Underworld (Doctor Who)

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Underworld
Épisode de Doctor Who
Doctor Who logo 1973-1980.svg
Le logo de la série (période 1973-1980)

Titre original Underworld
Numéro d'épisode Saison 15 (1re série)
Épisode 5 (ou 96)
Code de production YYYY
Réalisation Norman Stewart
Scénario Bob Baker
Dave Martin
Production Graham Williams
Durée 4 x 25 minutes
Diffusion 7 janvier 1978 au 28 janvier 1978 sur BBC One
Personnages Docteur :
4e
Compagnons :
Leela
K-9 Mark I
Chronologie
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Liste des épisodes

Underworld (monde souterrain) est le quatre-vingt-seizième épisode de la première série de la série télévisée britannique de science-fiction Doctor Who. Il fut originalement diffusé en quatre parties du 7 au 28 janvier 1978.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le Docteur, Leela et K-9 se retrouvent téléportés dans un vaisseau Minyan, une race extraterrestre qui s'est autrefois détruite à cause de la technologie des seigneurs du temps. Alors que le Docteur aide leur peuple à échapper à la disparition, ils retrouvent confrontés à un immense ordinateur devenu fou.

Distribution[modifier | modifier le code]

Résumé[modifier | modifier le code]

Le TARDIS se retrouve au bord de l'univers, là où plus rien n'existe. Le Docteur y découvre un vaisseau, le R1C occupé par des Minyens, une race extra-terrestre que les seigneurs du temps ont cherchés à aider par le passer. Se faisant passer pour des dieux, ils leur ont offert une avancée technologique qui s'est hélas soldé par une guerre civile. Utilisant les armes qui leur ont été donnés, les Minyens ont fait exploser leur planète, Minyos. S'invitant sur le pont du vaisseau, le Docteur, Leela et K-9 font la connaissance des quatre derniers Minyens restant : Jackson, Herrick, Orfe et Tala, dont le but est de retrouver le vaisseau P7E, transportant la base de donnée génétique de leur race afin de pouvoir la sauvegarder. L'équipage voyage depuis des millénaires et ne doit leur survie qu'à une technique de renouvellement cellulaire offerte par les seigneurs du temps.

L'équipage a enfin retrouvé la trace du P7E qui se trouve au centre du nébuleuse. Hélas, avec le temps, des comètes se sont amalgamés à lui et celui-ci est devenu une sorte de minuscule planète. En tentant d'y atterrir, le R1C s'écrase sur la planète devenu maintenant habitée et peuplée d'une colonie d'esclaves mineurs, les Trogs, vivant sous le joug des Sheers, les agents puissance inconnue appelée l'Oracle. Alors que les Minyens sont parti en repérage, le Docteur et Leela viennent en aide à un jeune Trog, Idas et réussissent de peu à échapper au gazage d'un des tunnels miniers dans lequel ils se trouvent. Idas leur apprend que son père, Idmon va bientôt être publiquement sacrifié pour hérésie.

Le Docteur parvient à empêcher l'exécution et à provoquer une rébellion des Trogs. Appuyés par l'équipage du R1C, ils parviennent à s'enfuir dans les tunnels, même si Herrick se retrouve seul et est capturé. Le Docteur, Leela et Idas parviennent à atteindre le cœur de l'Oracle, qui se révèle être l'ordinateur de bord du P7E qui contient les données génétiques recherchés par les Minyens. Ils parviennent à trouver les données et à s'enfuir. Seulement, entre-temps, les Sheer ont offert à Herrick des fausses banques de données qui se révèlent, une fois de retour sur le vaisseau, être des grenades à fissions capable de faire exploser une planète. Le Docteur parvient à s'en apercevoir à temps et à intervertir les échantillons.

Apercevant les Trogs dans les tunnels, le Docteur découvre qu'il s'agit en réalité des descendants des minyens ayant voyagés sur le R1C et décide de les emmener sur le P7E. La planète explose, permettant au R1C de quitter la nébuleuse. Le Docteur repart dans le TARDIS où Leela lui reproche d'avoir appelé le capitaine Jackson, "Jason", ce qui laisserait à penser que le Docteur a confondu avec un ancien mythe.

Continuité[modifier | modifier le code]

  • L'épisode raconte que l'accident avec les Minyens est à l'origine de la politique de non-interventions des seigneurs du temps.

Références Culturelles[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Écriture[modifier | modifier le code]

L'origine de ce scénario était de s'inspirer du mythe de Jason et la toison d'or[1]. La proposition fut faites par le nouveau script-éditor (responsable des scénarios) Anthony Read, en mai 1977, auprès du duo de scénariste Bob Baker et Dave Martin. L'épisode fut commisionné sous son nom définitif d'Underworld le 23 juin. Ainsi, l'équipage s'inspire du nom des argonautes, Jason se change en Jackson, Heracles en Herrick, Orphée en Orfe et Atalante en Tala. Idas et Idmon sont calqués aussi sous le nom d'argonautes mineurs. Les Myniens représentent la civilisation minoenne, les Trogs sont les troglodytes, le R1C est le vaisseau Argo tandis que P7E est Perséphone, à la fois déesse de la fertilité (elle peut faire renaître le peuple des Myniens) et captive du monde souterrain des enfers.

De même, les péripéties se calquent sur le récit de Jason, la première partie qui s'achève sur le vaisseau attiré par la nébuleuse et ne pouvant s'y échapper renvoi au passage des Symplégades, le système de défense s'inspire des serpents de Colchide et le nom même de l'Oracle est emprunté aux voyantes de Delphes. Le scénario s'inspire aussi de la mythologie égyptienne avec le symbole de vie représenté par un Ankh. Le nom de certains autres personnages est tirés de gens s'étant inspirés de la Grèce antique : Rask vient du philosophe danoise Ramus Rask, Tarn de la poétesse Pauline Tarn, Klimt du peintre autrichien Gustav Klimt, les armes Leibemann de Max Liebermann. Comme toujours depuis, « The Hand of Fear » Baker et Martin rajoute un gimmick, cette fois-ci avec la phrase “The Quest is the Quest” ("La Quête est la quête.")

Pré-production[modifier | modifier le code]

À l'époque, le producteur Graham Williams avait vu une copie de La Guerre des étoiles et savait que le film arriverait dans les cinémas anglais début 1978, aux alentours de l'époque où l'épisode serait diffusé. Afin de répondre à la comparaison qui ne manquerait pas de se faire, Williams décide de ne pas faire de tournage en extérieur et mise sur les effets spéciaux en dépassant une grande partie du budget dans deux vastes décors, celui du R1C (qui pouvait être réutilisé pour faire le P7E) et celui des cavernes.

Mais au bout du compte, ce décor se révélera trois fois plus coûteux que prévu et fut revu à la baisse. De plus l'épisode qui devait conclure la saison, un script de David Weir nommé “Killers Of The Dark” fut jugé trop ambitieux et abandonné. Il fut envisagé qu'"Underworld" pourrait être le dernier épisode de la saison avant de se décider pour remplacer le décors des cavernes par une incrustation.

Casting[modifier | modifier le code]

  • Selon rumeur propagé par l'agent d'Imogen Bickford-Smith, le personnage de Tala fut envisagé pour remplacer celui de Leela. Cela fut démenti par l'équipe de production.
  • Jim Marcus avait aussi joué le rôle de Chenchu dans l'épisode de 1964 « Marco Polo »

Tournage[modifier | modifier le code]

Le réalisateur engagé pour cet épisode fut Norman Stewart, un réalisateur freelance qui avait tournée des épisodes de séries comme The Newcomers et avait été assistant de production sur quelques épisodes de Doctor Who comme « The Invisible Enemy ». L'épisode fut entièrement tourné en studio[2].

Le tournage en studio débuta les 3 et 4 octobre 1977 au studio 4 du Centre télévisuel de la BBC par l'enregistrement des scènes de caverne en incrustation. C'était la première fois qu'une série de la BBC utilisait autant de scènes d'incrustations pour une série, et les séances de travail se déroulant dans un décors invisible furent trouvées particulièrement frustrantes. Tom Baker se montra particulièrement caractériel, notamment envers Louise Jameson, celui-ci n'ayant jamais aimé le personnage de Leela. Malgré la bienveillance de Graham Williams qui aimait le personnage, Louise Jameson demandera à ce que son contrat ne soit pas renouvelé à la fin de la saison. Williams envisagera d'ailleurs brièvement de recontacter Elisabeth Sladen pour qu'elle reprenne le rôle de Sarah Jane Smith.

La seconde session eu lieu du 15 au 18 octobre par l'enregistrement des scènes dans le R1C, dans le P7E et d'autres scènes d'incrustation au studio 3. Peu de temps après l'épisode, l'équipe s'aperçut que les scènes en incrustation ne marchaient pas aussi bien qu'ils ne l'espéraient[3].

Post-production[modifier | modifier le code]

Le compositeur attitré de la série, Dudley Simpson, inséra dans la musique de l'épisode des résonances au thème de la série de science fiction Blake's 7 dont il était aussi compositeur et dont la diffusion était voisine de celle de Doctor Who.

Diffusion et Réception[modifier | modifier le code]

Épisode Date de diffusion Durée Téléspectateurs
en millions
Archives
Épisode 1 7 janvier 1978 22:36 8,9 Bandes couleurs PAL
Épisode 2 14 janvier 1978 21:27 9,1 Bandes couleurs PAL
Épisode 3 21 janvier 1978 22:21 8,9 Bandes couleurs PAL
Épisode 4 28 janvier 1978 22:53 11,7 Bandes couleurs PAL
Diffusé en quatre parties du 7 au 28 janvier 1978, l'épisode fit un bon score d'audience[4].

Après la production de cet épisode, Baker et Martin envisagèrent un temps de faire une série dérivée, racontant les aventures des Minyens voyageant à travers l'espace et dont les aventures seraient des transpositions des mythes de l'antiquité. Le projet ne fut jamais mis en chantier.

Critiques[modifier | modifier le code]

En 1978 dans le fanzine « Doctor Who Appreciation Society Yearbook 1977/78 », Gordon Blows estime que l'épisode est une copie de « The Face of Evil ».

En 1995 dans le livre "Doctor Who : The Discontinuity Guide", Paul Cornell, Martin Day, et Keith Topping trouvent que « la réalisation est assez fainéante, les décors auraient pu être mieux... L'intrigue a beau tirer vers l'idiotie ça n'est pas aussi mal que sa réputation semble le suggérer. Les incrusations ne sont pas si mal que ça d'ailleurs »[5]. Les auteurs de "Doctor Who : The Television Companion" (1998) reviennent sur la mauvaise réputation de cet épisode, et estime que l'épisode aurait pu être mieux que ça. Ils saluent toutefois le travail du récit par ses comparaison avec la mythologie grecque ainsi que le travail sur les maquettes et l'incrustation[6].

En 2010, Patrick Mulkern de Radio Times éreinte l'épisode et « sa caractérisation bêta, sa science douteuse et la pénurie de quoi que ce soit d'engageant ». Il aime certaines scènes, trouve que les effets spéciaux sont correct, mais trouve que ceux-ci ne peuvent compenser l'histoire peu prenante et manquant d'humour[2].

Novélisation[modifier | modifier le code]

L'épisode fut romancé sous le titre Doctor Who and the underworld par Terrance Dicks et publié en janvier 1980. Il porte le numéro 67 de la collection Doctor Who des éditions Target Book. Le roman commence par une introduction racontant l'histoire des Minyens et du P7E et ne connu pas de traduction à ce jour.

Éditions commerciales[modifier | modifier le code]

L'épisode n'a jamais été édité en français, mais a connu plusieurs éditions au Royaume-Uni et dans les pays anglophones.

  • L'épisode est sorti en VHS en mars 2002.
  • Il est disponible sur l'iTunes Store depuis août 2008.
  • Il eu droit à une sortie en DVD le 29 mars 2010 en Angleterre dans un coffret DVD « Myths and Legends » avec l'épisode du Troisième Docteur « The Time Monster » et « The Horns of Nimon » puis dans une édition seule le 7 juillet 2010. L'édition contient les commentaires audios de Tom Baker, Louise Jameson et Bob Baker, un documentaire sur la création de l'épisode et d'autres bonus.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) James Chapman, Inside the Tardis: The Worlds of Doctor Who, I.B.Tauris,‎ 2006, 127–128 p. (ISBN 1-84511-162-1)
  2. a et b Patrick Mulkern, « Underworld », Radio Times,‎ 14 novembre 2010 (consulté le 30 novembre 2013)
  3. Richard McGinlay, « Doctor Who: Underworld – Video review », Sci-Fi Online (consulté le 2008-10-09)
  4. « Underworld », Doctor Who Reference Guide (consulté le 2008-08-30)
  5. (en) Paul Cornell, Martin Day et Keith Topping, The Discontinuity Guide, London, Virgin Books,‎ 1995 (ISBN 0-426-20442-5), « Underworld »
  6. (en) Howe, David J & Walker, Stephen James, Doctor Who: The Television Companion, London, 1st ed.,‎ 1998 (ISBN 978-0-563-40588-7, lire en ligne)