Ukishima Maru

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L’Ukishima Maru était un navire de transport de la marine japonaise. Il fut originellement construit comme un paquebot en mars 1937. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il servit comme vaisseau de guerre après avoir reçu un armement lourd. Son déplacement était de 4 731 tonnes.

L'incident Ukishima Maru[modifier | modifier le code]

Le 22 août 1945, l’Ukishima Maru transportait 4 000 à 5 000 travailleurs forcés coréens d'une installation militaire de la préfecture d'Aomori, en direction du port coréen de Pusan. Le 24 août, le navire entra dans le port de Maizuru, où il explosa et coula, tuant 524 Coréens et 25 Japonais qui étaient à bord.

Le point de vue coréen[modifier | modifier le code]

Les Coréens, ceux de la Corée du Sud et aussi ceux de la Corée du Nord, ont considéré cet incident comme un crime de guerre délibéré commis par l'Empire du Japon.

Un film nord-coréen, Sara-innun Ryonghongdul (signifiant littéralement « Des âmes vivantes », titré Souls Protest en anglais, « Protestation des âmes » en français) fut réalisé en 2001, illustrant ce point de vue.

80 Sud-Coréens, survivants et parents des victimes de cet incident, ont entamé des poursuites judiciaires contre le gouvernement japonais, réclamant en compensation environ 8 milliards de yens, des excuses officielles et que les restes des victimes soient gardés dans un sanctuaire au Japon. En 2005, un Sud-Coréen se présentant comme survivant de l'incident déclara dans un media d'actualités basé sur Internet [1] que, peu avant l'explosion, la plupart des soldats et officiers japonais quittait le navire et que les explosifs étaient cachés à l'intérieur de la coque.

La décision judiciaire du tribunal japonais[modifier | modifier le code]

Le tribunal du district de Kyoto a ordonné le 27 août 2001 au gouvernement japonais de payer 45 millions de yens aux quinze Sud-Coréens survivants et aux parents des victimes de cet incident. Le tribunal jugea que le gouvernement japonais avait failli à son devoir de transporter des passagers en toute sécurité, une relation légale établie entre le gouvernement et les passagers de cette époque.

Le tribunal rejeta, d'autre part, les réclamations des parties civiles demandant des excuses officielles et le retour au pays des restes des victimes.

Le tribunal rejeta aussi les réclamations de 65 plaignants sur le fait que leur degré de relation avec les victimes ne pouvait être établi.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références (en anglais)[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. http://www.ohmynews.co.kr

Liens externes[modifier | modifier le code]