Umag

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Umag
(it) Umago
Drapeau de Umag
Drapeau
La place principale d'Umag, à proximité du port et de la marina
La place principale d'Umag, à proximité du port et de la marina
Administration
Pays Drapeau de la Croatie Croatie
Comitat Istrie
Maire
Mandat
Vili Bassanese
2005-2009
Code postal 52470
Indicatif téléphonique international +(385)
Indicatif téléphonique local (0) 52
Démographie
Population 7 769 hab. (2001)
Densité 89 hab./km2
Population municipalité 12 901 hab. (2001)
Densité 148 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 26′ 00″ N 13° 31′ 00″ E / 45.433333, 13.516667 ()45° 26′ 00″ Nord 13° 31′ 00″ Est / 45.433333, 13.516667 ()  
Altitude 0 m
Superficie 8 700 ha = 87 km2
Superficie municipalité 8 700 ha = 87 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Europe

Voir sur la carte administrative d'Europe
City locator 14.svg
Umag

Géolocalisation sur la carte : Croatie (administrative)

Voir la carte administrative de Croatie
City locator 14.svg
Umag

Géolocalisation sur la carte : Croatie (relief)

Voir la carte topographique de Croatie
City locator 14.svg
Umag
Liens
Site web http://www.grad-umag.hr

Umag ou Umago (en italien[1]) est une ville et une municipalité du comitat d'Istrie, en Croatie. Au recensement de 2001, la municipalité comptait 12 901 habitants, dont 59,64 % de Croates, 18,33 % d'Italiens, 3,77 % de Serbes et 2,19 % de Slovènes[2] et la ville seule comptait 7 769 habitants[3]. C'est une commune bilingue croate/italien[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Umag est mentionnée pour la première fois au 7ème siècle par un citoyen anonyme de Ravenne, mais existait déjà à l'époque romaine. Preuve en est donnée par les nombreux vestiges romains comme la villa rustica découverte le long de la côte. L'histoire de la ville est étroitement liée à la colonisation de Sipar dont les ruines se trouvent sur ​​le cap étroit à six kilomètres au nord d'Umag. Au 9ème siècle , le village fortifié de Sipar est dévasté par les envahisseurs, les pirates de la Neretva. Après ce malheureux incident Umag grandit en importance grâce à son emplacement, un petit îlot séparé du continent par un étroit canal. C'est ce site qui permit la sauvegarde de la bourgade des invasions continues à travers les siècles. La période romaine de relative prospérité est suivie par l'insécurité causée principalement par de fréquentes invasions, les épidémies de peste, de choléra et le paludisme. Le nombre de ses habitants diminue rapidement. Umag devient part du royaume d'Odoacre, de Théodoric, et est gouvernée par les Lombards.

Du 6e au 8e siècles, la ville tombe sous la domination byzantine, suivie par celle des Lombards en 751 et en 774 les Francs. La période suivante est marquée par l'insécurité et des changements fréquents de gouvernement, des patriarches de Grado et d'Aquileia aux évêques de Trieste. La puissante République de Venise impose ensuite sa domination sur l'Istrie, forçant Umag et d'autres villes d'Istrie à lui jurer fidélité. En 1269, la commune de Umag promet fidélité à Venise, qui à partir de ce moment-là jusqu'en 1797 nomme les gouverneurs d'Umag. Cette période n'est en aucune façon pacifique.

Des centenaires d'affrontements avec Gênes provoquent destruction et pillage. En 1370, la marine génoise attaque Umag, détruisant les archives de la ville. Les épidémies de peste qui ont décimé les habitants ont forcé les autorités vénitiennes à envisager la colonisation de la région avec de nouveaux colons, venus principalement des territoires menacés par les invasions turques. Pendant les siècles de domination vénitienne, l'économie Umag est exclusivement basée sur l'agriculture. Le port d'Umag est utilisé pour charger les surplus agricoles de l'arrière-pays.

Avec la chute de la République de Venise, Umag, comme toute la côte orientale de l'Adriatique, passe sous la domination de la France jusqu'en 1815 puis ensuite de l'Empire d'Autriche jusqu'en 1918. Avec la fin de la Première Guerre mondiale, l'Istrie devient italienne. Les conséquences de la Seconde Guerre mondiale aboutissent à la création du Territoire libre de Trieste, tandis qu'Umag est rattachée à la zone B, régie par l'armée yougoslave, puis à la Yougoslavie en 1954. S'en suit l'exode de nombreux Italiens jusque-là majoritaires.

Sport[modifier | modifier le code]

Le stade Stella Maris qui accueil l'Open de Croatie Umag

Il se déroule à Umag, chaque année, l'Open de Croatie, un tournoi de tennis (sur terre battue) appartenant au circuit ATP et qu'a notamment remporté plusieurs fois Carlos Moyà, joueur professionnel de tennis, ancien numéro 1 mondial en 1999.

Localités[modifier | modifier le code]

En 2006, la municipalité d'Umag comptait 23 localités :

Maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires (gradonačelnik)
Législature Nom Parti(s) Note
2005-2009 Vlado Kraljević IDS
2009-2013 Vili Bassanese HSU-HNS-Verts [5]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En accord avec la charte municipale d'Umag la ville a deux noms officiels.
  2. Recensement de 2001 : (en) « Population by ethnicity, by towns/municipalities, census 2001 », sur dzs.hr, Crostat - Bureau central de statistiques (consulté le 7 juillet 2008)
  3. (en) « Population by sex and age by settlements, census 2001 », sur dzs.hr, Crostat - Bureau central de statistiques (consulté le 7 juillet 2008)
  4. (hr)(it) Le site official, voir aussi (en) la liste de villes et des municipalités dans le comitat d'Istrie (réf. (hr) [1] [PDF]) et la liste (hr)(it) narodne-novine (réf. (hr) le texte intégrale de la loi du 13 juillet 2006)
  5. Gouvernement de Croatie, « ŽUPANIJSKA SKUPŠTINA ISTARSKE ŽUPANIJE », sur www.izbori.hr,‎ 2009 (consulté le 16 juin 2009)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]