Union des démocrates et indépendants - UC

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Union des démocrates et indépendants - UC
Image illustrative de l'article Union des démocrates et indépendants - UC
Chambre Sénat
Ancien(s) nom(s) Union centriste
Union centriste et républicaine
Partis membres UDI
MoDem
Président François Zocchetto
Sénateur de la Mayenne
Représentation
31 / 348
Site Web www.unioncentriste-senat.fr

Le groupe Union des démocrates et indépendants - UC (UDI-UC) est un groupe parlementaire français, rassemblant au Sénat des sénateurs de l'Union des démocrates et indépendants et du Mouvement démocrate. Il compte actuellement 31 membres (juillet 2014).

Présentation[modifier | modifier le code]

L'émergence du centre sous la Cinquième République[modifier | modifier le code]

Le groupe est issu du groupe des Républicains populaires formé en 1959, de la formation administrative en son sein du Centre démocratique (équivalent d'un groupe homonyme à l'Assemblée nationale), les deux fusionnant en 1965 en un « groupe des Républicains populaires et du Centre démocratique » (RPCD)[1],[2].

Lors de l'élection présidentielle française de 1965, le candidat issu du Mouvement républicain populaire Jean Lecanuet met en ballotage le général Charles de Gaulle en obtenant 15,57 % des suffrages. En 1966, sous sa conduite, le Mouvement républicain populaire devient le Centre démocrate. En 1968, Alain Poher également issu du MRP devient président du Sénat. Il se présente à l'élection présidentielle française de 1969 et obtient 23,31 % des suffrages, ce qui lui permet de figurer au deuxième tour contre Georges Pompidou.

Les centristes se rallient à la majorité présidentielle en deux vagues successives en 1969 et 1974, avant de se retrouver dans l'opposition à partir de l'élection présidentielle de 1981.

Un groupe pivot[modifier | modifier le code]

Le groupe adopte le nom d'Union Centriste en 1983.

L'Union Centriste est alors au sommet de son influence au sénat. Il comprend un noyau de sénateurs membres du Centre des démocrates sociaux, héritier du MRP. À ce titre, le groupe contribue à faire du sénat une tribune pour le défense de l'école libre. Autour de ce noyau s'aggrègent un certain nombre de sénateurs sans étiquette, désignés par des élus de terrain peu politisés: de fait, le groupe fonctionne comme une force politique autonome, y compris sur le plan financier.

L'influence du groupe est bientôt menacée par la montée en puissance du groupe RPR d'abord puis du groupe socialiste ensuite. La succession d'Alain Poher en 1992 est problématique. Au sein de l'Union Centriste, René Monory est préféré à Daniel Hoeffel et Jean Lecanuet. Puis il est désigné par l'ensemble des sénateurs se réclamant de UDF au détriment du Républicain Indépendant Pierre-Christian Taittinger. Il doit encore battre Alain Poher, candidat à un dernier mandat avec le soutien du groupe RPR qui lorgne déjà sur sa succession.

Réélu en 1995, René Monory est devancé au premier tour en 1998 par le candidat du RPR Christian Poncelet, dont l'audience personnelle dépasse celle de son groupe politique.

l'Union centriste aujourd'hui[modifier | modifier le code]

L'UMP, créée en 2002, vise à réunir tous les élus de droite et du centre-droit. L'Union centriste se maintient cependant avec un effectif d'une trentaine de sénateurs.

L'acronyme « UDF » est accolé au nom du groupe du 1er janvier 2005 à octobre 2008. Dans un système politique où la pratique du scrutin majoritaire lamine la représentation des forces centristes, l'Union centriste reste un rare point de convergence et d'expression des centres[réf. nécessaire].

Après les élections sénatoriales de 2011, un certain nombre de sénateurs issus du Parti radical ou de la Gauche moderne, qui siégeaient jusqu'à présent au sein des groupes UMP ou RDSE, se regroupent avec ceux de l'Union centriste : le groupe prend alors l'appellation d'« Union centriste et républicaine » (UCR).

Les sénateurs de l'Union centriste sont à ce moment répartis de la manière suivante :

Le 23 octobre 2012, à la suite de la création du parti de l'Union des démocrates et indépendants (UDI) par Jean-Louis Borloo, auquel adhère 28 des 31 sénateurs de l'UCR (puis 29 des 32, après le ralliement de Chantal Jouanno), le groupe prend le nom d'« Union des démocrates et indépendants - UC » (UDI-UC)[5].

Composition[modifier | modifier le code]

Liste détaillée[modifier | modifier le code]

En juillet 2014, le groupe est composé des 31 membres suivants[6] :

Historique des présidents[modifier | modifier le code]

Anciens membres du groupe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]