Tyrrhenus

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Tyrrhenus est, selon Hérodote, le fils de Télèphe, et avec son frère Tarchon, l'un des fondateurs de la fédération étrusque des douze cités (dodécapole). Il est le guide des Étrusques, suite à une forte disette, il les conduisit de Lydie en Étrurie.

Strabon écrit à son sujet: « Les Tyrrhènes ou Tyrrhéniens ne sont connus parmi les Romains que sous les noms d'Etrusci et de Tusci: ce sont les Grecs qui leur ont donné l'autre nom, en souvenir de Tyrrhen, fils d'Atys, qu'on nous dit avoir amené naguère une colonie lydienne dans le pays. C'était à l'occasion d'une famine, d'une disette survenue en Lydie; le roi Atys, l'un des descendants d'Hercule et d'Omphale, ayant fait tirer au sort ses deux fils, Lydus et Tyrrhen, retint le premier près de lui et envoya l'autre au loin avec la plus grande partie de son peuple. Tyrrhen aborda aux rivages d'Italie, fonda douze villes dans un même canton qui fut appelé de son nom Tyrrhénie, et leur donna un seul et même chef pour les administrer. Ce chef s'appelait Tarcon : son nom se retrouve dans celui de Tarquinia, l'une des douze villes, et, comme il avait donné, étant enfant, des preuves d'une sagesse précoce, la fable nous le représente venant au monde avec des cheveux blancs. Tout le temps que les Tyrrhènes vécurent ainsi rangés sous le gouvernement d'un seul, ils furent puissants et forts; mais il est probable que le lien qui les unissait finit par se rompre et que, chaque ville s'étant isolée, ils se trouvèrent trop faibles contre les agressions de leurs voisins et durent reculer devant eux : autrement, les eût-on vus renoncer d'eux-mêmes aux terres fertiles qu'ils possédaient pour tourner tout leur espoir vers la mer, réduits désormais à infester de leurs pirateries les différentes parties de la Méditerranée, eux, qui, en unissant leurs forces, eussent été en état non seulement de repousser toute agression venue du dehors, mais de prendre l'offensive et de tenter de lointaines expéditions ? »[1]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Strabon, Géographie, livre 5

Source[modifier | modifier le code]