Union fédéraliste des communautés ethniques européennes

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Logotype de l'UFCE

L’Union fédéraliste des communautés ethniques européennes (UFCE)(en allemand : Föderalistische Union Europäischer Volksgruppen), en anglais : Federal Union of European Nationalities (FUEN), est une organisation non gouvernementale (ONG) allemande créée, en 1949 à Versailles, dont le siège est à Flensburg.

Elle est douée du statut participatif auprès du Conseil de l’Europe depuis 1989[1] et auprès de l’Organisation des Nations unies (ONU) depuis 1995.

Organisations membres[modifier | modifier le code]

L'UFCE compte

Au total, il y a parmi les 44 organisations membres titulaires 12 associations de minorités allemandes d'Europe centrale, orientale et de l'ex-Union des républiques socialistes soviétiques (URSS), et 6 associations de minorités non allemandes (Frisons, Danois, Polonais, Roms, Sorabes) en Allemagne et 2 en Autriche (Croates, Slovènes). Les deux autres pays comptant un nombre important d'organisations membres sont la Hongrie (Roumains, Allemands, Slovaques et Croates) et la Russie (Allemands, Balkars, Karachaïs, Grecs).

Allemagne[modifier | modifier le code]

Autriche[modifier | modifier le code]

Danemark[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Aucun des principaux partis régionalistes français (de centre-droit et de centre-gauche), regroupés au sein de la fédération Régions et peuples solidaires et de l'Alliance libre européenne, n'adhère, comme membre effectif ou observateur, à l'UFCEE.

Géorgie[modifier | modifier le code]

Grèce[modifier | modifier le code]

Hongrie[modifier | modifier le code]

Italie[modifier | modifier le code]

Roumanie[modifier | modifier le code]

Serbie[modifier | modifier le code]

Slovaquie[modifier | modifier le code]

Suisse[modifier | modifier le code]

République tchèque[modifier | modifier le code]

Dirigeants[modifier | modifier le code]

L'actuel président (depuis 2007) est Hans H. Hansen, de la minorité allemande du Danemark (Schleswig du Nord). Le Breton Joseph Martray en a été secrétaire général (1949-1952) et un autre Breton, Pierre Lemoine, en a été vice-président pendant 22 ans puis président (1986-1990). Les six vice-présidents sont issus des minorités germanophones du Nord-Schleswig au Danemark et du Sud-Tyrol italien, croate d'Autriche, cornouaillaise du Royaume-Uni, sorabe et danoise du Sud-Schleswig. Le secrétaire général actuel (1999-), Frank Nickelsen, comme le précédent, Armin Nickelsen (1987-1999), est issu de la minorité allemande du Danemark, les deux précédents (1974-1982, 1982-1987) étaient issus de la minorité danoise d'Allemagne.

Polémiques[modifier | modifier le code]

Tirant les leçons du passé, elle n'accepte en son sein que les organisations séparatistes ou autonomistes ayant renoncé au terrorisme[3].

La FUEV plaide pour la fin des États-Nations[réf. nécessaire] et l'organisation d'une Europe des régions, délimitées en fonction de leur cohérence ethnique, l’identité et l'appartenance à une ethnie étant biologiques selon les critiques. Ces reproches sont faux, la FUEV disant clairement que l'appartenance à une minorité relève de la volonté individuelle[4]. Selon une note de 1961 du ministère allemand des Affaires étrangères, elle crée des tensions ethniques là où aucune différence n’existait auparavant[5]. Elle continue de soutenir les revendications identitaires partout en Europe[6]. Ses affiliations avec les milieux pangermanistes, nazis de la Seconde Guerre mondiale, voire néonazis sont régulièrement signalées[7]. Jorgen Kuhl, dans un livre faisant l'historique de cette organisation s'oppose à cette vision. La F.U.E.V. a rédigé et proposé le Projet de Charte européenne des langues minoritaires adoptée par le Conseil de l'Europe, et selon Lionel Boissou c'était toujours dans l’optique d’imposer une Europe régionalisée sur base ethnique[8]. Elle plaide également pour la mise en place de citoyennetés régioniales (Michel Ebner, député européen du PPE au congrès UFCE 2003)[9]. En fait, il faut lire l'ouvrage clef de Pierre Hillard "Minorités et régionalismes" qui doit être réédité fin 2012/début 2013. Ce livre retrace toute l'évolution vers une Europe ethnique et fédérale à partir d'une quantité impressionnante d'archives et de textes officiels. Les annexes et les illustrations font environ 100 pages sur un livre qui fait environ 400 pages.

Financement[modifier | modifier le code]

Elle est financée essentiellement par les cotisations de ses membres et avec l'aide de plusieurs organismes ou gouvernements :par le ministère allemand de l’Intérieur, divers Lander d'Allemagne et d'Autriche, la région Trentin-Haut-Adige, et pour une cotisation de principe par la fondation Hermann Niermann (de), créée en 1977 à Düsseldorf dans un but ethniciste[10] et qui finance également de nombreuses autres organisations ayant les mêmes buts[11].

La revue bimestrielle Europa ethnica dont elle s'est séparée depuis plus de 10 ans pour divergences aurait repris la numérotation du mensuel marque de droite du Congrès des nationalités, Nation und Staat, publié de septembre 1927 à septembre 1944[12]. Elle reprend les mêmes travers[13].

Elle possède aussi une organisation de jeunesse : les Jeunesse communautés ethniques européennes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste de ces membres sur le site du Conseil de l’Europe [1]. Consulté le 29 janvier 2007
  2. site de l'Union fédéraliste des communautés ethniques européennes (page accédée le 20/05/2007)
  3. UFEV. Qui est-on ?(sic) [2]. Consulté le 29 janvier, notamment le passage « Elle poursuit cet objectif en recourant à des moyens pacifiques. Elle intervient énergiquement contre le séparatisme et tout décalage violent de frontière »
  4. "We underline the principe according to which declared membership of a national minority is a matter of individual freedom". Charter for the autochtonous national minorities in Europa, Bautzen, 2006, page 7
  5. Walter von Goldendach, Hans-Rüdiger Minow. Am Kälberstrick. En ligne [3]. Consulté le 29 janvier 2007
  6. Pierre Hillard. « La constitution européenne officialise le fait ethnique », entretien avec l’Observatoire du communautarisme, et Revue républicaine, publié le 16 avril 2005 sur le site de l’Observatoire. En ligne. Consulté le 29 janvier 2007.
  7. Dreilang-Zeitung, 15, 12 avril 96
  8. D’après le compte-rendu de l’article de Lionel Boissou. Vers un nouvel ordre « ethnique » ?, paru dans la revue Humanisme, n° 232-233 mars 1997, p 107, compte-rendu publié par le site Anthropologie en ligne [4]
  9. Pierre Hillard. « La constitution européenne officialise le fait ethnique », entretien cité
  10. selon Françoise Morvan, citant Die Zeit, pour « aider les minorités ethniques à préserver leur existence biologique et culturelle », en particulier le «Volkstum allemand exposé à de dangereuses menaces à l'ouest, au Sud et à l'Est » [5]
  11. REFLEXes. Le spectre de l’Allemagne impérialiste. REFLEXes n° 46, juin 1995. Disponible en ligne [6], consulté le 29 janvier 2007
  12. dernier numéro en 1944, n° 17 ; premier numéro de Europa ethnica en 1961, n° 18. En 1999, Europa ethnica porte la mention 56e année (éditée depuis 1961, soit la 39e années ; plus les 17 ans de 1927 à 1944
  13. Version germanophone de l’article sur de:Europa Ethnica

Compléments[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]