Un Américain à Paris (Gershwin)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Un Américain à Paris (film)

An American in Paris (en français Un Américain à Paris) est une œuvre classique symphonique du compositeur américain George Gershwin.

Histoire[modifier | modifier le code]

La pièce a été inspirée du séjour de Gershwin à Paris. La forme de l'œuvre est un poème symphonique évoquant les lieux et la vie de la capitale française dans les années 1920.

Elle a été jouée pour la première fois au Carnegie Hall de New York le 13 décembre 1928 devant 2 800 spectateurs. En 1951, l'œuvre est adaptée au cinéma par Vincente Minnelli avec Gene Kelly qui participe à la création chorégraphique. Son interprétation lui vaut un Oscar. Deux ans plus tard, l'œuvre provoque un scandale lors de sa première européenne à Londres.

En 2014, Un Américain à Paris devient une oeuvre scénique pour la première fois. La création mondiale aura lieu au Théâtre du Châtelet en décembre 2014 et sera mise en scène par Christopher Wheeldon.

Orchestration[modifier | modifier le code]

En plus des instruments que l'on retrouve habituellement dans un orchestre symphonique, Gershwin utilise à certains endroits des klaxons d'automobile. Pour la première New Yorkaise, le compositeur avait ramené de Paris des klaxons de taxi. La pièce requiert également d'autres instruments rarement utilisés dans ce contexte, tel un célesta et des saxophones.

La partition originale est pour 3 flûtes (la 3ème doublant le piccolo), deux hautbois, un cor anglais, 2 clarinettes en si b, 2 bassons, 4 cors, 3 trompettes, un tuba, des percussions, un xylophone, un glockenspiel, un célesta, 3 saxophones (un alto, un ténor et un baryton) ainsi que des cordes.

Analyse[modifier | modifier le code]

La pièce est d'une durée approximative de 19 minutes. Elle comporte trois parties principales. La première (jusqu'à 7 minutes), une promenade d'un touriste américain sur les Champs-Élysées entrecoupée d'une querelle entre taxis, flânerie devant des music-halls puis enfin pause à la terrasse d'un café du Quartier Latin. La deuxième partie (jusqu'à 14 minutes), un blues sur un solo de trompette bouchée, nous transporterait dans un parc tel le Jardin du Luxembourg. Thème nostalgique où l'américain rêve du pays natal. La dernière partie où le touriste rencontre un compatriote avec lequel il échange ses impressions expose la reprise de tous les thèmes antérieurs élaborés au cours de la pièce.

Références[modifier | modifier le code]