi ses positions sur l'éducation, elle se positionne :

En 2005, certaines sections de l'UNI affichent en même temps que ses propres affiches des affiches de l'UMP et notamment des portraits de Nicolas Sarkozy.

En 2006, l'UNI se positionne en faveur du CPE qu'elle juge comme une chance à l'emploi des jeunes diplômés. Face aux appels à la mobilisation, l'UNI appel au refus des grèves étudiantes. Elle a été à l'origine du collectif « STOP la grève »[22] et aurait participé aux collectifs Halte au blocage et SOS fac bloqué créés d'après le journal Le Monde par les jeunes UMP[23].

L'UNI propose la mise en concurrence des restaurants universitaire gérés par le CROUS via la mise en place du « ticket restauration étudiante » sur le modèle du « ticket restaurant ». Le prix à l’achat serait équivalent à un ticket RU soit 2,80 euros et sa valeur marchande serait de 5,60 euros[24]. L'UNI est donc opposée au « monopole » du secteur public des restaurants universitaire et il lui est reproché de vouloir substituer la restauration privée à la restauration publique.

L'UNI demande également le droit au locapass pour tous les étudiants, la création de « guichets emploi » dans les CROUS ou encore l'ajout d'un 6e échelon de bourse sur critères sociaux à 5000€ par an.

L'UNI a organisé dans plusieurs villes des rencontres Universités-Entreprises[25] pour lier plus fortement les universités et les entreprises, afin selon elle de « faciliter l’insertion professionnelle des jeunes diplômés ».

L'UNI a proposé une pétition de soutien à Eric Zemmour au nom de la défense de la liberté d'expression [26].

En mars 2013, l'UNI crée l'Observatoire de la théorie du genre, présidé par Olivier Vial[27].

Résultats aux diverses élections étudiantes[modifier | modifier le code]

Lors des élections des CROUS de mars 2006 durant le mouvement contre le CPE avec des facultés fermées ou occupées, l'UNI a bénéficié du boycottage des élections par l'UNEF pour remporter mathématiquement des sièges où elle n'était pas présente auparavant[28], mais elle en a perdu ailleurs[29]. Sur le plan national, elle passe de 16 à 30 élus. Cependant, l'UNI stagne au CNOUS[30].

L'UNI a conservé, depuis trois mandats consécutifs, 3 sièges sur 7 au CROUS de la Réunion dont deux mandats exercés par Dimitri Hoarau, étudiant en Droit à Université de La Réunion, ancien élu UNI au CNOUS qui a ensuite démissionné de ces fonctions de dirigeant local pour entrer dans la vie active. Il a toutefois mené à terme ses trois mandats représentatifs (Université, CROUS, CNOUS). Lors des élections au CROUS qui suivent, l'UNI perd un siège, alors que l'UNEF remporte 4 sièges (+ 1) et devient majoritaire dans l'île. L'UNI demeure à cette époque la principale force dans les DOM-TOM (Guadeloupe, Martinique) avec 5 élus sur 7 au CROUS.

L'UNI est favorable à une sélection à l’entrée dans l’enseignement supérieur. Une des principales raisons avancée serait d'éviter que des étudiants s’engagent dans des filières sans débouchés professionnels. L'UNI s'oriente vers un positionnement en faveur de l'orientation active voulue par Nicolas Sarkozy.

L'UNI compte dans ses rangs des militants plus conservateurs qui se sont à différentes époques opposés au bureau national notamment lors du référendum sur le projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe : le bureau national de l'UNI ayant fait le choix du « oui », les militants ayant opté pour le « non » pour des raisons variées se regroupent dans une structure indépendante qu'ils créent autour du site Internet « www.jeunespourlenon.com » mais ne quittent pas, dans leurs très grande majorité, l'UNI pour autant.

En 2008, l'UNI obtient deux sièges au CNESER et conserve son unique siège au CNOUS. Ses trois élus nationaux sont alors Anne-Laure Blin (étudiante en Droit à l'Université Nancy-II), Rose Roseline (étudiante en biologie à l'Université des Antilles et de la Guyane) au CNESER et Gabriel Alibert (étudiant en histoire à l'Université Paris-Sorbonne au CNOUS.

De 2007 à 2011, l'UNI disposait d'un Vice-président étudiant à l'Université Aix-Marseille III[31]. Il s'agissait de la seule Vice-Présidence étudiante officiellement étiquetée UNI.

L'UNI a lancé une campagne intitulée « Français et fier de l'être » à la suite du match France-Tunisie du 14 octobre 2008 à l'occasion duquel la Marseillaise avait été sifflée.

Les 22 et 23 novembre 2008, l'UNI a tenu à l'Assemblée nationale sa XXVe Convergence. Intitulée « UNI, 40 ans au service de la France », celle-ci a rassemblé plus de 350 militants et anciens et a reçu la visite de plusieurs personnalités politiques, dont Valérie Pécresse, Xavier Darcos et Charles Pasqua.

L'UNI a lancé une campagne « Les blocages nuisent gravement à vos études » en février 2009.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site de l'UNI, L'UNI renouvelle ses instances, consulté le 10 novembre 2009
  2. Ariane Chemin, « Difficile numéro d'équilibre pour l'UNI, soutien traditionnel de Jacques Chirac », Le Monde, 5 avril 2006.
  3. Site de l'UNI, « La Rochelle : à droite, toute ! », Sud-Ouest, 12 février 2007 ; reproduit sur le site de l’UNI.
  4. (fr) Site de l'UNI, http://www.uni.asso.fr/spip.php?article89 , page sur l'engagement politique, consulté le 10 février 2009
  5. François Audigier, Histoire du SAC, p. 149, cité par Le Monde, blog « Droites extrêmes »
  6. a, b et c « Qu'est-ce que l'UNI? », Le Monde, Blog « Droites extrêmes »
  7. « Ces jeunes fachos qui, peut-être, nous gouverneront... », REFLEXes, juin 1993.
  8. Marie-Estelle Pech, « L'UNI fait place à un nouveau syndicat étudiant de droite », sur www.lefigaro.fr,‎ 18 janvier 2010
  9. Site vousnousils, Des anciens de l'UNI de Tours refusent le Mét et décident de créer l'UNI-SU
  10. Site de l'UNI, l'UNI renouvelle ses instances, consulté le 10 novembre 2009
  11. L'adresse de ce site était http://www.defensedelarepublique.com/, elle semble inactive aujourd'hui mais appartient à l'UNI comme en atteste Whois : http://whois.net/whois_new.cgi?d=defensedelarepublique&tld=com
  12. Site : Les étudiants avec Sarkozy
  13. Pas les Royal.com
  14. http://whois.net/whois_new.cgi?d=paslesroyal&tld=com Preuve de l'appartenance du site à l'UNI
  15. « MEDEF, UIMM : lobbies, et plus si affinités… », L'Humanité, 3 novembre 2007
  16. « UIMM : la piste "universitaire"», Les Échos, 18 février 2008
  17. Loose Cannon: The National Endowment for Democracy
  18. Mort en mai 1989 et qui prenait la parole dans tous les congrès de FO jusqu'en 1986, date à laquelle il a eu de graves problèmes de santé.
  19. « Autocollant - UNI », sur site de l'UNI (consulté le 06/12/2014)
  20. UNI, brochure de 1988 édité par l'UNI et intitulée Qu'est ce que l'UNI ?
  21. Selon le résumé de François Audigier, cité dans « L'UNI, une alternative étudiante à la droite populaire », sur frequenceesj.com
  22. Site Stoplagreve.com
  23. Site Liberté chérie, Liberté Chérie - CPE: plus de 2.000 manifestants à Paris contre le blocage des universités
  24. UNI, Ces chiffres sont ceux avancés à partir de septembre 2006, en raison de l'évolution du prix des repas en restaurant universitaire qui dépend de l'inflation et de l'engagement financier de l'État et du repas dans la restauration privée qui dépend de l'inflation, ces prix ont évolué depuis (3€ au lieu de 2,80€ en 2011).
  25. La Confédération étudiante revendique aussi l'organisation de ce type de rencontres.
  26. Site de l'UNI
  27. M. F., « La « théorie du genre » sous surveillance », Valeurs actuelles, no 3981,‎ 14 mars 2013, p. 21 (lire en ligne).
  28. Source UNI. Universités de Grenoble, Amiens, Montpellier
  29. Université de Clermont-Ferrand
  30. Source UNI. 33 voix et un siège en 2004 et exactement le même score en 2006 alors que l'UNI a gagné 17 voix au CROUS : cela signifie que l'UNI a perdu la quasi-totalité des voix extérieures qui se portaient sur elle depuis de nombreuses années lors de l'élection au CNOUS, soit les 7 voix des élus des Antilles et de Guyane et les deux tiers des voix — environ 7 sur 10 — des étudiants africains des CROUS de métropole.
  31. présentation sur le site de l'Université Aix-Marseille.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Audigier, Génération gaulliste : L'Union des jeunes pour le progrès, une école de formation politique, 1965-1975, Presses universitaires de Nancy, 2005.
  • François Audigier, Histoire du S.A.C. : La Part d'ombre du Gaullisme, Stock, 2003.