Ulrich Ochsenbein

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Ulrich Ochsenbein
Portrait officiel de Ulrich Ochsenbein
Portrait officiel de Ulrich Ochsenbein
Fonctions
2 e conseiller fédéral
16 novembre 18486 décembre 1854
Élection 16 novembre 1848
Vice-président 1854
Prédécesseur -
Successeur Jakob Stämpfli
Chef du Département Militaire
16 novembre 18486 décembre 1854
Prédécesseur -
Successeur Friedrich Frey-Herosé
Conseiller National
6 novembre 184816 novembre 1848
Biographie
Date de naissance 24 novembre 1811 (203 ans)
Lieu de naissance Nidau
Origine Canton de Berne
Date de décès 3 novembre 1890 (à 78 ans)
Lieu de décès Schwarzenegg
Parti politique Parti Radical-Démocratique (PRD)
Liste des conseillers fédéraux de Suisse

Ulrich Ochsenbein est un homme politique suisse, né le 24 novembre 1811 à Nidau, et mort le 3 novembre 1890 à Schwarzenegg. Membre du Parti radical-démocratique, il fait partie du premier conseil fédéral, de 1848 à 1854.

Etudes et carrière[modifier | modifier le code]

En 1818, son père, paysan et aubergiste, émigre dans le canton de Vaud, où Ochsenbein vivra jusqu'à l'âge de 14 ans. Il habite ensuite à Nidau, dont il est bourgeois, depuis 1825, puis suit le gymnase à Bienne. Après des études de droit à Berne, il ouvre d'une étude d'avocat avec son beau-frère.

En parallèle, il poursuit une carrière militaire, et devient capitaine d'état-major en 1845. L’intéressé commence sa carrière militaire en 1830 en qualité d’incorporé dans le corps académique de la République de Berne. Nommé sergent en 1831, il devient colonel en 1846 et commandant en chef des troupes bernoises, puis colonel fédéral d’état-major en 1848 (général de brigade) et enfin chef du département militaire fédéral jusqu’en 1854

Entre 1845 et 1846, il est député au parlement bernois, avant d'être élu, en 1846, conseiller d’État du canton de Berne.

Conseiller fédéral[modifier | modifier le code]

Le 16 novembre 1848, il est élu au premier Conseil fédéral, où il occupe le Département militaire. En 1854, il est le premier conseiller fédéral non réélu, au profit de son ancien camarade devenu adversaire politique Jakob Stämpfli.

Après le conseil fédéral[modifier | modifier le code]

Président du gouvernement bernois puis membre du premier Conseil fédéral suisse, il devient un personnage encombrant dans un pays aspirant à la stabilité. Choisissant de s’exiler, il trouve un emploi auprès de Napoléon III. Général dans l'armée française de Napoléon III, dans la Légion étrangère, où il atteint le grade de général de brigade à titre étranger, il fut commandant de la place de Lyon pendant la guerre franco-prussienne de 1870-1871.il est nommé au commandement de la 2e Légion étrangère par décret impérial en date du 17 janv. 1855, après avoir dissuadé l’Empereur de l’appeler « Légion suisse », voulant éviter ainsi de se mettre en opposition directe avec les lois suisses qui interdisent soit les capitulations soit même le recrutement dans certains cantons. Il approuve le projet d’appeler « 2e brigade étrangère » ce nouveau corps, la première étant en Crimée. En tant que commandant de cette brigade, il réside à Besançon depuis mars 1855 où est installé un bureau de recrutement. La guerre étant pratiquement terminée en Crimée, l’armée française dégraisse ses effectifs et la 2e brigade est condamnée à disparaître. Le décret du 16 avril 1856 réorganisant les deux Légions met fin à une existence éphémère. 
Le général Ochsenbein quitte alors discrètement la France sous couvert d’une permission obtenue le 4 avr. 1856 et il est mis en disponibilité et perçoit sa solde jusqu’en 1863, puis il est appointé sur la cassette de l’Empereur. Naturalisé le 31 oct. 1860, il est rappelé le 22 janv. 1871 en qualité de général de division au titre auxiliaire, commandant à Bourg en Bresse puis à Lyon. À la suite de l’armistice du 28 janv. 1871, il est licencié le 15 mars et fait chevalier de la Légion d’honneur le 5 mai. De retour en Suisse, il vit comme propriétaire terrien dans les environs de Nidau et intervint dans les luttes politiques en attaquant par ses écrits les chefs radicaux du canton de Berne et de la Suisse. Il est alors frappé durement par le destin quand, lors d’un accident de chasse, il blesse mortellement son épouse.

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