Tzompantli

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Représentation d'un tzompantli dans le codex Durán.
Détail d'un bas-relief représentant un tzompantli (site archéologique de Chichén Itzá).
Détail d'un bas-relief représentant un tzompantli (site archéologique du Templo Mayor de Mexico-Tenochtitlan).


Un « tzompantli » est une structure de poteaux en bois sur lesquels étaient empalés les crânes humains des victimes sacrifiées en Mésoamérique.

Origine du mot[modifier | modifier le code]

Étymologiquement, ce mot nahuatl est composé de « tzom » (crâne) et « pantli » (mur).

Description[modifier | modifier le code]

Entre des rangées de pieux étaient fixées des perches sur lesquels on enfilait par les tempes les crânes des victimes. Il en existait une autre version, plus fréquente chez les Mayas, où les crânes étaient enfilés sur des perches verticales.

On en trouve des représentations dans divers codex du XVIe siècle, notamment une version miniature sur la célèbre première page du codex Mendoza, qui représente sans doute symboliquement le tzompantli du principal centre cérémoniel de Mexico-Tenochtitlan, le Templo Mayor.

Bernardino de Sahagún nous en donne un exemple curieux, accompagné d'une image dans le manuscrit : lors de la conquête de Tenochtitlan par les Espagnols, les Aztèques, ayant capturé des soldats espagnols et des chevaux, les sacrifient et « [...] lorsqu'ils ont été immolés, alors ils ont enfilé sur des baguettes les têtes des Espagnols ; ils y ont piqué aussi les têtes des chevaux. En bas ils les ont placées, et les têtes des Espagnols ils les ont mises plus haut[1] ».


On a également trouvé sur plusieurs sites archéologiques mésoaméricains des bas-reliefs représentant des tzompantlis, notamment sur le site aztèque du Templo Mayor ainsi que celui maya de Chichén Itzá.

  1. Codex de Florence, livre XII, chapitre XXXV