Un tramway nommé Désir

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la pièce de théâtre de Tennessee Williams. Pour l'article sur le film, voir Un tramway nommé Désir (film).
Marlon Brando, photographié sur scène en 1948 (par Carl Van Vechten), dans le rôle de Stanley Kowalski - qu’il incarnera également quelques années plus tard dans l’adaptation cinématographique de la pièce.

Un tramway nommé Désir (A Streetcar Named Desire) est une pièce de théâtre de Tennessee Williams, jouée pour la première fois en 1947 et pour laquelle il a remporté le prix Pulitzer en 1948.

Argument[modifier | modifier le code]

Heureuse en ménage avec un ouvrier d’origine polonaise (Stanley Kowalski), Stella, d’extraction plus noble, voit arriver dans son minable appartement de la Nouvelle Orléans, sa sœur, Blanche DuBois. Ce qui ne devait être qu’une halte de quelques jours se transforme en un long séjour qui n’en finit plus. L’intrusion de cette femme dans la vie si tranquille de Stanley va le pousser à percer à jour les secrets de sa belle-sœur…

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Stanley Kowalsky
  • Stella Kowalsky, la femme de Stanley
  • Blanche Du Bois, la sœur de Stella
  • Harold “Mitch” Mitchell
  • Steve Hubbell
  • Pablo Gonzales
  • Eunice Hubbell
  • Le jeune collectionneur
  • L'étrange homme
  • L'étrange femme
  • La femme noire
  • La mexicaine

Thèmes[modifier | modifier le code]

Violence[modifier | modifier le code]

Le thème de la violence fait surface à plusieurs endroits dans la pièce. Le moment le plus marquant est sans nul doute le moment où Stanley lance la radio par la fenêtre et tente d’attraper Stella car elle et Blanche ne cessent d’interrompre la partie de poker. Ainsi les deux sœurs se réfugient chez Eunice. Cette scène est suivie de la célèbre scène où Stanley crie « Stelllll… lla… a… a… !! Stelllll… lla… a… a… !! »[1]

Sexualité[modifier | modifier le code]

La sexualité, un thème représenté avec Blanche et sa vie cachée, avec Stanley et Stella : « Il y a des choses qui se passent la nuit entre un homme et une femme et qui font que tout le reste n’a plus aucune importance »[2], avec Blanche et le quêteur : « J’ai envie de vous embrasser… une fois… doucement, gentiment… sur vos lèvres… (Elle le fait) »[3].

Solitude[modifier | modifier le code]

La solitude de Blanche qui cherche à s’accrocher à quelqu’un, et la solitude de Mitch qui vit tout seul avec sa mère malade. Ces deux solitudes vont entrer en collision quand Blanche rencontre Mitch pour la première fois durant la partie de poker.

Mensonge[modifier | modifier le code]

Le mensonge est omniprésent dans la pièce, et en est le fil conducteur. À travers le mensonge Blanche tente de cacher non seulement sa vie à Belle Rêve et son activité de prostituée, mais elle cherche à se convaincre que sa vie n’est pas ce qu’elle est réellement et essaie de vivre dans un monde fictif et imaginaire.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Un tramway nommé désir, p. 92.
  2. Un tramway nommé désir, p. 108.
  3. Un tramway nommé désir, p. 130-131.

Voir aussi[modifier | modifier le code]