Typage dynamique

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Tous les langages de programmation permettent, directement ou indirectement, de manipuler des valeurs. Généralement, c'est par l'entremise de variables, qui sont une association (on dit aussi une liaison) entre un symbole et une valeur ou succession de valeurs, le symbole permettant au programmeur d'identifier et manipuler ces valeurs.

Le typage d'une variable consiste à associer à sa variable symbolique un « type » de donnée, permettant à l'ordinateur de savoir si celle-ci est de type numérique, textuel, etc, d'allouer en conséquence des zones de mémoire de dimension suffisantes pour stocker cette donnée, et éventuellement de vérifier que les manipulations programmées sur cette variable (opérations mathématiques, traitement de texte, etc.) sont cohérentes avec son type.

Le typage dynamique consiste à laisser l'ordinateur réaliser cette opération de typage « à la volée », lors de l'exécution du code, et de décharger donc le programmeur de la tâche contraignante de déclarer expressément, pour chaque variable qu'il introduit dans son code, son typage.

Le typage dynamique est une solution très commode pour le développement rapide de programmes, où le type des objets manipulés n'est pas forcément connu à l'avance, ou bien où le programmeur veut permettre par commodité le changement de type d'une variable. Il est de plus nécessaire au développement d'un protocole à méta-objets — ou MOP — où le typage statique est interdit[réf. nécessaire].

Exemples[modifier | modifier le code]

Typage statique[modifier | modifier le code]

Par exemple, en langage C ou C++, l'extrait de programme suivant :

 ...
 int a;
 a = 5;
 ...

déclare une variable dénotée 'a', de type entier ('int'), puis lui affecte la valeur 5. C++ est un langage à typage statique.

Typage dynamique[modifier | modifier le code]

En Common Lisp, on écrira :

 (let ((a 5)) ...)

Ici, la création d'une variable lexicale se fait sans spécifier le type.[pas clair] le type de la donnée n'est pas associé au symbole qui dénote la variable mais est encodé dans la donnée elle-même. Ainsi, dans la portée du 'let', on peut interroger le type de la variable a (c'est une application de la réflexivité) :

   (let ((a 5))
        (when (numberp a)
              (print "a est un nombre")) ...)

De plus, en cours d'exécution, 'a' pourrait recevoir un objet de type différent, si le programme l'autorise :

    (let ((a 5)
          (setf a "je suis une chaîne") ...)

Implications du typage dynamique[modifier | modifier le code]

La grande flexibilité que permet le typage dynamique se paye généralement par :

  • une surconsommation de mémoire correspondant à l'encodage 'à la volée' du type dans la valeur ;
  • une perte de temps lors des tests du programme, les erreurs de cohérence de type ne se détectant qu'à l'exécution de la ligne de code concernée, et non dès sa compilation ;
  • une perte de performances due aux indirections supplémentaires ; ce surcoût à l'exécution est toutefois contrebalancé par l'accroissement de la puissance des ordinateurs actuels, et permet le développement rapide d'applications ;
  • une perte de maintenabilité du code, le lecteur du code source pouvant avoir des difficultés à appréhender le type des variables, et plus encore à s'apercevoir que le code peut avoir été conçu en fonction de la variabilité de ce type.

Pour les opérations algorithmiques coûteuses, les langages de script comme Python, Tcl ou Ruby peuvent s'interfacer à des bibliothèques écrites en langage de bas niveau comme le langage C. De plus, certains langages (en particulier Common Lisp) permettent une déclaration statique facultative du type, afin de prouver la cohérence du typage à la compilation et de supprimer les indirections.

Lorsqu'une fonction reçoit à l'exécution une donnée d'un type incorrect (erreur de type à l'exécution), une exception est alors levée.

Exemples[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]