Un mois à la campagne

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Un mois à la campagne
Image illustrative de l'article Un mois à la campagne
Constantin Stanislavski et Olga Knipper dans une représentation de 1909.

Auteur Ivan Tourgueniev
Genre Comédie de mœurs
Pays d'origine Drapeau de l'Empire russe Empire russe
Lieu de parution Paris
Date de parution 1850

Un mois à la campagne (Месяц в деревне) est une pièce d'Ivan Tourgueniev écrite en 1850, mais qui n'a été créée qu'en 1879.

C'est la pièce la plus célèbre de Tourgueniev, qui « repose sur les méandres les plus subtils de l'expérience amoureuse », notait Stanislavski[1].

C'est un comédie de mœurs, avec des aspects sociaux, historiques et psychologiques; elle est moderne par l'usage de l'expression symbolique et du monologue intérieur des personnages.

Elle a été jouée en particulier par Ingrid Bergman dans les années 1960 et Isabelle Huppert dans les années 1980.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Arkadi Sergeyevich Islayev, riche propriétaire, 36 ans
  • Natalya Petrovna, sa femme, 29 ans
  • Kolya, leur fils, 10 ans
  • Vera Aleksandrovna (Verochka), 17 ans
  • Anna Semyonovna Islayeva, mère d'Arkadi, 58 ans
  • Lizaveta Bogdanovna, une amie, 37 ans
  • Adam Ivanovich Schaff, tuteur, 45 ans
  • Mikhail Aleksandrovich Rakitin, un ami de la famille, 30 ans
  • Aleksei Nikolayevich Belyaev, étudiant, tuteur de Kolya, 21 ans
  • Afanasi Ivanovich Bolshintsov, un voisin, 48 ans
  • Ignati Ilyich Shpigelsky, un docteur, 40 ans
  • Matvei, une servante, 40 ans
  • Katya, une servante, 20 ans

Intrigue[modifier | modifier le code]

Femme ravissante, Natalya Petrovna aura bientôt trente ans et s'ennuie auprès de son mari qui ne lui accorde qu'une attention distraite. Elle aspire sans trop le savoir à vivre une passion amoureuse qui la dégagerait de la morosité de son quotidien.

Un jeune étudiant, Aleksei Nikolayevich Belyaev, engagé comme précepteur du fils de Natalya, s'installe dans la maison. Inconscient de son charme naturel, il fait battre le cœur de Vera, la jeune pupille de Natalya qui éprouve en la compagne d'Alexis les émois d'un premier et pur amour. Sans en être jalouse, Natalya est troublé par cet amour sincère qu'elle voit se développer entre les deux jeunes gens. Mal connue de sa propre volonté, une force irrépressible la pousse à ravir le bel Aleksei à Vera. Avec une sincérité non feinte et un calme qui la convainc elle-même qu'elle agit pour le bien de tous, elle incite Vera à épouser un prétendant vieux, riche et malade qui assurerait à la toute jeune fille désargentée à la fois fortune et belle position dans le monde. Cette tentative vaine, elle ne s'aperçoit qu'après-coup en son for intérieur, et avec surprise, qu'elle n'avait pour but que d'écarter une rivale. Pour se décharger de ses remords, elle confesse sans calcul sa faute au bel Aleksei qui, au lieu d'en être choqué, est séduit par tant de sincérité. Dès lors, la situation s'envenime.

Vera, blessée par l'attitude d'Aleksei, annonce qu'elle épousera le vieux soupirant. Le mari de Natalya croit à tort que c'est Raktine qui courtise sa femme. Enfin, Aleksei, bouleversé dans ses sentiments et dépassé par le désordre qu'il a causé, décide de remettre sa démission. Ainsi prend fin son moi à la campagne.

Édition française[modifier | modifier le code]

  • Ivan Tourgueniev, Théâtre complet, tome 2, traduit par Georges Daniel, L'Arche, Paris, 1964.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Au cinéma
À la télévision

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]