Ultra-Trail du Mont-Blanc

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Page d'aide sur l'homonymie Ne pas confondre avec le Marathon du Mont-Blanc, épreuve ayant lieu depuis les années 1980 au mois de juin.

Ultra-Trail du Mont-Blanc

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Généralités
Sport Course à pied
Création 2003
Autre(s) nom(s) UTMB
Éditions 9
Catégorie Ultra-trail
Périodicité Annuelle (fin août)
Lieu Drapeau : France France
Drapeau : Italie Italie
Drapeau : Suisse Suisse
Statut des participants Amateurs et professionnels
Distance 168 km
Dénivelée 9 600 m D+
Site web officiel
Palmarès
Tenant du titre masculin Drapeau : France François D'Haene
féminin Drapeau : États-Unis Rory Bosio
Plus titré(s) masculin Drapeau : Espagne Kílian Jornet (3)
féminin Drapeau : Royaume-Uni Elisabeth Hawker (5)
Kílian Jornet, vainqueur des éditions 2008, 2009 et 2011, durant l'Ultra-Trail du Mont-Blanc 2008

L'Ultra-Trail du Mont-Blanc (abrégé UTMB) est un évènement sportif composé de quatre ultra-trails (course à pied) en pleine nature et de très longue durée, qui traverse trois pays (France / Italie / Suisse), trois grandes régions alpines (Rhône-Alpes, la Vallée d'Aoste, le Valais) et quinze communes françaises, italiennes et suisses du pays du Mont-Blanc. Il emprunte principalement le sentier de grande randonnée tour du Mont-Blanc.

Les courses[modifier | modifier le code]

Créé en 2003, face au succès, à la première épreuve se sont ajoutées quatre autres courses. Sous le nom complet de The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc, car sponsorisé par la marque The North Face, l'évènement comporte plusieurs courses et a lieu chaque année le dernier week-end d'août.

L'UTMB (Ultra-Trail du Mont-Blanc)[modifier | modifier le code]

Épreuve « mythique[1] », c'est la course phare de l'évènement. Dès la première édition en 2003, elle a été appelée la « course de tous les superlatifs »[2],[3]. Le tracé s'apparente à un tour complet du massif du Mont-Blanc, traversant trois pays (France, Suisse, et Italie)[1]. En 2005, en raison de la forte demande de participation, les organisateurs ont créé une seconde course, la CCC (Courmayeur-Champex-Chamonix), puis la TDS (sur les Traces des ducs de Savoie)[4]. Aujourd'hui, pour l'UTMB, le nombre de coureurs a dû être limité à 2 300[1] ; ceux-ci doivent avoir participé préalablement à des courses qualificatives[1]. Ils doivent parcourir les 168 km sans étape pour 9 600 m de dénivelé positif[1] en moins de 46 heures.

En 2003, lors de sa première édition, l'UTMB comptait 155 km ; seuls 67 finishers terminent l'épreuve à l'église de Chamonix[5]. Puis, au fil des éditions, l'Organisation a cherché le meilleur parcours du point de vue à la fois des coureurs et des gens du pays[citation nécessaire]. En particulier, l'Organisation a cherché le lieu d'arrivée le plus motivant entre Vallorcine et Chamonix-Mont-Blanc. C'est la première raison de cette évolution des distances et dénivelés positifs. En 2006, il est passé à 158 km puis à 163 km en 2007 et enfin à 166 km en 2008. Cette année là, un jeune catalan domine l'épreuve pour la première fois : Kílian Jornet[6]. La modification de 2012 (168 km) est simplement due à une amélioration des moyens de mesure, le parcours restant le même[7].

Les coureurs partent de Chamonix-Mont-Blanc le vendredi[8]. Ils rejoignent d’abord Les Houches, Saint-Gervais, Les Contamines-Montjoie puis Les Chapieux, Bourg-Saint-Maurice par le col du Bonhomme. Le col de la Seigne les amène à Courmayeur à travers le val Vény. Vient ensuite le val Ferret et le Grand col Ferret, plus haut point du parcours (2 537 m). La Fouly, Champex-Lac, Trient et Vallorcine ramènent les coureurs dans la vallée de Chamonix par La Flégère[9]. Au total, les participants franchissent dix cols de plus de 2 000 m d'altitude[10].

La CCC (Courmayeur-Champex-Chamonix)[modifier | modifier le code]

D'une distance moins importante, c'est la porte d'entrée à l'évènement, centré sur l'UTMB. La CCC considérée par la plupart des coureurs comme « la petite » constitue pourtant elle aussi, l’un des défis les plus difficiles de l’Hexagone en ultra-trail. Le nombre de coureurs est limité à 1 800[11]. Ils s’élancent sur les 100 km aux 5 950 m de dénivelé, afin de parcourir en un maximum de 26 heures le parcours[12].

Le parcours reprend celui de l’UTMB à partir de Courmayeur, en y ajoutant toutefois l’ascension de la Tête de la Tronche (2 584 m) en début de parcours[13].

La TDS (Sur les Traces des Ducs de Savoie)[modifier | modifier le code]

Plus intense encore que les deux précédentes, la TDS part de Courmayeur pour arriver à Chamonix-Mont-Blanc.

C'est une nouvelle course ajoutée en 2009. Contrairement à l'UTMB et la CCC, elle s'oriente vers le Beaufortin. Son parcours s'étire sur 112 km à la dénivellation positive de 7 150 m, le tout s'effectuant en 31 heures maximum. Le nombre de coureurs est limité à 1 600[14]. Dès 2013, le parcours est passé à 119 km et 7 250 m de dénivelée[15].

Le départ est donné depuis Courmayeur le jeudi à 7h00. La première montée est celle du Col Chécrouit, poursuivie par l'arête du Mont-Favre et la descente sur le lac Combal au km 15 où a lieu le second ravitaillement. Pour rejoindre le col du Petit-Saint-Bernard au km 66, les coureurs passent par le col de Chavannes (2 603 m). Autrefois, la course passait par le col de la Youlaz et La Thuile pour rejoindre ce même col marquant la frontière entre l'Italie et la France. Un ravitaillement s'y tient avant une grande descente vers Séez et Bourg-Saint-Maurice au km 51 où a lieu un autre ravitaillement et un point de contrôle. A partir de là, les trailers s'engagent vers un long tronçon aboutissant au Cormet de Roselend. Il commence par une montée pénible de deux forts, celui du Turc puis celui de la Platte (1 995 m). Les kilomètres suivants sont moins pentus mais après il faut à nouveau passer par une plus courte mais éprouvante ascension, celle du Passeur de Pralognan (2 567 m). Les premiers hectomètres de la descente de ce col se font grâce à une corde[16]. Quelques kilomètres plus loin, les coureurs rejoignent le ravitaillement du Cormet de Roselend (Beaufort) au km 66. Les coureurs rejoignent 19 km plus loin le ravitaillement du col du Joly (Heauteluce, 1 989 m) en marchant par le passage du curé, et le lieu-dit "La Gittaz". La plupart des concurrents évoluent désormais de nuit. Suit une descente de 10 km vers les Les Contamines-Montjoie où se tient un nouveau ravitaillement au km 95. C'est là le point de départ de la dernière principale difficulté du parcours, le col du Tricot (2 120 m). Après une portion très raide aboutissant à des chalets, les coureurs effectuent une petite descente vers d'autres chalets au pied d'une série de lacets pédestres finissant au col. Les coureurs entament ensuite une descente technique mais courte puisqu'il faut remonter un peu après la traversée d'un pont suspendu[17] avec une vue sur le glacier de Bionnassay plus haut. Après avoir atteint la gare de tramway de Bellevue, les coureurs descendent enfin véritablement jusqu'à Les Houches où les attennd le dernier ravitaillement. Dès lors, il ne reste plus que 8 km sur une large piste avec de faux-plats montants et descendants pour finir sur la ligne d'arrivée à Chamonix-Mont-Blanc.

La PTL (La Petite Trotte à Léon)[modifier | modifier le code]

C'est une épreuve par équipe, qui surplombe le tracé de l’UTMB, avec des passages très engagés.

Ce n'est pas une course dans le sens où aucun classement n'est effectué.

Le tracé est le plus long des quatre. Au départ de Chamonix-Mont-Blanc le lundi à 22 h, les trailers ont à parcourir 284 km, sur environ 21 500 m de dénivelé positif. Le tout s'effectue en autonomie complète en 138 heures au maximum[18]. Non compétitive, elle se fait en équipe de deux ou trois coureurs (dont au moins un « finisher ») indissociables du début à la fin du parcours. Le nombre d'équipes est limité à 80[19].

L'OCC (Orsières-Champex-Chamonix)[modifier | modifier le code]

À partir de 2014, la course OCC avec un départ de Orsières le jeudi matin, une distance prévue d'environ 53km pour 3300 m. de dénivelé cumulé[20].

Palmarès de l'UTMB[modifier | modifier le code]

Palmarès hommes[modifier | modifier le code]

Année Nom Nationalité Temps Remarques
2014 François D'Haene Flag of France.svg France 20 h 11 min 44 s Nouveau record masculin de l'épreuve.
2013 Xavier Thévenard Flag of France.svg France 20 h 34 min 57 s
2012 François D'Haene Flag of France.svg France 10 h 32 min 36 s Épreuve raccourcie à 103 km en raison des conditions météorologiques défavorables sur le massif du Mont-Blanc
2011 Kílian Jornet Flag of Spain.svg Espagne 20 h 36 min 43 s Épreuve allongée à 170 km pour éviter des risques de glissement de terrain
2010 Jez Bragg Flag of the United Kingdom.svg Royaume-Uni 10 h 30 min 37 s Épreuve de 166 km annulée suite aux intempéries et ramenée à 88 km
2009 Kílian Jornet Flag of Spain.svg Espagne 21 h 33 min 18 s
2008 Kílian Jornet Flag of Spain.svg Espagne 20 h 56 min 59 s Plus jeune vainqueur à 20 ans (né le 27 octobre 1987)
2007 Marco Olmo Flag of Italy.svg Italie 21 h 31 min 58 s Plus vieux vainqueur à 58 ans (né le 8 octobre 1948)
2006 Marco Olmo Flag of Italy.svg Italie 21 h 6 min 6 s 158 km. Le vainqueur est vétéran 2
2005 Christophe Jacquerod Flag of Switzerland.svg Suisse 21 h 11 min 7 s
2004 Vincent Delebarre Flag of France.svg France 21 h 6 min 18 s 155 km
2003 Dawa Sherpa Flag of Nepal.svg Népal 20 h 5 min 58 s 153 km

Palmarès femmes[modifier | modifier le code]

Année Nom Nationalité Temps Remarques
2014 Rory Bosio Drapeau des États-Unis États-Unis 23h 20min 20s
2013 Rory Bosio Drapeau des États-Unis États-Unis 22 h 37 min 26 s Record féminin de l'épreuve (7ème au scratch)[21]
2012 Elisabeth Hawker Flag of the United Kingdom.svg Royaume-Uni 12 h 32 min 13 s Épreuve raccourcie à 103 km en raison des conditions météorologiques défavorables sur le massif du Mont-Blanc
2011 Elisabeth Hawker Flag of the United Kingdom.svg Royaume-Uni 25 h 2 min 0 s Épreuve allongée à 170 km pour éviter des risques de glissement de terrain
2010 Elisabeth Hawker Flag of the United Kingdom.svg Royaume-Uni 11 h 7 min 30 s Épreuve de 166 km annulée suite aux intempéries et ramenée à 88 km
2009 Kristin Moehl Flag of the United States.svg États-Unis 24 h 56 min 1 s
2008 Elisabeth Hawker Flag of the United Kingdom.svg Royaume-Uni 24 h 56 min 1 s
2007 Nikki Kimball Flag of the United States.svg États-Unis 25 h 23 min 45 s
2006 Karine Herry Flag of France.svg France 25 h 22 min 20 s
2005 Elisabeth Hawker Flag of the United Kingdom.svg Royaume-Uni 26 h 53 min 51 s
2004 Colette Borcard Flag of Switzerland.svg Suisse 26 h 53 min 51 s
2003 Kristin Moehl Flag of the United States.svg États-Unis 29 h 38 min 24 s

L'édition 2010 a été suspendue quelques heures après le départ pour des raisons de sécurité liées à la météo. En effet, l'organisation n'a pas voulu laisser les coureurs s'engager en pleine montagne avec des conditions qui empiraient. Ce fut une grande déception pour les coureurs ainsi que tous les bénévoles mobilisés. Conscients de cette déception et, grâce à un formidable élan de solidarité entre les communes, les administrations et les bénévoles, les organisateurs ont proposé une course de remplacement le lendemain de l'annulation, course raccourcie à 88 km pour laquelle 1238 coureurs ont pris le départ (650 coureurs de l'UTMB se sont présentés, ainsi que 588 des coureurs de la TDS pour qui le départ a complètement été annulé[22]).

Les sportifs qui réussissent à finir la course dans le temps imparti sont communément appelés « finishers ».

Organisation et sponsoring[modifier | modifier le code]

En raison du nombre de demandes d'inscription largement supérieur à celui des coureurs autorisés à prendre le départ, un système de tirage au sort détermine les participants. Pour l'édition 2013, les chances d'obtenir un dossard étaient d'environ une sur trois pour l'UTMB et d'une sur deux pour la CCC.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e A. Josselin, « UTMB (Ultra-Trail du Mont-Blanc) », Joggeur, Éditions Larivière, no 1,‎ juin 2013, p. 98
  2. http://www.trails-endurance.com/agenda/utmb/
  3. http://alpes.france3.fr/2013/08/30/l-ultra-trail-du-mont-blanc-la-course-de-tous-les-superlatifs-309401.html
  4. « L’Ultra-trail du Mont-Blanc, l’ovni planétaire de la course à pied ! », Le Dauphiné libéré,‎ 27 août 2012, (En ligne), consulté le 28 août 2012.
  5. Résumé de l'article L'Europe de l'ultra du numéro de septembre 2003 in : Luc Beurnaux, « 100 numéros - 10 dates », Trails endurance, Outdoor Éditions, no 100,‎ août 2013, p. 10
  6. Résumé de l'article Une cure de jouvence du numéro de septembre-octobre 2008 in : Luc Beurnaux, « 100 numéros - 10 dates », Trails endurance, Outdoor Éditions, no 100,‎ août 2013, p. 12
  7. Programme officiel de l'UTMB, édition 2012, p. 10
  8. Profil de l'UTMB 2009
  9. Parcours de l'UTMB 2009 sur le site officiel
  10. Florence Puybareau, « Le boum du trail », Le Parisien Économie, no 923,‎ 23 septembre 2013, p. 3 (ISSN 0767-3558)
  11. Programme officiel de l'UTMB, édition 2012, p. 24
  12. Profil de la CCC 2009
  13. Parcours de la CCC 2009 sur le site officiel
  14. Programme officiel de l'UTMB, édition 2012, p. 23
  15. http://www.petzl.com/fr/outdoor/news/sur-terrain/2013/08/29/tds-2013-resultats-en-images
  16. http://team.fr.raidlight.com/blogs-article/sur-la-tds-28-aout-2013.16018/
  17. http://www.baudet.org/index.php?option=com_content&task=view&id=153&Itemid=2
  18. Présentation de la petite trotte à Léon sur le site officiel
  19. Programme officiel de l'UTMB, édition 2012, p. 25
  20. Présentation OCC
  21. http://www.ultratrailmb.com/page/107/Results.html?mode=edScratch&annee=2013&course=utmb
  22. http://www.endurance-mag.com/endurance/Actus-trail.php?id=1241

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]