Uncaria tomentosa

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Uncaria tomentosa

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« Uncaria tomentosa » dite « liane du Pérou » surnommée « griffe de chat » ou encore « cat's clow » en anglais et « uña de gato » en espagnol.

Classification de Cronquist (1981)
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Asteridae
Ordre Rubiales
Famille Rubiaceae
Genre Uncaria

Nom binominal

Uncaria tomentosa
(Willd. ex Schult.) DC., 1830

Classification APG II (2003)

Ordre Gentianales
Famille Rubiaceae

Uncaria tomentosa, dite « Liane du Pérou », est une espèce de liane de la famille des Rubiaceae, originaire du Pérou. Elle pousse sur les terres vierges de la forêt amazonienne, mais aussi sur des terres de culture suffisamment reposées.

Elle est appelée en espagnol « Uña de gato » (griffe de chat) à cause des petites stipules en forme de griffes situées à la base de ses feuilles.

C'est une plante médicinale.

La plante croît sur des arbres de 20 à 40 mètres de haut.

Son écorce, ses feuilles et ses racines sont utilisées en infusion pour soigner différentes maladies.

Médecine traditionnelle[modifier | modifier le code]

La plante est utilisée en médecine traditionnelle par les Ashaninka, un groupe ethnique originaire de l'Amazonie péruvienne, pour soigner les plaies profondes, pour soulager les douleurs gastro-intestinales, articulaires[1] et osseuses, les reins, et pour le traitement des femmes après l'accouchement.

Médecine moderne[modifier | modifier le code]

Depuis sa découverte par la médecine moderne, la liane du Pérou est utilisée pour traiter les problèmes suivants :

Organisation Mondiale de la Santé[modifier | modifier le code]

L'OMS a organisé en 1994 à Genève la Première Conférence Internationale sur Uncaria tomentosa. Les bienfaits de cette plante furent reconnus unanimement. Depuis la découverte de la quinine, aucune plante de la forêt humide n'avait suscité autant d'intérêt de la part de la communauté scientifique. Leurs recherches se sont concentrées essentiellement sur les alcaloïdes, six d'entre eux étant capables d'améliorer l'immunité. Pour cinq d'entre eux, il a été reconnu sur le plan clinique des effets contre la leucémie, les tumeurs, les ulcères, les infections et l'arthrite.

Remarques et Constatations : À propos du VIH, on ne sait pas tout à fait si le produit combat le virus ou accélère la propagation de la maladie étant donné que la particularité du SIDA est de pénétrer les lymphocytes T4 (type de globules blancs servant à défendre l'organisme) et de les détruire. D'autres études devront prouver l'efficacité de la plante quant à cette utilisation. Des hypothèses ainsi que des études complémentaires récentes pourraient soutenir l'idée que l'Uña de Gato aurait un effet bénéfique pour le traitement du VIH s'il est associé au traitement habituel. En effet, les vertus immunitaires de la plante renforceraient le traitement.

Cosmétique[modifier | modifier le code]

L'industrie de la cosmétique s'est également emparée des bienfaits de la liane du Pérou, notamment ses propriétés amincissantes, en l'intégrant dans la composition de produits de beauté.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Sandoval-Chacón M, Thompson JH, Zhang XJ, Liu X, Mannick EE, Sadowska-Krowicka H, Charbonnet RM, Clark DA, Miller MJ, « Antiinflammatory actions of cat's claw: the role of NF-kappaB », Aliment Pharmacol Ther, vol. 12, no 12,‎ 1998, p. 1279-89. (PMID 9882039, lire en ligne [html]) modifier
  2. (en) Chrubasik S, Pollak S, Black A, « Effectiveness of devil's claw for osteoarthritis », Rheumatology (Oxford), vol. 41, no 11,‎ 2002, p. 1332-3; author reply 1333. (PMID 12422011, lire en ligne)
  3. (en) Dreifuss AA, Bastos-Pereira AL, Fabossi IA, Lívero FA, Stolf AM, Alves de Souza CE, Gomes Lde O, Constantin RP, Furman AE, Strapasson RL, Teixeira S, Zampronio AR, Muscará MN, Stefanello ME, Acco A., « Uncaria tomentosa exerts extensive anti-neoplastic effects against the Walker-256 tumour by modulating oxidative stress and not by alkaloid activity », PLoS One, vol. 8, no 2,‎ 2013, e54618. (PMID 23408945, PMCID PMC3567083, DOI 10.1371/journal.pone.0054618, lire en ligne)
  4. James A. Howenstine, « La maladie de Lyme sort du bois : Pour certains médecins et biologistes, le sang est un vecteur privilégié de cette maladie émergente », Nexus, no 65,‎ novembre-décembre 2009, p. 63-65

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]