Union, progrès et démocratie

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Union, progrès et démocratie
Unión, Progreso y Democracia
Image illustrative de l'article Union, progrès et démocratie
Logo officiel
Présentation
Porte-parole Rosa Díez
Fondation 26 septembre 2007
Siège Madrid
Madrid Communauté de Madrid
Drapeau de l'Espagne Espagne
Congrès des députés
5 / 350
Parlements autonomes
10 / 1 268
Parlement européen
4 / 54
Conseillers Municipaux
152 / 68 286
Idéologie Centre[1]
Social-libéralisme[1],
Centralisme[1]
Couleurs Rose, blanc
Site web www.upyd.es

Union, progrès et démocratie[2] (espagnol :Unión, Progreso y Democracia[3],[4],[5],[6]; UPyD, selon les statuts du parti, ou UPD[7]) est un parti politique espagnol représenté au Congrès des Députés. Son inscription au Ministère de l’Intérieur a eu lieu le 26 septembre 2007[8]. Parmi ses fondateurs se trouvent: Rosa Díez, ex-eurodéputée socialiste; Mikel Buesa, ex-président du Foro de Ermua et les philosophes Carlos Martínez Gorriarán et Fernando Savater. Ils ont aussi reçu le support du Prix Nobel de Littérature Mario Vargas Llosa et du dramaturge Albert Boadella.

Dans les élections législatives de 2008, ils ont obtenu une seule députée par la circonscription de Madrid, Rosa Díez, porte-parole du parti, avec 306 079 voix c'est-à-dire la sixième force politique en Espagne. Ils ont obtenu un siège au Parlement du Pays basque dans les législatives autonomiques de 2009, ainsi qu’un eurodéputé dans les européennes, aussi en 2009.

Dans les municipales de 2011, le parti est devenu le cinquième parti le plus voté (le quatrième des partis non nationalistes périphériques), avec un résultat de 152 conseillers municipaux. Aux législatives de 2011, le parti arrive en quatrième place par nombre de voix, mais en sixième par nombre de députés, avec cinq sièges au Congrès des Députés, après avoir obtenu plus d'un million de voix, et avoir été le parti avec la plus grande croissance depuis les dernières élections[9],[10],[11].

Idéologiquement, l'UPyD se définit comme non nationaliste, transversal, laïque, progressiste, et défenseur d’un modèle fédéraliste en Espagne et en Europe. Son idéologie est aussi fondée sur la régénération démocratique, la démocratie libérale[12] et la citoyenneté comme lien entre l’État avec ses citoyens. Le parti défend donc l'État de Droit, laïcité religieuse, idéologique, et d’identité de chaque personne, d’une façon radicale et démocrate-progressiste pour que tous les citoyens le soient en conditions d’égalité. Mikel Buesa dans une présentation du parti en 2007 et Irene Lozano dans une entrevue télévisée en 2013 ont expliqué l'origine des trois concepts qui composent le nom du parti: Union par sa défense de « l'unité de l'Espagne », Progrès par son attachement à idéologie progressiste et Démocratie parce qu'ils se déclarent « démocrates radicaux »[13],[14],[15],[16].

Certains moyens de communication et groupes politiques définissent l'UPyD comme un parti centraliste, en raison de ses propositions de dévolution de certaines compétences au gouvernement central, notamment les politiques de santé ou d’éducation[17]. Ces groupes qualifient le parti d’« espagnoliste »[18],[19], fondant cette affirmation sur la proposition d’éliminer de la Constitution Espagnole les références aux nationalités historiques d’Espagne et la protection des langues régionales, dont l’utilisation par certains gouvernements régionaux, l'UPyD considère comme un « facteur de discrimination ». À son tour, UPyD insiste sur le fait que les citoyens doivent choisir, sans politiques actives de protection de la langue (considérées comme des « impositions »).

Cependant, l'UPyD plaide pour un modèle décentralisé, de style fédéral coopératif et symétrique[20]. Ils défendent en outre la cession de compétences à l’Union Européenne, ainsi qu’une Europe fédérale[21] . D’autre part, ils proposent que, dans les Communautés Autonomes bilingues, les citoyens puissent choisir librement la langue officielle dans laquelle ils veulent être entendus et traités par l’administration[22], ainsi que d’assurer la connaissance des deux langues tout au long du parcours éducatif.Ils sont contre le système catalan d’immersion linguistique obligatoire dans l'enseignement public[23] vu que le castillan n'est enseigné que trois heures par semaine[24]. Par ailleurs dans les universités certains professeurs, donnent leurs cours en catalan, ce qui empêche des Espagnols qui ne connaissent pas le catalan d'aller étudier en Catalogne[25].

L'UPyD considère également qu’il faut avancer vers un processus constituant de réforme de l’État, où il faudra réorganiser les compétences des différents niveaux administratifs, assurant des droits fondamentaux équivalents à tous les citoyens espagnols sans considération du lieu où ils habitent[26]. Ils opinent aussi qu’il faut « donner un sens au gouvernement central », pour qu’il soit plus efficace et plus efficient. Aussi ont-ils affirmé dans leur premier congrès que l’unité nationale doit être comprise en termes de patriotisme constitutionnel, face à des conceptions nationalistes, ethniques ou mythiques. Certains médias britanniques, comme le Financial Times [27] et The Economist [28] ont qualifié l'UPyD comme un parti de centre.

Une nouvelle enquête parue sur El País, en 2013, a donné à l'UPyD, un résultat estimé de 13,7% des voix si les élections auraient eu lieu ce jour-là[29].

Origines[modifier | modifier le code]

Le samedi 19 mai, 45 personnes se sont réunies à San Sebastián dans le but de débattre sur le besoin et la possibilité de créer un nouveau parti politique pour faire face aux deux principaux partis politiques nationaux, le Parti Populaire (PP) et le Parti Socialiste (PSOE). Dans cette réunion, beaucoup des participants étaient des basques, la plupart avec une longue expérience dans des organisations politiques, syndicales et civiques, et dans nombreux cas provenant de la gauche, mais aussi de la tradition libérale et citoyenne. Après cette rencontre, ils prennent la décision de démarrer un nouveau projet politique national.

Pour ce faire, ils créent une association, Plataforma Pro. Des colloques ont eu lieu partout en Espagne pour présenter le projet, en exposant les objectifs du parti à créer, dont les principaux étaient :

  • la lutte contre l’ETA et n’importe quel type de terrorisme ;
  • la régénération démocratique en Espagne ;
  • l’opposition aux nationalismes peripheriques[30] ;
  • la réforme de la Constitution Espagnole, dans le but de renforcer les libertés des citoyens et son égalité (indépendamment de la Communauté Autonome de résidence).

Parmi les membres ou collaborateurs de la plateforme se trouvaient notamment : le philosophe Fernando Savater, le porte-parole de ¡Basta YA!, Carlos Martínez Gorriarán, ou l’eurodéputée Rosa Díez, qui annonce en août sa renonce au siège dans l’Europarlement ainsi que l'abandon des files du PSOE pour se dédier pleinement au projet[31].

D'autres groupes qui ont manifesté leur support à la Plataforma Pro étaient l’association Ciutadans de Catalunya, spécialement ses membres Albert Boadella, Arcadi Espada y Xavier Pericay, ainsi que l’initiative citoyenne '¡Basta Ya!'. De même, une cinquantaine de membres de Socialistas en Positivo (un courant critique du PSC) ont aussi rejoint le projet[32].

Mi-septembre 2007, le président du Foro de Ermua, Mikel Buesa, annonce son intention de participer au parti politique issu de la Plataforma Pro.

Finalement, le 29 septembre 2007, dans le Théâtre-Auditorium de la Casa de Campo, à Madrid, a lieu l’acte publique de constitution du parti.

D'autres personnalités qui rejoignent le parti ultérieurement sont : l’écrivain Álvaro Pombo[33] et le sportif Álvaro de Marichalar[34].

Idéologie[modifier | modifier le code]

Idéologiquement, l'UPyD ne se définit pas comme de gauche ou de droite. Le parti déclare tout au début de son Manifeste Fondateur :

« Être considérés comme de gauche ou de droite ne nous paraît pas le problème, même si on s’apitoie cordialement de ceux qui n’ont d’autres arguments pour déqualifier l’adversaire […], nous préférons parler de progressisme au lieu de gauche ou droite. Etre progressiste, c’est lutter contre les tyrannies qui humilient la démocratie formelle, ainsi que contre la misère et l’ignorance qui font impossible la démocratie matérielle. Et ni les actuels partis de gauche, ni ceux de droite n’ont le monopole du progressisme, même si les deux traditions politiques y ont contribué. Nous aimerions être capables de profiter les éléments positifs des uns et des autres, mais sans assumer les préjudices réactionnaires qui existent dans les deux champs. »

Idéologiquement, l’UPyD ne se définit comme de gauche o de droite. L’UPyD se définit comme un parti progressiste, au-delà des étiquettes idéologiques. Le parti est englobé dans le terme utilisé depuis les dernières années « transversalité » : un parti qui veut rejoindre dans son sein des concepts et des idées des deux courants politiques principaux.

Selon les déclarations de la porte-parole Rosa Díez[35], le parti est « progressiste et transversal », « on a des gens de gauche et des libéraux », assurant que, à son avis, « le centre est le néant ». Ils affirment avoir comme des signes d’identité additionnels le « constitutionnalisme, et sa défense, comme défense de l’État de Droit espagnol, sous la protection de la Constitution espagnole de 1978 ; le laïcisme, comme défense d’un État neutre vis-à-vis des croyances, dans lequel aucune confession religieuse ou identitaire n'ait des privilèges spéciaux ; et le « non nationalisme », comme refus et lutte contre la prévalence des partis nationalistes périphériques et séparatistes dans le système politique espagnol. Face à ceux-là, Rosa Díez définit l’UPyD comme un parti « manifestement national, avec un seul projet pour l’ensemble de l’Espagne ».

Ses propositions principales, selon le parti[36], sont:

  1. Réforme de la Constitution Espagnole de 1978, surtout dans trois aspects:
    1. Clôture du modèle autonomique, étant donné que dans la constitution ne sont pas spécifiées les compétences de l'état et des communautés autonomes, les compétences se modifient avec le temps, avec certains effets pervers, principalement des différences des droits citoyens envers l'administration ou l'usage politique de l'éducation. UPyD veut une claire delimitation des compétences de l'État, et celles des communautés autonomes (par le passé, des compétences ont ete echangées contre des voix des partis nationalistes à l'assemblée nationale). À propos des concerts économiques basque et navarrais, l'UPyD plaide pour sa suppression et l'établissement d'un modèle fiscal commun pour toutes les communautés autonomes.
    2. Amélioration et renforcement des droits et obligations individuelles, en les définissant totalement pareils pour tous les citoyens du pays, sans des inégalités territoriales, linguistiques, idéologiques ou religieuses. L'unité de la nation espagnole est le seul instrument capable de garantir l'égalité de tous les citoyens.
    3. Amélioration de la séparation des pouvoirs, renforçant l'autonomie du pouvoir judiciaire par rapport au exécutif et le législatif ; consolidation du système judicial dans tout le pays ; recherche des méthodes pour garantir l'indépendance et la professionnalité des Tribunaux et des institutions régulatrices au caractère économique, en éliminant leur dépendance du pouvoir exécutif.
  2. Rendre effective la laïcité de l'État.
  3. Réforme de la loi électorale, avec révision des circonscriptions électorales, et conséquemment de la distribution des sièges entre tous les partis politiques, que ce soit des grands partis nationaux (PP, PSOE) comme des nationalistes.
  4. Renforcer et promouvoir la qualité de l'enseignement public, en promouvant le laïcisme, luttant contre le fanatisme et l'ignorance, et promouvant la recherche scientifique. L'UPyD propose aussi des améliorations en matière de scolarisation dans la langue maternelle, et la normalité de la prévalence de la langue commune (l'espagnol) sur les particulières ; même si ces langues doivent reconnues, protégées et employées dans certaines régions pour garantir le bilinguisme là où il existe, l'UPyD refuse l'imposition de l'une sur l'autre aux citoyens par l'administration.
  5. Des mesures de régénération démocratique : la possibilité d'introduire un système électoral de listes ouvertes, l'élection directe des postes personnels principaux (présidence, nationale et autonomique, ou les maires), limitation des mandats, et des incompatibilités entre le exercice des postes publics et des affaires privés. Aussi des mesures qui fassent plus transparent le financement des partis politiques et améliorent l'indépendance des grands pouvoirs économiques.
  6. Des mesures pour combattre le terrorisme, avec l'objectif principal de la défaite de l'ETA et les autres organisations terroristes, en combattant ses actes violents, la persécution de leur financement et empêchant sa justification politique et idéologique.
  7. Des mesures économiques et sociales qui promeuvent le développement et la compétitivité de l'économie espagnole, en corrigeant les inégalités. L'État doit améliorer l'éducation, la formation et la sécurité des travailleurs, faire la dotation nécessaire d'infrastructures, favoriser la recherche et l'innovation des entreprises, et garantir la liberté économique et la compétence.
  8. Une politique internationale sensible aux conséquences de la mondialisation et l'intégration mondiale, tenant compte du phénomène de l'immigration, pour réussir le progrès de l'humanité et le libre développement de la civilisation et des principes démocratiques universaux dans tout le monde ; le renforcement de l'Union Européenne doit être aussi favorisé.
  9. Des mesures rationnelles de politique environnementale qui rendent compatibles le développement économique et technologique avec la protection de l'environnement et la biodiversité.

Soutiens[modifier | modifier le code]

Depuis qu'il a été fondé, l'UPyD a reçu le support de des personnalités comme de des collectifs, des journalistes et des membres de l'activisme citoyen de l'Espagne. Plusieurs d'entre les promoteurs de l'UPyD sont des membres de ¡Basta ya!, comme Rosa Díez, les philosophes Fernando Savater et Carlos Martínez Gorriarán.

Le parti a aussi reçu le support de des autres organisations, comme Ciutadans de Catalunya, notamment de ses membres Albert Boadella, Arcadi Espada (membre aussi de ¡Basta Ya!), Teresa Giménez Barbat o Félix Pérez Romera (ce dernier a abandonné le parti peu après)[37],[38],[39].

Des membres célèbres du Foro de Ermua ont manifesté son support au parti, y compris, l'ex-président Vidal de Nicolás, le syndicaliste Tomás Tueros, le sculpteur Agustín Ibarrola, Rubén Múgica (porte-parole du Foro de Ermua et fils de Fernando Múgica, assassiné par l'ETA) et Mikel Buesa (lequel abandonnerait le parti en 2009).

Depuis le monde de la politique, l'UPyD a été supporté par l'ex-député du PSOE Carlos Zayas[40], l'ex-consul général de l'Espagne à Genève et ex-ambassadeur en Finlande Antonio García Abad, et l'ex-responsable des minorités ethniques de l'Institut de la Femme de Madrid Pilar Heredia[41] (même si celle-ci a rejoint les abandons qui ont suivi le Congrès de 2009[42]) et l'ex-sécrétaire général de CCOO José María Fidalgo[43]. Le lider d'extrême droite Ricardo Sáenz de Ynestrillas a aussi montré son support à l'UPyD, puisque selon lui, l'UPyD serait le parti le plus semblable au « vrai falangisme »[44]

Début juillet 2010, le parti a annoncé l'adhésion de l'ex-maire d'Alcobendas José Caballero[45], après 24 ans dans le poste pour le PSOE.

Des autres personnalités qui on montré leur support sont, par exemple, le professeur de Sciences Politiques à l'Université Complutense de Madrid Antonio Elorza[46], le professeur de Philosophie Politique et Moral à l'Université du Pays basque Aurelio Arteta (celui-ci comme candidat par la Navarre au Congrès des Députés dans les législatives de 2008[47]), le professeur de Droit Administratif à l'Université de León Francisco Sosa Wagner (élu eurodéputé aux européennes de 2009), l'écrivain péruvien Fernando Iwasaki[48], l'écrivain et académique Álvaro Pombo (tête de liste au Sénat en 2008), les acteurs Toni Cantó (élu député aux législatives de 2011[49]), Miguel Hermoso[50], Ignasi Vidal[51], le peindre Rafael Canogar[52] (qui a donné une de ses œuvres pour le financement de la campagne des européennes de 2009) et la journaliste Irene Lozano (élue députée aux législatives de 2011[53]). Également les écrivains Rosa Montero[54] et Fernando Sánchez Dragó[55] ont montré leur support à Rosa Díez. L'hymne du parti est une œuvre du compositeur Sabino Méndez[56], ex-membre de Loquillo y Trogloditas.

Des sources de l'UPyD ont annoncé le support de l'écrivain et académique Antonio Muñoz Molina, qui a démenti cette affirmation[57].

Le journaliste et humoriste Javier Capitán a participé dans l'acte d'inauguration de la campagne électoral pour les législatives de 2011[58], au même temps que le Prix Planeta Javier Moro[59] a manifesté son intention de voter pour l'UPyD dans les dites élections.

Pour ces mêmes élections, le Prix Nobel de Littérature Mario Vargas Llosa, a écrit un article d'opinion dans le journal El País annonçant son intention de voter pour l'UPyD. Das cet article il a demandé le vote pour la formation politique, tout en qualifiant Rosa Díez comme une "politicienne aux convictions"[60],[61].

Des semaines après la convocation anticipée d'élections régionales au Pays basque en 2012, Consuelo Ordóñez, la sœur de l'assassiné par l'ETA Gregorio Ordóñez, a intervenu dans l'acte de présentation des candidats de l'UPyD et a demandé le vote pour la candidature présenté par Gorka Maneiro à la Lehendakaritza pour que« la voix des victimes du terrorisme soit entendue dans le Parlement Basque »[62].

Controverse[modifier | modifier le code]

Depuis sa fondation, le parti a suscité des controverses et des critiques.

Le politologue Ignacio Sánchez-Cuenca, professeur de Sociologie à l'Université Complutense de Madrid, a affirmé que l'UPyD veut combattre «les nationalismes basque et catalan non avec des arguments, mais avec une bonne dose de nationalisme espagnol», il leur a reproché son idéologie « centraliste » ou qu'ils veulent supprimer la présence des partis nationalistes périphériques au Congrès des Députés, ce qui, d'après lui, signifierait «sacrifier les éléments les plus essentiels de notre démocratie ». Sánchez-Cuenca conclut: « au parti de Díez et Savater, leur marchandise idéologique semble clairement abîmée »[63]. Ces critiques ont été refusées par Carlos Martínez Gorriarán, qui les a attribuées à la «tergiversation» et à «la attribution (à l'UPyD) très facile de ce qui il aimerait que notre parti disait, et pas ce que l'on dit vraiment»[64].

Le journaliste Javier Ortiz, décédé en 2009, cofondateur du journal El Mundo, tête de la page d'opinion entre 1992 et 2000, organisateur de El Mundo del País Vasco et, jusqu'à son décès, chroniqueur du journal Público, s'est auto-défini comme fédéraliste et a affirmé que l'UPyD était une initiative «nationaliste espagnole»[65]. Depuis le Parti Populaire, Ignacio González, même en admettant son support en matière de politique anti-terroriste et d'intégrité territoriale, a placé l'UPyD dans l'extrême gauche dans toutes les autres matières[66], en même temps que Gotzone Mora, qui après avoir été aux files du PSE-EE a demandé le vote pour le Parti Populaire, a affirmé que "les postulats de l'UPyD sont déjà défendus par le PP"[67] et a accusé l'UPyD de servir aux intérêts du PSOE.

L'UPyD a été aussi qualifié comme populiste à cause du discours, actuation et personnalisme de leur leader[68], ce qui a été contesté par le parti.

Par une autre part, l'UPyD a trouvé des sympathisants dans les extrêmes du spectre politique, comme la Falange Auténtica [69] ou la Unificación Comunista de España [70].

La Fédération Espagnole de Lesbiennes, Gays, Transsexuels et Bisexuels a expulsé l'UPyD du Gay Pride en 2009, car le parti n'avait pas voté pour une résolution pour que la Lituanie réforme la loi qui criminalise l'homosexualité et la bisexualité[71]. Le parti a riposté que leur parlementaire s'était trompé de bouton lors de la votation, et tout de suite, a initié les procédures nécessaires pour manifester son support à la résolution[72]. L'association du collectif homosexuel COLEGAS s'est montrée contre cette expulsion puisqu'ils considéraient la décision comme propre des « inquisiteurs roses »[73]. En tout cas, l'UPyD s'est positionné en faveur du mariage entre personnes de même sexe et de la loi en vigueur en Espagne, et a participé dans les célébrations du Gay Pride tout au long des villes espagnoles, y compris, à Madrid, où même Rosa Díez a participé. Ils ont aussi demandé au PP de retirer le recours qu'ils avaient présenté auprès du Tribunal Constitutionnel en demandant l'abrogation de cette loi[74].

Organisation[modifier | modifier le code]

Le parti est organisé autour de quatre organes de gouvernement et de des commissions auxiliaires[75].

Congrès[modifier | modifier le code]

C'est l'organe souverain du parti, il est convoqué avec une périodicité ordinaire de trois à quatre ans, ou de façon extraordinaire par accord du Conseil de Direction. Tous les militants de l'UPyD peuvent formuler des amendements aux communications et postuler comme délégués sans besoin des avals. Les membres du Conseil de Direction ont la condition de délégués de plein droit, le reste, jusqu'à un maximum de cinq cents, sont élus grâce à des élections internes ; le nombre de délégués correspondants à chaque circonscription est désigné en fonction du nombre de militants qu'elle en a. Le congrès définit les objectifs du parti, approuve les modifications statutaires, évalue la gestion des organes directifs du parti et élit les nouveaux membres des différents organes, sauf le Conseil de Direction qui est élu par tous les militants.

Conseil de Direction[modifier | modifier le code]

C'est le plus haut organe de direction politique du parti entre les congrès. Il est conformé par le Porte-parole et des autres vingt membres, élus par tous les militants grâce à des candidatures complètes et fermées. Tous les militants peuvent y postuler sans besoin des avals ni des quotes-parts territoriales. La Porte-parole du parti est Rosa Díez.

Conseil politique[modifier | modifier le code]

C'est un organe de délibération politique chargé du contrôle du reste d'organes du parti, et aussi de ses représentants publics. Il est conformé par 150 membres, dont 110 élus par les délégués au Congrès, les 21 membres du Conseil de Direction et les 19 coordinateurs territoriales. Tout militant peut y postuler sans besoin d'avals ni de quotes-parts territoriales. Tout militant peut promouvoir auprès du Conseil Politique le débat de des questions concernant la politique générale au intérêt général et l'actualité à propos desquelles le parti ne s'est pas prononcé auparavant.

Regroupements territoriaux[modifier | modifier le code]

Il y a un regroupement territorial dans chaque communauté autonome et une dans chacune des villes autonomes (Ceuta et Melilla).

Organes de contrôle et garanties[modifier | modifier le code]

Bureau de contrôle des bonnes pratiques[modifier | modifier le code]

C'est un organe auxiliaire du Conseil Politique. Il est composé par cinq membres du Conseil Politique, et il est chargé du contrôle de l'activité des représentants publics et organiques du parti, la vérification du respect du Code des Bonnes Pratiques Publiques du parti.

Commission des garanties[modifier | modifier le code]

Elle est chargée de garantir les droits des militants et de la résolution des recours disciplinaires. Elle est composée par trois membres, élus par les délégués du Congrès du parti. Tout militant ayant plus de deux ans de militance peut postuler au poste. Les membres de la Commission de Garanties ne peuvent pas être part de n'importe quel autre organe du parti.

Commission des finances[modifier | modifier le code]

Elle est chargée de superviser la gestion économique du parti, la comptabilité et l'administration des moyens matériels du parti. Elle est composée par trois membres élus de la même façon que ceux de la commission de garanties. Les membres de la Commission de Finances ne peuvent pas être part de n'importe quel autre organe du parti.

Commission électorale[modifier | modifier le code]

Elle est chargée du contrôle du développement des processus électoraux internes. Elle est formée par sept membres, dont trois élus par le Conseil de Direction et quatre élus par les délégués du Congrès du parti.

Fondation "Progrès et Démocratie"[modifier | modifier le code]

Le 18 février 2009, le parti a annoncé la création de la Fondation Progrès et Démocratie, dont la direction est conformée par les membres du Conseil de Direction du parti, et présidée par Rosa Díez[76]. Elle a pour but de soutenir l'activité du parti, promouvoir le débat politique, former des personnes dans ce domaine, fomenter l'élaboration de projets et impulser la recherche dans des divers champs. Ses études et publications se sont concentrés sur la régénération démocratique espagnole, le développement de la démocratie dans l'Amérique Latine, la résolution de conflits où l'Espagne a quelque chose à apporter (Cuba, le Sahara occidental) et la recherche de l'efficience administrative de la nation à tous les niveaux.

Financement[modifier | modifier le code]

L'UPyD veut se financier majoritairement avec les frais que ses militants payent. Le reste de son financement est obtenu des donations, subventions institutionnelles et des prêts bancaires.

Le 13 décembre 2007, l'UPyD a donné une conférence de presse où on a affirmé qu'ils recevaient un traitement d'« inégalité évidente » de la part de la banque espagnole, qu'ils ont accusé de leur refuser les crédits demandés, au même temps qu'elle faisait de grandes remises de dette aux autres partis. Dans ce contexte, ils ont expliqué que jusqu'à ce moment-là l'UPyD finançait ses activités grâce aux frais des militants et des petites donations, mais ils ont reconnu que le parti « ne pouvait pas continuer comme ça » et faire face à la campagne électorale avec des tels moyens.

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Au niveau national[modifier | modifier le code]

Élection (date)
Voix
%
Sièges
Candidat
Législatives (2008)[77] 306 079 1,19 1 Rosa Díez
Europarlement (2009)[78] 451 866 2,85 1 Francisco Sosa Wagner
Municipales (2011)[79] 464 824 2,06 152 -
Législatives (2011)[80] 1 143 225 4,70 5 Rosa Díez
Europarlement (2014)[81] 1 022 232 6,51 4 Francisco Sosa Wagner

Au niveau régional[modifier | modifier le code]

Élection (date)
Voix
%
Sièges
Candidat
Parlement Basque (2009)[82] 22 233 2,15 1 Gorka Maneiro
Assemblée régionale de Madrid (2011) 189 055 6,32 8 Luis de Velasco Rami
Parlement Asturies (2012) 18 813 3,75 1 Ignacio Prendes
Parlement Basque (2012)[83] 21 539 1,94 1 Gorka Maneiro

Remarque : lors des élections régionales de 2003, CiU était (pour la deuxième fois consécutive) le deuxième parti en termes de votes, mais le premier en termes de sièges (du fait de la loi électorale en vigueur en Catalogne). En 2006 CiU a obtenu presque 140 000 voix de plus que le second parti, le PSC.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en)UPyD. Ideology: centralism, social liberalism. Political Position: Centre- European Social Survey
  2. « Fernando Maura, numéro 2 du parti UPyD (Union, Progrès et Démocratie) » - Ambassade de France à Madrid
  3. (en)Unión, Progreso y Democracia - Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
  4. (fr)Unión, Progreso y Democracia - European Parlament
  5. (es)Grupo municipal Unión, Progreso y Democracia - Ayuntamiento de Burgos
  6. (es)[1] - UPyD
  7. (fr)« Toni Canto, député du parti Union, progrès et démocratie (UPD) » - Médias-Presse-Info
  8. Registre des partis politiques du Ministère de l’Intérieur de l'Espagne. Vu le 07/08/2013.
  9. (es) « Résultats des élections générales de 2011. Ministère de l'Intérieur. »
  10. (es) La Vanguardia, « UPyD da la sorpresa y logra cinco escaños en el Congreso »,‎ 21/11/2011 Vu le 07/08/2013
  11. (es) El imparcial, « UPyD consigue cinco escaños con más votos que CiU, que logra 16 »,‎ 21/11/2011. Vu le 07/08/2013
  12. (es)« y avanzar hacia una auténtica democracia liberal igualitaria » - UPyD
  13. (es)« Mikel Buesa explicó el significado de la denominación del partido, "Unión porque somos un partido contra la disgregación política de la última legislatura y abogamos por la unión de España sin condiciones, Progreso porque somos un partido progresista de raíz liberal y socialdemócrata y, por otra parte, respetamos la libertad individual y de elección y Democracia porque es el sistema que alberga todas las identidades, podemos ser lo que queramos y lo podemos expresar libremente" » - Blog Aires de La Parra, à travers UPyD
  14. (es)« La economía hace aguas por todos los lados, se ha aumentado la presión fiscal en un 2 % del PIB » - UPyD
  15. (es)« Entrevista a Irene Lozano en La Noche en 24 horas » (à partir de la minute 16) - RTVE
  16. (es)« Unión: defendemos la unidad de España. Progreso: somos progresistas y Democracia: somos demócratas radicales » - Twitter officiel d'UPyD
  17. (es) « Zapatero replica a Díez que el centralismo ha provocado desigualdad en España ». Europa Press. 15/05/2009. Vu le 07/05/2013.
  18. (es) Público, « El adalid del españolismo » 15/11/2011. Vu le 07/08/2013.
  19. (es) El País, « UPD, partido nuevo, viejos tópicos »,‎ 23/07/2007. Vu le 07/08/2013
  20. (es) El Mundo, « UPyD propugna un federalismo 'simétrico' frente al nacionalismo 'disgregador' »,‎ 24/09/2012. Vu le 07/08/2013.
  21. (es) « Doce propuestas para sacar a España de la crisis económica y política ». Vu le 07/08/2013
  22. (es) « UPyD lucha por una administración bilingüe »,‎ 16/04/2012. Vu le 07/08/2013
  23. (es) « Posición de UPyD Cataluña en el acto de defensa del bilingüismo en la escuela. » Vu le 07/08/2013
  24. (es)La justicia obliga a impartir tres horas semanales de castellano en Cataluña, http://elpais.com/diario/2008/07/05/sociedad/1215208803_850215.html
  25. (fr)http://www.intercat.cat/fr/info/catala-universitat.jsp
  26. (es) Europa Press, « UPyD pide abrir un nuevo proceso constituyente para reformar el modelo de estado y salvar los servicios esenciales »
  27. (en) Financial Times, « Centrist politicians woos disenchanted Spaniards » Vu le 07/08/2013
  28. (en) The Economist, « How much is enough? » Vu le 07/08/2013
  29. (es) El País, « El bipartidismo no toca fondo » Vu le 07/08/2013
  30. Le mot "nationalisme" en Espagne depuis ces dernières années, est utilisé en référence aux nationalismes catalan, basque et galicien
  31. (es) ABC, « Rosa Díez abandona el PSOE porque Zapatero "traiciona las ideas del partido". »,‎ 31/08/2007. Vu le 07/08/2013
  32. (es) ABC, « Mikel Buesa y una corriente crítica del PSC se integran en el partido de Rosa Díez »,‎ 07/09/2013. Vu le 07/08/2013
  33. (es) El pueblo de Ceuta, « Yo apuesto por Rosa Díez » Vu le 07/08/2013
  34. (es) Libertad Digital, « Álvaro de Marichalar confirma su compromiso con UPD y estaría dispuesto a ser candidato » Vu le 07/08/2013
  35. (es) Libertad Digital, « Rosa Díez: "El centro es la nada". » Vu le 08/08/2013
  36. (es) « Programme électoral pour les législatives de 2011 ». Vu le 09/08/2013
  37. (es) « Albert Boadella: "¿Por qué voto a UPyD?" »,‎ 11/11/2011. Vu le 09/08/2011
  38. (es) « Nuestros nacionalistas no quieren pertenecer a Europa, sino a un exquisito club formado por alemanes y otras gentes de bien como la imagen que tienen de ellos mismos. Sin españoles, ni portugueses. Puro infantilismo narcisista, por no decir un descarnado racismo disfrazado de reivindicación histórica’ »
  39. (es) « Dimite en pleno el comité electoral del partido de Rosa Díez en Barcelona ». Vu le 09/08/2013
  40. (es) « Carlos Zayas hace público su apoyo a la candidatura presentada por UPyD ». Vu le 09/08/2013
  41. (es) « Pilar Heredia se une a UPyD ». Vu le 09/08/2013
  42. (es) « La líder gitana Pilar Heredia se da de baja de UPyD por el "claro desvarío demencial" de Rosa Díez ». Vu le 09/08/2013
  43. (es) « Fidalgo pide el voto para UPyD "porque hay una crisis ética del copón". » Vu le 09/08/2013
  44. (es) « Ynestrillas apoya a Rosa Díez porque es "lo más parecido al auténtico falangismo". » Vu le 09/08/2013
  45. (es) « Caballero se dará de alta en UPyD en los próximos días. » Vu le 09/08/2013
  46. (es) « El partido de Rosa Díez y Savater se presenta como «plataforma para los desencantados». » Vu le 18/08/2013
  47. (es) « Aurelio Arteta y Mar Izquierdo serán los candidatos de UPD en Navarra ». Vu le 18/08/2013
  48. (es) « Discours de Fernando Iwasaki lors du Ier Congrès de l'UPyD. » Vu le 18/08/2013
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  50. (es) « Discours de Miguel Hermoso lors du Ier anniversaire de l'UPyD. » Vu le 18/08/2013
  51. (es) « Ignasi Vidal: "Ce qui m'a plu le plus de l'UPyD est son principe d'égalité". » Vu le 18/08/2013
  52. (es) « Díez exige al Gobierno que acabe con la imposición del catalán en los recreos ». Vu le 18/08/2013
  53. (es) « Fiche personnelle d'Irene Lozano au Congrès des Députés. »
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  55. (es) Fernando Sánchez Dragó, « Rosa Diez (sin acento) ». Vu le 18/08/2013
  56. (es) Rolling Stone, « El rock del Congreso. Rosa Díez. ». Vu le 18/08/2013
  57. (es) Antonio Muñoz Molina, « Aclaración ». Vu le 18/08/2013.
  58. (es) « Vídeo: El televisivo Javier Capitán pide el voto para UPyD ». Vu le 18/08/2013.
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  60. (es) Mario Vargas Llosa, « Una rosa para Rosa. » Vu le 18/08/2013.
  61. (es) « Vargas Llosa dice que votará por Rosa Díez en las elecciones españolas ». Vu le 18/08/2013.
  62. (es) « Consuelo Ordóñez pide votar a UPyD para que se oiga «la voz de las víctimas» ». Vu le 18/08/2013
  63. (es) « UPD, partido nuevo, viejos tópicos. » Vu le 21/08/2013
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  66. (es) « El PP arremete contra UPyD y sitúa a Díez a "la izquierda de la izquierda" ». Vu le 21/08/2013
  67. (es) « Los pustulados del partido nuevo de Rosa Díez ya los defiende el PP ». Vu le 21/08/2013
  68. (es) « Rosa Díez: las ventajas del populismo ». Vu le 21/08/2013
  69. (es) « Rosa Díez y el falangismo democrático ». Vu le 21/08/2013
  70. (es) « Un partido comunista que calificó de "nazi" al PNV pide el voto para Rosa Díez. » Vu le 21/08/2013.
  71. (es) « El colectivo homosexual "expulsa" a UPyD del Orgullo Gay. » Vu le 21/08/2013.
  72. (es) « UPyD hace constar en acta su rechazo a la ley de Lituania. » Vu le 21/08/2013
  73. (es) « COLEGAS arremete contra la Federación Estatal LGBT por "el veto a los gays de Israel". » Vu le 21/08/2013
  74. (es) « UPyD exige al PP que retire el recurso de inconstitucionalidad contra el matrimonio gay. » Vu le 21/08/2013
  75. (es) « Organisation et statuts de l'UPyD. »
  76. (es) « Rosa Díez crea la fundación política 'Progreso y Democracia', dotada con 30.000 euros ». Vu le 07/10/2013.
  77. (es)Resultados Definitivos Elecciones Generales 2008 - Ministerio del Interior
  78. (es)Resultados Definitivos Elecciones Europeas 2009 - Ministerio del Interior
  79. (es)Resultados Definitivos Elecciones Municipales 2011 - Ministerio del Interior
  80. (es)Resultados Definitivos Elecciones Generales 2011 - Ministerio del Interior
  81. (es)Resultados Definitivos Elecciones Europeas 2014 - Ministerio del Interior
  82. (es)Resultados Definitivos Elecciones Parlamento Vasco 2009 - Generalidad Valenciana
  83. (es)Resultados Definitivos Elecciones Parlamento Vasco 2012 - Generalidad Valenciana


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