Ulrike Arnold

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ulrike Arnold travaillant à Bryce Canyon en 2000.

Ulrike Arnold, née en 1950 à Düsseldorf, est une artiste peintre allemande.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle a étudié de 1968 à 1971 la musique et les Beaux Arts et devient enseignante. De 1979 à 1986, elle poursuit des études d'art à l'Académie des beaux-arts de Düsseldorf (Kunstakademie Düsseldorf) dirigée par le professeur Klaus Rinke où elle est nommée en 1986 comme artiste peintre.

Elle reçoit en 1988 le prix de promotion Eduard von der Heydt à Wuppertal. Elle a parcouru et travaillé thématiquement sur les cinq continents de la Terre[1], récemment en Amérique du Sud et habite et travaille aujourd'hui [Quand ?] à Düsseldorf et à Flagstaff, en Arizona.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Peintures à base de terre

L'artiste peint avec de la terre, des minéraux et des éclats de météorites sur toile et sur les pierres. Elle collecte tout d'abord les couleurs sous forme de pierres et les broie ensuite elle-même avant de les utiliser pour sa peinture. Les titres de ses tableaux correspondent aux endroits particuliers dans le monde où elle trouva les matériaux, comme Flagstaff, en Arizona ou Bryce Canyon dans l'État de l'Utah. Les structures, les formes et les couleurs de ses peintures reflètent la qualité des paysages où elles naissent. Elles sont soumises aux conditions naturelles de l'environnement des lieux ce qui leur confère cette force d'expression inouïe.

Peintures à base de poussières de comètes

Depuis 2004, elle élargit le répertoire de ses matériaux. Elle est une des premières artistes au monde à travailler avec des particules de météorites (nickel, fer et roches) qu'elle se procure dans le laboratoire de recherches[2]. Ces substances considérées comme précieuses proviennent d'astéroïdes et de comètes. Cette poussière d'une couleur sombre fait preuve du temps remontant à la genèse de l'univers et est en partie plus vieille que la Terre. Grâce à tous ces matériaux récoltés sur la Terre même, elle crée des peintures cosmologiques.

Collections

Les peintures d'Ulrike Arnold se trouvent dans des collections privées et dans les musées :

Expositions individuelles[modifier | modifier le code]

  • 1987 : Cologne, Gerstman Abdallah Fine Art ; Sydney, Institut Goethe ; Melbourne, Australie ; Gerstman Abdallah Fine Art
  • 1989 : Wuppertal Kunstverein
  • 1991 : Leverkusen, Museum Morsbroich, Earth Art, peintures avec de la terre d'Amérique, Studiogalerie
  • 1992 : Cologne, galerie Nawrocki
  • 1994 : San Francisco, Brian Gross Gallery
  • 1994 : Francfort, City Hall ; Essen, Musée Folkwang
  • 1995 : Berlin, galerie Körnerpark, Peintures avec de la terre
  • 1997 : Cologne, Anoniterkirche (église) ; International Earth Day, Cassel, Alte Brüderkirche ; Essen, galerie Ricarda Fox
  • 1999 : Düsseldorf, Booz, Allen & Hamilton
  • 2000 : University Tucson, Arizona, Joseph Gross Gallery ; Düsseldorf, Galerie Beethovenstrasse
  • 2001 : Grand Canyon, Arizona USA, Kolbstudio
  • 2001 : Kyoto, Japon, Art in Machiya
  • 2003 : Fürstenfeldbruck, Earth Paintings, Gallery Angie Schäfer ; galerie Beethovenstrasse, Düsseldorf
  • 2004 : Wuppertal, salle d'exposition Wischerstraße
  • 2005 : Cologne, Deutsche Bank AG : erdnah - sternenfern
  • 2006 : Mönchengladbach, Altes Museum, Erdgestein und Sternenstaub
  • 2007 : Santa Fe, William Siegal Gallery
  • 2009 : Berlin, Musée des sciences naturelles, Sternenstaub und Erdgestein
  • 2010 : Paris, Cité des Sciences et de l'industrie Paris, 400 ans après Galilée
  • 2011 : Seedorf, Herzogtum Lauenburg, Schaalsee-Galerie

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 1991 : Rolf Wedewer, Helen Koriath, dans : Katalog, EARTH, Studiogalerie Museum Morsbroich Leverkusen.
  • 1994 : Gerhard Finckh, Ulrike Stottrop, Ulrike Arnold, dans : Katalog, Ulrike Arnold, Erdbilder aus fünf Kontinenten, Francfort 1994, Essen 1994, Berlin 1995, Cassel 1997.
  • 1997 : Klaus Flemming, Künstlerische Zeitspuren, remarques sur les peintures de paysages d'Ulrike Arnold, dans: catalogue, Ulrike Arnold, Fels- und Höhlenmalerei, Rheinbraun Cologne.
  • 1999 : Engelbert Broich, dans : catalogue, Erdbilder aus fünf Kontinenten chez Booz, Allen & Hamilton, Düsseldorf
  • 1999 : David Galloway, Polemics and Poetry of Environmental Art, dans: catalogue, Natural Reality positionnement artistique entre la nature et la culture, 1999, Ludwigforum für Internationale Kunst Aachen, Aix-la-Chapelle
  • 1999 : L. Greer Price, Ulrike Arnold, Plateau Journal Magazine, 1999
  • 2000 : Margaret Regan, Earth Tones, Ulrike Arnold's Art Literally Rises From The Soil, dans : Tucson Weekly du 27 juillet 2000
  • 2001 : Vasanthi Sankaranrayanan, Easel Of Earthy Hues, The Hindu, 15 février 2001[3]
  • 2005 : Marlene Lauter, Über der Erde die Sonne, dans : Katalog, Museum im Kulturspeicher Würzburg, 2005
  • 2006 : Matthias Bärmann, Steine und Sternenstaub, février 2006[4]
  • 2007 : Engelbert Broich, Ulrike Arnold – Malerin mit Erde und Sternenstaub, Junge Kunst n°69, janvier – mars 2007
  • 2007 : Klaus Schneller, We are stardust, Wiesbaden, 2007
  • 2009 : Matthias Bärmann, Mit Erdgestein und Sternenstaub, dans : natur + kosmos d'août 2009
  • 2011 : Édition, Ulrike Arnold, Earth, photos de Anselm Springs, textes de David Galloway, Matthias Baermann, ISBN 978-3-00-033533-4.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]