Une histoire ordinaire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Une histoire ordinaire (en russe Обыкновенная история, « Obyknovennaja Istorija ») est le premier[1] roman de l'écrivain russe Ivan Gontcharov. Le roman a été publié dans Le Contemporain à Saint-Pétersbourg en mars et avril 1847[2].

Contexte[modifier | modifier le code]

Entrepris en 1844 et 1845, le manuscrit est acheté par Nikolaï Nekrassov, alors nouveau directeur du Contemporain. Vissarion Belinski lui accorde une critique favorable et le roman de Gontcharov connaît un succès immédiat[2].

Personnage[modifier | modifier le code]

  • Alexandre Adouïev : un jeune gentilhomme, le héros du roman
  • Anna Pavlovna Adouieva : mère d'Alexandre ;
  • Piotr Adouïev : oncle d'Alexandre

Résumé[modifier | modifier le code]

Première partie[modifier | modifier le code]

Alexandre Adouïev - un jeune gentilhomme, « trois fois romantique selon sa nature, son éducation et les circonstances de la vie ». Élevé d'une manière patriarcale et seigneuriale, Alexandre Adouïev va chez son oncle pour poursuivre ses études à Saint-Pétersbourg. Alexandre, riche de rêves sublimes, d'amour envers toute l'humanité et de foi en sa vocation, espère réaliser ses trois rêves principaux - devenir un poète et un écrivain célèbre, trouver « l'amour éternel » et « l'amitié immuable ». De nombreux affrontements du héros avec la vie rigide et cynique de Pétersbourg le convainquent finalement qu'il faut être aussi rigide et cynique pour pouvoir faire sa carrière et son bonheur. Il n'a pas réussi à devenir un poète puisqu'il s'est avéré qu'il y avait de nombreux poètes aussi médiocres que lui et en ce qui concerne devenir un écrivain, il a aussi échoué parce qu'il n'a pas de talent en écrivant ce que tout le monde connaît. En rencontrant son premier amour à Saint-Pétersbourg nommé Nadia, Alexandre était sûr qu'il allait se marier avec elle, mais Nadia lui a préféré le comte Novinskï, qui s'est avéré un vieux routier et un esprit large. Ce sont les qualités dont Nadia a eu besoin. Alexandre est déçu par l'amour. Et bientôt, son amitié aussi est déçue : il a rencontré par hasard son ami d'enfance Pospelov dans la perspective Nevski. Ils ne se sont pas vus depuis l'arrivée d'Alexandre à Saint-Pétersbourg. Mais Pospelov ne l'a invité que pour parler de sa carrière et du travail, ce qui paraît étrange à Alexandre alors qu'il souhaitait parler d'amour, du romantisme et de leur enfance. Finalement, Alexandre s'en est allé.

Dans l'épilogue du roman, on apprend qu'après 15 ans Alexandre est devenu un entrepreneur prospère aussi cynique que tout le monde et qu'il a contracté le mariage de raison.

Deuxième partie[modifier | modifier le code]

Épilogue[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Un bref texte publié anonymement en 1836 déjà, Nymphodora Ivanovna, est cependant attribué à Ivan Gontcharov par la critique moderne.
  2. a et b Efim Etkind, Histoire de la littérature russe, tome 3, p. 175.

Édition française[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Bibliographie[modifier | modifier le code]