Château d'Ultrera

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Château d'Ultrera
Image illustrative de l'article Château d'Ultrera
Vue des ruines du château d'Ultrera depuis l'ermitage de Notre-Dame-du-Château (Sorède)
Nom local Castell d'Ultrera
Coordonnées 42° 30′ 56″ N 2° 58′ 45″ E / 42.515556, 2.979167 ()42° 30′ 56″ Nord 2° 58′ 45″ Est / 42.515556, 2.979167 ()  
Pays Drapeau de la France France
Région historique Languedoc-Roussillon
Commune Argelès-sur-Mer

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château d'Ultrera

Le château d'Ultrera (parfois Ultrère, Oltrère, en catalan Ultrera ou Oltrera ) est un château fort, aujourd'hui en ruines, situé au sommet d'un éperon rocheux escarpé du massif des Albères, dans le département des Pyrénées-Orientales. Il se trouve sur la commune d'Argelès-sur-Mer, mais il est historiquement lié à la commune de Sorède.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom d'Ultrera vient du latin Castrum Vulturarium, c'est-à-dire le château du Vautour. Ce nom reflète l'accès difficile du site.Jaubert de Réart nous signale qu'Ulrére "fut un vrai repaire de vautours au propre et au figuré". Par la suite on trouve les noms Vulturaria, puis Ultrera, traduit en français Ultrera. La chapelle que renferme le château est souvent qualifiée de Mara de Deu Vell (Notre-Dame l'ancienne), car il fut l'ancien sanctuaire dédié à la Vierge, sanctuaire qui se trouve aujourd'hui à Notre-Dame du Château, situé en contrebas des ruines actuelles.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château d'Ultrera se dresse sur un éperon rocheux aride surveillant toute la plaine du Roussillon, ainsi que les gorges de Lavail. Il fait partie d'un ensemble de fortifications (dont la tour de guet de la Massane et l'ancien château de Montbram, situé au-dessus du hameau de Lavail) destinées à défendre et surveiller un passage naturel entre le Roussillon et la Catalogne. Ce point hautement stratégique fut fortifié par les Romains, probablement au moment de la conquête de la Péninsule Ibérique, mais le château n'est mentionné dans aucun écrit romain connu à ce jour. Cependant un érudit perpignanais, Alart, au XIXe siècle supposa que la construction remonterait à l'époque des guerres de Sertonius, Pompée et Jules César (82 - 47 avant J.-C.) qui se disputèrent la possession du Roussillon à de nombreuses reprises.

Il reste très peu de choses du château romain, la majorité de l'édifice datant de l'époque wisigothique (VIe ‑ VIIe siècles).

Il est mentionné pour la première fois dans un texte historique en l'an 673, par Saint-Julien, archevêque de Tolède, qui relate la prise d'Ultrera par le roi wisigoth Wamba aux partisans du Duc Paul, l'un de ses lieutenants infidèles qui s'était proclamé roi de Septimanie.

Durant le Moyen Âge le château fut attaché à la seigneurie de Sorède. Les seigneurs de Sorède étant qualifiés de Seigneurs de Sorède et Ultrera, ils résidèrent au château d'Ultrera jusqu'à la construction d'une résidence seigneuriale dans le village. Vers l'an 1000 on bâtit dans le château une chapelle (la chapelle Sainte Marie)(de style romane) dédié à la Vierge, qui devint dès lors un lieu de pèlerinage, puis un ermitage. Il semblerait qu'entre le XVe et le XVIe siècle l'ermite fut le seul à occuper les lieux, abandonné par la garnison.

C'est au cours des fréquentes guerres entre la France et l'Espagne au XVIIe siècle que le château reprit un certain rôle militaire, un rôle de courte durée, car après le Traité des Pyrénées (1659), qui cède la Roussillon à la France, afin d'éviter tout acte de résistance pro-espagnole (la famille seigneuriale de Sorède était depuis le Moyen Âge française) la seigneuresse de Sorède Jeanne de Vilaplane fit détruire en 1675 le château, et elle demanda que soit detruite la chapelle et que le mobilier lui soit apporté. Peu de temps après le frère de Jeanne, François chanoine à Elne, fit bâtir l'ermitage de Notre-Dame du Château, remployant la plupart des éléments de l'ancienne chapelle, dont le portail en marbre blanc veiné de bleu, les cloches et bien sûr la Vierge. Le retable et la Vierge qui se trouvent à l'ermitage sont tous deux classés aux Monuments Historiques.

Activité et fréquentation actuelle[modifier | modifier le code]

En dehors du tourisme culturel, le site est un rocher d’escalade très prisé par les grimpeurs locaux. Environ cinquante voies sont équipées et parcourues. Plus largement le site s’est constitué en lieux de randonnées et de nature diverse. (site de décollage en parapente, VTT, etc…).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • P. Nogues (abbé), Histoire de Notre-Dame du Château, Verdun, L. Choppin,‎ 1970 Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]