Tunnel de lave

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Les tunnels de lave les plus accessibles, dans lesquels il est aisé de circuler, peuvent constituer une attraction touristique (ici la caverne Valentine, au Lava Beds National Monument en Californie).

Un tunnel de lave est formé par une coulée volcanique qui s'est refroidie en surface en formant une croûte solide mais dont le cœur est resté fluide, permettant à la lave de continuer à s'écouler. Lorsque la coulée cesse d'être alimentée par la lave en fusion, elle se vide et laisse une cavité en forme de galerie. Les dimensions sont très variables ; les plus longs tunnels peuvent atteindre plusieurs kilomètres de développement.

Les tunnels de lave, que l'on rencontre sur divers sites de volcans rouges à travers le monde, sont associés à un volcanisme de type effusif, généralement de type basaltique.

Morphologie et spéléothèmes[modifier | modifier le code]

Un morceau de voûte effondrée d'un tunnel de lave actif lors d'une éruption de l'Etna (2004) laisse apparaître le flot incandescent de lave et les stalactites de basalte qui se forment au plafond.
La lave encore pâteuse qui s'est égouttée du plafond de ce tunnel de lave de la Gruta das Torres à l'île de Pico, aux Açores, a formé des stalactites de basalte.

Les plafonds des tunnels de lave sont souvent ornés de stalactites de basalte figées, qui se sont formées lorsqu'une lave encore pâteuse, ou une roche qui a été ramollie par de nouvelles montées en température, s'est égouttée[1], phénomène amplifié par l'effet Venturi d'aspiration qui se produit au moment où le tunnel se vide.

On observe le long des tunnels de lave des banquettes, parfois des planchers suspendus, qui correspondent aux traces des variations de niveau de l'écoulement[2].

Les tunnels de lave dans le monde[modifier | modifier le code]

Certains tunnels de lave peuvent ne mesurer que quelques décimètres de diamètre (ici au Piton de la Fournaise à l'île de La Réunion).

Le plus long tunnel terrestre connu est le Kazumura, à Hawaï avec 59,3 kilomètres.

Le « Tunnel de l'Atlantide » des îles Canaries est le plus long tunnel de lave sous-marin connu avec plus de six kilomètres.

En France continentale, des tunnels de lave anciens sont visibles dans le Velay à Monistrol-d'Allier[3]. En outre-mer, les éruptions du Piton de la Fournaise, sur l'île de La Réunion, produisent fréquemment de nouveaux tunnels de lave[4]. Il est maintenant possible de visiter ces tunnels avec des moniteurs professionnels d'activités de montagne.


Les îles de Sao Miguel, Terceira, Graciosa et Pico aux Açores notamment abritent de nombreux tunnels de lave.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Detay — Les tunnels de lave, Pour la Science, 399, 56-61, (2011).
  • Michel Detay — Volcanospéologie en Islande, perspectives scientifiques et émergence du géotourisme, in LAVE, revue de l’association de volcanologie européenne, 148, 18-31 (2011).
  • Alain Guillon — Tunnels de lave, leur formation, leurs éléments remarquables et un exemple en France métropolitaine (2008).
  • Alain Guillon — Invention d'un tunnel de lave dans le Velay (France), (2013).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :