Union nationale des syndicats de l'Éducation nationale CGT

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L'Union nationale des syndicats de l'Éducation nationale (UNSEN) est une union syndicale qui regroupe les personnels de l'Éducation nationale, affiliée à la Confédération générale du travail.

Organisation[modifier | modifier le code]

L'UNSEN-CGT s'identifie désormais sous le vocable de « CGT Educ'action ». Elle est affiliée à la Fédération CGT de l'éducation, de la culture et de la recherche (FERC).

Le congrès de 2008 a changé le nom de l'organisation en CGT-Educ'action.

L'organisation a tenu son congrès national du 6 au 10 juin 2011 et élu Patrick Désiré comme secrétaire général[1].

Historique du syndicalisme enseignant dans la CGT[modifier | modifier le code]

1905 : création de la Fédération nationale des Syndicats d’instituteurs et d’institutrices (FNSI).

1907 : la FNSI rejoint la CGT.

1919 : la FNSI devient la Fédération des maîtres de l’enseignement laïque (FMEL).

1920 : création du Syndicat national des instituteurs (SNI), autonome.

1925 : le SNI rejoint la CGT.

1931 : création du Syndicat national de l’enseignement primaire supérieur (SNPES), autonome.

1936 : création du Syndicat de l’enseignement technique (SNET) dans la CGT.

1937 : création du Syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire (SPES) dans la CGT.

1944 : création dans la CGT du Syndicat national des enseignements du secondaire (SNES) par fusion entre le SPES et le SNPES, et du SNEP. Le SNI et le SNET sont maintenus, toujours dans la CGT.

1946 : création la Fédération de l'Éducation Nationale-CGT (FEN-CGT) qui regroupe tous les syndicats CGT de l'Éducation Nationale.

1948 : création de la CGT-FO à partir de Résistance Ouvrière : le SNES, le SNEP et le SNI décident de ne pas choisir entre la CGT-FO et la CGT. Le SNET reste à la CGT.

1954 : fin de la double-affiliation possible entre la FEN-CGT et la FEN autonome.

Le SNET devient le SNETP. Seuls les enseignants du technique peuvent adhérer à la CGT.

1979 : la FEN-CGT devient la Fédération Éducation Culture et Recherche-CGT (FERC-CGT).

1986-1988 : le SNETP-CGT commence sa mutation vers l’UNSEN : la FERC-CGT soutenant cette mutation pour permettre à tous les enseignants d’adhérer à la CGT. Création des SDEN-CGT, la CGT dans l’enseignement se décline désormais dans des syndicats départementaux.

1990 : la FERC-CGT présente ses premières listes aux CAP des instituteurs. Le bureau confédéral fait connaître son opposition à cette initiative.

1992 : après un long processus, le SNETP-CGT devient définitivement l’UNSEN-CGT à l’occasion de son premier congrès.

1994 : un instituteur, Christian Dubot, devient secrétaire général de la FERC-CGT.

2008 : l’UNSEN-CGT devient la CGT-Educ’action et obtient ses premiers sièges dans les CAP des certifiés. Outre ses sièges aux CAP des PLP, la CGT obtient des sièges aux CAP des CPE et s’installe comme la deuxième organisation syndicale à l’occasion des premières élections des enseignants non titulaires. Dans l’académie de Créteil, la CGT devient la deuxième organisation du 2nd degré, première chez les PLP et les non titulaires.

2011 : la CGT Educ'action ouvre son champ de syndicalisation aux personnels administratifs, techniciens, sociaux et de santé.

Représentativité[modifier | modifier le code]

La CGT Educ'action revendique 13 000 adhérents en 2011.

Lors des Élections professionnelles de 2005, l'UNSEN-CGT a obtenu 3,9 % des voix. Cependant ce score masque de grandes disparités entre les corps. La CGT est principalement implantée dans le corps des PLP avec 25 % des voix. En revanche, elle est très faible chez les autres enseignants (2,2 % pour les certifiés, 1,5 % pour les agrégés, 2,0 % pour les professeur des écoles).

Lors des Élections professionnelles de 2008, la CGT Educ'action a obtenu 5 % des voix avec une percée notable dans certaines académies et dans certains corps. La CGT a progressé dans tous les corps : PLP, 23,9 % des voix ; 2,9 % pour les certifiés ; 1,9 % pour les agrégés ; 4,1 % pour les CPE ; 2,3 % pour les professeur des écoles). Les résultats les plus importants étant chez les personnels non titulaires qui votaient pour la première fois : la CGT devient nationalement la deuxième organisation des non titulaires enseignants, CPE et COP avec 16,6 % et des non titulaires de la vie scolaire (assistants d'éducation et EVS) avec 16,5 %.

Dans l'académie de Créteil, la percée est plus importante car la CGT est devenue globalement la deuxième organisation syndicale des collèges, lycées généraux, technologiques et professionnels (11 % des voix globalement) avec des élu-e-s PLP (35 % des voix), certifiés (4,5 %), CPE (10 %) et non titulaires (32,5 % chez les enseignants et 25 % chez les assistants d'éducation), étant même première organisation chez les PLP et les non titulaires enseignants, CPE et COP.

Aux élections professionnelles d'octobre 2011 le taux de participation a connu une chute vertigineuse. Même pour les corps ayant traditionnellement un taux de participation élevé (P EPS-CE EPS, COP-DCIO, CPE), a observé un recul d’environ 20 %. Pour le CTM le taux de participation est de 38,54 %. Étant donné que ce vote est une première, il est difficile de faire véritablement une comparaison. Selon Luc Chatel le choix du mode de scrutin était censé améliorer le taux de participation. Dans la réalité le faible taux de participation affaiblit malheureusement la légitimité des organisations syndicales.

Représentativité aux comités techniques Pour le CTM, la CGT Educ'action a obtenu un siège avec 6,47 % des suffrages. Elle assure donc sa représentativité en confirmant sa 5e place parmi les organisations syndicales. En 2008, la représentativité de la CGT au CTPM était calculée à partir des résultats des CAPN et des CCP des contractuels, soit 5,12 %. La CGT a déposé des listes pour les CTA dans toutes les académies, sauf à Poitiers et la Réunion où elle a fait des listes d’union. Pour l’ensemble des CTA, la CGT Educ'action est la 5e organisation syndicale avec 6 % des suffrages et 10 sièges : 2 à l’administration centrale et 1 siège dans les académies d’Aix-Marseille, Lyon, Martinique, Nice, Reims, Rennes, Rouen et Versailles.

Évolution de la représentativité CGT dans les CAPN Par rapport à 2008, il y a un léger recul dans le 1er degré mais la CGT Educ'action est en progression dans tous les corps du 2nd degré sauf chez les P-EPS.

À la CAPN des PLP, la CGT confirme sa 2e place en franchissant la barre de 25 % des voix. Malgré la recomposition syndicale du SNETAA avec FO. La CGT Educ'action obtient 3 des 10 sièges à la CAPN des PLP.

Pour les corps fusionnés entre les personnels de laboratoire du second degré et les personnels recherche formation du supérieur (ATRF, TRF), la CGT Educ'action a présenté des listes communes avec la FERC sup CGT. La composition du corps électoral était de 1/3 personnel de laboratoire du 2nd degré et 2/3 enseignement supérieur. Pour ces catégories, la CGT reste fortement implantée et obtient 2 sièges pour à la CAPN des TRF et 3 sièges à la CAPN des ATRF.

Dans le corps des Adjoint technique des établissements d'enseignement (ATEE)la CGT Educ'action devient la 1ère organisation avec 38,95 % des suffrages et 5 sièges sur 11 à la CAPN.

Pour les CAPA PLP, la CGT Educ'action obtient 83 sièges contre 71 sièges en 2008. Pour les CAPA certifié,la CGT Educ'action obtient 6 sièges contre 2 en 2008 : en plus de Clermont et Créteil ( en 2008), s’ajoutent Dijon, Nice, Rouen et Versailles. Pour les CAPA CPE, la CGT Educ'action obtient 5 sièges contre 4 en 2008. La CGT conserve son siège à la CAPA des personnels de direction de Rennes, siège obtenu en 2008. La CGT obtient aussi un siège à la CCP des directeurs adjoints de SEGPA d’Aix-Marseille. Pour les CAPA ATRF, 21 listes CGT ont été déposées. La CGT Educ'action obtient 36 sièges. Pour les CAPA ATEE, 16 listes CGT ont été déposées. La CGT Educ'action obtient 62 sièges.

CAPD 1er degré 36 listes CGT ont été déposées contre 35 en 2008. La CGT Educ'action obtient 2 sièges dans les Alpes maritimes. Mais dans de nombreux départements, les pourcentages obtenus sont en baisse par rapport à 2008.

CCP non titulaires La CGT Educ'action a perdu plusieurs sièges.

Listes d’union Pour le CTA de Poitiers, la CGT Educ'action avait fait une liste d’union avec la FSU qui a recueilli 43,58 % des voix et permis d’obtenir 5 sièges dont 1 pour la CGT. Pour le CTA de La Réunion, la CGTR avait fait une liste d’union avec le SAIPER qui a recueilli 10,34 % des voix et permis d’obtenir 1 siège. Dans l’académie de Versailles pour le 1er degré, les 2 listes d’union CGT-SUD déposées dans les départements du 92 et du 95 n’ont pas permis d’obtenir de siège.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]