Saint-Vincent-de-Tyrosse

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Saint-Vincent-de-Tyrosse
Image illustrative de l'article Saint-Vincent-de-Tyrosse
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Dax
Canton Saint-Vincent-de-Tyrosse (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Maremne-Adour-Côte-Sud
Maire
Mandat
Marie Aphatie
2014-
Code postal 40230
Code commune 40284
Démographie
Gentilé Tyrossais, Tyrossaises
Population
municipale
7 743 hab. (2011)
Densité 369 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 39′ 38″ N 1° 18′ 26″ O / 43.6606, -1.3072 ()43° 39′ 38″ Nord 1° 18′ 26″ Ouest / 43.6606, -1.3072 ()  
Altitude Min. 7 m – Max. 61 m
Superficie 20,98 km2
Localisation

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Liens
Site web www.tyrosseville.com

Saint-Vincent-de-Tyrosse est une commune française, située dans le département des Landes en région Aquitaine. Elle est le chef-lieu du Canton de Saint-Vincent-de-Tyrosse, composé de 11 communes.

Son nom gascon est en graphie occitane Sent Vincenç de Tiròssa[1] (Prononcé Sen-Bincenç de Tirosso ou contracté en Semicenç) ou Tiròssa (Prononcé Tirosso).

Géographie[modifier | modifier le code]

Elle est connue pour ses fêtes landaises, son arène, ses corridas et ses courses landaises. La ville est située sur l'ancienne route nationale 10, à égale distance de Bayonne et de Dax. Elle bénéficie de la proximité de l'océan Atlantique, lieu de passage pour se rendre sur la côte.

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Vincent-de-Tyrosse, comme Saint-Trosse, Saint-Gor ou Saint-Geours, serait un des « faux saints » si commun dans les Landes. La première mention de la ville est faite dans un document de 843 sous l'appellation Tirosse.

En 1939, un camp d’internement est ouvert pour interner les réfugiés espagnols fuyant la dictature franquiste[2].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Avril 1983 1988 René-Jean Labat PS  
Juin 1988 2003 Jean-Claude Sescousse PS  
Juillet 2004 Mars 2014 Michèle Labeyrie PS  
2014 Mandat en cours Marie Aphatie UMP  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 743 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
519 556 558 1 211 652 673 754 871 900
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 083 1 071 1 192 1 215 1 265 1 316 1 455 1 562 1 554
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 570 1 761 1 823 1 747 1 902 2 016 2 130 2 242 2 431
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 945 3 249 4 063 4 474 5 075 5 360 5 955 6 785 7 585
2011 - - - - - - - -
7 743 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Après la crise, le retour au développement économique. Saint-Vincent-de-Tyrosse dispose d'un tissu économique diversifié. Forte d'une longue tradition industrielle avec ses usines de chaussure et de traitement du bois, la ville a subi de plein fouet la crise qui a affecté le secteur industriel au début des années 1990. Victimes de la concurrence déloyale des pays aux coûts de main d'œuvre dérisoires, les deux entreprises de fabrication de chaussure, principaux employeurs de la ville, sont contraintes de supprimer près de 400 emplois. C'est toute l'économie du pays tyrossais qui est sinistrée. Cet avenir morose s'est éclairé dès le début des années 2000. La transformation de la ville (réaménagement de l'avenue Nationale et du centre ville) et l'extension de la zone artisanale et industrielle de Casablanca lui ont donné un nouvel essor, concrétisé par une croissance démographique importante. Le secteur tertiaire s'y est fortement développé ces dix dernières années et l'offre commerciale et de services y est conséquente et variée. Vingt-quatre nouveaux commerçants ont été recensés en 2010 et la communauté de communes MACS a prévendu une douzaine de lots dans la zone d'activité économique Terreblanque dont elle est propriétaire.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2012, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[5].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Treize joueurs de rugby internationaux formés dans ce club dont l'esprit a acquis une renommée nationale :

  • Pierre Daulouede : Né le 27/07/1909 à Labenne. Décédé le 01/01/1997. Pilier. Clubs successifs : U.S. TYROSSE. 4 sélections de 1937 à 1940.
  • Louis Junquas :Né le 11/09/1920 à Tyrosse. Décédé le 23/05/2002. Centre. Clubs successifs : U.S. TYROSSE, A. BAYONNE, LYON O.U.. 13 sélections de 1945 à 1948. 8 fois capitaine.
  • André Alvarez : Né le 26/05/1923 à Bayonne. Décédé le 27/08/2005. Arrière et ouvreur. Clubs successifs : A. BAYONNE, R.C. FRANCE, U.S. TYROSSE. 20 sélections de 1945 à 1951.
  • Pierre Dizabo :Né le 04/10/1929 à Tyrosse. Décédé le 24/09/2002. Centre et ouvreur. Clubs successifs : U.S. TYROSSE, R.C. FRANCE, C.A. BEGLES. 13 sélections de 1948 à 1960.
  • Guy Camberabero : Né le 17/05/1936 à Tyrosse. Ouvreur. Clubs successifs : U.S. TYROSSE, LA VOULTE S.. 14 sélections de 1961 à 1968.
  • Lilian Camberabero :Né le 15/07/1937 à Tyrosse. Demi-de-Mélée. Clubs successifs : U.S. TYROSSE, LA VOULTE S.. 14 sélections de 1961 à 1968.
  • Jean-Joseph Rupert :Né le 07/03/1938 à Saint Jean-de-Marsacq. Troisième ligne aile. Clubs successifs : U.S. TYROSSE. 15 sélections de 1963 à 1968.
  • Jean-Pierre Lux :Né le 09/01/1946 à Tyrosse. Centre. Clubs successifs : U.S. TYROSSE, U.S. DAX. 47 sélections de 1967 à 1975.
  • André Dubertrand : le 25/04/1950 à Saubion. Ailier. Clubs successifs : U.S. TYROSSE, A.S. MONTFERRAND. 13 sélections de 1971 à 1976.
  • Michel Duffranc :Né le 01/01/1956 à Bayonne. Centre. Clubs successifs : U.S. TYROSSE, STADE MONTOIS, U.S. TYROSSE. 1 sélection en 1979.
  • Guy Accoceberry :Né le 15/05/1967 à Vittel. Demi-de-mélée. Clubs successifs : U.S. TYROSSE, C.A. BEGLES. 19 sélections de 1994 à 1997.
  • Christophe Milhères :Né le 03/01/1972 à Bayonne. Troisième ligne aile. Clubs successifs :U.S. TYROSSE, MERIGNAC, U.S. DAX, BIARRITZ O, U.S. DAX. 1 sélection en 2001.
  • François Gelez : Né le 15/01/1979 à Bayonne. Ouvreur. Clubs successifs : U.S. TYROSSE, S.U. AGEN. 7 sélections de 2001 à 2003.

Mais aussi :

  • André Barthe : Né le 11/04/1910 à Saint-Vincent de Tyrosse. Champion de France de moto 500 cm3 en 1936.
  • Hugo Viney-Thomas :Né le 01/12/1991 à Dax. Champion de France des écarteurs de course landaise 2009.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Rincón de Soto (Espagne) depuis 1997[6]

Sports[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

La vie locale est à son apogée lors des fêtes qui se déroulent du troisième vendredi au quatrième mardi de juillet et celles-ci ne sont pas moins que les troisièmes des Landes en fréquentation après celles de Mont-de-Marsan (préfecture) et de Dax (sous-préfecture). La ville est membre de l'Union des villes taurines françaises.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Site sur la Toponymie occitane
  2. René Grando, Jacques Queralt, Xavier Febrés, Camps du mépris : des chemins de l’exil à ceux de la Résistance (1939-1945). 500 000 républicains d’Espagne indésirables en France, Llibres del Trabucaire, Perpignan, 1991, 2e édition. ISBN 2-905828-32-3, p. 62
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  5. Site des Villes et Villages Fleuris, consulté le 21 février 2013.
  6. Annuaire des villes jumelées

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]