Un mari à la porte

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Un mari à la porte
Image décrite ci-après
Le Théâtre des Bouffes-Parisiens, tel que représenté sur une partition pour piano de 1859, l'année même de la création d'Un mari à la porte

Genre Opérette
Nbre d'actes 1
Musique Jacques Offenbach
Livret Alfred Delacour et Léon Morand
Langue
originale
Français
Création 22 juin 1859
Théâtre des Bouffes-Parisiens, Paris
Personnages
  • Florestan Ducroquet, compositeur
  • Suzanne Martel
  • Rosita
  • Henri Martel, huissier

Un mari à la porte (aussi Le mari à la porte[1]) est une opérette en un acte de 1859 de Jacques Offenbach, sur un livret d’Alfred Delacour et Léon Morand[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Un mari à la porte a été créé le 22 juin 1859 aux Bouffes-Parisiens, salle Lacaze[3].

Contexte[modifier | modifier le code]

Un mari à la porte est pour Offenbach l’occasion de retourner au genre sans façon de ses premiers ouvrages, dans le genre de Croquefer, Tromb-al-ca-zar et Ba-ta-clan.

Argument[modifier | modifier le code]

Poursuivi par les huissiers, Florestan Ducroquet s’est enfui de chez lui. Il a été obligé d’escalader les toits, puis de se réfugier dans une cheminée. De là, il tombe dans la chambre de Suzanne Martel au moment où celle-ci y pénètre, suivie de près par son amie Rosita. Suzanne vient d’avoir, le soir même de ses noces, sa première dispute conjugale, et Rosita tente de la convaincre de retourner au bal. Lorsque le mari vient aux nouvelles, le premier mouvement de la jeune mariée est de fermer la porte au nez de son mari, qui fait alors le siège de la porte. Lorsqu’il finit enfin par triompher de la serrure, il trouve tout en ordre : Rosita prend à son compte tout le scandale de la situation en acceptant d’épouser Florestan qui s’est souvenu tout à coup qu’une vieille tante avait promis de payer ses dettes s’il se mariait.

Distribution de la création[modifier | modifier le code]

Rôle Type de voix Création, 22 juin 1859
(Chef d'orchestre : Jacques Offenbach)
Florestan Ducroquet ténor Paul Geoffroy
Suzanne mezzo-soprano Coralie Geoffroy
Rosita soprano Lise Tautin
Henri Martel baryton Guyot

Airs musicaux[modifier | modifier le code]

  • Ouverture
  • Introduction valse
  • Duo « Ah ! Ah ! Ah ! quelle mine piteuse ! » (Rosita, Suzanne)
  • Valse tyrolienne « J’entends ma belle » (Rosita)
  • Trio « Juste ciel ! que vois-je ? » (Suzanne, Rosita, Florestan)
  • Quatuor et Couplets « Il se moque de toi » (Rosita, Suzanne, Florestan, Martel)
  • Lamentations de Florestan « Pour votre honneur, oui je m’immole » (Florestan)
  • Couplet au public « Ce soir ici, à son mari » (Rosita, Suzanne, Florestan, Martel)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Même si le Grove emprunte le titre Le mari à la porte, la partition vocale contemporaine de Heugel, ainsi qu'une version allemande, font mention de Un mari; l'édition Keck Offenbach et l'ouvrage de Jean-Claude Yon (2000) font aussi usage de Un mari, tout comme le site Operabase.
  2. Notice sur Data.bnf.fr
  3. Jean-Claude Yon, Jacques Offenbach, Paris, Gallimard, 2000, 796 p., « Liste des œuvres scéniques représentées », item 38, p. 763 et « Note sur la liste » p. 769, (ISBN 9782070130979).