Tungose

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La tungose ou sarcopsyllose est une affection cutanée due à une petite puce. Ici un spécimen de Tunga penetrans après extraction à la pince.

La tungose ou sarcopsyllose est une maladie de la peau parasitaire causée par la puce-chique (Tunga penetrans). Elle est fréquente en milieu tropical et surtout à Madagascar. Le diagnostic est facile et repose sur la mise en évidence de la petite puce sous la peau, sous la forme d'une tuméfaction dermique arrondie et blanchâtre. Il existe des formes profuses avec de nombreuses lésions cutanées et des complications loco-régionales. Le traitement de la forme simple consiste à extraire le parasite. Des topiques à base d'ivermectine, de métrifonate, de thiabendazole ou de diméticone peuvent être utilisés.

Épidémiologie[modifier | modifier le code]

Tableau clinique[modifier | modifier le code]

Les femelles gravides s'enfoncent sous la peau des zones exposées (surtout au niveau des pieds) et se métamorphosent en poche d'œufs, qu'elles pondent progressivement à l'intérieur du corps de l'hôte[1]. Elles causent alors des démangeaisons. Les lésions provoquées ont l'apparence de boutons blancs de 5 à 10 mm au centre desquels on peut observer un point noir qui est la partie exposée de la puce (pattes, orifices respiratoires et organes reproducteurs)[1],[2].

Si la puce n'est pas extraite à temps, elle peut provoquer des infections ou d'autres complications[2] dangereuses, notamment :

Diagnostic[modifier | modifier le code]

Traitement[modifier | modifier le code]

La parasitose elle-même nécessitera l'extraction adroite et prudente et de façon aseptisée des parasites après élargissement de l'orifice cutané à l'aiguille, suivie d'une désinfection soigneuse de la logette. Un pansement de protection sera maintenu jusqu'à cicatrisation.

Dans les formes compliquées, l'ivermectine, le métrifonate ou le thiabendazole peuvent être utilisés[3],[4].

L'application de topique de diméticones de faible viscosité, nyda, est également efficace[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Muehlstaedt M. « Images in clinical medicine: Periungual Tungiasis » N Engl J Med. 2008;359(24):e30.
  2. a et b P. Couppie, « Tungose », Maladies, sur www.therapeutique-dermatologique.org,‎ (consulté le 28 juillet 2012)
  3. (en) Heukelbach J, Eisele M, Jackson A, Feldmeier H, « Topical treatment of tungiasis: a randomized, controlled trial », Ann Trop Med Parasitol, vol. 97, no 7,‎ , p. 743-9. (PMID 14613633, DOI 10.1590/S0074-02762004000800015, lire en ligne [PDF]) modifier
  4. Pierre Aubry, « Tungose ou puce-chique - Actualités 2002 », sur medecinetropicale.free.fr,‎ (consulté le 7 janvier 2009)
  5. (en) Thielecke M, Nordin P, Ngomi N, Feldmeier H, « Treatment of Tungiasis with dimeticone: a proof-of-principle study in rural Kenya », PLoS Negl Trop Dis, vol. 8, no 7,‎ , e3058. (PMID 25079375, PMCID PMC4117482, DOI 10.1371/journal.pntd.0003058, lire en ligne [html]) modifier

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]