Type 1 (SNCB)

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SNCB type 1

Photo d'époque (numérotation 3 chiffres)

Photo d'époque (numérotation 3 chiffres)

Identification
Exploitant(s) S.N.C.B. / N.M.B.S.
Désignation SNCB - Type 1
Type 1.001 à 1.035
Concepteur Service d'étude de la SNCB - Ir. R. Notesse
Construction 1935 - 1938
Constructeur(s) Consortium des Constructeurs belges de Locomotives (Tubize/Cockerill/La Meuse/Haine-St_Pierre)
Nombre 15 + 20
Retrait 1962
Affectation Schaerbeek, Stockem, Ostende, Bruxelles-Midi
Utilisation Trains express lourds
Caractéristiques techniques
Disposition des essieux 2C1 Pacific ooOOOo + T
Écartement Standard UIC 1,435m mm
Surface de la grille 5 m2
Pression de la chaudière 18 MPa
Moteur Simple expansion
  Alésage × course 420 x 720 mm
 Distribution Walschaerts
 Puissance continue 2500 CV
 Effort de traction 198.9 kN
Diamètre roues motrices 1980 mm
Masse en service 126 t
 Masse adhérente 72 t
 Masse du tender 88 t
 Capacité en eau 38 m3
 Capacité en charbon 10,5 t
Vitesse maximale 140 (120 après 1944) km/h

La Type 1 des chemins de fer belges (SNCB) était une locomotive à vapeur semi carénée rapide de type Pacific (disposition d'essieux 231, soit du nez à la cabine : un bogie composé de 2 roues porteuses, puis trois grandes roues motrices et enfin un autre essieux porteur).

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Après la Première Guerre mondiale, L'industrie ferroviaire belge connut un passage à vide, lié à l'important dédommagement de 2000 locomotives accordées à la Belgique par le Traité de Versailles et à la banalisation des machines (exploitation des machines en pool, servies par plusieurs équipes de conduite). Ce n'est que dans les années 30 que le besoin de nouvelle machine se fit sentir, afin de relever le défi de l'augmentation de la vitesse commerciale.

Le bureau d'études de la SNCB, en collaboration avec l'industrie, dont les sociétés subsistantes avaient formé le "Consortium des Constructeurs belges de Locomotive", entreprit de dériver de la pacific type 10 une machine plus rapide, capable d'assurer les express lourds sur les axes internationaux Ostende - Bruxelles - Liège - Allemagne et Bruxelles - Luxembourg à 80 voire 100 Km/h de vitesse moyenne.

Une première commande de 15 machines fut placée en 1935, suivie de 20 machines supplémentaires en 1938. L'amélioration des performances provenait d'une meilleure masse adhérente, d'une surface de surchauffe et d'une chaudière plus importantes et d'un foyer énorme (5 m² de grille) a double porte d'alimentation (on ne fit pas le choix de l'alimentation mécanique du feu), ce qui lui permit d'atteindre une puissance de 2500 CV

La 1.002, exposée au musée du CFV3V à Treignes

Fin de carrière et préservation[modifier | modifier le code]

En 1954, la 1.001 déraille à Wilsele. Elle sera considérée irréparable et radiée.

En 1962, la diéselisation des relations "grandes lignes" rend ces machines surdimensionnées pour les services locaux, inutiles. Après moins de trente ans, elles sont retirées du service.

La 1.002 est préservée. Elle fut retirée du service début 1962 sur avarie, puis remise en état de marche fin des années '80 et est actuellement exposée avariée au musée du chemin de fer du CFV3V (Chemin de fer à vapeur des trois vallées) à Treignes.

Notes et références[modifier | modifier le code]


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dagant André, Les locomotives à vapeur de l'Etat Belge à la SNCB (1835 - 1966), Tielt, Editions Veys, D/1982/1605/1,‎ 1982
  • Dambly Phil, Nos inoubliables vapeurs, Bruxelles, Editions "Le Rail",‎ 1968
  • (en) O. S. Nock, Railways at the Zenith of Steam 1920–40, London, Blandford Press,‎ 1970, 175-177 p. (ISBN 0-7137-0515-9)
  • Notesse Raoul, « Locomotives «Pacific» et tenders type 1 de la Société nationale des chemins de fer belges », Bulletin de l'association internationale du congrès des chemins de fer,‎ 1936, p. 269-296

Liens externes[modifier | modifier le code]